vendredi 28 novembre 2008
Plus de deux millions de chômeurs officiellement recensés en octobre
Placide - http://www.leplacide.com/
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Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE est repassé au-dessus de deux millions en octobre, soit un bond de 46.900 personnes en un mois sur fond d'aggravation de la crise, selon les données publiées jeudi soir par le ministère de l'Emploi. Dès mardi, le gouvernement avait commencé à préparer les esprits, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez annonçant une tendance "très mauvaise", avec une "nette" dégradation. "Nous entrons dans une période difficile qui peut durer un an", avait-il dit. Le nombre de chômeurs inscrits sur les listes de l'ANPE a affiché en octobre sa sixième hausse mensuelle consécutive (+2,4%) et sa huitième hausse depuis début 2008. Christine Lagarde s'est déclarée "particulièrement attentive à cette augmentation du chômage alors que sévit une crise financière mondiale", rappelant de récentes mesures annoncées comme l'augmentation des contrats aidés en 2009 ou l'extension du contrat de transition professionnelle. |
Toi, le ou la salarié(e)…
Toi, le ou la salarié(e)…
Tu fais peut être partie des 65% de ceux qui ne votent pas aux élections prud’homales. Tu est probablement l’un(e) des 92% de salarié(e)s non-syndiqués.
Si c’est le cas, pourquoi ne t’interroges tu pas sur le devenir de ton entreprise ou de ton emploi. Pour toi, un accident de carrière professionnelle, un conflit avec l’employeur, ça n’arrive qu’aux autres, n’est-ce pas ?
Tu imagines sans doute ne jamais avoir affaire à la justice prud’homale, comme tu es certain(e) d’échapper aux radars sur l’autoroute. Ou bien, « tu verras bien, le moment venu » ; au pire, tu te dis qu’il y aura bien un(e) collègue pour te conseiller un bon avocat, pas trop cher.
De toutes les façons, il y a des grandes chances pour que les prud’hommes, tu ne saches pas ce que c’est ! Il y a si peu d’informations à ce propos. A l’école, à l’université, on t-‘a appris un peu d’histoire, un peu d’économie… mais rien sur la vie de l’entreprise, alors !
Et dans ta vie si active, si stressante, tu as bien d’autres priorités : les résultats, la productivité réclamée par la hiérarchie, la pression de la direction. C’est vrai que tu n’as pas le temps de réfléchir à ta carrière, à tes conditions de travail, à tes droits sociaux… Dans ton bureau, ton atelier, tu as suffisamment de responsabilités à affronter tout seul. Oh ! Tu as bien vu quelques affiches syndicales, çà et là. On y devinait le mot « prud’hommes », de loin…
C’est tout(e) seul(e) que tu comptes améliorer tes conditions de travail qui se dégradent ? C’est tout(e) seul(e) que tu vas réussir à équilibrer ta vie professionnelle et familiale, ou à rattraper les inégalités entre les hommes et les femmes dans l’entreprise ?
C’est tout(e) seul(e) que tu vas consolider ta retraite par répartition que les tenants de la capitalisation, malgré la crise financière, veulent te rogner ?
C’est tout(e) seul(e) que tu vas empêcher ton employeur, peut être un jour, de délocaliser ton entreprise ? Et tu penses avoir de quoi payer un avocat pour réagir à un licenciement sec ?
Oui, toi le ou la salarié(e), réfléchis bien avant de jeter à la poubelle les professions de foi syndicales et les bulletins de vote. Aujourd’hui, tu as l’opportunité de rejoindre un groupe de salariés, comme toi, qui partagent les mêmes préoccupations. Tu as une chance de sécuriser ta vie professionnelle. Tu as la possibilité de rejoindre un réseau entièrement dédié à la défense des salariés comme toi. Tu peux renforcer la justice prud’homale et, le cas échéant, en bénéficier gratuitement.
Pour ne pas avoir à le regretter plus tard, participe au vote du 3 décembre, soit en allant à ton bureau de vote, soit en votant par correspondance*.
Le mercredi 3 décembre, pour te défendre toi et les autres, VOTE aux prud’homales !
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* Tous les électeurs peuvent le faire. Cette procédure est toute nouvelle. Le matériel de vote par correspondance vous a été adressé par voie postale. Il suffit de :
- Mettre le bulletin choisi dans l’enveloppe de couleur
- Joindre votre carte d’électeur signée
- Glisser le tout dans l’enveloppe en respectant bien les consignes de vote de la note explicative…
Collecte nationale des Banques alimentaires Les 28 et 29 novembre 2008
les 28 et 29 Novembre
90 000 bénévoles mobilisés à travers la France.
Les Banques Alimentaires comptent sur la grande générosité des Français !
Le don alimentaire est à la base même du fonctionnement des Banques Alimentaires
Le principe de la Collecte nationale est sûr et accessible à tous : acheter un produit alimentaire et le remettre aux bénévoles des Banques Alimentaires. Toutes ces denrées seront ensuite distribuées tout au long de l’année, dans le même département où elles ont été offertes, aux personnes démunies, via des associations partenaires.
Les précédentes collectes auprès du grand public ont permis de contribuer à hauteur de 15 % aux approvisionnements des Banques Alimentaires. Un pourcentage important et crucial en ces temps de crise économique.
Une exigence : favoriser l’équilibre nutritionnel
La situation sanitaire des personnes démunies nécessite une alimentation diversifiée et équilibrée. Cependant, certains produits ne sont pas faciles à se procurer auprès des autres sources d’approvisionnement des Banques Alimentaires.
Les conserves de fruits, de légumes ou de poisson, les huiles végétales sont tout particulièrement réclamées cette année, et, parce que l’aide alimentaire ne peut se conjuguer sans plaisir, les produits tels que le sucre, le café, le thé sont également les bienvenus.
En 1984, face à la montée de la pauvreté, la première Banque Alimentaire française naît sur le modèle des Food Banks nord-américaines. 79 Banques maillent aujourd’hui le territoire national, pour collecter, gérer, partager et aider l’homme, par le don et le partage, à se restaurer dans sa dignité. Ces associations humanitaires sont animées par des bénévoles, avec la collaboration de salariés. Leurs principales sources gratuites d’approvisionnement sont l’industrie agroalimentaire, la grande distribution, l’Union européenne, le grand public. En 2007, l’équivalent de 143 millions de repas a été distribué en France par les Banques Alimentaires à 4890 associations et organismes sociaux partenaires. www.banquealimentaire.org
Pour toute information complémentaire sur les BA, contacter La Fédération
Malgré le contexte économique actuel, les Banques Alimentaires espèrent que la générosité sans faille, dont les français font preuve depuis plus de 20 ans, sera cette année encore à la hauteur de leurs besoins.
Les 90.000 bénévoles mobilisés pendant ces deux jours font le pari de battre des records et de collecter 10.000 tonnes de denrées, ce qui permettrait d’assurer l’équivalent de plus de 20 millions de repas soit environ 14 % de la distribution annuelle.
Les 90.000 bénévoles mobilisés pendant ces deux jours font le pari de battre des records et de collecter 10.000 tonnes de denrées, ce qui permettrait d’assurer l’équivalent de plus de 20 millions de repas, soit environ 14% de la distribution annuelle.
Les oubliés
Confédération Générale des Cadres - Lettre du 21 novembre 2008
l’Edito de Bernard Van CRAEYNEST – Secrétaire Général
Il y a quelques semaines encore, on nous serinait de croissance, de marchés, de concurrence. On pointait du doigt la ringardise du combat collectif à l’heure de la réussite individuelle. Aujourd’hui, on dénonce pêle-mêle la dérégulation, l’individualisme, l’inconscience de certains patrons ou de traders fous. Aujourd’hui, des milliers de salariés sont désemparés devant l’annonce de leur licenciement brutal et appellent au secours : «toi, le syndicaliste, sauve-moi !». Cela serait donc ça, le syndicalisme ? Une bouée de sauvetage ? Nous nous battons pour changer le regard de ceux qui nous toisent. Il n’y a pas, d’un côté, les patrons employeurs et de l’autre, les salariés victimes. Pour un syndicat responsable, l’intérêt général se décline concrètement dans sa participation à la mise en œuvre de règles normatives qui font l’objet de négociations dans et hors de l’entreprise. L’a-t-on oublié ! Oublié, le syndicalisme qui a mis sur pied et qui entretient notre système de protection sociale. Oublié, le syndicaliste administrateur qui déploie des trésors d’abnégation pour assurer le fonctionnement d’institutions que tout le monde considère comme étant «de droit» : AGIRC, ARRCO, APEC, maladie, famille, logement... Oublié, le militant qui prend sur son temps de travail pour animer un comité d’entreprise bien souvent garant de la pérennité de l’entreprise elle-même. Oublié, le conseiller du salarié qui éclaire l’employé sur la meilleure façon d’aborder une difficulté professionnelle. Oublié le conciliateur qui sauve la tête de celui qui se trouve désarmé devant la machine à broyer les faibles, ou le conseiller prud’homal qui dit le droit avec son expertise et sa connaissance de l’entreprise. Tous ces travailleurs sociaux fondent leur action d’abord sur les valeurs «piliers» de toute démocratie sociale : humanisme, éthique, sens des responsabilités, dialogue constructif. C’est tout le motif de son engagement pour défendre les intérêts de celles et ceux qu’elle représente, mais aussi pour conserver aux notions de solidarité collective tout leur sens. Mais aujourd’hui, qui profite de cette implication ? Dans neuf entreprises sur dix ce sont près de douze millions de personnes qui n’ont pas accès à une représentation du personnel... alors que, comble de l’incohérence, une loi dite de démocratie sociale vient de réduire au seul niveau de l’entreprise toute l’expression des salariés. Une absurdité entretenue par ceux qui nous gouvernent ! Il existe une régulation naturelle dans notre économie : le syndicalisme. Bien pensé, responsable, il est le meilleur outil d’anticipation et d’adaptation pour nos entreprises. Il est temps de lui donner les moyens de sa vocation : nous devons passer d’un droit au militantisme reconnu à contre cœur, à l’établissement d’un véritable contrat d’engagement social. Notre économie ne s’en portera que mieux.
Les prud'hommes à quoi ça sert ?
Une institution qui règle les litiges individuels
Le conseil de prud'hommes est une institution originale, car il est à la fois une juridiction paritaire et élective. Le conseil de prud'hommes est un tribunal spécialisé, chargé de faire respecter les textes légaux et conventionnels relatifs au droit du travail.
Il est composé de juges non professionnels élus, les "conseillers prud'homaux", représentant, en nombre égal et pour moitié, les employeurs et les salariés. Les conseillers employeurs et salariés se prononcent sur une affaire à égalité des voix. Cependant, en cas de partage de voix, le conseil de prud'hommes se réunit à nouveau sous la présidence d'un magistrat du tribunal d'instance, juge départiteur : cette nouvelle audience permet de départager les conseillers.
Chaque conseil de prud'hommes est divisé en 5 sections spécialisées dans les principaux secteurs du monde du travail : encadrement (section créée à l'initiative de la CFE-CGC) , industrie, commerce et services commerciaux, agriculture, activités diverses.
Le conseil de prud'hommes intervient à la demande du salarié ou de l'employeur. Il dispose d'une compétence exclusive et règle notamment les litiges individuels liés au contrat de travail ou d'apprentissage entre employeurs et salariés. On compte aujourd'hui 14 512 conseillers, répartis en 210 conseils. Chaque département possède au moins un conseil de prud'hommes.
Le conseil de prud'hommes est également compétent pour statuer sur un litige opposant deux salariés. Dans le cadre de cette mission, les conseillers prud'homaux sont chargés de la conciliation des parties. Il ne juge que si la conciliation, en principe obligatoire sauf exception légale, a échoué.
Pour être traité par le conseil de prud'hommes, le litige doit concerner un problème individuel, comme l'application d'une convention collective à un salarié. Les litiges collectifs, telle l'annulation d'un plan de sauvegarde de l'emploi, relèvent du tribunal de grande instance.
Les fonctionnaires, salariés d'Etat ou des collectivités locales doivent, eux, s'adresser au tribunal administratif.
Dans quels cas recourir au conseil des prud’hommes ?
Les conflits portés devant les prud'hommes concernent généralement :
le paiement du salaire ou des primes;
la durée du travail;
les jours de repos ou de congé;
les conditions d'hygiène et de sécurité du poste du travail;
le licenciement;
les sanctions disciplinaires irrégulières ou injustifiées;
la remise d'attestation destinée à l'Assédic;
le certificat de travail.
Lorsque les différentes solutions préliminaires ont été examinées sans succès, seul le juge prud'homal peut trancher le litige.
Mercredi 3 décembre 2008, Votez !
Soit à votre bureau de vote,
Soit par correspondance,
Soit sur Internet pour les parisiens,
c’est important pour vous, c’est important pour tous.
…VOTEZ !
Portables au volant : vers une interdiction totale ?

Selon les chiffres communiqués par la gendarmerie, les infractions liées à l'usage du téléphone au volant ne cessent d'augmenter : 159 000 en 2005; 214 000 en 2007. (Dessin de Chaunu)
Budget Sécu: minimum vieillesse et réversion en hausse, mais pas pour tous !
MSN Actualités – 27/11/08
Le budget de la Sécu pour 2009, adopté jeudi, contient comme promis des hausses du minimum vieillesse et des pensions de réversion, mais, comme l'ont déploré l'opposition et des syndicats, elles sont ciblées sur certains bénéficiaires, considérés comme "les plus fragiles".
De même, la hausse de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS), qu'a récemment annoncée la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, mais qui figurera dans un autre texte que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), sera réservée à ses bénéficiaires les plus âgés.
Le gouvernement s'était engagé à revaloriser d'ici la fin du quinquennat de 25% l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), plus connu sous le nom de minimum vieillesse, et à faire passer la pension de réversion de 54% à 60% du montant de la retraite du conjoint disparu.
Le budget de la Sécu entérine ces engagements et chiffre la première étape pour l'année prochaine avec une revalorisation annoncée de 6,9% du minimum vieillesse en avril 2009 et une majoration de 11% en 2010 de la pension de réversion.
Mais la hausse du minimum vieillesse, qui est une garantie de ressources pour les retraités n'ayant pas de pension ou ayant trop peu cotisé pour bénéficier d'une retraite suffisante, sera réservée aux personnes seules (pour qui il passera de 633,12 à 676,81 euros).
Elle ne concernera ainsi pas les couples, pour qui le minimum vieillesse, actuellement de 1.135,78 euros, sera simplement revalorisé de l'inflation au 1er avril prochain comme les pensions de retraites, a précisé le ministère du Travail.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a confirmé en séance publique à l'Assemblée nationale que "l'effort ( ?) consenti concerne effectivement les personnes seules, considérées comme les plus fragiles".
De même, la revalorisation de la pension de réversion, pour laquelle une condition d'âge a été rétablie, ne concerne que les plus de 65 ans dont la retraite totale n'excède pas 800 euros/mois.
Force Ouvrière a déploré une revalorisation qui "limite potentiellement la portée aux seul(e)s veufs ou veuves ne disposant pas de droits personnels à pension".
Enfin, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a récemment annoncé son intention d'augmenter l'aide à la complémentaire santé, qui vise à faciliter l'accès à une complémentaire santé pour les ménages modestes mais pas éligibles à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).
Cette aide se déduit du coût annuel d'un contrat d'assurance maladie complémentaire. Soumise à conditions de revenus, elle est aussi dépendante de l'âge: elle est actuellement de 100 euros pour les moins de 25 ans, 200 euros pour les 25 à 59 ans, et 400 euros pour les 60 ans et plus.
Les sénateurs, lors du passage du PLFSS au Sénat, avaient voté un amendement la revalorisant de 50%, que le gouvernement les a poussés à supprimer. Mme Bachelot souhaite en effet une revalorisation de la seule dernière tranche, de 400 à 500 euros.
Les sans parachutes vont-ils s’écraser ?
La ''blogosphère'' perçoit les indices d'une ''crise sociale majeure''
Les échos [ 27/11/08 - 16H20 - AFP ]
Une partie de la blogosphère perçoit les "indices d'une crise sociale majeure", selon un observatoire lancé jeudi par la plateforme de blogs Hautetfort et par l'Ifop.
Hautetfort, qui compte 50.000 blogueurs dont 20.000 actifs dans les trois derniers mois, et l'Institut français d'opinion publique (Ifop) ont noué un partenariat pour décrypter les opinions exprimées dans les blogs de cette plateforme éditée par la société blogSpirit.
Pour leur première étude qualitative, les partenaires ont choisi la façon dont une partie de la blogosphère a vécu la crise financière et économique depuis septembre.
"Les blogueurs sont très impliqués sur le sujet. Très réactifs, ils tentent de comprendre et d'expliquer les causes et les évolutions de la crise", indique l'Ifop.
Abordé dans un premier temps sous l'angle de l'expertise et de la pédagogie, le sujet de la crise s'est "démocratisé peu à peu pour devenir beaucoup plus polémique" et politique, chacun réagissant sur les interventions des dirigeants politiques et commentant les différents plans de sauvetage proposés, selon l'institut.
Les blogueurs se rejoignent lorsqu'il s'agit de demander au monde politique de "reprendre l'économie en main", souligne l'Ifop. L'institut constate "une préoccupation croissante au sujet de l'emploi et de la situation sociale". "Au coeur de la blogosphère, tous les ingrédients d'une crise sociale sont identifiés", analyse l'Ifop.
Les blogueurs d'Hautetfort, plateforme lancée en 2003, sont à 54% des hommes et 40% ont entre 25 et 35 ans. Ce service de blogs compte plus de 2,1 millions de visiteurs uniques, avec plus de 9 millions de pages vues par mois (source Google Analytics).
L'Ifop a choisi de s'associer avec cette plateforme après avoir constaté que les blogs sont des "défricheurs de tendance", notamment sur le plan politique (montée du non sur le référendum européen en 2005), a indiqué lors d'un point de presse Frédéric Dabi, directeur du département Opinion et stratégies d'entreprises de l'Ifop."Cela permet de prendre la température, d'appréhender et de comprendre la teneur des débats à des moments-clés de l'actualité", a-t-il souligné.
Mais il ne peut s'agir que d'une pierre dans le décryptage de l'opinion sur internet étant donné l'explosion des réseaux sociaux.

Service minimum, fiscalité locale : les maires demandent à voir
France Info – 27/11/08

Le congrès des maires de France a demandé solennellement, à l’issue de ses travaux, au gouvernement de “recréer les conditions d’une nouvelle relation de confiance”. Fiscalité locale et service minimum ont attisé le mécontentement des maires de France réunis en congrès.
Nicolas Sarkozy aura échappé à l’accueil houleux réservé à François Fillon, mais pas à la leçon des “élus préférés des Français”.
Le premier ministre était venu mardi porter la bonne parole au congrès des maires, en plaidant pour le service minimum. Il s’était fait siffler.
Nicolas Sarkozy a admis que le service minimum ne pouvait pas s’appliquer partout de la même façon.
Cet après-midi, devant Nicolas Sarkozy, le congrès de l’Association des maires de France (AMF) a déroulé sa résolution générale de clôture. Il “invite le gouvernement à recréer les conditions d’une nouvelle relation de confiance, aujourd’hui affectée, et qu’il importe de faire vivre par une concertation plus étroite et des négociations effectives”.
Transferts de charges non compensés
Pour le congrès, cette relation doit se traduire prioritairement par “une réforme urgente et ambitieuse de la fiscalité locale, la fin des transferts de charges insidieux et non compensées, et l’établissement de relations financières plus équilibrées entre l’Etat et les collectivités locales”.
Considérant que les maires et les présidents de communautés doivent être “étroitement associés” aux réformes, il demande aussi que la réforme des collectivités territoriales porte “prioritairement sur la clarification des compétences” et “la confirmation de la compétence générale des communes” sur leur territoire.
Enfin, pour le congrès, la crise ne peut pas être “surmontée par l’Etat seul”, qui peut compter sur les maires et “leur capacité à gérer les affaires locales avec rigueur et de contribuer au maintien de la cohésion sociale”.
Evaluation du service minimum
Comme mesures concrètes, le congrès demande notamment une évaluation des difficultés rencontrées par les maires pour appliquer le très controversé service minimum d’accueil (SMA) en cas de grève dans les écoles, ainsi que l’abandon des procèdures engagées par les préfets contre les maires.
Il souhaite aussi le maintien en l’état de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU), qui impose, pour certaines communes, un quota de 20% de logements sociaux.
Quelque 6.772 élus, dont 2.035 nouveaux maires issus des élections municipales de mars, ont participé à l’édition 2008 du congrès de l’Association des Maires de France (AMF) qui regroupe près de 36.000 maires et présidents de communautés.
Climat - Le Tibet fond
NOUVELOBS | 27.11.2008 | 00:19

Le glacier Nojing Kangtsang qui culmine à 7.197 mètres au Tibet.(c) AFP
Les glaciers de l’Himalaya disparaissent à vue d’œil. Leur fonte menace la survie d’un milliard de personne en Asie du Sud qui en dépendent pour leur approvisionnement en eau.
Autour de l’Inde, de la Chine et du Népal, les glaciers tibétains perchés à plus de 7000 mètres d’altitude semblaient à l’abri du réchauffement climatique. Mais il n’en n’est rien selon une nouvelle étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters.
Comme tous les glaciers de la planète les glaces tibétaines qui alimentent l’Indus et le Brahmapoutre reculent. A un rythme encore plus rapide que les autres indiquent les résultats des analyses.
Cette dégradation peut en effet être mesurée en recherchant dans la glace des traces de radioactivité générées par les essais nucléaires aériens des années 1950 et 60.
Or dans les échantillons tibétains, il n’y a aucune trace de ces évènements. En fait ce glacier a fondu si vite que la glace qui constitue maintenant sa surface est antérieure aux essais et date probablement des années 40. En plus de vingt ans d'échantillonnage des glaciers dans le monde entier, c’est la première fois qu’on ne retrouve pas ces marqueurs radioactifs.
Cette fonte accélérée a des implications inquiétantes pour les centaines de millions de personnes qui dépendent des eaux des glaciers tibétains pour leur subsistance.
Ceux-ci captent normalement l’eau de la mousson pendant la saison des pluies et la relâche durant la saison sèche. La réduction du glacier signe donc directement une diminution de la réserve d’eau disponible pour ces populations. Aucune étude n’a encore établi combien d’eau a disparu mais cette perte serait extrêmement rapide selon les auteurs de l’article.
J.I. Sciences et Avenir

