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samedi 15 novembre 2008

Des bénéfices record encore prévus pour les entreprises du CAC 40 en 2008 (étude)

15/11/2008- France-Infos – AFP

Après une année 2007 record, les entreprises du CAC 40 pourraient voir leurs bénéfices encore augmenter de plus de 12% en moyenne en 2008 malgré la crise, selon une étude du cabinet PriceWaterHouseCoopers (PWC) publiée samedi dans Le Monde.

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Se fondant sur des estimations de résultats pour toute l’année 2008, les experts du cabinet d’expertise comptable ont calculé qu’au total, les quarante plus grosses entreprises françaises allaient enregistrer une hausse de 12,09% de leurs bénéfices par rapport à 2007, une moyenne pondérée en fonction de la capitalisation boursière de chaque société. Selon PWC, qui a réalisé cette étude à la demande du quotidien, les entreprises voient encore progresser leurs résultats en 2008 car "la traduction chiffrée de la crise n’apparaîtra réellement dans les résultats qu’en 2009".

Le bénéfice net total des entreprises du CAC 40 "anticipé actuellement par les analystes" est de 99 milliards d’euros pour 2008, d’après PWC.

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Posté par werdna à 21:06 - Economie - Finances - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Organismes publics à budget stable: la Cnil et la Halde également visées

Les échos [ 14/11/08 

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) font partie des 14 organismes publics qui verront leur budget 2009 maintenu au niveau de 2008, a-t-on appris vendredi de source parlementaire.

Le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann (UMP), a fait adopter cette semaine plusieurs de ses amendements au budget 2009 qui imposent un fonctionnement "plus modeste et plus économe" à 14 de ces organismes.

Pour ces organismes ou autorités administratives, les dépenses de fonctionnement de 2009 seront stables par rapport à 2008.

Outre la Cnil et la Halde, la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques), la CRE (Commission de régulation de l'énergie), l'Autorité de la concurrence ou la Commission d'accès aux documents administratifs sont également concernées.
"Cette stabilisation de crédits ne concerne pas les dépenses liées au personnel, aux investissements et aux interventions", a précisé M. Warsmann. 

Les économies ainsi escomptées pour l'Etat sont évaluées à 1,7 million d'euros.

Quand le budget du « Train de vie de l’état » sera-t-il lui aussi stationnaire ? Les économies seront-elles toujours pour les autres … ?

Posté par Cozett à 17:00 - Economie - Finances - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Le Japon au seuil de la récession

Actualités JAPON le 15/11/2008 à 8h21  par AFP

Croissance proche de zéro, chute des exportations, moral des ménages au plus bas, l'économie japonaise a du plomb dans l'aile et pourrait bien rejoindre la liste des pays entrés en récession technique à cause de la crise financière mondiale. Annonce officielle attendue le 17 novembre.

Les économistes s'attendent à une croissance proche de zéro du produit intérieur brut (PIB) pour les trois mois de juillet à septembre, la majorité d'entre eux penchant pour un chiffre légèrement négatif.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prédit un recul de 0,4%.

Cette éventualité marquerait l'entrée officielle de la deuxième économie mondiale en récession, définie par au moins deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. Au deuxième trimestre, l'économie japonaise s'était contractée de 0,7% par rapport au trimestre précédent, et de 3,0% en rythme annuel.

Le Japon rejoindrait ainsi l'Allemagne et l'Italie dans la liste des pays industrialisés du G8 ayant confirmé leur entrée en récession technique. De nombreux économistes et institutions promettent en outre le même sort aux Etats-Unis et à d'autres nations, dont la Grande-Bretagne et la France.

"La situation est assez mauvaise", estime Noriko Hama, économiste à la Doshisha Business School de Kyoto. "La crise se répand de façon beaucoup plus large, profonde et rapide qu'estimé initialement. Ceux qui prédisaient que le Japon s'en tirerait avec des blessures légères avaient tort", soutient-elle.

"Les problèmes sont méchants mais pas trop compliqués", tempère Richard Jerram, économiste chez Macquarie Securities à Tokyo. Selon lui, les malheurs du Japon se résument à "un choc pour le commerce extérieur", et sont loin d'avoir la complexité empoisonnée de ceux des Etats-Unis et de l'Europe.

Pour le Japon, "le problème de base est que les difficultés des pays étrangers entraînent une lourde chute de ses exportations. Cela réduit la production industrielle et les marges bénéficiaires des entreprises, ce qui affecte par ricochet les finances des ménages", explique M. Jerram.

La quasi totalité des grands exportateurs japonais, notamment les constructeurs automobiles et les fabricants de produits électroniques, ont drastiquement sabré leurs prévisions de résultats pour l'exercice en cours.

Le moral des particuliers se détériore aussi vite que celui de leurs employeurs: l'indice de confiance des ménages a atteint en octobre son plus bas historique. La flambée récente des prix de l'essence et de l'alimentation y a contribué.

Les fondamentaux économiques du Japon sont pourtant sains. Les banques, encore convalescentes après la grave crise qu'elles avaient traversée dans les années 1990, se sont abstenues d'acheter à tour de bras les produits financiers toxiques qui valent aujourd'hui à nombre de leurs consoeurs occidentales la nationalisation ou la ruine.

Et, même si elles souffrent, les grandes entreprises manufacturières restent assises sur une copieuse trésorerie.

Le gouvernement japonais a annoncé fin octobre un plan de relance de 26.900 milliards de yens (207 milliards d'euros), dont le volet le plus tape-à-l'oeil consiste en une aide en argent liquide versée directement à chaque ménage.

Beaucoup d'économistes doutent toutefois de l'efficacité de ces mesures. Ils prédisent notamment que la majorité des Japonais, inquiets face à l'avenir, craignant de perdre leur emploi et ayant souvent vu leur épargne emportée par le cataclysme boursier, préféreront cacher l'aide gouvernementale sous leur futon plutôt que de la dépenser pour relancer l'économie.

Le Japon ne veut plus être qu'une vache à lait sur la scène internationale

Actualités JAPON le 14/11/2008 à 10h38  par AFP

Le Japon s'annonce comme un acteur-clé du prochain sommet anticrise de Washington. En pleine tempête financière, ses partenaires misent beaucoup sur ce payeur prospère et obéissant. Mais l'archipel aimerait être considéré pour autre chose que son argent...

Assis sur les deuxièmes plus grosses réserves de change du monde (978 milliards de dollars fin octobre), le Japon envisage de prêter jusqu'à 10% de ce trésor au Fonds monétaire international (FMI) pour renflouer les pays ruinés.

Posté par Cozett à 17:00 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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CHINE - Avec la crise, Pékin obsédé par le risque de troubles sociaux

Actualités CHINE - le 15/11/2008 à 8h32  par AFP

A Pékin, les yeux sont rivés sur l'indice de croissance. L'enjeu est de taille : en-dessous d'un certain seuil, les autorités craignent plus que tout de se retrouver confrontées à leur hantise, un chômage de masse et des troubles sociaux et politiques.

La 4e puissance économique mondiale entre dans une zone "rouge" si sa croissance tombe sous les 8%, seuil en-dessous duquel elle ne peut plus créer 12 millions d'emplois par an, selon des chiffres sur lesquels s'accordent les analystes.

Pour la première fois en cinq ans, Pékin a vu sa croissance trimestrielle baisser, à 9%, et pour 2009 les autorités chinoises, comme le FMI, prévoient une décélération, entre 8 et 9%, en raison de l'impact de la crise financière.

"On rentre dans une période difficile", estime Françoise Nicolas, économiste à l'Institut français des relations internationales, pour qui, sous le seuil des 8%, "on peut craindre des problèmes sociaux majeurs (...) encore plus d'émeutes que d'habitude".

Les villages et villes de Chine sont chaque année secoués par des dizaines de milliers de protestations sporadiques, souvent violentes.

Expropriation de paysans, corruption de cadres locaux, arbitraire ou violences de la police mettent souvent le feu aux poudres. Le plan de relance colossal de 455 milliards d'euros que vient d'annoncer Pékin, avec d'énormes travaux d'infrastructures, apparaît comme un moyen de désarmorcer la bombe sociale que serait un chômage accru.

"La pression sur l'emploi est énorme, le risque social est aussi dangereux pour la Chine que le choc financier l'est pour le reste du monde", estime Dong Tao, analyste pour le Crédit Suisse à Hong Kong.

Dans le Sud manufacturier, la crise financière mondiale a aggravé les effets d'un retournement déjà sensible. Des milliers de "mingong" - ces "ouvriers paysans" qui ont construit les centre-villes rutilants de tant de métropoles depuis 30 ans et qui seraient aujourd'hui 200 millions - commencent à regagner leurs provinces rurales, dans un reflux tout à fait inhabituel.

Dans le delta de la Rivière des perles, beaucoup ont été licenciés dans les usines exportatrices. Dans le secteur du jouet, 53% des exportateurs ont fermé au cours des sept premiers mois de l'année.

"Les migrants sont les premiers fusibles, les entreprises ferment et les patrons disparaissent dans la nature, il y a zéro recours", relève Mme Nicolas, "certains se retournent contre le gouvernement ces temps-ci, et parfois le gouvernement (local) apporte son aide".

Des milliers de "mingong" ont protesté sans effet devant leurs usines fermées, avant de rentrer dans leurs campagnes jusqu'après le nouvel an chinois, fin janvier, ayant perdu l'espoir de retrouver un emploi. Des campagnes où déjà 120 millions de Chinois sont au chômage.

Quant au taux officiel de chômage de 4,5% dans les métropoles, où la "population flottante" n'est pas comptabilisée, il n'est pas crédible pour les économistes. "Il y a une crainte qui transparaît dans le discours", note un diplomate occidental au sujet des dirigeants du Parti communiste chinois, "cela les inquiète s'il y a beaucoup de chômage".

La légitimité du PCC ne repose plus, dans une Chine désormais tout entière tendue vers le profit, que sur la croissance économique. Le soulèvement de Tiananmen en mai-juin 1989 avait débuté avec l'exaspération du peuple face à l'inflation.

On voit "une montée des crises, des gens qui attaquent des commissariats, une forme de ras-le-bol. Je ne pense pas que ça puisse prendre des dimensions nationales", estime ce diplomate, "mais il risque d'y avoir de plus en plus de flambées sporadiques".

Des flambées que le Parti et son redoutable appareil policier ne devraient théoriquement pas autoriser à prendre de l'ampleur. "La révolte, ça suppose des partis derrière", dit-il. En Chine, "il n'y a pas d'organisation, pas de leader". Mais, note-t-il, "aujourd'hui il y a l'internet". Y compris dans les campagnes.

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EUROPE - Le dalaï lama au Parlement européen le 4 décembre

Actualité Chine le 15/11/2008 à 7h58  par AFP

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, interviendra lors d'une session solennelle au Parlement européen le 4 décembre à Bruxelles, a indiqué vendredi un porte-parole de l'institution européenne.

Le dalaï lama avait été invité par le Parlement il y a déjà plusieurs mois dans le cadre de l'"Année européenne du dialogue interculturel" et sa venue a été confirmée pour le 4 décembre.

La même semaine, le 6 décembre, le dalaï lama rencontrera le président français Nicolas Sarkozy, qui préside l'UE, lors d'une cérémonie en Pologne pour le 25e anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la Paix à Lech Walesa.

L'annonce de cette rencontre a déjà provoqué la colère de Pékin, qui a menacé Paris d'une nouvelle dégradation des relations franco-chinoises, après des mois de tensions déjà provoquées par le Tibet.

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Dalaï lama : Sarkozy minimise, assure qu'il en parlera avec la Chine

Actualités CHINE le 14/11/2008 à 22h04  par AFP

Le président français Nicolas Sarkozy a minimisé vendredi l'importance de sa rencontre prévue le 6 décembre en Pologne avec le dalaï lama, qui a suscité une mise en garde de la part des autorités chinoises, et indiqué qu'il en parlerait avec Pékin.

"Si c'est un problème, ce sera une occasion de dialogue de plus", a répondu M. Sarkozy lors de la conférence de presse clôturant un sommet entre l'Union européenne (UE) et la Russie à Nice (sud de la France).

"J'ai fait suffisamment pour la compréhension des uns envers les autres (...) Je pense que la décision chinoise de relancer, comme il l'ont décidé (le dialogue entre Pékin et le chef spirituel tibétain), est une décision extrêmement importante. Je pense qu'on a besoin de la Chine pour régler les affaires du monde et je suis ravi d'aller en Pologne", a-t-il ajouté.

"Il y a aura d'autres décisions que j'annoncerai en Pologne", a poursuivi le président en exercice de l'UE.

Il a évoqué la rencontre prévue le 6 décembre avec neuf chefs de gouvernement de pays est-européens membres de l'UE au sujet de l'adoption de l'ambitieux plan de la Commission européenne pour la lutte contre le réchauffement climatique.

Nicolas Sarkozy avait annoncé jeudi qu'il rencontrerait le dalaï lama le 6 décembre lors d'un déplacement en Pologne, où les deux hommes se trouveront pour assister aux cérémonies du 25e anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la Paix à Lech Walesa.

La Chine a mis en garde vendredi la France sur l'impact négatif qu'aura, selon elle, la rencontre entre M. Sarkozy et le chef spirituel tibétain sur les relations franco-chinoises, qui ont connu de vives tensions après la répression des émeutes de mars dernier au Tibet.

Posté par Cozett à 12:45 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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BASE DE DONNEES DES ARCHIVES INVENTERRE

      

        Chers ami(e)s internautes, 

Nous sommes heureux de l’intérêt toujours croissant que vous nous témoignez. Nous vous remercions chaleureusement de votre assiduité et de vos encouragements.

Vous avez pu noter notre souhait de faire partager autant que possible, une vision plus égalitaire et fraternelle du monde, de ses ressources naturelles et humaines : dénoncer l’injustice avec ce qu’il convient d’humour et de dérision, relayer les actions positives et non-violentes, retrouver l’attention au monde dans une bienveillance au sens large, portée aux autres, animaux, végétaux et retrouver une clarté d’esprit…

Depuis la création du blog Inventerre, (en Mai   2007), plus de 10 000 billets et articles divers ont été proposés, classés et archivés. Ces archives sont toujours ici disponibles et ne demandent qu’à être exploitées pour ce qu’elles sont : témoignages, découvertes, réflexions et commentaires sur des expériences vécues ou imaginées, à la rencontre espérée d’une société plus libre et juste.

Comment y naviguer ? Soit - 1 - par un accès au jour le jour avec le calendrier - 2 - en accès plus thématique à partir d’une des catégories présentées - 3 - par un tag,  - 4 - avec un mot clé, à l’aide d'un des 2 moteurs de recherche spécifiques, .

Pour aller sur le moteur de recherche Canalblog / Inventerre, cliquer ICI, toutes les explications vous y seront données (le pavé avec la mention ''moteur de recherche" reste positionné dans la partie droite de la page du blog)

[Ceux qui utilisent FireFox comme explorateur internet peuvent aussi ajouter le module OpenSearch et avec celui ci intégrer ce moteur de recherche dans leur navigateur (prendre contact avec nous pour plus d'explications)]

Bonne lecture et … occupez vous bien de vos affaires, ne laissez surtout pas d’autres le faire à votre place…


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Congrès de Reims : que des motions !

Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/

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Prenant tout le monde de vitesse, Ségolène Royal a annoncé qu'elle est candidate au poste de Premier secrétaire du PS. Elle s'est située d'emblée au dessus de la mêlée en déléguant, en cas d'élection jeudi prochain par les militants, la gestion quotidienne du parti à Vincent Peillon, une posture idéale pour 2012.

Tous les responsables socialistes sont pour l’unité, a conclu François Hollande, mais autour d’eux-mêmes.

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Ministère du Développement solidaire : un pauvre budget pour les pays pauvres -

Hexagone – Catherine Coroller

«Il faudrait pouvoir en rire si c'était pas à en pleurer, 20 millions d'euros pour le budget Développement solidaire d'Hortefeux, c'est ridicule. Quand on prétend faire du développement solidaire, on met lesmoyens». Pas content, Antoine Malafosse, délégué général du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD).

En théorie, le ministre Brice Hortefeux est censé s'occuper d'Immigration, d'Intégration, d'Identité Nationale, mais aussi, de Développement solidaire. «C'est la première fois qu'un ministère traite spécifiquement du développement solidaire», souligne-t-on dans l'entourage du ministre. «L’enjeu est de donner aux États du Sud et à leurs ressortissants les moyens d’avoir confiance en eux-mêmes et de construire un avenir en dehors de l’émigration», déclarait Hortefeux en 2007.

Jeudi 13 novembre, le projet de loi de finances 2009 - dont les crédits de l'aide publique au développement - était examiné en première lecture par l'Assemblée nationale. L'occasion de vérifier si l'effort du gouvernement est à la hauteur de ces ambitions. Présent dans l'hémicycle pour défendre la loi,  Eric Woerth, le ministre du Budget l'a jouée volontariste: «Il s’agit d’apporter une réponse à la hauteur de l’enjeu que représentent les flux migratoires, notamment ceux liés à la pauvreté dans les pays d’origine des migrants». Sauf que le compte n'y est pas. L'enveloppe globale de l'aide publique au développement est de 3,17 milliards d'euros dont 24,5 millions pour Brice Hortefeux.

Pour les organisations non gouvernementales, CCFD mais également Oxfam-France, ces trois milliards sont très insuffisants. Ils représentent 0,47% du revenu national brut, loin des 0,7% que la France s'était engagée à atteindre d'ici à 2015 afin de répondre aux «objectifs du millénaire» votés aux Nations Unies. «En pleine crise financière et alors que le gouvernement parvient à sortir des caisses de l'Etat 10 milliards d'euros pour les donner aux banques, ça va être dévastateur pour l'image de la France et dramatique pour les populations», pronostique Antoine Malafosse.

Cela risque-t-il d'inciter davantage d'habitants des pays pauvres à émigrer vers l'Europe? Le responsable du CCFD doute de toutes façons du lien entre développement et diminution des migrations. D'abord parceque le retour sur investissement est loin d'être immédiat. «Le développement ne peut être qu'un objectif de long terme, il faut plusieurs années pour en voir les effets.»

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Par ailleurs, et surtout, parce qu'il n'y a pas de rapport mécanique entre la richesse d'un pays et l'envie de ses habitants d'en partir. «Si l'émigration a souvent des causes économiques, elle n'est pas toujours liée à la bonne santé du pays. L'état de la Chine s'améliore depuis plusieurs années, on voit l'apparition d'une classe moyenne, il n'empêche que l'immigration clandestine, encouragée par le gouvernement chinois, explose», explique Antoine Malafosse.

Pour Flore Gubert, chercheur à l'IRD et au DIAL (Développement institutions et analyses de long terme), il «n'est pas du tout évident qu'en développant les régions d'origine on réduise la migration, on peut même l'accélérer». «Le taux de migration est assez faible pour les pays les plus pauvres, puis croît avec le niveau de revenu, il atteint une sorte de pic, et au-delà d'un certain niveau décroît de nouveau», ajoute-t-elle. Parce que ces "nouveaux riches" veulent voir le monde.

Par ailleurs, beaucoup de gouvernements, a fortiori de pays très pauvres, ne peuvent ou ne veulent pas se passer de l'argent envoyé par les migrants. Selon la Banque mondiale, les transferts de fonds des migrants ont avoisiné en 2006 les 221 milliars de dollars, plus du double de l'aide publique au développement (104 milliards).

Brice Hortefeux est-il informé de ces réalités? Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, «craint que (la notion de développement) ne soit un habillage des politiques de retour». Les gouvernements des pays pauvres qui acceptent que la France expulse leurs ressortissants en situation irrégulière, auraient droit à cette aumône. Les accords concertés de gestion des flux migratoires que le ministre de l'Immigration a déjà signé avec un certain nombre de pays notamment d'Afrique sub-saharienne, comprennent ainsi «des actions de codéveloppement et d’aide au développement» en échange de la réadmission des sans-papiers arrêtés en France.

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Bruxelles plie devant Moscou

Libération 15/11/08 - Coulisses de Bruxelles - Jean Quatremer –

Jeu, set et match pour Moscou. A l’occasion du sommet Union européenne/Russie, qui a eu lieu ce matin à Nice, la Russie a obtenu la réouverture, dès le 2 décembre, des négociations de « l’accord de partenariat et de coopération (APC) » - « suspendues » le 1er septembre afin de sanctionner sa guerre contre la Géorgie –, alors même que son président, Dmitri Medvedev, n’a pas caché qu’il considérait que le dossier géorgien était désormais clôt.

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Mieux, le président russe a reçu l’appui de l’Union pour qu’une négociation sur la future architecture de sécurité européenne s’engage dès 2009 afin d’aboutir à un « traité de sécurité européenne », une vieille idée russe dont le but premier est de paralyser le déploiement du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque. Medvedev est reparti content de la côte d’Azur…

Certes, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement, a insisté, lors de la conférence de presse finale, sur le fait que la Russie n’avait pas encore entièrement appliqué les « engagements pris » et qu’il fallait « qu’il y ait des progrès dans le retrait des forces russes », notamment dans les régions auparavant sous contrôle géorgien (Pérévi et Akhalgori en Ossétie du sud et les gorges de Kodori en Abkhazie). Medvedev, impavide, lui a répondu qu’il estimait que « le plan Medvedev/Sarkozy avait été mis en œuvre complètement ». Ironique, il a souligné que la « Russie respectait l’intégrité territoriale de la Géorgie compte tenu de la reconnaissance de l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud », une reconnaissance unilatérale, condamnée par la communauté internationale… Sarkozy a néanmoins affirmé que le « président (russe) m'a dit qu'il ferait tous ses efforts pour trouver une solution et qu'on essaie d'avancer pour qu'il n'y ait plus d'irritants, formule habituelle des diplomates, entre l'UE et la Russie ».

Il faut donc une certaine dose d’aveuglement pour imaginer que les négociations de Genève sur le futur statut de la région déboucheront sur autre chose qu’une consolidation du statu quo. Medvedev voit la preuve dans « l’agression géorgienne » que les « mécanismes de sécurité en Europe ne sont pas parfaits » et il se réjouit que les Européens se soient ralliés à son idée de « traité global de sécurité » telle qu’il l’a présenté à Berlin le 5 juin dernier.

La Russie, pour bien faire comprendre aux Européens que la sécurité du continent était aussi son affaire, a utilisé la manière forte en menaçant, la semaine dernière, de déployer des missiles Iskander dans l’enclave russe de Kaliningrad en réponse au bouclier antimissiles américain. Nicolas Sarkozy a reçu le message et a plaidé pour que Moscou s’abstienne  « tant que nous n'aurons pas discuté d'une sécurité pan-européenne ». Le chef de l’Etat s’est engagé à convoquer d’ici à la mi-2009 une conférence dans le cadre de l’OSCE « pour poser les bases de la future sécurité européenne »: les Etats-Unis seront donc présents, mais pas l’Alliance atlantique. Le but ultime de Moscou est d’éloigner les Américains du vieux continent au profit d’un partenariat russo-européen dont on devine qui serait la partie dominante…

Pourquoi les Européens ont-ils ainsi cédé face aux Russes, alors qu'ils ont jusqu'ici bien joué, en stoppant les troupes russes avant Tbilissi et en obtenant un retrait quasi total des troupes russes du territoire géorgien "historique"?  Tout simplement parce qu'ils savent qu'il n'y a pas d'autres solutions: "l'avenir passe par l'économie, pas par les missiles", a justifié José Manuel Durao Barroso, le président de la Commission. Une déclaration de paix qui ne fait que dissimuler le fait que les Européens n'ont justement pas de missile... En clair, l'Union n'a à sa disposition que le "soft power", le "hard power" appartenant aux Russes et aux Américains. Nice marque le retour du principe de réalité: l'Union n'a pas d'autre choix que de s'entendre avec Moscou.

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