mardi 18 novembre 2008
Dessin de Chaunu - On sable ...
Ouest-France Dessin de Chaunu mardi 18 novembre 2008
Tête du PS : Delanoë joue Aubry contre Royal
Des profs payés 4400 euros ? Darcos s'explique
Des profs payés 4400 euros ? Darcos s'explique
(Source: L'Express) - Apollodore - LePost
C'est une phrase qui a fait bondir les internautes du site Internet de l'Express. Elle est sortie de la bouche du ministre de l'Education Xavier Darcos...
Les internautes ont aussitôt réag i:
"Il parle de quel prof Monsieur Darcos???? En primaire, un prof ne gagnerait pas cela même après 40 ans de bons et loyaux services!"
"Comment peut-on laisser dire de telles absurdités concernant les salaires? J'ai été directeur d'école avec 160 élèves et toutes les responsabilités qui vont avec, ma classe, le tout pour 1700 euros par mois. Les enseignants dans le primaire n'ont pas d'heures supplémentaires eux, il n'y connaît rien."
L'équipe de L'Express rappelle alors le cabinet du ministre qui reconnaît la confusion mais à demi-mot :
"C'est un exemple des efforts de ce qui a été fait depuis le début de l'année pour les enseignants en termes de revalorisations des gratifications. Le salaire à 4400 euros ne va évidemment pas concerner tous les enseignants. Ce salaire ne s'applique qu'à certaines situations. On peut arriver à 4400 euros dans certains cas si on ajoute au salaire, la prime et les trois heures supplémentaires."
En effet, le ministre avait certainement dans un procédé judicieux gonflé ce salaire en y rajoutant la prime de 1500 euros que touchent en deux temps les professeurs enseignant pour la première année. C'est malin non ?
Carla, jeune prof : sa vie avec 1500 euros par mois
Yahoo actualités - jeu. 13 nov - Marlène Schiappa
Carla Landa est enseignante depuis moins d'un an, et elle est déjà lassée d'entendre ses amis lui répéter combien elle est privilégiée. Elle a accepté d'ouvrir ses comptes pour nous expliquer ce que gagnent vraiment les profs ! « Mon salaire s'élève à 1310 euros nets, auxquels s'ajoutent des primes : j'enseigne en Zone d'éducation prioritaire, à des élèves en difficulté. Je reçois donc environ 1500 euros nets le 1er de chaque mois. »
La plus grosse dépense de Carla est, comme pour beaucoup de ménages, le loyer. Mais elle vit dans une petite ville de Bourgogne, et est donc consciente que le montant est dérisoire en comparaison aux loyers parisiens : elle paye 440 euros pour un grand deux-pièces en centre-ville. Mais elle dépense l'équivalent d'un demi-loyer... en téléphone : « Mon ami travaille en Irlande et vit là-bas. Nous nous appelons plusieurs fois par jour, mes factures SFR vont jusqu'à 200 à 250 euros par mois. Souvent je ne les ouvre pas pour ne pas voir. »
Pour 30 euros, elle a aussi une ligne fixe avec un abonnement Internet. « Je paye 60 euros par mois de mutuelle et d'assurance, à la MGEN, la mutuelle des enseignants, d'une part, et à la MAIF d'autre part. Ça comprend l'assurance pour l'appartement, l'assurance civile et celle de mon scooter, dont je me sers très rarement. J'ai une assurance spéciale pour les enseignants, recommandée en ZEP : elle nous couvre en cas d'agression. »
Carla règle aussi 100 euros de cotisation par an à son syndicat, qui est notamment intervenu en sa faveur pour qu'elle ait un poste à proximité de son domicile. « J'enseigne en classe de 8 heures à 16h30, mais je suis toujours là une heure avant pour préparer la journée, et je reste une à deux heures pour l'étude personnalisée, ranger la classe, remplir le cahier journal ou pour un conseil des maitres. »
Depuis le mois dernier, Carla a allumé ses radiateurs électriques. Grave erreur selon elle, puisqu'elle découvre qu'elle paye 50 euros pour gagner un degré. « Pour me réchauffer... je fume. C'est mon plaisir, je fume un peu le soir après ma journée de travail », rigole-t-elle. Un plaisir qui a un coût : plus de 40 euros par mois. « Oh, ça va, c'est ma seule petite folie », argumente-t-elle quand on lui demande si ça n'est pas frustrant de faire partir une telle somme en fumée. « Je sors rarement : un bon restaurant par mois, j'aime découvrir de nouvelles cuisines. Et je vais en Irlande tous les deux mois pour rejoindre mon ami, ça me fait 150 euros, je prends des billets low cost et en avance. Vous voyez, ça fait peu pour les loisirs », dit-elle.
Pour les courses, Carla fait le plein dans des grands supermarchés pas trop chers, et des petites courses d'appoint à la supérette de sa rue. « Je fais attention, je prends du shampooing de marque distributeur, peu de ‘'vraies'' marques. » En revanche, le marchand de journaux est toujours content de la voir arriver : « Aujourd'hui en France », « Courrier Internationnal », « Le Monde de l'éducation », et presque tous les magazines féminins: « Elle », « Glamour », « Public », « Closer », « Cosmopolitan », « Biba »... s'entassent sur sa table basse. « Elle vient d'Ikea, mais le mois prochain, j'espère pouvoir m'en offrir une de Maisons du Monde. Comme je viens d'emménager, je dépense 40 euros par mois environ en décoration et petits meubles. Si j'avais 200 euros de plus par mois, j'en achèteraiz plus, comme un bar ou des lampes marocaines. »
C'est la première année que Carla gagne un vrai salaire, puisqu'elle était jusque-là étudiante à la fac. « Auparavant, je devais me contenter de mes boulots d'étudiante : environ 600 euros mensuels pour 25 heures de travail minimum comme serveuse dans une pizzeria. Je pense être dans la moyenne des salaires : j'ai des amis facteurs ou serveuses qui gagnent à peine le SMIC, mais aussi des amies responsables marketing qui touchent presque 3000 euros. Moi, quand j'arrive à placer 60 euros sur mon PEL, je m'estime heureuse.
Vieux et en bonne santé : pas tous égaux
Ouest-France – 18/11/08
L'allongement de la durée du travail, un sujet d'actualité qui fait débat.
Une étude vient à point nommé alimenter les débats sur l'allongement de la durée du travail. Elle témoigne de grandes disparités en Europe.
Travailler jusqu'à 70 ans ? Encore faut-il être en bonne santé. Quant à être en bonne santé une fois retraité, n'en demandez pas trop... Une étude menée par des chercheurs européens révèle qu'en Europe, on ne vit en bonne santé que jusqu'à l'âge de 67,7 ans pour les hommes, et 69 ans pour les femmes. C'est beaucoup moins que l'espérance de vie européenne, qui va jusqu’à 78 ans chez les hommes et 83 ans chez les femmes.
Les Danois mieux lotis
Derrière ces moyennes, se cachent de profondes disparités. On savait déjà que les Italiens, les Français et les Espagnols vivent beaucoup plus longtemps que les Lettons ou les Hongrois (environ 85 ans, contre 79 ans). On sait désormais aussi que les Danois vivent beaucoup plus longtemps en bonne santé (73 ans pour les hommes et 74 ans pour les femmes) que les Estoniens (59 ans pour les hommes, 61 ans pour les femmes).
Au total, dans dix pays de l'Union européenne, l'espérance de vie « en bonne santé » est inférieure à 65 ans pour les hommes. Les plus touchés ? Les pays où le Produit intérieur brut et les dépenses de santé sont moins élevés qu'ailleurs. Et, chez les hommes, chômage de longue durée, études courtes et faible niveau d'éducation font une mauvaise potion, responsable d'une moins bonne santé en vieillissant.
Dans certains pays, préviennent les chercheurs, « repousser l'âge de départ à la retraite sera difficilement réalisable sans amélioration de l'état de santé des personnes vieillissantes »...
En France, où les sénateurs (moyenne d'âge, 62 ans) devaient voter, hier, l'amendement donnant la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans, l'espérance de vie « en bonne santé » est proche de la moyenne (68 ans pour les hommes et 69,8 ans pour les femmes). Mais cela laisse peu de chance, disons-le, aux travailleurs septuagénaires de vivre une belle retraite, « en bonne santé ».

Voter et se taire ?
Monopoles politiques, influences médiatiques :
La démocratie française, tant célébrée par ceux qui n’ont rien à dire au monde tel qu’il va, n’est guère démocratique. La classe politique se referme sur elle-même. Sondeurs, publicitaires et médias influencent de plus en plus les visions politiques.
Les consensus entre les partis les plus établis s’élargissent. Les inégalités sociales face à la politique persistent et se reproduisent. Les femmes demeurent sous-représentées, malgré la loi sur la parité, et combien trouve-t-on d’employés, d’ouvriers, d’individus issus de l’immigration, parmi les députés, les sénateurs, les ministres ?
La présidentialisation du régime, qui se renforce, ne rendra évidemment pas les institutions françaises plus démocratiques. La démocratie n’est-elle d’ailleurs qu’une question de forme juridique ?
Démocratiser la démocratie, en étendre le périmètre : c’est l’objet de ce livre. Bref, comment augmenter les contre-pouvoirs et les interventions directes des citoyens, à tous les échelons, et d’abord localement ? Il y a encore tant à inventer. L’activité démocratique ne peut se réduire à voter – et à devoir ensuite se taire et laisser faire. La démocratie est une chose trop sérieuse pour être abandonnée aux professionnels de la politique.
Lire l’avant-propos de l’ouvrage (« La démocratie n’est qu’un mot »)

Editeur : Editions Syllepse
Reims : où diable sont passés les partisans de D.S.K. ?
Un billet de Michel Cornillon
Après avoir harangué les soldats de l’UMP, les avoir alignés en ordre de bataille, Nicolas Sarkozy s’est fait, pour la conquête de l’Elysée, nommer héraut d’une droite autoritaire et sans complexe. Or, s’il était désormais le numéro un d’une machine de guerre qu’il entendait mener à la victoire, il avait à sa droite un bougre aussi retors que lui, capable donc de le mettre en échec. Fin stratège, il a donc puisé dans le programme dudit suffisamment d’idées pour détourner à son profit le vote de ses sympathisants. Entre autres emprunts la trouille des petites gens devant une insécurité soi-disant grandissante, causée d’évidence par des d’immigrés basanés, pour la plupart clandestins. Et de semblables ponctions dans le programme de la gauche, en citant Jaurès au passage, de manière à récupérer là aussi les brebis égarées, nourries des mensonges que leur servaient chaque jour sur le petit écran ainsi que le journal.
Si la victoire de Sarkozy, alors qu’on le donnait perdant avant le coup d’envoi, ne fut pas un triomphe, elle fut cependant assez nette pour que nous saluions ici son habileté à mener le monde à la baguette, à faire taire les voix discordantes, à retourner sa veste au moment opportun, à repousser d’un pauv’con qui osait se mettre en travers de son chemin.
Ayant ainsi cassé l’extrême droite, Sarko le vengeur s’est aussitôt attaqué au démembrement de la gauche. C’est ainsi que Kouchner, devenu ministre, a échangé ses rêves humanitaires contre un portefeuille qu’on suppose bien garni, que DSK fut nommé à la tête du Fonds monétaire, poste suffisamment distant de son fief pour qu’il ne se risquât pas, en bidouillant une social-démocratie de son cru, à nuire au futur président de l’Europe, voire du monde. Il faut cependant avouer que cette entreprise de mise au pas de l’ennemi, si l’on considère d’une part l’état de déliquescence du Parti Socialiste, de l’autre l’attrait que constituent honneur et reconnaissance aux yeux de certains renégats, n’a été ni particulièrement difficile ni véritablement complexe.
Nous en arrivons ainsi à l’étape suivante, c’est-à-dire à la gouvernance effective, laquelle se situe dans le prolongement exact de la saga précédemment décrite : destruction, cette fois-ci, des principaux acquis de la classe ouvrière, démembrement systématiques des valeurs fondatrices de la République, retour à un Second Empire qui ne pourra que le couronner, lui, Nicolas l’inflexible, casseur remonté de sa banlieue pour s’adjuger la France et ses richesses. Son dernière objectif enfin, avant qu’il ne parte pour Sainte-Hélène : démolir la droite et demeurer seul au monde, ce qui devrait arriver dans les mois à venir.
L’âme damnée de ce président peu commun, son courtisan le plus inébranlable, serait paraît-il son ministre chouchou, Xavier Bertrand, dont le visage poupin dissimule mal la volonté de mordre. Mais je n’en crois rien.
Son allié le plus inconditionnel, croyez-moi, ne peut se trouver dans son entourage immédiat, ce serait trop simple. Il se tient en réserve dans le secret défense, avec une narine chez l’ennemi, de manière à le humer, et une oreille chez Bush, pour le trahir le moment venu. Sans parler du soutien-gorge qui dépasse de sa poche et le rend sympathique aux yeux des la gaulois, il a d’autre part les deux pieds les deux mains dans le seau de confiture…
Vous ne voyez pas qui c’est ?
Allons, un “socialiste“ bien connu… un militant de longue date qui n’a cependant pas craint, en faisant mine de la soutenir, de jeter des peaux de banane sous les semelles de Ségolène.
Toujours pas ?…
Alors ce dernier indice : si ma mémoire est bonne, c’est lui qui aurait, voici six ans, appelé nos glorieux socialistes à voter pour l’ennemi, et toujours lui que l’ennemi récompense aujourd’hui d’une mise au placard qui non seulement le valorise, mais surtout lui rapporte.
GALèRE à Paris - Moi, Julie, mère SDF et blogueuse
LE MONDE | 14.11.08 Enquête Béatrice Gurrey
Julie Lacoste, 31 ans, Parisienne, salariée, déménage d’appartement en appartement, accompagnée de ses deux jeunes enfants. Sur « untempdderetard.blogspot.com », elle décrit sa galère
Certains en auraient fait un chemin de croix. Elle a choisi d'écrire un blog dont le nom est un clin d'œil narquois au slogan de la campagne municipale de Bertrand Delanoë, en mars 2008 "Un temps d'avance".
Depuis septembre, Julie Lacoste y décrit sans pathos sa vie au quotidien. La jeune femme travaille à la bibliothèque de l'université de droit Paris-V, à Malakoff, en proche banlieue sud. Son CAE (contrat d'accompagnement dans l'emploi) lui rapporte 750 euros net par mois, pour 26 heures par semaine. Pas assez pour trouver un appartement pour trois.
Au métro Château-Rouge, on voit arriver une longue fille en baskets, qui parle d'une voix mesurée et qui sent très bon, un parfum de grand couturier. Elle dit en rougissant : "Ça, je ne veux pas y renoncer, c'est mon petit plaisir."
Julie a aussi investi dans un grand sac équipé de roulettes, parce qu'elle en avait assez de déménager à vélo, avec un sac à dos, des sacs en plastique, Jules devant et Orphée derrière. Ce dernier, précoce en tout, sait déjà lire les prénoms sur les petits lits de la crèche de son frère et dessine à la perfection les requins-marteaux et les raies manta. Il philosophe en suçotant une glace : "Au début, je pleurais un peu, mais ça commence à me plaire d'aller de maison en maison. Je me fais beaucoup de copains." Evidemment, l'humeur n'est pas tous les jours aussi zen.
Séparée depuis longtemps du père de ses enfants, mais divorcée en septembre, Julie Lacoste a quitté son appartement fin janvier 2008. Elle n'avait pas trouvé de colocataire (c'eût été la troisième) pour partager le loyer de ses 50 m2, situés au-dessus d'un bar ouvert sept jours sur sept, jusqu'à 2 heures du matin.
"La dernière année, ils ont décidé de proposer aux clients des grillades", raconte Julie sur son blog. La hotte aspirante semblait branchée directement dans les chambres. Julie devait ouvrir toutes les fenêtres la nuit, en plein hiver. Le tout pour 950 euros par mois. Alors elle est partie, pensant que les choses s'arrangeraient, puisqu'elle avait déposé une demande de logement social depuis quatre ans.
Elle attend toujours. Jeudi 6 novembre, Julie Lacoste a enfin vu un assistant du maire et député du 18e arrondissement, Daniel Vaillant, qui n'avait jamais répondu à ses demandes.
Un flot de courriels et de lettres s'était déversé sur les services de l'élu parisien. La personne qui l'a reçue lui a montré quelques-uns de ces 200 courriers. C'est une autre blogueuse, Marion Le Hir de Fallois, 38 ans, ex-Parisienne vivant depuis quelques années à la campagne, en Haute-Saône, qui a proposé une lettre type aux internautes, révoltés comme elle par la situation de Julie.
"C'est génial, je suis contente, vous ne pouvez pas savoir", dit en riant cette mère de quatre enfants. "Les courriers, je sais en faire, je me suis dit que c'était comme cela que je pouvais aider Julie", ajoute cette ancienne militante "largement revenue de l'engagement politique et associatif". Julie, qui a essaimé quelques meubles, des livres et des souvenirs dans trois caves différentes, a toujours gardé avec elle son ordinateur.
Encouragée par son frère aîné, qui relit ses textes, car elle est très soucieuse de ne pas laisser de fautes d'orthographe, la jeune femme a découvert en même temps ce qu'était la blogosphère et la grande solidarité qu'elle pouvait engendrer.
"Il y a quelques mois, je ne connaissais même pas le mot !", dit-elle, encore stupéfaite des centaines de messages de soutien qu'elle a reçues et de la générosité qu'elle a rencontrée.
Son histoire est parvenue au Monde par une abonnée, Tiphaine Oliveira Reis, qui avait découvert le blog par hasard. Contactée, elle écrit : "Je vis en Angola (province de Huambo), et la situation de cette femme qui pourrait être la mienne un jour, ou celle d'autres femmes, m'a beaucoup révoltée. Quand vous rencontrerez Julie, dites-lui combien nous pensons tous à elle (...). Elle peut compter sur nous. Elle et toutes les autres."
Originaire de la région bordelaise, Julie veut rester à Paris. C'est là qu'est sa vie. Elle y est arrivée à 18 ans, après avoir "arrêté les chevaux". Avec son BEP agricole, obtenu en alternance dans une maison familiale rurale, où elle était pensionnaire entre 15 et 19 ans, elle avait trouvé plusieurs emplois dans des centres équestres ou d'élevage. Puis elle a abandonné cette vie qui ne correspondait pas à ses rêves. Sa mère, agent EDF, aujourd'hui retraitée, a financé deux années d'études dans une école de théâtre privée - qui n'ont pas permis à Julie de débuter dans le métier. Son père est décédé lorsqu'elle avait 8 ans.
A 23 ans, elle a rencontré Madiop, musicien d'origine sénégalaise et père des enfants, qui ne peut l'aider que de façon "aléatoire". Une façon pudique de dire qu'il n'a pas non plus de domicile fixe.
Bien que la mère de Julie et son second mari se soient portés garants pour elle, elle n'a pas obtenu de logement. Comme elle travaille jusqu'à 20 heures tous les lundis, son frère va chercher les enfants à la crèche et à l'école ; il emmène l'aîné à la piscine. Mais il ne peut pas les loger. "Quand Jules me dit : "On vit comme des bohémiens", on essaie de rire de la situation. J'essaie de faire en sorte que ce ne soit pas quelque chose de lourd", raconte Julie, pourtant très lasse de tous ces déménagements.
Depuis le 10 novembre, ils ont posé leurs sacs chez Emmanuelle Mimran, 34 ans, qui vit avec ses deux petites filles près de la crèche d'Orphée, porte de la Chapelle. "Je ne connais pas très bien Julie, mais j'ai entendu parler de ses galères. J'ai trouvé que c'était totalement terrifiant cette situation avec des enfants. Moi j'ai un toit, 80 m2, et voilà, c'est très spontané."
Encore une offre généreuse - à laquelle cette intermittente du spectacle, monteuse dans le cinéma, n'a pas fixé de durée. Mais quand on demande à Jules ce qui lui manque le plus et qu'il ne peut emporter à chaque fois qu'il déménage, il réfléchit un instant et répond : "La maison."
Sur Internet : http://untempsderetard.blogspot.com.

Sur un pont ferroviaire, à Paris, Julie Lacoste, accompagnée d'un de ses fils, fixe les voies de chemin de fer. Dans la capitale, 423 familles monoparentales sont considérées comme sans domicile fixe, selon la mairie.
Les Indégivrables - Fraternité
Check-list Le MONDE 17 novembre 2008

Carton rose !

Jean-Claude Juncker critique Nicolas Sarkozy sur le gouvernement économique de la zone euro
E24 - lundi 17 novembre 2008 |
Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a sévèrement critiqué lundi 17 novembre le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy pour ses propositions de gouvernement de la zone euro, et raillé ses appels à une plus grande coordination économique.

Jean-Claude Junker
Le président français a récemment proposé de réunir plus souvent les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de la zone euro, après une première rencontre inédite de ce type en octobre pour mettre au point un plan de sauvetage des banques. A l'heure actuelle, seuls les ministres des Finances des pays utilisant la monnaie unique se réunissent, chaque mois et sous la présidence de Jean-Claude Juncker, qui est ministre des Finances et Premier ministre du Luxembourg. Mais Nicolas Sarkozy a jugé que ces ministres n'avaient pas l'autorité suffisante pour prendre de grandes décisions. La presse lui a même prêté l'intention de vouloir lui-même diriger ce futur "gouvernement", ce que l'intéressé a nié.
Par devoir
S'exprimant devant le Parlement européen à Strasbourg, Jean-Claude Juncker a relevé qu'il essayait "modestement d'animer les travaux des ministres des Finances, dont Nicolas Sarkozy a relevé qu'il ne sont pas à la hauteur". "Moi je ne recherche pas la présidence de l'Eurogroupe au niveau des ministres des Finances pour le plaisir et pour ma gloire personnelle qui n'est guère extensible", a-t-il lancé ironiquement. "Je le fais par devoir. Si d'autres pensent qu'ils pourront mieux assumer ces tâches", qu'ils le fassent, "mais qu'ils y appliquent la même intensité pour les années à venir que celle qu'ils donnent l'impression de vouloir appliquer au moment où nous sommes", a ajouté le Premier ministre luxembourgeois. Il a par ailleurs reproché implicitement à la France d'appeler à une meilleure concertation en Europe face à la crise, sans montrer elle-même l'exemple, en prenant des mesures sans en parler avec ses partenaires.
"J'observe avec attendrissement les rappels et les appels renouvelés à la coordination des politiques économiques qui s'expriment surtout dans la langue de Voltaire", a-t-il dit. "Je voudrais que ceux qui nous appellent à la coordination donnent d'abord l'exemple de la sincérité de leurs propos", a-t-il ajouté.
De concert
Jean-Claude Juncker n'a pas dit clairement quelle mesure il visait. Mais selon son entourage, il n'a pas apprécié en particulier que Paris ait mis ses partenaires devant le fait accompli à propos du creusement de ses déficits depuis déjà plusieurs mois. Sur le fond, il s'est dit tout à fait d'accord avec la nécessité pour l'Europe d'agir de concert "face à une crise de la taille que nous connaissons". "Une réaction de politique économique forte et coordonnée au niveau européen est nécessaire et nous devons réfléchir au meilleur moyen de l'organiser", a-t-il dit. "Nous devons mettre à profit les trois semaines qui nous séparent du conseil" des dirigeants européens mi-décembre "pour affiner avec habileté notre stratégie européenne", et éviter des "réactions disparates" qui nous guettent.
En 2008, Woerth prévoit une croissance du déficit de l'Etat : plus de 50 milliards
Crise économique et baisse des rentrées fiscales: le cocktail est explosif pour le budget de l'Etat, selon le ministre du Budget Eric Woerth. Ce dernier a prévu, lundi 17 novembre, un déficit de l'Etat à 51,4 milliards d'euros en 2008, en nette hausse par rapport à 2007.
"La prévision initiale de déficit de 2,7% du PIB est revu à 3,1% de PIB". Selon la Commission européenne, le déficit français enfoncera les 3% dès 2009.
La Fondation contre le cancer dénonce enfin les dangers du GSM
RTL infos – Belgique - lun 17 nov
Pour la première fois, la Fondation belge contre le cancer communique ouvertement à propos des dangers que représente l’utilisation du GSM.
La Fondation contre le cancer a mis en ligne sur son site internet un avertissement contre ces dangers.
La Fondation contre le cancer a dressé une liste de conseils pour une utilisation plus sûre du GSM. Elle déconseille notamment aux enfants de moins de 12 ans d'utiliser ces téléphones, parce que leurs effets sur le cerveau, encore en pleine croissance, ne sont pas encore suffisamment connus.


