dimanche 23 novembre 2008
COGNAC - LITTÉRATURES EUROPÉENNES . Le salon a décerné le prix Jean-Monnet à Danièle Sallenave pour son essai sur Simone de Beau
Sud Ouest Dimanche 23 novembre 2008 Rencontre Auteur : Recueilli par Philippe Ménard
COGNAC - LITTÉRATURES EUROPÉENNES . Le salon a décerné le prix Jean-Monnet à Danièle Sallenave pour son essai sur Simone de Beauvoir, « Castor de guerre ».
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« Simone de Beauvoir ne connaissait pas la paix » Danièle Sallenave revient de Chine où elle présentait « Castor de guerre », un essai consacré à Simone de Beauvoir. Elle a raccourci de trois jours son séjour pour recevoir le prix Jean-Monnet décerné par Littératures européennes. Entretien dans les coulisses du salon de Cognac.
« Sud Ouest ». Quelle place tient cet essai dans votre parcours ?
Danièle Sallenave. J'ai voulu faire le point à la fois sur Simone de Beauvoir et sur mon propre itinéraire par rapport à elle. Ses livres m'ont beaucoup marquée quand je les ai lus, il y a très longtemps. Tout y est pour moi. Il y a un trajet de femme exceptionnelle, pour ma génération et j'espère celle d'après. C'est forcément un exemple. Peut-être pas un modèle, mais elle a eu des engagements politiques très forts dans cette période qui va de la Deuxième guerre mondiale à 1968. Il faut les questionner. On sait maintenant que ce chemin est problématique. J'avais envie de le revisiter quarante ans plus tard.
Centenaire de sa naissance, en 1908, est-il une coïncidence ?
Au départ, j'avais accepté de faire un livre dans la collection Folio Biographies de Gérard de Cortanze. Mais cela m'intéressait moins de faire sa biographie que de lire ses mémoires pour comprendre ce qu'elle avait voulu faire. J'y ai découvert beaucoup de choses. Au début, c'est la chronique d'une femme qui conquiert sa liberté. Elle voulait se comprendre elle-même, et se faire comprendre des autres, mais aussi montrer une vie exemplaire, pas au sens moral, mais pour dire : je suis arrivée à ça.
Vous l'avez abordée avec admiration, avec recul, avec critique ?
Les trois à la fois. J'ai de l'admiration pour ce qu'elle a de vital, d'énergique. Mais elle est aussi péremptoire, sans nuance. Elle n'avait pas toujours beaucoup d'égard pour ses proches.
D'où vient le choix du titre ?
Je l'ai emprunté à une photo d'elle, en 1939, où elle se baptisait « Castor de guerre ». Son surnom de « castor » lui avait été donné par un ami, qui disait que les castors ont l'esprit constructeur.
En même temps, elle ajoute « de guerre », car elle est toujours en alerte. A tout moment, que ce soit dans sa vie privée ou publique, elle avait des perspectives combattantes. Ce n'est pas quelqu'un qui connaît la paix.
Vous arrivez de Chine. Comment y est-elle perçue ?
Comment y est-elle perçue ?
Son nom est connu, on pense aussitôt à son livre « Le Deuxième sexe ». Mais ce que cela représente n'est pas toujours clair. La société est marquée par Confucius et le taoïsme. L'égalité des sexes n'est ni pratiquée, ni même comprise. J'ai parlé avec beaucoup de jeunes filles. Le poids de la famille est toujours là, elles ont d'énormes pressions sur elles.
Paradoxalement dans un pays où il y a plus d'hommes, les femmes éduquées ont plus de mal à trouver un mari. Simone de Beauvoir était révolutionnaire quand elle disait que les femmes ont le choix. Mais je suis loin d'être pessimiste. Rappelons-nous comment était la France il y a 60 ans quand « Le Deuxième sexe » est paru.
Quel héritage laisse-t-elle ?
On réduit peut-être la portée de son oeuvre en la voyant comme la penseuse du féminisme. C'est aussi une grande romancière et une philosophe. Ses mémoires sont passionnantes même s'il ne faut pas les lire comme on lit la Bible. Lire son oeuvre sur le féminisme me paraît indispensable encore aujourd'hui. Les femmes ont plus de droits mais il y reste du travail. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on est plutôt en régression.
Nos trop chers prêts immobiliers vont-ils baisser ?
Ouest-France –23/11/08 - Pierre CAVRET

Emprunter aujourd'hui pour acheter son logement demande un effort financier tel que beaucoup de particuliers sont exclus du crédit. Taux, tendances du marché à la hausse, à la baisse ? Que peuvent faire les banquiers ?
La baisse des taux d'intérêt observée en France la semaine dernière est quasiment passée inaperçue. - 0,05 à - 0,30 % : des écarts peu visibles même s'ils génèrent des effets non négligeables. Ainsi, à 5,40 %, un prêt de 200 000 € sur 20 ans coûte 4 035 € de moins que le mois dernier. Une bonne chose. Mais à court ou moyen terme, allons-nous assister à une baisse plus marquée ? Si la prudence reste de mise, Maël Bernier-Resch de chez Enpruntis annonce « une autre baisse de 0,20 à 0,30 % en janvier ». Et une autre bonne nouvelle possible. « Après - 5 % en 2008, les prix de l'immobilier devraient chuter de - 10 % en 2009 soit l'équivalent d'une baisse des taux de 1,5 %. » De quoi resolvabiliser les emprunteurs ? « On pense que c'est LA clé de la reprise. »
Pour l'heure, qu'en est-il ? Les principaux organismes bancaires de l''Ouest se sont prêtés au jeu de la transparence sur fond de marché, par tradition, ultra-concurrentiel. À la lecture du tableau ci-dessous, le constat est clair. Les prêts à taux fixe hors assurance comparés sur 7, 10, 15, 20 ou 25 ans, sont chers et les disparités sur la durée réelles. « Mais, comme toujours, des marges de négociation existent », soulignent les banquiers à l'unisson. Apport personnel, profil de l'emprunteur, garantie hypothécaire, caution, fidélité, tous ces critères, au cas par cas, peuvent jouer en votre faveur. C'est toujours cela de gagné dans un marché en berne.
« La seule hausse des taux depuis 18 mois a fait disparaître a minima 15 % des emprunteurs (ndlr 21 % selon Empruntis), reconnaît Paul Rouaud du Crédit Agricole. Aujourd'hui, les acheteurs potentiels d'un bien immobilier se disent que demain, ça sera moins cher, donc ils attendent... »
Combinée à une confiance au ralenti et au durcissement des critères de crédit des banques qui s'en défendent, cette baisse de la capacité d'emprunt freine la concrétisation de biens des projets. Un exemple pour le comprendre. En 2005, pour un prêt de 200 000 € à taux fixe sur 25 ans à 3,75 %, vous remboursiez (hors frais d'assurance) 1 028 € par mois, soit 108 000 € d'intérêts. Aujourd'hui pour la même somme empruntée à 5,50 %, chaque mensualité grimpe à 1226 € et le surcoût total du crédit s'élève à près de 60 000 € ! Quand tout particulier a droit à 33 % d'endettement de son revenu net imposable annuel, on comprend mieux pourquoi tant de personnes se trouvent aujourd'hui « exclues » de l'emprunt.
Un scénario d'argent gratuit !
« On a tous envie de faire des prêts, argue pourtant Olivier Tassain de LCL. Allan Kaci de La Poste affirme, lui, que « depuis janvier 2008, la Banque Postale n'a jamais autant prêté en accordant plus de 7 milliards d'euros de prêts immobiliers. » Et Léonie Zago de la Banque Populaire de l'Ouest d'ajouter : « En France, on nous demande d'être des prêteurs responsables, d'ouvrir le robinet du crédit et de ne pas mettre les gens en situation de surendettement. Aux États-Unis, le prêt est gagé sur la valeur du bien immobilier. Chez nous, il l'est sur la capacité de la personne à rembourser. » Une différence fondamentale avec les pays anglo-saxons à l'heure où la déflation (1) gagne du terrain et où, pour relancer la mécanique monétaire, États-Unis, Grande-Bretagne en tête plaident auprès des banques centrales pour une baisse radicale des taux d'intérêts. En somme, un scénario de taux zéro, d'argent gratuit. La Banque centrale européenne, elle, rechigne à adopter une telle stratégie.
(1) C'est un gain de pouvoir d'achat qui se traduit par une diminution générale et durable des prix.
France 3: la rédaction nationale se sent dans le collimateur du gouvernement
PARIS (AFP) - 22/11/2008 – TV5 Infos
A quelques jours de l'examen au Parlement du projet de loi sur l'audiovisuel public et d'une grève, les salariés de France 3 se sentent en ligne de mire, craignant surtout pour l'avenir de leur rédaction nationale en dépit des assurances de leur direction.
Avec ses 6.000 salariés dont 1.600 journalistes, 24 bureaux d'informations régionaux et 111 journaux locaux, régionaux et nationaux par jour, France 3 possède la plus grande rédaction de France. "On a le fusil braqué sur nous car c'est nous qui pesons le plus lourd", estime Carole Petit, secrétaire générale du SNJ de France 3.
Le projet de nouveau cahier des charges et des missions de France Télévisions, rendu public le 10 novembre par le gouvernement, cristallise les inquiétudes sur la rédaction nationale et ses 200 journalistes. Dans ce document, qui doit entrer en vigueur en janvier 2009, l'Etat actionnaire fait part de ses souhaits sur la programmation des chaînes. Or dans la nouvelle formulation, "le terme +d'information nationale+ a disparu", relève Claude Gueneau, journaliste SNJ-CGT au service économique et social.
France 3 y est définie comme une chaîne qui "s'attache à développer l'information régionale et locale et à accroître le nombre d'éditions de proximité". "C'est très flou", regrette Yann Fossurier, vice-président de la SDJ et reporter au service société. Le scénario redouté serait une fusion avec la rédaction de France 2 pour éviter les "doublons" et réaliser les économies nécessaires.
Vendredi, le président de France Télévisions Patrick de Carolis a néanmoins tenu à réaffirmer que les rédactions nationales de France 2 et France 3 seraient maintenues. Mais les syndicats et la SDJ voudraient voir ses garanties inscrites noir sur blanc dans le cahier des charges.
Certains salariés de la chaîne estiment par ailleurs que le président Nicolas Sarkozy a "France 3 dans le nez". "Sarkozy a toujours l'impression d'avoir été mal traité par la 3, comme l'a montré sa colère contre un technicien en juin... On a une image d'indépendance, on ne serait pas assez aux +ordres+", commente un salarié.
"On entend aussi souvent certains députés dire qu'on est trop nombreux sur des reportages, qu'une seule télévision publique suffit", affirme le responsable de la SDJ. Pour Claude Gueneau, "la démocratie a besoin de plusieurs journaux sur la télévision publique: nous n'avons pas le même regard qu'à France 2, c'est la spécificité du Figaro par rapport au Monde".
La force de France 3 réside dans l'articulation, unique en France, entre information locale, régionale, nationale et internationale, font-ils valoir. "L'information régionale dépend de l'information nationale. Si on coupe le tronc, ça n'intéressera plus personne", analyse Carine Azzopardi, journaliste au service économique.
"C'est cette déclinaison qui nous distingue des télévisions locales privées. Nos téléspectateurs peuvent savoir ce qui se passe à côté de chez eux comme au bout du monde", renchérit Marc Saikali, directeur régional de France 3 Corse.
Les JT de la chaîne (12-13 et 19-20) réalisent d'ailleurs de très bonnes audiences: l'édition nationale présentée par Audrey Pulvar a rassemblé près de 5 millions de téléspectateurs la semaine du 10 novembre. "A court terme, ces audiences nous protègent car la case d'avant 20h00 va être cruciale pour les recettes publicitaires", à partir du 5 janvier 2009, se rassure la SDJ.
COGNAC - L'Europe se débat
LITTÉRATURES EUROPÉENNES DE COGNAC.
Le prix Jean-Monnet des jeunes européens donnera le coup d'envoi du salon
Les représentants des lycéens se sont retrouvés à Cognac pour élire leurs porte-parole. photo v. d
Ce n'est ni le Goncourt, ni le Renaudot, et pourtant, il a suscité autant de débats et de polémiques au sein du jury. Le principe du Prix Jean-Monnet des jeunes européens est simple.
Huit classes de huit établissements de la région (1) ont étudié trois ouvrages sélectionnés par leurs enseignants. Chaque classe élisait ensuite deux représentants pour défendre un choix collectif. Puis ces porte-parole étaient convoqués au lycée Jean-Monnet afin de tenter d'imposer leur « coup de coeur ».
Rendez-vous était donc donné aux 16 élèves il y a quelques jours à Cognac. Dans la salle de conférences du lycée, chacun a tenté de faire basculer l'issue du prix à grand renfort d'argumentaires nourris, souvent passionnés. Le débat fut vif, jamais houleux.
Lecture plaisir
« Si on ne peut pas voyager par nos propres moyens, on peut voyager à travers ces lectures », s'enthousiasme encore cette année Arnaud, 21 ans. L'an passé, l'élève du BTS mécanique et automatisme industriel de Louis-Delage avait été élu représentant des jeunes européens. Et Arnaud se souvient notamment d'avoir « tapé le bout de gras » avec les auteurs. « Cette expérience est bonne à prendre. Elle permet d'allier plaisir de la lecture et découverte d'autres traditions, d'autres moeurs. »
Deux tables derrière, les déceptions des représentants minoritaires reflètent l'engouement suscité par le concours, « leur » concours.
« Plus qu'un travail scolaire, la préparation du prix des jeunes Européens est une démarche de lecture menée par des élèves qui aiment lire, et pas que des littéraires », explique le professeur de français du lycée Jean-Monnet, Martine Sempere. C'est elle qui avait lancé ce prix (avec la documentaliste de l'établissement Valérie Boutrois), il y a trois ans.
« Cette année, trois ouvrages très différents étaient proposés. Tous se sont montrés très investis et il y a eu une préférence nette pour un ouvrage. »
Suspense
Alors, quel sera le lauréat 2009 ? « Muléum » du Norvégien Erlend Loe, « Je suis une vieille coco » du Roumain Dan Lungu ou « Pendant qu'il te regarde, tu es la Vierge Marie » de l'Islandaise Gudrun Eva Minervudottir ?
Inutile de compter sur « Sud Ouest » pour le dévoiler.
Fanny, 16 ans, et Laure, quelques mois de plus, présenteront le choix du jeune jury. Les deux élèves de Martine Sempere détailleront les raisons qui ont guidé le jury, sans oublier d'évoquer son ressenti sur les deux autres ouvrages.
Le public découvrira alors comment certains arguments judicieux - comme la portée européenne des oeuvres ou leur originalité - auront été contredits par d'autres, en apparence plus secondaires. Ainsi pourra-t-il constater, entre autres, que la forme retenue par les éditeurs joue parfois un rôle déterminant.
« L'année prochaine, plusieurs lycées de l'Union européenne devraient rejoindre les établissements de la région », annonce déjà Jérôme Defrain, l'animateur culturel du lycée Jean-Monnet. La lutte s'annonce encore plus serrée. Et les débats toujours plus passionnants.
(1) Ont participé les lycées Jean-Monnet, Louis-Delage et Beaulieu (Cognac) ; Jean-Rostand (Angoulême) ; Élie-Vinet (Barbezieux) ; Émile-Combes (Pons) ; L'Oisellerie (La Couronne) et Paul-Guérin (Niort).
Auteur : Vincent Dewitte
v.dewitte@sudouest.com
Charente éducation enseignement

SUD-OUEST Charente Jeudi 20 Novembre 2008
Dalaï-lama Nantes Août 2008, traduction de Mathieu Ricard
A l'attention de ceux qui, curieux ou simplement motivés, bouddhistes ou non, souhaiteraient visionner une séquence de la rencontre entre le Dalaî-lama avec ses fidèles, cet été au Zénith de Nantes-Saint Herblain.
Voici un lien qui permet de suivre l’évènement, ½ journée par ½ journée…
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http://www.dalailama-nantes2008.fr/site_FR/streaming_1.php - cliquer sur "visionner" à droite de la page.

Le vingt-troisième soldat français tué en Afghanistan…
Secret Défense - Jean-Dominique Merchet

Un militaire français, membre d'une OMLT (Operational mentoring liaison team), a été tué ce matin en Afghanistan. Selon les premières informations, il s'agit d'un homme du 3ème Régiment du Génie qui a sauté sur une mine. Un autre français a été grièvement blessé aux jambes mais ces jours ne sont pas en danger. L'explosion s'est produite à Darulaman, à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul.
Les militaires français, qui encadrent le 2ème Kandak de la 1ere Brigade de l'armée nationale afghane, se rendaient à un exercice de tir. On ignore s'ils ont été victimes d'une mine posée récemment ou d'une autre, présente de longue date comme il y en a tant dans le pays. Ce nouveau mort porte à vingt-trois le nombre des soldats français tués en Afghanistan depuis 2001.
La Poste verse 800.000 euros d'indemnités à d'anciens CDD
E24 – 22/11/08

La facture est lourde. La Poste a versé, à l'issue de transactions individuelles, plus de 800.000 euros d'indemnisation et de rattrapage de salaires à 176 employés du Finistère et du Morbihan qui avaient multiplié les CDD avant d'être titularisés, a annoncé vendredi à Brest le syndicat Sud PTT. "C'est une première en France", s'est félicité, lors d'un point presse, Roger Potin, délégué syndical breton Sud PTT.
La Poste, par l'intermédiaire de la direction opérationnelle territoriale courrier (DOTC) du Finistère et du Morbihan, a confirmé à l'AFP l'existence de "transactions individuelles" mais a refusé de communiquer le montant total des sommes versées aux salariés, considéré comme "confidentiel".
Selon le syndicat, le versement ces jours-ci de 811.000 euros à ces 176 salariés est le résultat d'une négociation restée "secrète" qui s'est conclue courant octobre par un accord entre Sud PTT et la DOTC Ouest Bretagne. "C'est une grande victoire, mais aussi beaucoup de travail", a déclaré le délégué syndical.
Négociation discrète
Le syndicat a dû passer au crible quelque 200.000 contrats de CDD signés par ces salariés, soit "771 ans d'ancienneté" entre 2002 et aujourd'hui. Sud PTT avait engagé courant 2008 une procédure collective devant le conseil des Prud'hommes à Vannes (Morbihan) concernant 114 salariés du Finistère et du Morbihan.
Mais la Poste, qui n'a pas souhaité une conciliation devant les juges, a préféré une négociation discrète "pour éviter un procès retentissant et de payer la somme que nous demandions, soit un million d'euros", a expliqué M. Potin.
Le syndicaliste a indiqué que d'autres procédures collectives devant les prud'hommes étaient en cours dans une dizaine d'autres départements, notamment en région parisienne.
THALASSA - Le sujet qui fâche privé d'antenne à Arcachon
SUD-OUEST - Samedi 22 Novembre 2008
TÉLÉVISION. « Thalassa » a déprogrammé un sujet sur la pollution dans le bassin d'Arcachon. Juste avant l'élection législative de dimanche et les fêtes, cela faisait désordre
Hier soir, le Bassin avait les honneurs de la télévision. « Thalassa », l'émission de France 3, a posé ses caméras à Arcachon. Mais voilà, rien ne s'est passé comme prévu. Le direct est devenu un faux direct pour éviter des incidents. Ce qui a gâché la fête a été la décision de déprogrammer un des sujets prévus. Son titre : « Bassin d'Arcachon, le dossier noir de la plaisance ».
Le reportage du Landais de Gabarret de 48 ans Jean-Marie Barrère était une commande émanant de l'équipe de Georges Pernoud à la société de production 2P2L, basée à Paris. Jean-Marie Barrère, qui travaille pour des agences comme Capa ou Grand Angle, l'a exécutée.
« Pour moi, c'était un sujet comme un autre. Des rapports de l'Ifremer montrent clairement les liens entre la pollution en hydrocarbures du Bassin et la grande activité nautique du port d'Arcachon. Partant de là, je me suis, notamment, intéressé aux comportements des plaisanciers et aux peintures antifouling utilisées sur les coques des bateaux pour empêcher la fixation d'organismes vivants. Et donc à l'impact sur l'environnement des biocides qu'elles contiennent », explique le grand reporter.
Il soulève, dans son documentaire de neuf minutes, le problème des vieux bateaux carénés dont les anciennes peintures se mélangent aux boues du Bassin, qu'on ne parvient pas à draguer. Bref, le sujet est polémique et « Thalassa » n'y trouvait rien à redire.
Jeudi soir, veille de l'émission, l'affaire a pris une autre tournure. Parmi les invités se trouve le président des ostréiculteurs, Olivier Laban. Celui-ci doit intervenir en direct et réagir au reportage. Intrigué par son intitulé, il demande à Georges Pernoud à pouvoir le visionner avant. Ce qui est fait, à 16 heures, dans une chambre d'hôtel, sur l'ordinateur portable de Georges Pernoud.
« Désinformation pure »
« Ce sujet est de la désinformation pure. J'ai donc demandé au diffuseur de ne pas le programmer, sans quoi je refusais d'intervenir sur le plateau et annulais la dégustation d'huîtres prévue. Ras le bol de ces polémiques montées en épingle. C'est trop facile de zoomer sur des mégots ou des taches d'huile dans l'eau en faisant passer les plaisanciers pour des salopards.
Tout ceci sans tenir compte des efforts que nous faisons depuis des années pour l'environnement. On n'a pas besoin de ça alors que, dans trois semaines, nous sommes censés réaliser 72 % de notre chiffre d'affaires », explique Olivier Laban.
À 23 heures, Georges Pernoud le recontacte pour lui annoncer que le reportage est déprogrammé. La décision aurait été prise en quelques heures.
L'élection de dimanche
« Ce qui me surprend, c'est que Pernoud n'est pas du genre à se laisser intimider. Je pense que pour comprendre le pourquoi de cette déprogrammation, il faut plutôt regarder du côté politique. N'oublions pas qu'il y a une élection législative anticipée ce dimanche à Arcachon. En revanche, je tiens à préciser qu'il ne nous a jamais été demandé de modifier le sujet », affirme le rédacteur en chef de 2P2L, Frédéric Brunquell.
« Non, ce n'est pas l'Élysée, c'est le pape qui a interdit le reportage ! » dit dans un rire le rédacteur en chef de « Thalassa », Jean Loiseau.
Pour lui, la raison du report est simple : « Quand nous avons tourné, il y a six mois, nous ne savions pas que l'émission serait diffusée 48 heures avant une élection. Or nous avons un devoir bien précis de ne pas interférer dans ce contexte, en montrant un reportage qui peut prêter à polémique. Et nous avons fait ça en accord avec le CSA. »
De son côté, le service presse du Conseil supérieur de l'audiovisuel, joint par nos soins, indique qu'aucune déprogrammation n'avait été demandée. « Comme il y a une élection ce week-end à Arcachon, nous avons juste rappelé les recommandations d'usage, à savoir que chaque candidat doit avoir un accès équitable à l'antenne. Mais nous n'intervenons nullement sur la programmation, qui est l'unique responsabilité de France 3. »
La présence d'une militante des Verts, Angelika Hermann, dans le reportage aurait été une des raisons de cette déprogrammation. « Moi, je suis bien loin de tout cela. J'étais juste là pour ne pas nier le problème de la pollution sur le Bassin. Ça existe, c'est tout. Personne ne m'a appelé pour me dire que le sujet sautait. Je n'existe pas », dit le réalisateur, Jean-Marie Barrère.
Georges Pernoud aurait certifié au producteur que « Bassin d'Arcachon : le dossier noir de la plaisance » passerait ultérieurement.
Vous pouvez voir la bande annonce de l'émission, où figure une partie du reportage non diffusé, en cliquant ICI

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/423842/mil/3657945.html
Interdit de garder l'urne funéraire à la maison
OUEST-France samedi 22 novembre 2008 Dessin de Chaunu
Votée jeudi, à l'unanimité par les députés, la loi devrait s'appliquer à partir de janvier. Son but : éviter les querelles autour des cendres du défunt.

Dix niches fiscales insoupçonnées
Le journal du net - Dossier (12/06/2008)
Avec les fameuses niches fiscales, certains contribuables vont échapper à l'impôt sur le revenu sans que cela soit vraiment justifié. Mais quelles sont-elles ces niches fiscales ? On en compte 416.
Quelles sont les plus surprenantes que recèle le code des impôts ? Combien coûtent-elles et qui en profite ?
Vendre son cheval de course sans payer pour les plus-values
Pas d'impôt sur les revenus pour les prix littéraires
Les bénéfices issus de la culture de la truffe s'apprécient sans impôt
Sur l'Ile de Beauté, les bénéfices ne sont pas imposés
Un crédit d'impôt pour les employeurs qui encouragent leurs salariés réservistes
Reconvertir un débit de boissons sans payer d'impôts sur les plus-values
Une TVA très réduite pour la recette des nouveaux spectacles
Les journaux et les magazines profitent aussi d'une TVA à 2,1%
Les taxis peuvent faire le plein sans payer toutes les taxes
Les travaux pour les monuments aux morts sont exonérés de TVA
Les niches fiscales coûteront 73 milliards d'euros en 2008. Des exonérations pour les dividendes à celles pour l'emploi d'un salarié à domicile, voici les 20 plus coûteuses. :
Les cadeaux fiscaux qui coûtent le plus cher à l'Etat
