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jeudi 20 novembre 2008

SARTHE – Sablé et Vibray : « Inquiétude maximale » dans les usines Mecachrome

Actualités MAVILLE LE Mans jeudi 20 novembre 2008

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A Sablé, le site de Mecachrome est menacé.

Le fleuron industriel franco-canadien qui traverse une grave crise financière est au bord du gouffre. A Sablé et Vibraye, 545 salariés redoutent « le pire ».

Les deux usines Mecachrome en Sarthe vont-elles être vendues ? Les sites vont-ils être « dépecés par des fonds de retournement anglo-saxon ». Des « fonds d'investissements prédateurs » que la branche automobile du groupe n'intéresserait pas ?

Cette question, tous les employés se la posent aujourd'hui.
« L'inquiétude est maximale ». Car le fleuron industriel franco-canadien, sous-traitant incontournable de l'aéronautique et de l'automobile haut de gamme, traverse une grave crise de trésorerie. Mecachrome doit régler 9 millions d'euros d'intérêts d'emprunt obligataire avant le 15 décembre. « Si aucune solution n'est trouvée, ce sera la cessation de paiement », avertit un cadre de l'entreprise.

Le groupe entraînerait dans sa chute 1
600 salariés en France, 545 en Sarthe, intérimaires compris. Gérard Casella, premier actionnaire avec 32 % du capital en main, préparait un plan de relance. Mais, la semaine dernière, la direction l'a mis sur la touche. Les actionnaires canadiens, dont le Fonds des travailleurs du Québec (FTQ), passent les commandes à Christian Jacquemin. Le nouveau président, qui visitera l'usine de Sablé ce matin, « dévoilera son plan d'action dans d'ici deux à trois semaines », indique François Laloyaux, directeur du site.

« En attendant, M. Jacquemin fait visiter nos usines à des fonds de pension américains tels que KPS capital partners. Si c'est eux qui nous rachètent, Mecachrome Sablé n'existe plus dans deux ans », prédit pour sa part Patrice Vriet. La déléguée FO redoute le pire. « Christian Jacquemin vient de l'aéronautique. L'automobile, il ne connaît pas trop. On craint d'être oubliés. Alors qu'on fait du bon travail. »

« Du travail pour trois ans »

Mecachrome manque d'argent, mais pas de travail. Car, ironie du sort, la crise intervient à un moment où l'usine de Sablé tourne à plein régime.
« Notre carnet de commandes affiche complet. Le moteur V6 du nouveau coupé Laguna, c'est nous. Les éléments du V8 de la Panaméra, le premier modèle Berline de Porsche, c'est nous aussi. On a du travail pour trois ans », précise Thierry Ledru, secrétaire du CE. Cette niche haut de gamme est beaucoup moins touchée par la crise. « Mecachrome Sablé est un site rentable, qui peut payer ses salariés », indique Patrice Vriet.

Mecachrome, ce sont des moteurs pour la Formule 1 (Renault principalement). Ce sont des pièces du fuselage et du train d'atterrissage de l'Airbus A380, des éléments de moteurs d'avions Rolls-Royce et Snecma. Fabriquant d'éléments de missiles, Mecachrome participe aussi à la dissuasion nucléaire française. Un secteur stratégique que le comité central d'entreprise met en avant pour obtenir
« l'appui des politiques ». Et pourquoi pas l'intervention du fonds souverain français créé pour soutenir les entreprises nationales clés.

Le délégué FO de Sablé a demandé à s'entretenir avec François Fillon, qu'il sait
« très au courant de la situation ». A Matignon, on confirmait hier que le Premier ministre suivait « le dossier de près en consultant les positions des uns et des autres ».

Alan LE BLOA. Ouest-France

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Pour ne pas avaler les beaux discours tout crus !

Christelle GUIBERT - Ouest-France du 22 septembre

Un Québécois publie, dans un livre, des clés qui permettent de rester critique face au discours ambiant.

Bien utile à l'ère de la « professionnalisation de la communication ».

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À la vitesse où les nouvelles arrivent sur nos télévisions, sur nos ordinateurs, il devient de plus en plus difficile de faire la différence entre information et communication, entre vérité et propagande. Au fil des deux derniers siècles, « les relations publiques sont devenues une industrie » qui vise souvent « à fabriquer du consentement », explique Normand Baillargeon, un universitaire (proche du penseur américain Noam Chomsky) qui enseigne les « fondements de l'éducation », à Montréal.

« Pour rester critique, sans tomber dans la théorie du complot », il convient de rester vigilant. Mais comment ne pas gober tout cru les discours bien tournés des décideurs, les sondages des spécialistes, les preuves des pseudo-scientifiques quand on n'est pas un grand intellectuel ? Dans son ouvrage, l'universitaire donne des outils (analyse du langage, des nombres...). « C'est le livre que j'aurais aimé que l'on me donne à lire à 20 ans », explique-t-il. Le lecteur qui a arrêté ses études avant le lycée ne devra pas se laisser rebuter par les termes savants (on parle de rhétorique). Normand Baillargeon les vulgarise grâce à des exemples simples et parfois très drôles.

À repérer :

Le choix des mots. Il convient d'être attentif aux mots et de ne pas toujours les prendre pour argent comptant. Exemple : les personnes qui luttent contre l'avortement se désignent comme « pro-vie ». Ce n'est pas un hasard : qui voudrait être anti-vie ?

Les « vertus » de l'imprécision. Les politiques sont les champions pour choisir des mots vagues et rassurants, lorsque survient un problème : « Je vais mettre en oeuvre un plan qui va utiliser au mieux l'ensemble des ressources disponibles pour faire face de la manière la plus efficace possible à ce grave problème », dit le ministre. Mais encore ?

Le faux dilemme. Il s'agit de faire croire à son interlocuteur qu'il n'a le choix qu'entre deux options alors que l'une d'elles est manifestement inacceptable. Exemple : « Préférez-vous lutter contre le terrorisme en bombardant le pays X ou voir la civilisation occidentale s'écrouler ? » Or, il existe une grande variété d'autres options.

Faire naître la peur. Les opposants à l'abolition de la peine de mort y ont souvent eu recours : « Tu changeras d'idée le jour où tes enfants seront victimes d'un criminel auquel tu auras épargné la chaise électrique. »

En appeler au peuple. Le fait que tout le monde le pense ou le croie n'est pas en soi un argument suffisant pour conclure que cela est juste, bien ou vrai. Exemple : « Toutes les classes sociales ont recours à l'astrologie. »

Vérifier les chiffres. Ne jamais croire une affirmation chiffrée sans la calculer. Exemple : « X affirme que, depuis 1950, le nombre de tués par arme à feu aux États-Unis a doublé chaque année. » Admettons qu'un seul Américain a été tué en 1950, cela donne 2 en 1951, 4 en 1952, 8 en 1953... et ainsi de suite pour arriver à un milliard de morts en 1980. Ce qui est impossible.

La neutralité du journaliste. Un petit truc infaillible (à condition d'être patient) pour la vérifier : conserver au moins cinquante articles d'un journaliste et les analyser pour voir si les sujets traités, les sources citées sont toujours les mêmes.

Petit cours d'autodéfense intellectuelle, de Normand Baillargeon, illustrations de Charb, éditions Lux, 338 pages, 20 €. Ces cours ont d'abord été publiés dans le mensuel Le Couac, sorte de Canard enchaîné québécois.

Posté par Kozett à 12:40 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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La Chine devient le premier créancier des Etats-Unis

le 20/11/2008 - AFP – Aujourd’hui la Chine

Les Chinois épargnent, les Américains s'endettent. La Chine devance désormais le Japon comme premier créancier des Etats-Unis...par manque de placements chinois sûrs

La Chine est devenue le premier créancier de l'Etat américain, donnant une nouvelle illustration de l'imbrication croissante des économies de ces deux puissances mondiales.

Pékin a accru ses bons du Trésor américain de 541,4 milliards en août à 585 milliards de dollars en septembre, dépassant désormais le Japon, dont les avoirs ont fait le mouvement inverse, passant de 586 milliards en août à 573,2 en septembre, selon les statistiques du Trésor.

Première puissance économique mondiale, les Etats-Unis s'appuient depuis longtemps sur les achats de leurs obligations d'Etat par l'étranger pour financer leur gigantesque dette. Le phénomène "illustre le lien symbiotique entre l'excès d'épargne chinoise et le manque d'épargne aux Etats-Unis", relève Jean-François Huchet, directeur du Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hong Kong. "Mais on y voit bien aussi les limites de ce que peut faire la Chine" en matière d'investissements, ajoute-t-il.

Car si la Chine est assise sur un matelas d'or - quelque 1.900 milliards de réserves de change en septembre - elle n'a pas autant de possibilités de placements "sûrs" qu'elle le souhaiterait. Or ces réserves s'accroissent très rapidement, apportant au pays des masses de devises alors que le yuan lui n'est pas convertible et obligeant la Banque centrale à des opérations de stérilisation. Une part de ces dollars repart directement à l'étranger.

"Depuis deux ans, on parle beaucoup de diversification des placements souverains, mais celle-ci reste très faible dans le portefeuille", relève M. Huchet. Pékin a mis sur pied des institutions précisément pour aider à cette diversification, comme le fonds souverain China Investment Corporation (CIC) lancé à l'automne 2007. Mais "ces institutions sont très jeunes et ont déjà été critiquées après des investissements dans Blackstone, les banques etc. ; elles commencent tout juste à se positionner dans le contexte de turbulences internationales", souligne le responsable du CEFC.

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- la Bank of China : un gratte-ciel de 70 étages. Les banques concurrentes situées à côté lui ont intenté un procès à cause de ses angles aigus, qui leur portaient préjudice ! Le bâtiment semble lancer des flèches en direction de ses concurrents visant à "tuer leur ch'i" (énergie vitale du Feng Shui). Les occupants des bâtiments voisins ont donc fait installer des miroirs afin de renvoyer à sa source l'énergie néfaste…

Posté par werdna à 10:10 - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Les maux des profs au pied de la lettre

Libération – 20/11/08 – Véronique Soulé

Xavier Darcos a multiplié les motifs de colère à l’origine de la grève aujourd’hui.

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La grève, appelée par la quasi-totalité des syndicats, devrait être largement suivie aujourd’hui, notamment dans le primaire. Le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, a fédéré contre lui toute une série de mécontentements. Abécédaire :

A comme associations

En octobre, les associations intervenant dans le domaine de l’éducation ont appris par courrier que le ministère leur supprimait 25 % des subventions pour 2008. Et elles vont l’être de 25 % en 2009. Pire : le ministère va reprendre tous les enseignants qui y étaient détachés pour compenser les suppressions de postes. Du coup, certaines de ces associations, qui font de l’aide aux devoirs dans les banlieues, risquent de disparaître et ont lancé une pétition (www.pourleducation.fr). A l’heure du plan Espoir Banlieue, cela fait tache.

B comme budget

Après les 11 200 suppressions de postes de cette rentrée, le budget en prévoit 13 500 pour 2009. Darcos assure que c’est une broutille, rappelant que l’Education nationale emploie 800 000 enseignants. Le ministère de l’Enseignement supérieur n’est plus épargné : 900 postes seront supprimés. La ministre Valérie Pécresse assure aussi que ce sera indolore. Mais cela tombe mal alors que l’une de ses priorités est de lutter contre l’échec des premières années à l’université en renforçant notamment l’encadrement des étudiants.

D comme dialogue social

Pour les syndicats, le ministre consulte mais pour la forme, ayant déjà arrêté ses réformes. Darcos ne s’en cache d’ailleurs pas : «Pas question de cogérer avec les syndicats», répète-t-il. Les enseignants se sentent ainsi méprisés.

H comme histoire-géographie

Les spécialistes s’inquiètent du nouveau Capes qui ne comporte plus que deux épreuves disciplinaires avec un programme immense, redoutant une baisse de niveau. Plusieurs centaines - dont Philippe Joutard, Henry Rousso, etc. - ont signé une pétition (http://appelcapeshg.blogspot.com).

L comme lycée

Darcos rêvait d’un consensus autour de la réforme du lycée. C’est raté. Il a au moins réussi à diviser les syndicats. Le Snes, premier dans le secondaire, est satisfait des reculades du ministre. A l’opposé, le Sgen-CFDT réclame des changements plus radicaux. La Société des agrégés ou encore le Snalc (Syndicat national des lycées et collèges), tenants de la tradition, y voient le déclin annoncé du lycée. Les syndicats lycéens enfin, qui voulaient pourtant une réforme, dénoncent la diminution des heures de cours et l’introduction de modules semestriels.

M comme masterisation

Nicolas Sarkozy voulait que les enseignants aient un master, notamment pour mieux les payer. C’est désormais décidé. Les universités doivent les présenter pour janvier. Certaines avouent déjà qu’elles ne pourront pas tenir le délai. Un collectif - Snesup, Sauvons la recherche… - réclame un moratoire (http://appeldu8novembre.fr).

M comme maternelle

«L’école, ça commence à trois ans» : pour Darcos, s’est entendu. Les plus jeunes relèvent de la puériculture. Le ministre prône la création de «jardins d’éveil», financés par les communes, avec des éducateurs au lieu de profs. Du coup, il économise des postes. Les enseignants de maternelle protestent, rappelant qu’ils font «un vrai métier».

R comme Rased

Le budget 2009 prévoit la suppression de 3 000 postes de maîtres spécialisés des Rased (les réseaux d’aide aux enfants en difficulté) qui prenaient en charge ponctuellement des élèves. Ils seront désormais dans des classes. Les professeurs des écoles devront eux faire deux heures d’aide individualisées par semaine. Alors qu’ils ne sont pas formés…

S comme SES

Les sciences économiques et sociales sont l’une des perdantes de la réforme du lycée. Jusqu’ici, elles étaient une option de détermination en seconde. Elles deviennent un module semestriel parmi 15 autres. Les enseignants de SES, jugés gauchistes par la droite, exigent qu’elles entrent dans le tronc commun obligatoire au titre que chaque jeune doit avoir une culture économique (www.apses.org/petitions).

R comme revalorisation

Darcos avait promis que l’année 2009 serait «celle des enseignants». Et les syndicats attendaient un vaste plan de revalorisation. Au lieu de cela, il a savamment distillé les annonces - celles des primes importantes comme les 1 500 euros pour les débuts de carrière ou les 500 euros pour les profs prenant trois heures supplémentaires -, mais sans aucune concertation.

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Lire aussi : Profs: Darcos dénonce une «culture de la grève»

Le ministre brocarde les syndicats de l'Education nationale "dont la fonction est la résistance au changement". Il estime que leur mode d'action, la grève, <<est démodé>>".

Posté par werdna à 00:44 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Troubles chez les directeurs d’hôpitaux psychiatriques

Libération – 20/11/08 – Eric Favreau

Santé – Le responsable de l’établissement d’où à fugué le meurtrier d’un étudiant a été suspendu par Roselyne Bachelot

En colère, et ils ne le cachent pas. Après l’annonce, dans la nuit de mardi à mercredi de le suspension du directeur de l’hôpital psychiatrique de saint-Egrève (Isère) – suite à la mort, la semaine dernière d’un étudiant poignardé par un des patients qui avait fugué – les directeurs d’hôpitaux ne décolèrent pas. Fait rarissime, ce matin, les syndicats de médecins et de psychiatres vont signer un texte commun avec les directeurs pour dénoncer cette mesure.

« Cette suspension est une décision inepte » explique le directeur de l’hôpital Sainte-Anne à Paris. « Si, chaque fois qu’il y a une faute supposée dans un service, le directeur est suspendu, il n’y a pas un seul directeur qui va pouvoir rester en place » ironise amèrement Gérard Vincent, délégué général de la fédération Hospitalière de France. La décision de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot est, en tout cas, hâtive et surtout opaque.

Légèreté. Peu après la mort de cet étudiant, dans une rue de Grenoble, la ministre de la Santé annonçait l’ouverture d’une enquête immédiate de l’Igas (Inspection Générale des affaires Sociales) pour essayer de comprendre, comment ce patient, hospitalisé sous le régime sévère de l’hospitalisation d’office, avait pu quitter l’établissement. Le rapport n’a pas été rendu public.

« Communication ».  En fait, l’Elysée a géré en direct cette histoire, exigeant une enquête administrative, mais aussi une réforme des règles de l’hospitalisation en psychiatrie. Plusieurs sources ont fuit part de la colère de Nicolas Sarkozy, demandant une sanction contre le directeur de l’hôpital, mais aussi contre le préfet ! On aurait ainsi guère apprécié le propos du directeur déclarant que « rien ne pouvait laisser présager ce drame ». Roselyne Bachelot a donc obéi au souhait élyséen, ainsi que la directrice de l’organisation des soins qui a signifié cette décision au directeur.

« La légitime émotion soulevée par ce drame ne peut cautionner la mise en œuvre d’une mesure de suspension si rapide et brutale » explique l’Association des directeurs d’hôpitaux. « Cette décision apparaît davantage emprunter à des considérations de communication et d’affichage destinées à l’opinion publique, qu’à l’application de principes rigoureux. Elle constitue un précédent inquiétant ».

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Rien ne va plus pour les casinos !

Ouest-France - jeudi 20 novembre 2008 - Paul BUREL 

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Dessin : Chaunu

Dans un élan unitaire vraiment inhabituel, leurs patrons appellent le gouvernement et les communes à l'aide !

Moral et chiffre d'affaire en berne depuis deux mois... Rien ne va plus dans les casinos. C'est si vrai que leurs grands patrons, bien connus pour se haïr cordialement, se sont retrouvés, hier, sur la même estrade médiatique pour pleurer misère devant les mêmes stylos ou micros.

Les PDG de Partouche, Barrière, Tranchant, Joa, unis dans la même infortune ! La crise économique crée des solidarités étonnantes. Pas seulement la crise.

Depuis quelques mois, l'adversité se manifeste sur tous les fronts. À la crise, il faut ajouter l'interdiction de fumer, le 1
er janvier, et les contraintes du contrôle aux entrées, la concurrence grandissante des sites de jeu Internet et celle, très agaçante pour ne pas dire
« illégale », du PMU et de la Française des Jeux, soupçonnés de bénéficier d'un lobby plus efficace, notamment chez les députés.

Aux communes d'accueil enfin, le message des pros de la machine à sous n'est pas moins clair. Aidez-nous, sinon... Peut-on imaginer Deauville et Cannes sans casinos ? Bref, ils sont très remontés, les casinotiers. « Que les banques arrêtent de faire du casino et que nous, nous puissions en faire », ironise Dominique Desseigne, patron du groupe Barrière.

D'accord ! Combien ?

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ROUBAIX - La cité Jardins de Seclin, exemple unique de rénovation HQE d'envergure

Actualités MAVILLE mardi 18 novembre 2008 PAR MICHEL VIEUX

Dans un peu plus d'un an, la cité Jardins, à Seclin, sera complètement réhabilitée aux normes HQE (haute qualité environnementale) Dans ce lotissement social de 73 logements, cette rénovation est une « sacrée aventure » à plus d'un titre. Par son importance, par son aspect environnemental et par sa procédure.

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À la cité Jardins, les panneaux photovoltaïques s'installent sur les toits. : La Voix du Nord

« Oh oui, c'est une sacrée aventure ! » Anne-Marie Cattenne ne s'imaginait pas la vivre à une telle échelle, environnementale et quantitative. « Tout a commencé par une pétition, en 2002, détaille la secrétaire adjointe de l'association des habitants. On en avait marre, du bruit, des dégradations.

On s'est dit : "On va voir le PACT." Les gens roulaient trop vite, les volets fermaient mal, l'électricité, ça n'allait pas... » Soutenus par leur gestionnaire, PACT Métropole Nord, les habitants vont quand même se battre durant trois ans avant que le projet n'aboutisse. « Mais on ne s'attendait pas à ça », commente la présidente de l'association, Josiane Dupuis. « Ça », c'est une rénovation de type haute qualité environnementale (HQE).

Peut-être que la détermination, qui les a conduits à se rendre à Coquelles, au siège du bailleur, Habitat 62-59 Picardie, a convaincu ce dernier de réaliser une rénovation haut de gamme. « Ce qui a tout déclenché, c'est que tout le monde se mette autour de la table et aussi la conjonction des possibilités », explique Jean-François Hallard, adjoint au patrimoine à Habitat, en charge du dossier.

La première opportunité, c'est le lancement du programme MIEL 21 (Mutualisation des initiatives éco-citoyennes locales) de LMCU en 2003. Un soutien correspondant aux exigences du projet de la cité Jardins : énergie solaire, économie de chauffage, d'électricité, d'eau...

« Sans oublier le lien social, souligne Lise Daleux, chargée de mission à l'accompagnement des familles au sein de PACT Métropole Nord. Dès le départ, les habitants sont devenus des acteurs à part entière du projet. Chaque mercredi, l'association participe aux réunions de chantier avec les quatre maîtres d'ouvrage. »

La deuxième opportunité vient de la volonté conjointe des quatre partenaires à soutenir le dossier : Habitat 62-59 Picardie, en temps que bailleur, LMCU pour la voirie et l'assainissement, la ville de Seclin pour le mobilier urbain et l'animation collective, PACT pour le social.

Pour assurer le suivi efficace des travaux, Josiane Dupuis recueille les doléances des habitants dans un cahier. C'est ainsi que les architectes, les entreprises revoient parfois leurs copies. Une façon pour les habitants de se réapproprier leur quartier.

Une sacrée revanche historique pour cette cité construite dans l'immédiat après-guerre, pour répondre aux besoins cruciaux de logements. Pas pour durer. Ni pour servir d'exemple en terme de développement durable.

Les rédactions de La Voix du Nord

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L’IGAS dénonce l’absence de contrôle des cabinets de radiologie

par Thierry Fabre, chef de rubrique France à Challenges, mercredi 19 novembre 2008.

Roselyne Bachelot vient de recevoir un rapport explosif de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales), qui tire les leçons de l’affaire "Al Saïd".

ROSELYNE Bachelot, la ministre de la santé, vient de recevoir un rapport explosif de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales), qui tire les leçons de l’affaire "Al Saïd". Ce radiologue, qui détenait cinq cabinets dans le Nord, est poursuivi par la justice pour avoir escroqué la Sécu de plusieurs millions d’euros, utilisé du matériel non homologué et employé du personnel non qualifié. 2.500 patients ont été rappelés dont plusieurs ont un cancer du sein, qui n’avait pas été diagnostiqué.

Dans ce rapport, les inspecteurs dénoncent l’inefficacité du contrôle des radiologues. Ils ont en effet dénombré une trentaine d’organismes (Ddass, Autorité de Sureté Nucléaire pour le matériel, Conseil de l’Ordre des Médecins etc…), censés exercer une surveillance, mais qui ont été incapables de détecter la fraude. Et ils critiquent le fait que les médecins conseils de l’assurance maladie, tout comme les contrôleurs de l’IGAS, ne soient même pas autorisés à entrer dans un cabinet de radiologie !

Lire aussi :   Grève des urgentistes : "il va y avoir des morts"

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Le cadeau des députés aux télés privées et aux opérateurs télécoms

France Info – 19/11/08

Selon la loi sur l’audiovisuel public, qu’examinent en ce moment les députés, les recettes publicitaires des chaînes privées devaient être taxées à 3%. En commission, les députés ont ramené le chiffre à 1,5%. Quant à la taxe de 0,9% sur le chiffre d’affaires des opérateurs télécoms, elle serait désormais omprise entre 0,5 et 0,9%.

Rien n’est encore décidé définitivement. Mais en commission cet après-midi, les députés UMP ont donné un sérieux coup de canif au projet de loi sur l’audiovisuel public. Un projet qui, rappelons-le, vise à supprimer la publicité - et donc à pallier le manque de subsides... 450 millions d’euros sont à trouver.

Le gouvernement avait bien la solution : taxer les recettes publicitaires des chaînes privées, quand elles sont supérieures à 11 millions d’euros, à hauteur de 3% - et le chiffre d’affaires des opérateurs télécoms, quand les encaissements annuels dépassent 5 millions, à hauteur de 0,9%.
La pilule avait eu un peu de mal à passer chez les principaux concernés ; ceux-ci viennent de remporter une première victoire - temporaire.

Car, en commission, les députés ont adopté deux amendements. L’un, proposé par l’UMP Christian Kert, ramène la taxe sur la publicité des chaînes privées à 1,5% jusqu’en 2012. Puis dans une fourchette comprise entre 1,5 et 3%.
L’autre, du Nouveau Centre Jean Dionis, module la taxe des opérateurs télécoms en fonction de leur chiffre d’affaires, entre 0,5 et 0,9% - selon le chiffre d’affaires (0,5% si le CA est compris entre 5 et 10 millions d’euros, 0,6% entre 10 et 20 millions, 0,7% entre 20 et 30 millions et 0,9% au-delà de 30 millions). Il s’agit, selon l’auteur, de “permettre l’émergence et la montée en puissance des petits opérateurs”.

Victoire temporaire donc. Car ces deux amendements doivent maintenant faire l’objet d’un vote en séance publique, lors de l’examen du texte à l’Assemblée à partir du 25 novembre.
Mais leurs auteurs semblent plutôt optimistes pour la suite...

D’ailleurs, le gouvernement semblait plutôt résigné à ce qu’il y ait des discussions animées au Parlement. La ministre de la Communication, Christine Albanel, a à nouveau assuré que les 450 millions d’euros seront “garantis” , quels que soient les revenus tirés des taxes...

Ce qui n’empêche pas les syndicats de crier au loup. “On veut notre mort”, s’emporte le Syndicat national des journalistes, majoritaire dans la profession. “C’est une réponse au lobbying de TF1 et M6. La suppression de la publicité était déjà un cadeau pour eux, voilà un cadeau supplémentaire.”

Un premier résultat immédiat : Carole Petit, du SNJ de France Télévision, appelle à la grève le mardi 25 novembre …

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Les briseurs de caténaires font dérailler la justice

Brigitte Rossigneux - Le Canard Enchaîné du mercredi 19 novembre 2008

« Dès mon arrivée au ministère de l’Intérieur, j’ai souligné les risques d’une résurgence violente de l’extrémisme radical ! »

Sur l’air du « je vous l’avais bien dit !», Michèle Alliot-Marie se pousse du col, mardi 11 novembre, après l’arrestation des jeunes soupçonnés de sabotage à la SNCF. Dati, elle aussi, félicite « les magistrats et les enquêteurs ». Quant à Sarkozy, entre deux refontes du capitalisme mondial, il se réjouit « des progrès rapides et prometteurs obtenus »

Quelle belle prise ! Neuf « terroristes » d’un seul coup. Presque trop beau. Et un peu vite ficelé. Car s’il est vrai, comme l’a dit MAM, qu’il y a des « éléments convaincants », aucune preuve matérielle n’a été avancée. Les policiers qui filaient les suspects se sont retrouvés non loin d’une voie ferrée sur laquelle, le lendemain, un sabotage a été découvert. Trois autres membres du groupe ont été, eux aussi, repérés près du lieu d’un incident. Mais, pour l’instant, les inspecteurs n’ont trouvé que des outils, un peu de documentation sur le réseau ferré et les caténaires, des coupe boulons et, bizarrement, deux gilets pare-balles. Pas d’armes, pas d’explosifs. Un peu court pour des clandestins auxquels la justice reproche d’avoir agi par « intimidation et terreur » : ces termes figurent dans l’article du Code pénal utilisé contre eux. « Une procédure en totale démesure par rapport aux faits » s’indigne leur avocate Irène Terrel.

Drôle de « clandestins » qui tenaient le café du village. L’un deux est président du comité des fêtes. Le journal « La Montagne » a publié un reportage sur cette petite bande. Bonjour les hommes de l’ombre ! Quant à la littérature subversive trouvée chez eux, le bouquin « L’insurrection qui vient » est en vente dans les librairies parfaitement respectables.

L’idée d’arracher des caténaires pour faire avancer l’humanité vers des lendemains qui chantent n’est sans doute pas la meilleure. Mais un acte d’une grande stupidité ne fait pas un grand criminel ou un terroriste. La hâte avec laquelle ce groupe, à le supposer vraiment coupable, a été assimilé à la bande à Baader, à Action directe, voire à Ben Laden, témoigne d’une étrange confusion dont ne peuvent se réjouir que les terroristes, les vrais. La SNCF reconnaît elle-même que les actes imputés à ces jeunes gens sont certes coûteux, mais ne mettent aucune vie en danger.

Avec un bel ensemble, la presse a salué l’exploit policier, et révélé que le leader du groupe avait été repéré dans une réunion d’anars, aux Etats-Unis. Voilà bien la preuve qu’il s’agit d’un réseau international ! Le jour de leur arrestation, à 6 heures du matin, les caméras de télé étaient déjà là. Un évènement à ne pas manquer. Les grosses caisses des médias ont rythmé l’air de la victoire.

Il a fière allure, notre nouvel ennemi intérieur. Et le parquet antiterroriste qui redore son blason avec ce coup inespéré fait ainsi oublier que, dans une certaine région insulaire de la France, des dizaines d’attentats à l’explosif font partie du bruit de fond.

Mais du moment que les trains circulent….

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