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vendredi 14 novembre 2008

La parcelle symbole - Nouvelle action des anti-A 65,

SUD-OUEST Jeudi 13 Novembre 2008 Auteur : Elisa Artigue-Cazcarra

BOSTENS. Nouvelle action des anti-A 65, hier, sur le site des Neuf Fontaines où les travaux n'ont toujours pas commencé

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Un ruban et une paire de ciseaux attendent les élus « pour qu'ils assument leurs décisions et viennent inaugurer la destruction de ce site Natura 2000 », lancent les manifestants photo « SO »

A65: qu'en pensez-vous? Exprimez-vous sur nos forums!

Un ruban et une paire de ciseaux. Deux objets utilisés comme symboles par les opposants à l'autoroute Langon-Pau à l'attention des élus : « qu'ils assument leurs décisions et viennent inaugurer la destruction de ce site classé Natura 2000 », déclare, non sans ironie, le porte-parole de l'association Alternative régionale Langon-Pau (ARLP), Julien Milanesi.

Une nouvelle fois, les anti-A 65 ont manifesté, hier matin, sur le site des Neuf Fontaines, à Bostens. Leur but, toujours le même : barrer la route aux tractopelles d'A'liénor qui achèvent le déboisement d'une parcelle voisine et s'apprêtent à attaquer cet espace emblématique de la lutte contre le projet autoroutier.

« Cet endroit est connu de tous les Bostensois qui l'entretiennent depuis plus de quinze ans. Il fait partie du patrimoine du village et symbolise à lui seul l'à-peu-près avec lequel l'A 65 a été pensée », estiment les manifestants. Au plus fort de la mobilisation, ils n'étaient qu'une vingtaine à se relayer autour d'un casse-croûte matinal. Un chiffre certes dérisoire mais qui a suffi, à lui seul, à faire rebrousser chemin aux engins de chantier.

« Les travaux avancent ».

Du côté d'A'liénor, on se tient à la même ligne depuis le début des hostilités : pas de commentaires sur les actions menées par les opposants. « Les travaux avancent normalement, y compris sur le secteur de Bostens », a toutefois consenti à déclarer la chargée de communication Frédérique Alary.

En d'autres termes, les blocages n'entraîneraient pas de retard manifeste. Pourtant, suite à la mobilisation du 28 octobre, les machines s'étaient tues pendant une quinzaine de jours du côté de Bostens. « Les ouvriers sont allés sur d'autres chantiers. C'était prévu », ajoute la représentante du concessionnaire.

« Nous sommes parfaitement conscients qu'il ne s'agit que d'un sursis, souligne Sophie Metrich, une anti-A 65 originaire de Mazerolles. Par nos actions, nous voulons montrer de quelle façon cette autoroute se fait. Ces lieux que l'on aime, où l'on vient se balader en famille vont être bousillés au profit d'une infrastructure qui ne tient pas la route. »

Les principales revendications des opposants demeurent inchangées : que l'État rende publique l'analyse financière du projet et que la lumière soit faite sur la rallonge demandée par A'liénor (1). À celles-ci s'ajoute désormais la question de l'indemnisation des futurs riverains de l'autoroute. Un nouveau cheval de bataille pour l'ARLP qui n'entend pas baisser les armes.

(1) Le chiffre de 300 millions d'euros a été avancé par « Le Canard Enchaîné », soit quasiment le quart du budget initial (1,2 milliard d'euros) de cette infrastructure.

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ROCHEFORT - KPI licencie 139 personnes

Sud-Ouest 14 Novembre 2008

L'équipementier automobile Key Plastic Interiors va déposer son bilan. À Rochefort, ne sera maintenue qu'une petite activité de peinture.

Le Pays rochefortais, est déjà secoué par la fermeture prochaine de l'usine Zodiac.

L'équipementier KPI (Key Plastic Interiors, ex-Foggini) va licencier 139 personnes à Rochefort. 58 autres continueront à travailler dans la division de peinture dont l'activité est maintenue à Rochefort.

L'information est tombée hier, en début de soirée, à l'issue du comité d'entreprise qui se tenait dans l'Orne, par l'intermédiaire des représentants syndicaux qui ont informé Gérard Pinaud, le secrétaire de la CGT en Pays rochefortais.

Une perte trois fois plus importante.

Dans la foulée, le PDG de KPI, Thierry Blampain, a adressé à la presse la note d'information diffusée aux représentants du personnel. Il explique que la perte financière de la société sera, en 2008, « trois fois plus importante qu'en 2007 ». Et d'ajouter : « La prévision du chiffre d'affaires, jusqu'en 2013 et les résultats attendus montrent qu'il n'est plus possible de conserver l'ensemble de la division et son outil industriel dans l'état actuel ».

En conséquence, outre la réduction de l'usine de Rochefort à la seule activité de peinture, le site de Vaujeaucourt, dans le Doubs, qui emploie 115 salariés va complètement fermer. En revanche, celui de Bellême, dans l'Orne, sera maintenu. Des transferts industriels avec l'usine de Slovaquie sont au programme.

Globalement, 286 postes - sur 551 en France - vont disparaître (246 en usine et 40 dans les services support). Selon le PDG, « la division Key Plastic France et Slovaquie redeviendrait « profitable dès 2010 ».

Dépôt de bilan.

Thierry Blampain annonce aussi que l'état de la trésorerie de KPI va conduire, dans les prochains jours, « au dépôt d'une déclaration de cessation de paiements en vue de l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire concernant l'ensemble des sociétés françaises et slovaques ».

Ensuite, le projet de réorganisation sera soumis à l'approbation du tribunal de commerce compétent et de l'administrateur judiciaire qui sera désigné ». Les consultations des représentants du personnel « suivront dans les prochaines semaines ».

Quant au projet de vente de la division, il demeure mais « devra être traité à l'intérieur de la procédure collective qui sera définie ».

Personne ne se faisait de véritables illusions, mais l'annonce n'en reste pas moins brutale et déprimante. D'abord pour les salariés de cette entreprise mais aussi pour le Pays rochefortais, déjà secoué par la fermeture prochaine de l'usine Zodiac.

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DÉMISSION - Jean-Pierre Jouyet quittera le gouvernement le 15 décembre

NOUVELOBS. | 14.11.2008 | 12:15

Symbole de l'ouverture politique voulue par Nicolas Sarkozy, il partira à la fin de l'année pour présider l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, quittera le 15 décembre le gouvernement pour assurer la présidence de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a annoncé vendredi 14 novembre la présidence de la République, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Selon le quotidien, Jean-Pierre Jouyet aurait fait savoir qu'il ne souhaitait pas rester au gouvernement après la présidence française de l'Union européenne, qui s'achève le 31 décembre.
Ancien énarque, il était proche du couple Hollande/Royal avant de rentrer dans le gouvernement Fillon aux Affaires européennes après l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007.


Un budget communautaire trop faible, selon lui -
Etiqueté "social-libéral", il était l'un des symboles de l'ouverture politique souhaitée par le président de la République.
La veille, sur son blog il a souhaité "poser franchement les questions que les Européens ne pourront plus esquiver encore longtemps sur l’avenir" du budget de l'Union européenne. Il a ainsi établi trois constat : "le budget communautaire n’est pas comparable à un budget national".

Ceci explique, selon lui "le poids considérable de la PAC et de la politique de cohésion qui représentent encore 80% des crédits". Par ailleurs, les européens peinent à déterminer une ligne claire pour ce budget. Selon le secrétaire d'Etat, ils hésitent "entre redistribution et financement de 'biens publics européens'".

Enfin, conclut-il, le budget "est largement déterminé par les considérations en terme de « retour net » pour les Etats contributeurs".

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TIBET/CHINE - Rencontre Sarkozy-dalaï lama : la Chine met en garde la France

NOUVELOBS | 14.11.2008 | 11:11

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois a appelé la France "à respecter ses engagements" et à "prendre en considération les inquiétudes chinoises" alors que le chef de l'Etat français a annoncé qu'il rencontrerait le leader spirituel tibétain le 6 décembre.

Dans un communiqué diffusé vendredi 14 novembre, la Chine met en garde la France sur l'impact négatif qu'aura sur les relations franco-chinoises la prochaine rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï lama.
"Les relations entre la France et la Chine et entre l'Europe et la Chine se sont améliorées et se développent bien, cela a été obtenu non sans efforts et mérite d'être préservé", a expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, interrogé sur la prochaine rencontre en Pologne entre le numéro un français et le chef spirituel tibétain le 6 décembre.


Promouvoir les relations sino-françaises

"Nous appelons la France à considérer les intérêts généraux, à préserver le principe d'une seule Chine, à respecter ses engagements, à prendre en considération les inquiétudes chinoises et à gérer correctement ce problème pour promouvoir le développement stable des relations sino-françaises et sino-européennes", ajoute Qin Gang dans un communiqué.

Dans son texte, Qin Gang rappelle la ferme opposition de la Chine à "toute sorte de contact" entre des dirigeants étrangers et le dalaï lama, qu'elle considère comme un "sécessionniste".
Les relations franco-chinoises avaient connu une période difficile après les émeutes de mars dernier au Tibet.


Reprise du dialogue entre Pékin et le dalaï lama
Se déclarant "choqué" par la répression chinoise, Nicolas Sarkozy avait alors conditionné sa venue à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin, en août, à la reprise du dialogue entre les Chinois et les représentants du Prix Nobel de la Paix 1989.
Dans le même temps, le président français avait envoyé à Pékin plusieurs personnalités politiques pour tenter d’apaiser la colère des Chinois après le passage très houleux de la flamme olympique à Paris. Des appels au boycott des produits français avaient été lancés.
La reprise du dialogue entre Pékin et les représentants du chef spirituel tibétain avait permis la réconciliation provisoire entre les deux pays.


Critiques en pagaille
Le président Nicolas Sarkozy avait annoncé jeudi sa rencontre avec le dalaï lama à l'occasion d'un déplacement en Pologne le 6 décembre. Les deux hommes s'y retrouveront dans le cadre des cérémonies du 25ème anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la Paix à Lech Walesa.

L'absence de rencontre entre le président Sarkozy et le chef spirituel tibétain lors de sa visite en France en août avait été vivement critiquée, de nombreuses voix accusant les autorités françaises de ne pas vouloir fâcher la Chine. (avec AFP)

C'est vraiment pas de chance pour notre Président, à croire que les poupées Vaudou sont fabriquées en Chine...

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Les Français en pincent pour le Japon

Ouest-France 14/11/08 - Christelle GUIBERT

japon

Lampe Akari du designer américano-japonais Isamu Noguchi.

Dans le cadre du 150e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays, inventaire des raisons de cet amour et des rendez-vous qu'il nous propose.

A comme arts. Il y a 150 ans, la France signait, pour la première fois, un traité de paix, d'amitié et de commerce avec le Japon, fermé aux Occidentaux pendant près de deux siècles et demi.

Les artistes s'engouffrèrent les premiers dans la brèche, amoureux des estampes d'Hokusai, d'Hiroshige et d'Utamaro. Elles vont inspirer Van Gogh, Manet, Renoir, Gauguin... et aussi Paul Claudel et Pierre Loti (dans son roman Madame Chrysanthème). Dès 1872, le collectionneur Philippe Burty donne un nom à cette révolution: le japonisme.

Depuis, les Français ont élargi leur goût pour toute la culture japonaise. « L'intérêt, aussi bien pour la culture traditionnelle que pour la pop culture, s'est encore fortement accru depuis ma première venue en France, il y a plus de trente ans », note Yutaka Limura, ambassadeur du Japon en France.

À voir: Splendeurs et courtisanes, du 18novembre au 4janvier, au musée Cernuschi, à Paris (tél. 0153962150) et Konpira-San, sanctuaire de la mer-trésors, de la peinture japonaise, au musée Guimet, à Paris (tél. 0156525300).

C comme cuisine. Voilà bien un domaine où Français et Japonais se retrouvent. Désormais, nos chefs font facilement le voyage au Japon pour se former à Tokyo, la ville aux 191 étoiles au Guide Michelin, un record mondial. A la rentrée, à Paris, le grand chef japonais Hirohisa Yokohama a donné des cours de bentô, cette boîte-repas mythique et raffinée.

À lire: Une Japonaise à Paris, recettes simples de Kaori Endo (Minerva, 158 pages, 28 €).

D comme design. Montres, objets numériques, théières, lampe, mobilier de bureau... la patte du design japonais est immédiatement reconnaissable, saluée notamment par la designer française Charlotte Perriand, qui a travaillé au Japon de 1940 à 1941.

Elle s'y était passionnée pour les deux valeurs fondatrices du design nippon: le Wa, « l'état d'harmonie en toutes choses » et le Mingei, qui prône la modestie, la sincérité, la simplicité de l'objet. Valeurs que l'on retrouve dans les célèbres lampes papier d'Isamu Noguchi et dans les chaises de Naoto Fukasawa.

À voir: L'esprit mingei au Japon, au musée du Quai Branly, à Paris, jusqu'au 11janvier (rens.www.quaibranly.fr); Wa: l'harmonie au quotidien, à La maison de la culture du Japon, à Paris, jusqu'au 31janvier (rens. www.mcjp.asso.fr)

F comme films. Le cinéma japonais - troisième mondial en nombre de films produits - dispose d'une belle audience en France et présente des points communs avec le nôtre. Ce sont deux Français, Gabriel Veyre et Constant Girel, qui ont présenté le cinématographe des frères Lumière à Osaka, en 1897.

Comme la France, le septième art japonais a tourné son lot de films de propagande pendant la guerre et connu une « nouvelle vague » avec les réalisateurs Nagisa Oshima (Furyo, produit par un Français ; L'empire des sens) ou Shohei Imamura (La ballade de Narayama, Palme d'or à Cannes en 1983).

À voir: Les oeuvres picturales d'Akira Kurozawa, géant du cinéma mort il y a dix ans (Les sept samouraïs), au Petit Palais, à Paris. Jusqu'au 11janvier. Rens. 0153434000.

I comme idéogrammes. Les étudiants, nourris aux mangas, se bousculent dans les cours de japonais pour apprendre quelque 2 000 idéogrammes. Publics (dans de nombreuses universités), privés (Tenri, Institut supérieur de langues, AAA...) ou municipaux (exemple à Paris, avec l'Association philotechnique).

À suivre : L'état présent des études japonaises en France, table ronde, samedi 6décembre (15 h à 18 h), à la Maison de la culture du Japon, à Paris (rens. www.mcjp.asso.fr).

M comme manga. La bande dessinée japonaise représente aujourd'hui 43% des ventes en France. Les ados se jettent sur Naruto, les adultes redécouvrent Tezuka, le Hergé du Japon. « Logique pour un pays qui à la plus grosse culture BD d'Europe », estime le scénariste Jean-David Morvan, l'un des premiers à avoir jeté des ponts entre les deux cultures en adaptant des classiques asiatiques.

À lire: L'histoire des 3 Adolf, de Tezuka, saga familiale sur fond de nazisme rééditée en trois tomes par Tonkam (19,90 €).

L comme littérature. Dans la maison d'édition Belfond, qui traduit les livres de Haruki Murakami (Les amants du spoutnik) et Hitonari Tsuji (Le Bouddha blanc), on mesure l'intérêt des Français pour la littérature japonaise. « Cette attirance n'a pas seulement une motivation esthétique », explique Françoise Truffaux. Selon elle, les Français aiment Murakami, car « chez lui, l'identité est une notion indécise. Rêve et réalité sont réversibles, le principe de causalité obéit à d'autres lois que le cogito cartésien : Je pense donc je suis. »

À lire: Saules aveugles, femme endormie, de Murakami, Belfond, 430 pages, 21, 50 €.

Z comme zen. L'essayiste Dominique Loreau vit depuis trente ans au Japon et vient de publier L'art de l'essentiel (Flammarion). Elle comprend l'engouement des Français pour cette façon qu'ont les Japonais « de vivre dans le juste milieu si cher aux bouddhistes », « leur obsession de la perfection », « leur capacité à accepter la fatalité et à renverser les souffrances en une énergie positive ».

Àvoir: Shôkokuji, Pavillon d'or, Pavillon d'argent, Zen et art à Kyoto. Jusqu'au 14septembre, au Petit Palais, à Paris. Rens. 0153434000.

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La France "échappe" à la récession au troisième trimestre, Christine Lagarde jubile

14/11/08- Werdna

La France a échappé à la récession !.. et tous les grands voisins sont dans le rouge !

…au troisième trimestre avec une croissance de 0,14%, s’il vous plaît , a annoncé Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances. (c’est très précis pour une fois …au centième de point de croissance, degré encore jamais atteint par un ministre des Finances )

"La France, contrairement à l'Allemagne qui fait -0,5 et à la Grande-Bretagne qui fait -0,5, fait +0,14%", a indiqué Mme Lagarde. "Le chiffre est étonnant puisque chacun s'attendait à un chiffre négatif et se préparait à débattre sur la récession, puisque la récession c'est techniquement deux trimestres successifs négatifs", a commenté la ministre.

On souhaite que ce résultat soit plus crédible que la comptabilité des banques françaises dont Christine Lagarde il y a peu encore affirmait qu’elles étaient en parfaite santé : 17 août 2007, conférence de presse : «L’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides [...] Je ne conçois pas aujourd'hui de contamination à l'économie mondiale»


"La consommation et les investissements des entreprises" sont les "deux moteurs" qui ont permis ces bons résultats de la croissance française, a expliqué Christine Lagarde.
"La politique du gouvernement est en train de produire des effets ", a souligné la ministre.

On est moins mauvais que certains ! Ce cri de triomphe sincère et modeste est relayé en boucle par tous les médias du pays : la nouvelle de la non-récession et du remarquable 0,14% fuse. C’est certain, comme l’affirme la ministre cette politique a des effets… surtout des effets de com’. Quand à ceux qui pèsent sur la vie quotidienne des citoyens, ils sont assez nombreux et tangibles pour tout un chacun. En effet, de la boulangerie au supermarché, de la feuille de paye à la feuille de soins, personne n’en doute plus un instant de la journée !

Enfin, et heureusement, nous ne sommes pas « entrés en récession » car ça aurait sans doute pu être encore pire. On n’ose à peine imaginer à quelle mauvaise existence sont condamnés nos voisins et à quoi on a échappé à quelque décimales de statistiques près ! Ouf ! Et nous aurions peut être aussi eu honte d’être de si mauvais consommateurs que l’indice passe en négatif,… par-dessus le marché, comme on dit. On nous aurait dit frileux sur les achats, pingres sur les jouets de Noël des enfants et regardant sur les cadeaux aux proches ? Tout va bien, et il y a au moins une hôtesse de l’air dans l’airbus de l’économie française…

Alors, tandis que notre Président s’occupe de réguler les finances mondiale et sermonne vertement l’Amérique, Christine Lagarde veille sur notre économie (et sur sa com’), Eric Woerth dégraisse subtilement les pharamineuses dépenses sociales, Roselyne Bachelot nous refait une petite Santé, etc…etc…, que peuvent espérer de plus les français reconnaissants ? (48% de satisfaits selon un récent sondage)

Ah si ! On en oublierait presque les petits soucis quotidiens, quitte a être mesquin. Alors, peut-on souhaiter avoir un peu de pouvoir d’achat ? et aussi, si possible, un peu moins d’injustice fiscale … et pourquoi pas moins de fracture sociale ? Après tout, Noël approche…

.

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Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, le 7 août 2007

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Voir nos précédents billets : jeudi 30 octobre 2008 : L'augmentation du chômage a baissé ! 

… et mardi 28 octobre 2008 : Crise financière: Christine Lagarde, un an de méthode Coué.

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17ème Fête de la SCIENCE

Check-list LE MONDE 14 Novembre 2008

Et ramène ta (Fête de la) science

Journées portes ouvertes de laboratoires, manifestations organisées par les musées scientifiques nationaux, bars des sciences..., autant de rendez-vous proposés par la 17e Fête de la science, du 14 au 23 novembre, opération d'envergure nationale, pilotée par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le site officiel relaie le programme, personnalisable par l'internaute. A suivre notamment, les initiatives du CNRS, présent à la ville européenne des sciences, les 14, 15 et 16 novembre. En effet, la voûte de verre du Grand Palais, à Paris, hébergera pendant ces trois jours une véritable ville grandeur nature. Un parcours lors duquel "le visiteur prendra conscience que les enjeux de la science le concernent directement". A noter aussi deux spectacles de Scènes de méninges et, en Rhônes-Alpes, le Camion des sciences. Derrière son écran, plusieurs parcours : du magazine Futura-Sciences et ses dossiers (La couleur et ses mystères, le LHC ou les drones) au  site techno-sciences.net. A butiner enfin, cet étonnant trou noir, une expérience permettant de faire passer un œuf dur dans une bouteille ou, dernière-née de Google, Google Flu Trends, application qui permet de suivre en direct la propagation des épidémies de grippe aux Etats-Unis.

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Le discours et la méthode

Confédération des Cadres - Lettre du 7 novembre 2008

Edito de Bernard Van CRAEYNEST – Secrétaire Général

Nicolas Sarkozy a réuni les dirigeants syndicaux, lundi dernier, pour faire le point sur la préparation du G20 qui aura lieu le 15 novembre à Washington. 

Nous lui avons tous exprimé notre attente de voir modifier les règles de la finance mondiale pour que celle-ci reste dans le rôle qu’elle n’aurait jamais dû quitter : oxygéner l’économie réelle.

Les règles de solvabilité, l’appréciation à l’instant T d’une entreprise à la valeur du marché ont fait suffisamment de ravages injustifiés. Nous voulons donc voir des mesures concrètes sortir de ce sommet, même s’il faudra en organiser d’autres très rapidement avec les pays non représentés à ce G20 et que l’on ne peut ignorer dans l’élaboration de nouvelles règles de gouvernance mondiale.

Le chef de l’État sait les conséquences de la crise financière sur l’économie et sur l’emploi. Il veut recevoir des chefs de grandes entreprises pour les inciter fermement à ne pas profiter de cette mauvaise passe pour restructurer et précipiter les plans sociaux. Mais nous lui avons rappelé qu’il n’y a pas que les grandes entreprises à sensibiliser : ces dernières exercent une pression sur leurs fournisseurs et sous-traitants qui sont déjà frappés par les conditions draconiennes d’accès au crédit. Une fois de plus, c’est l’emploi qui trinque ; on passe du chômage potentiel au chômage tout court !

Les dépôts de bilan sont en train d’exploser et des millions de salariés - comme les visiteurs médicaux de la société MBO - découvrent que leurs entreprises en bonne santé un jour sont en cessation de paiement le lendemain. C’est donc tous les bassins d’emploi, toutes les filières, toutes les entreprises qui doivent être observés pour circonscrire au plus vite l’incendie qui se propage.

Dans ce contexte, le gouvernement et le Parlement feraient bien de mettre la pédale douce sur leur frénésie de réformes ! Depuis les heures supplémentaires exemptées de charges aux verrous sur le temps de travail qui ont tous sauté, en passant par le travail le dimanche, le forfait jour et maintenant l’âge de la retraite... il faut cesser de tenir un discours régulateur, d’un côté, et de multiplier les actes de dérégulation, de l’autre.

Permettre à chacun de travailler le temps nécessaire pour obtenir ses annuités, c’est aussi s’assurer d’un travail décent pour tous. Il est illusoire de croire que les mesures adoptées dissuaderont les employeurs de se séparer des salariés qu’ils pouvaient jusqu’alors mettre à la retraite d’office.

Il est temps pour ceux qui nous dirigent de passer du discours de la méthode à la méthode appliquée. Faute de résoudre le problème économique d’aujourd’hui, ils auront à faire face à de graves problèmes sociaux, demain.

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Sarkozy fait appel dans l'affaire de la poupée vaudou

Placide - http://www.leplacide.com/

sarkozy

Débouté en première instance, Nicolas Sarkozy poursuit en appel son combat judiciaire pour faire retirer de la vente une poupée vaudou à son effigie. Son avocat, Me Thierry Herzog, a soutenu que le chef de l'Etat avait vu son "droit à l'image" violé par un objet commercial qui ne peut bénéficier de la liberté d'expression.

Ses contradicteurs s'appuient sur le droit à l'humour et la liberté d'expression, retenus par le premier jugement. L'arrêt a été mis en délibéré au 28 novembre. Me Herzog a expliqué à l'audience de la cour d'appel de Paris que le président de la République se présentait "en qualité de citoyen". "Il n'est pas au-dessus des lois mais n'a pas à être en dessous !", a-t-il fait valoir.

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Le Groupe Canal+ peut racheter 100% de la chaîne Canal+

E2! - jeudi 13 novembre 2008 - Catherine Vincent

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Les guignols de l'info, une émission phare de Canal +

Canal+ en chiffres :

Portefeuille de Canal+: 5,3 millions d'abonnements à fin 2007

Progression nette de plus de 80.000 abonnements sur un an

Taux de résiliation annuel: 12,8%

Les verrous légaux interdisant à un opérateur de détenir plus de 49% du capital d'une chaîne à l'audience limitée ont sauté !

Si tout le monde a remarqué que la loi LME permettait à M6 de détenir plus de 49% du capital de W9, le fait qu'elle permette aussi à Vivendi de racheter 100% du capital de Canal+ n'a pas sauté aux yeux. En fait, la loi LME a modifié l'article 39 de la loi du 30 septembre 1986 selon lequel un opérateur (ou un groupe d'opérateurs) ne pouvait détenir plus de 49% du capital d'une télévision hertzienne dont l'audience est supérieure à 2,5%. Ce taux a été porté à 8% par la loi adoptée le 4 août 2008.

Or, Canal+ a une part d'audience moyenne comprise entre 4% et 5%, selon les derniers résultats Médiamétrie. Ce qui place la chaîne bien en-deçà du nouveau seuil. Du coup, l'obligation de ne pas avoir un propriétaire à plus de 49% du capital ne tient plus.

4,75 euros l'action 

Aujourd'hui, la chaîne premium Canal+ est isolée dans une structure juridique distincte (Canal+ SA) du fait même de la législation. Concrètement (et le plus simplement possible): Vivendi est actionnaire à 100% du Groupe Canal+. Ce groupe détient 65% d'une autre structure baptisée Canal+ France aux côtés de Lagardère (20%), TF1 (10%) et M6 (5%) et ce, depuis le rachat de TPS en janvier 2007. Canal+ France détient 49% du capital de Canal+ SA, la chaîne. Le reste du capital de la chaîne (51%) est coté à la Bourse de Paris à 4,75 euros l'action alors qu'elle était à 7,50 euros en début d'année.

Evolution d'actionnariat

L'actionnariat de Canal+ France (non cotée) est déjà appelé à évoluer en 2009. En fait, TF1 et M6 ont des options de vente de leurs parts exerçables en 2009. Les Groupes Canal+ et Vivendi ont déjà fait savoir que le montant de la dette présentés aux financiers intègrent déjà le rachat de ces parts. En 2009, le capital de Canal+ France devrait donc appartenir à 80% à Groupe Canal+. Si Lagardère décide de conserver sa part qui pour l'heure ne l'encombre pas. Et si TF1 et M6 sont vendeurs, naturellement.

Canal+ a réalisé un chiffre d'affaires de 913 millions d'euros au 30 juin 2008 avec un chiffre d'affaires abonnement en hausse de 4% (+16% pour la publicité).

Un intérêt limité  

Reste à savoir s'il est intéressant pour Vivendi de racheter 100% de Canal+ SA. A plusieurs reprises, le Groupe Canal+ a été interrogé sur cette opportunité d'acquérir tout ou partie du capital flottant. A plusieurs reprises, le Groupe Canal+ a répondu par la négative. Compte tenu de la structure juridique déjà créée pour contourner la loi, un acheteur potentiel ne rachèterait qu'une coquille de diffusion. Sans contenu mais tout de même titulaire d'une autorisation de diffusion prolongée de 10 ans après l'extinction de l'analogique en 2011. Or ces autorisations sont rares, donc chères. Pour autant, il serait nécessaire pour toute personne physique ou morale de renégocier avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel la convention de la chaîne. Des freins existent mais à partir du moment où ils sont desserrés, tout est possible.

Or aujourd'hui, 51% du capital de Canal+ SA est en bourse à 4,75 euros l'action. Tout est devenu possible.

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