lundi 17 novembre 2008
NANTES – Projet d’aéroport : La résistance s'organise
Actualités MAVILLE – 17 Novembre 2008 O.F. Jocelyne RAT.
La perspective de sondages de sols pour la réalisation d'un accès à l'aéroport de Notre-Dame mobilise les opposants. Des actions sont prévues.
« Résistance et vigilance » sont les maîtres-mots à Notre-Dame-des-Landes. L'assemblée générale annuelle de la coordination-Acipa, vendredi soir, a constitué une nouvelle occasion de lancer un appel à la mobilisation.
La perspective prochaine de sondages géothermiques, sur les terres destinées à la réalisation d'un barreau routier, est analysée comme « le début de la construction de cet aéroport... Nous refusons cette politique du fait accompli au moment où les raisons de l'opposition à ce projet se confirment chaque jour (allusion à la crise économique et financière)... »(1) dit une motion votée à l'unanimité.
Et d'appeler « toutes les mairies à refuser la tenue de réunions sur leur territoire » en prélude aux sondages de sols. Une réunion de cette nature a en effet été annoncée le 19 novembre à la Pâquelais, commune de Vigneux, mais semble avoir été annulée par crainte de réactions.
« Guérilla » silencieuse
La coordination est prête à rassembler ses sympathisants, pour faire barrage au travail des techniciens dans les jours qui viennent. Elle a déjà réussi à rallier à sa cause et jusqu'en Bretagne, plus de 200 personnes, prêtes à se relayer quotidiennement en silence avec des pancartes, devant le conseil général, depuis octobre. « Nous n'arrêterons qu'avec la fin du projet d'aéroport », a rappelé Paul Roulleaud, un militant à l'initiative de cette opération activiste. Lui-même se poste régulièrement devant le bâtiment de l'organisation mondiale de la santé, à Genève pour protester contre le lobby nucléaire et l'oubli des irradiés de Tchernobyl.
D'autres rendez-vous. Le 6 décembre : dans le cadre d'une action mondiale pour le climat, rassemblement à 15 h au Pont-Morand à Nantes où la coordination distribuera des tracts. En juin : second festival « Le plancher des vaches » et le traditionnel pique-nique. Début août : un camp climat réunissant diverses associations, avec actions et animations sur le terrain.

Paul Roulleaud, militant de la première heure, est à l'initiative de l'opération « Citoyens vigilants » devant le conseil général.
(1) Les opposants estiment encore que ces sondages n'ont pas lieu d'être, « tant que les recours juridiques déposés n'ont pas été jugés et que les solutions alternatives n'ont pas été correctement étudiées... »
Le congrès pour rien des socialistes
Placide - http://www.leplacide.com/

« Je suis handicapé et je veux travailler »
Ouest-France – 17/11/08 - Nadine BOURSIER
Dominique capo : « Le travail, c'est pour moi le moyen de gagner de l'argent, mais aussi d'avoir une vie sociale. Quelle est ma place dans la société ? »
Dominique Capo mène une « vie de handicapé ». À l'occasion de la semaine pour l'emploi des personnes handicapées, cet habitant de Valognes (Manche) raconte son parcours, pour être entendu et parce qu'il est « fatigué de se battre » pour trouver un travail.
J'ai 39 ans et je suis atteint de la maladie de Sturge-Weber. Je suis né avec un angiome externe et interne. Une tache de vin qui mange toute la moitié gauche de mon visage et qui touche mon cerveau.
À l'âge de six mois, j'ai été la proie d'une vive crise de convulsions. La première d'une longue série. Le côté droit de mon corps a été paralysé. Grâce à des séances de kinésithérapie, j'ai récupéré une partie de la motricité de ma jambe droite et de mon bras droit. Malgré un médicament, je suis encore victime de convulsions, lorsque je suis stressé. Ce qui m'empêche de passer mon permis de conduire. À partir de 1989, j'ai décidé de faire disparaître ma tache de vin grâce à une série d'opérations chirurgicales. Mais des cicatrices demeurent. Mon handicap se lit encore sur mon visage.
Enfant, j'ai constamment été rejeté par mes camarades de classe. Moqué, méprisé, mis à l'écart. Adolescent, je me suis réfugié dans le dessin et l'écriture. Mes études ? Une vraie débâcle. Je n'ai pas obtenu mon BEP ' administration commerciale et comptable '. Jusqu'en 1992, mon parcours professionnel n'a été qu'une succession de petits boulots sans avenir. Jusqu'à mon entrée à la Bibliothèque nationale de France, en tant que magasinier. Un tournant de mon existence. Mon contrat emploi solidarité a été renouvelé de 1992 à 1995. Au fil des mois, mes employeurs ont adapté mon poste à mes capacités et à mon handicap. Je ne pouvais pas coller d'étiquettes, mais pouvais faire de l'accueil, de l'archivage... J'étais heureux d'aller au travail, dans ce temple du savoir. J'ai d'ailleurs réussi le concours de recrutement des magasiniers à la deuxième tentative. Mais j'étais sur liste d'attente. Je n'ai finalement pas été retenu et mon contrat est arrivé à son terme.
De 1995 à 1999, j'ai enchaîné les formations pour retrouver un emploi. Je survivais financièrement grâce à mes allocations chômage et à mon allocation adulte handicapé. Je me suis inscrit à des cours du soir pour obtenir l'équivalent du bac. Ce qui m'a permis de m'inscrire à un concours réservé aux handicapés pour travailler comme ' employé administratif ' au sein de l'Éducation nationale. J'ai bûché comme jamais ! Et j'ai réussi !
J'ai effectué un stage à l'université Paris XIII. Mais le poste n'était pas aménagé pour les handicapés. Mes supérieurs m'ont demandé de faire une année supplémentaire de stage. Mais dans une autre université, sur deux postes à mi-temps. Je n'ai pas supporté la pression et j'ai commis quelques erreurs. Mes supérieurs ont estimé que je n'étais pas titularisable. Choc terrible. J'ai fait une crise de tétanie et d'aphasie, suivie d'une dépression nerveuse.
J'ai mis du temps à être de nouveau prêt à travailler. Je me consacrais alors à ma passion : l'écriture. La seule qui me permet de me valoriser, de progresser. J'ai un projet titanesque : rédiger une saga romancée sur l'histoire de l'Humanité, façon Da Vinci code.
Après plusieurs mois de convalescence, j'ai recherché de nouveau un emploi : inscription à l'ANPE et passage par Cap Emploi (pour favoriser l'embauche des personnes handicapées dans les entreprises). Puis j'ai rencontré une jeune femme elle-même handicapée, puisqu'elle est née avec une petite atrophie du cerveau. Nous avons emménagé ensemble à Valognes, près de Cherbourg, en 2004. J'ai enfin trouvé une stabilité sentimentale, après quinze ans de solitude.
Nous vivons tous les deux avec mes 456 € d'Allocation spécifique solidarité et 1 500 € d'ARH à nous deux. Après quelques années de suivi, Cap Emploi m'a fait comprendre qu'ils n'avaient pas d'autre solution à me proposer. J'ai eu le sentiment que même les administrations dont je dépendais m'abandonnaient. Pas de solution pour moi. Comme si on voulait m'effacer des statistiques des demandeurs d'emploi. À l'issue d'un ultime stage d'aide à la recherche d'emploi, l'hôpital de Valognes m'a proposé un poste de secrétaire administratif en contrat d'aide à l'emploi (CAE) d'un an renouvelable. Mais au terme de cette période d'essai, l'hôpital a rompu le contrat.
Que dois-je faire de plus ? J'ai multiplié les stages, frappé à toutes les portes, n'ai refusé aucune offre, aucune piste. Mais, je dois trouver à Valognes. Je suis fatigué de devoir toujours me battre. J'ai l'impression de demander l'aumône.
Le travail, c'est pour moi le moyen de gagner de l'argent, mais aussi d'avoir une vie sociale. Quelle est ma place dans la société ? Je veux juste un emploi à mi-temps me permettant de gagner un salaire de 650 €. Mon rêve ? Travailler dans une bibliothèque, même bénévolement...
J'ai traversé de nombreuses épreuves, mais la pire de toute, c'est de réaliser à quel point la société et le monde du travail repoussent les personnes comme moi dans le noir et l'oubli. Désespéré, en septembre, j'ai écrit au président de la République et à différentes administrations. Une bouteille à la mer. Je n'ai reçu que des réponses laconiques.
Comment fonctionnent les prud'hommes ?
Ouest-France – 17/11/08
Près de 20 millions d'employeurs, salariés et chômeurs votent le 3 décembre. Les conseillers qu'ils éliront jugent les litiges nés du contrat de travail.
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• Qui sont les prud'hommes ?
Le terme prud'homme est apparu au XIe siècle. Dans le sens « d'homme de valeur, prudent, de bon conseil ». Le premier conseil est installé à Lyon par la loi du 18 mars 1806. Plusieurs autres textes vont organiser la juridiction. Dont la réforme de 1848, qui institue le paritarisme entre employeurs et salariés.
• Que jugent-ils ?
Tous les désaccords concernant le contrat de travail des salariés du privé, qu'il soit à durée indéterminée ou déterminée, d'apprentissage... Le plus souvent, ils opposent un employeur à un salarié. Cela peut aussi être entre deux salariés. Leur compétence ne concerne que les litiges individuels. Ainsi, l'interprétation d'une convention collective ou d'un accord syndicat-employeur leur échappe.
Mais ils jugent de l'existence ou de la validité du contrat de travail d'un salarié, les différends sur le salaire, la formation les congés, la discrimination, les conflits lors de la rupture du contrat (licenciement, clause de non-concurrence...). Quatre fois sur dix, il s'agit d'un problème de rémunération.
• Qui juge ?
Les conseillers prud'homaux, élus généralement sur les listes présentées par les organisations syndicales et patronales. Ils sont 14 512, pour 210 conseils. Les élections ont normalement lieu tous les cinq ans : six ans, cette fois, le précédent scrutin datant de 2002.
• Quels sont les délais ?
En moyenne, il faut compter un peu plus d'un an pour obtenir un jugement. Mais sept décisions des prud'hommes sur dix font l'objet d'un appel, ce qui allonge le délai. Ceci dit, dans près de sept cas sur dix, l'appel confirme la décision des prud'hommes.
• Quelle est la procédure ?
Le litige est examiné dans la section correspondant au domaine d'activité de l'employeur et du salarié en conflit. Ces sections sont au nombre de cinq : industrie, commerce, agriculture, activités diverses (professions libérales, artistiques, enseignement...), encadrement.
La première étape, obligatoire, est celle de la conciliation. Le débat se déroule à huis clos. Si cette conciliation échoue, c'est le bureau de jugement qui tranche, composé de deux conseillers salariés et de deux conseillers employeurs. La décision, prise à la majorité, est rendue après un débat oral et public. S'il n'y a pas de majorité, l'affaire revient devant le même bureau, mais présidé par un magistrat professionnel, le juge départiteur.
Pour les affaires urgentes, la procédure de référé peut être utilisée.
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Les prud'hommes sont le seul endroit où les salariés peuvent défendre leurs droits. C’est une des juridictions les plus au fait des questions sociales.
Une institution plongée dans la tourmente des réformes : carte judiciaire, indemnisation des conseillers, nouveau Code du travail... La crise sera-t-elle mobilisatrice ?
Dans le cadre de la refonte de la carte judiciaire menée par la Garde des Sceaux Rachida Dati : 61 sur 271 des conseils de prud'hommes sont supprimés en France depuis avril 2008.
En savoir plus : c'est possible sur le site Internet mis en place par le gouvernement (www.prudhommes.gouv.fr).
Cheminot, enseignants, postiers: trois mouvements de grève dans le secteur public cette semaine
AOL actualités – 17/11/08

Passager seul sur le quai de la gare de Nantes, le 6 novembre 2008, jour de grève à la SNCF
Dans le sillage des pilotes de ligne, les cheminots se mettront à nouveau en grève cette semaine, suivis par les enseignants jeudi, tandis que les postiers défileront samedi dans toute la France contre la "privatisation" de La Poste.
En Inde, ouverture du plus grand rassemblement des exilés tibétains depuis 60 ans
Aujourd’hui la Chine - le 17/11/2008 par AFP
Un demi-millier de dirigeants tibétains en exil ont commencé à se réunir dimanche à Dharamsala,en Inde, pour débattre d'une éventuelle radicalisation de leur lutte sur le statut du Tibet, après l'échec d'années de négociations avec la Chine.

Ce possible durcissement - en exigeant l'indépendance du Tibet plutôt qu'une simple autonomie - doit être discuté à partir de lundi et jusqu'au 22 novembre au cours du plus grand rassemblement en 60 ans de la communauté tibétaine dans la bourgade himalayenne de Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où le Dalaï-lama vit réfugié depuis 1959.
L'unique et célébrissime figure de la cause tibétaine, âgé de 73 ans et à la santé fragile, avait révélé fin octobre qu'il réfléchissait à une stratégie plus radicale que sa diplomatie traditionnellement conciliante avec Pékin, qui a annexé le Tibet en 1951.
Cette réunion vise à recueillir les "véritables opinions et points de vue du peuple tibétain à travers des discussions libres et franches", a déclaré dimanche le Dalaï-lama, alors que les délégués commençaient à arriver.
Début novembre au Japon, le Dalaï-lama avait carrément "reconnu l'échec" de la revendication autonomiste pour son pays natal et demandé aux six millions de Tibétains d'être ouverts à toutes les options. Certes, le mouvement tibétain "restera non violent", mais le lauréat 1989 du prix Nobel de la paix a "perdu espoir" de trouver un règlement avec la Chine, répète depuis quinze jours son plus proche conseiller, Tenzin Taklha. Des émissaires du Dalaï-lama et des représentants chinois discutent officiellement depuis 2002 mais les pourparlers de la semaine dernière en Chine ont capoté, Pékin affirmant qu'il ne ferait "jamais de concession" même sur une "semi-indépendance" du Tibet.
Les émissaires du Dalaï-lama ont déclaré dimanche que les négociations avaient confirmé "l'incapacité du gouvernement chinois à répondre sérieusement aux efforts de Sa Sainteté le Dalaï-lama au cours des dernières décennies".
Dans ce contexte, "la réunion (de Dharamsala) va s'avérer être un tournant", pense Sonam Dolkar, de l'organisation "Gu Chu Sum" des anciens prisonniers politiques tibétains, l'un des groupuscules de la mouvance indépendantiste. "Le temps est venu pour le peuple tibétain de réfléchir à son avenir et de décider de la direction à prendre", prévient-il. "Nous sommes à la croisée des chemins", confiait ces derniers jours à l'AFP Tsewang Rigzin, président du Congrès de la jeunesse tibétaine, porte-drapeau d'une jeune garde indépendantiste, amère, frustrée et qui menace de déborder l'ancienne génération du vieux dignitaire bouddhiste.
Une motion réclamant l'indépendance devrait être présentée durant la réunion, mais le conclave n'a aucun pouvoir de décision et devra s'en remettre aux Parlement et gouvernement tibétains en exil. Par avance, la Chine a prévenu jeudi que ce sommet de Dharamsala ne mènera "nulle part", tout en appelant son voisin indien à ne pas tolérer sur son sol des activités "indépendantistes".
Le Dalaï-lama est la bête noire de Pékin, qui l'accuse d'être un dangereux séparatiste, sous couvert de la religion. Mais l'homme à l'éternel sourire, toujours vêtu de sa robe couleur safran, est respecté par la majorité de son peuple et reste une icône en Occident.
Homme politique pragmatique et fin diplomate, il a renoncé depuis longtemps à l'indépendance pour privilégier une politique dite de la "voie moyenne" consistant à réclamer l'"autonomie culturelle" du Tibet, y compris pendant la révolte du printemps à laquelle il a donné un retentissement mondial avant les jeux Olympiques. Les exilés tibétains, dont bon nombre de jeunes, sont plus de 100.000 en Inde.
La plupart y sont nés et n'ont jamais mis les pieds au Tibet.
Gorbatchev préconise une "Glasnost mondiale" contre la crise
E24 avec AFP - dimanche 16 novembre 2008
: "Nous avons besoin d'une "Glasnost" mondiale, pour faire converger les intérêts politiques internationaux, nationaux et ceux de la société civile, et ce afin de répondre aux défis auxquels le monde doit faire face", a déclaré le prix Nobel de la paix 1990 au magazine brésilien Veja du dimanche 16 novembre.
Mikhaïl Gorbatchev
Par le terme "Glasnost", Gorbatchev fait référence à l'époque où il dirigeait l'Union soviétique, de 1985 à 1990. Une période lors de laquelle il avait lancé deux grands programmes de réforme: le programme dit de "Glasnost" (ouverture et transparence) et celui dit de "Perestroika" (restructuration). Deux termes qui ont symbolisé la fin de l'URSS.
Selon l'ancien dirigeant soviétique, la crise financière actuelle "révèle la fragilité du modèle de développement basé sur un libéralisme économique ultra-radical". "Le modèle économique devrait se focaliser sur les besoins des populations, le bon fonctionnement des entreprises, les préoccupations environnementales (...) et des mesures décisives de lutte contre la pauvreté", a-t-il précisé, en estimant que la Russie et le Brésil "ont un rôle potentiel énorme dans l'élaboration de ce nouveau programme". "Le monde a besoin d'une nouvelle vision politique", a-t-il insisté, regrettant "un déficit de leadership" à l'heure actuelle.

Obama confirme sa volonté de fermer Guantanamo d'organiser un retrait des troupes d'Irak
AOL Actualités – 17/11/08
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Le président élu des Etats-Unis Barack Obama a confirmé dimanche sa volonté de fermer le centre de détention de Guantanamo Bay (Cuba) et d'organiser un retrait des troupes américaines d'Irak après son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier, dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne CBS.
"J'ai dit plusieurs fois que je voulais fermer Guantanamo, et je vais m'y tenir", a-t-il déclaré lors de son premier entretien télévisé depuis son élection le 4 novembre.
Le prochain président américain a promis plusieurs fois pendant sa campagne de fermer le centre de détention situé à Cuba, symbole des excès de "la guerre contre le terrorisme" menée par George W. Bush et critiqué par la communauté internationale.
"J'ai dit au cours de la campagne, et je me suis tenu à cette position, que dès que je prendrai mes fonctions, j'appelerai l'état-major et les responsables de la sécurité nationale, et nous lancerons un plan de retrait de nos troupes" d'Irak, a-t-il par ailleurs affirmé, en ajoutant: "particulièrement à la lumière de ce qui se passe en Afghanistan" où la situation s'est dégradée, selon lui.
M. Obama entend mettre fin à la présence américaine en Irak, un conflit débuté en mars 2003 et qui a fait plus de 4.000 morts dans les rangs militaires américains, afin notamment de libérer des soldats et du budget pour la guerre en Afghanistan, dont M. Obama a fait une priorité de sa politique étrangère.
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Obama: les internautes consignent leurs desiderata en ligne
AOL actualités – 17/11/08
Des milliers d'internautes se sont mis à dresser la liste de leurs desiderata après la victoire à l'élection présidentielle américaine de Barack Obama, qui s'était largement appuyé sur le secteur de la "high tech" durant sa campagne électorale.
Le site ObamaCTO.org, sans lien avec l'équipe officielle de transition à Washington, permet aux internautes de faire des propositions et de voter pour établir ce que devraient être les priorités du prochain "directeur informatique" de la future administration, un poste à rang de ministre que M. Obama s'est engagé à créer.
"Faire que l'internet soit largement accessible" est en tête des demandes (6.380 voix) des internautes, suivi par "Respecter la vie privée et annuler le Patriot Act (législation antiterroriste)" (4.736 voix).
"Annuler la loi sur les droits de propriété numérique" de 1998 vient en 3e position, suivie par une demande pour de la transparence au gouvernement (2.908 voix) et une autre pour relancer la recherche sur l'énergie (2.768 voix).
Plusieurs autres sites ont également été lancés pour faire des suggestions à la nouvelle administration, comme whitehouse2.org et BigDialog.org. Le site officiel mis en place par l'équipe de M. Obama après son élection, Change.gov, invite également les internautes à proposer des idées.
M. Obama était largement préféré par les informaticiens de la Silicon Valley au républicain John McCain lors de la présidentielle, et le secteur s'attend à voir une administration beaucoup plus ouverte à l'interactivité que les antérieures.
G-20 : Un « sommet historique » ?
Le journal du Développement Durable - 17 novembre 2008, Jacques Moulins
La réunion du G-20, qui s’est tenue samedi dernier à Washington, était l’objet d’attente très diverses.
L’administration Bush voulait des « résultats très concrets » pour répondre rapidement à la crise actuelle, alors que certains Européens espéraient une première étape vers un second Bretton woods. Le sommet s’est en fait accordé sur de grands principes.
La réponse politique planétaire tourne autour de quelques idées : la régulation des marchés financiers à définir, la transparence des produits dérivés, la redéfinition du travail des agences de notation, une gouvernance mondiale élargie au G-20, le refus de politique protectionniste et des mesures de relance initiées par les budgets nationaux.
Un nouveau sommet en avril
Cette déclaration est sans doute une première. Mais le sommet pourra être réellement traité d’historique s’il a une suite positive et concrète. Les dirigeants européens semblent penser que ce sera le cas. Nicolas Sarkozy a souligné « : « nous avons obtenu un calendrier, désigné des responsables, défini une stratégie et des modalités d’actions ». Et, de fait, les ministres des finances du G-20 se réuniront pour faire des propositions concrètes, les agences de notations, paradis fiscaux et produits dérivés feront l’objet de réformes et de surveillance.
Gordon Brown a estimé pour sa part que le sommet était bien le point de départ d’un après Bretton-woods. En effet, la réunion de Washington s’est prononcée pour une nouvelle organisation de la Banque mondiale et le FMI, faisant notamment place dans la gouvernance économique et financière mondiale aux pays émergents, et également pour la relance du cycle de négociations de l’OMC d’ici à la fin de l’année, afin notamment d’éviter toute tendance protectionniste.
Enfin, Angela Merkel s’est félicitée que « tous les produits et tous les marchés soient réellement soumis à surveillance ». Différents points (de l’harmonisation des normes comptables à la rémunération des dirigeants des banques) ont été retenus à cet effet par le sommet qui charge les ministres des finances d’en contrôler les effets et d’en faire rapport pour le prochain sommet des vingt chefs d’état qui se réunira probablement à Londres, en avri 2009.
Un verre à moitié vide
Pour les analystes qui voient plutôt dans le sommet un verre à moitié vide, il reste que la France n’a pas obtenu la création d’un « gendarme international » de la finance. Que les produits dérivés sont plus appelés à se réformer qu’à se révolutionner. Que « la régulation relève avant tout de la responsabilité des régulateurs nationaux »…
Il faut cependant souligner que les premiers pas sont d’autant plus importants que l’administration Bush est en partance et que le prochain sommet se fera en présence de Barack Obama qui n’avait envoyé que des observateurs.
Historique, la réunion de Washington le restera pour les pays rassemblés autour de la table. Le G-8, décidément bien dépassé, a laissé la place au G-20 qui pèse à lui seul 90% du PIB mondial. Aux anciens invités, se sont ajoutés l’Inde et la Chine, le Brésil et l’Argentine, la Turquie et l’Espagne ou encore l’Arabie Saoudite. Etaient encore présents le président de la Commission européenne, le secrétaire général de l’ONU et le directeur général du FMI. Mais pas celui de l’OMC que seuls les Etats-Unis voulaient inviter.
Historique également, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy, par la déclaration signée par des pays aux intérêts si divers qui s’accordent à reconnaître « qu’une réponse politique élargie, fondée sur la coopération macro-économique, est nécessaire pour rétablir la croissance ». Un long communiqué pose ainsi 47 actions pour répondre à la crise actuelle.
RUSSIE - « Sentinelles de la Liberté »
OUEST-FRANCE dimanche 16 novembre 2008
Les dissidents font entendre l’autre voix de la Russie. Ils s’opposent au régime de Medvedev et Poutine.. Quatre dissidents disent leurs espérance d’une alternance. Et en appellent à l’Europe. ( Ouest-France dimanche 16 Novembre 2008 )
Editorial par Jeanne Emmanuelle Hutin
On ne saura jamais le prix de leurs sourires, de leurs paroles, de leurs regards attentifs. On sait que certains ont frôlé la mort. Tous ont choisi de résister, de dire non : Non, la liberté de l'homme ne se foule pas aux pieds. Non, sa dignité ne s'échange pas contre les biens matériels. Non, la vérité ne se marchande pas.
Sergueï Kovalev, Alexandre Podrabinek, Natalia Gorbanevskaïa, Zoia Svetova, ces quatre opposants russes restent éveillés à l'heure où tant d'autres, fatigués de ces luttes incessantes, se replient sur leur vie personnelle.
Les nombreux assassinats politiques en Russie, comme celui de la journaliste Anna Politovskaïa, rappelle le danger qu'ils courent à venir en France, dire haut et clair ce que le pouvoir russe voudrait laisser dans l'ombre : la violence et la corruption qui s'étend bien au-delà de la Russie, la souffrance des Tchétchènes, l'occupation d'une partie de la Géorgie, l'escalade enclenchée avec l'annonce de l'implantation de missiles à Kaliningrad.
Ils ne viennent pas ici pour se plaindre, mais pour faire connaître leurs combats pour le respect des droits de l'homme et la Liberté. Ils viennent ici parce qu'ils espèrent un sursaut de la France, pays démocratique. Ce sursaut, ils l'envisagent fidèle « aux valeurs universelles » que nous proclamons partout sans toujours régler nos actes sur elles.
Ils parlent avec vigueur, avec virulence même comme pour réveiller cet Occident endormi, trop sûr de lui-même et qui se croit à l'abri de toutes les tempêtes de l'Histoire. Comme si la Démocratie était gagnée pour toujours, alors qu'elle nécessite un laborieux ouvrage : celui que chaque génération doit accomplir pour elle-même et pour la suivante.
Ils nous apprennent que la Liberté est un seul et même combat et qu'il n'est pas possible de la sauver ici en la laissant sombrer ailleurs. Ce serait une erreur de penser qu'il faut fermer les yeux sur les abus et la nature du pouvoir russe pour obtenir en échange des garanties sur notre approvisionnement en gaz. Ce serait, au contraire, ouvrir la porte à tous les chantages qui risqueraient de nous rendre de plus en plus soumis à la politique russe et de plus en plus en contradiction avec le respect des droits de l'homme, fondements de la Démocratie.
Ils nous alertent à l'heure ou l'Union Européenne veut développer ses liens commerciaux avec la Russie : « La solidarité avec ceux qui luttent pour la liberté est nécessaire, non seulement pour eux, qui risquent leur vie et leur liberté dans leur pays, mais aussi pour l'Europe, si celle-ci cherche à conserver son influence dans le monde », déclare Alexandre Podrabinek.
Ces « Sentinelles de la Liberté » nous rappellent que la fin ne justifie pas les moyens et que la Liberté ne saurait être une monnaie d'échange.
