jeudi 13 novembre 2008
Pays de Loire - NANTES - Ces entrepreneurs qui placent l'humain avant le profit
Actualité MA VILLE jeudi le 13 novembre 2008

Damien Labrousse et Andrée Terrien, salarié et directrice des Ecossolies, Fabienne Madec, secrétaire générale du CRES, et Alain Gerling, entrepreneur social.
Organisées par les Ecossolies, les Rencontres de l'entrepreneuriat social ont débuté hier et se terminent demain. Trois jours pour échanger autour de ces entreprises pas comme les autres.
Alain Gerling est un entrepreneur pas comme les autres : un « entrepreneur social ».Baticréateurs 44, son entreprise, a un statut particulier : elle n'est pas là pour faire du chiffre mais pour répondre à des enjeux de société. « Créée en avril 2008, il s'agit d'une coopérative d'activité et d'emploi : nous accompagnons les personnes qui souhaitent créer leur entreprise dans le bâtiment. Nous les aidons à mûrir, puis à lancer leur projet, pour un jour les laisser s'envoler de leurs propres ailes. »
Des subventions indispensables
Au sein de la coopérative, trois permanents encadrent une vingtaine de personnes, dont dix salariés, qui se sont déjà lancés dans la grande aventure du bâtiment.
Ils reversent 12 % de leur chiffre d'affaires à la structure d'accompagnement.
« Contrairement aux autres entreprises capitalistiques, au centre de notre projet, nous plaçons l'humain avant le profit », explique Alain Gerling. C'est pourquoi son entreprise est dépendante des subventions attribuées par les collectivités.
La hantise des banquiers
« Les entrepreneurs sociaux, pour lancer leur activité, commencent par rassembler des hommes et non du capital. Et ça, c'est une chose que les banquiers ne comprennent pas très bien ».
Parce qu'on ne crée pas une structure qui relève de l'économie sociale comme on crée une structure capitalistique, l'association Ecossolies a décidé d'organiser ces Rencontres de l'entrepreneuriat social. Elles ont débuté hier et se poursuivent jusqu'à demain, en parallèle du Salon des entrepreneurs, au centre des expositions de Nantes métropole.
Échanger pour avancer
« Coopérative, mutuelle, fondation ou association, les structures d'économie sociale sont confrontées aux mêmes difficultés et interrogations, souligne Andrée Terrien, directrice des Ecossolies. Ces journées sont l'occasion, pour les entrepreneurs sociaux, d'échanger, de mettre en perspective les actions d'économie solidaire, locales ou internationales, de partager leurs problèmes et de poser leurs questions aux collectivités ».
Ateliers, conférences et tables rondes sont ainsi au programme (voir ci-dessous).
Les porteurs de projets peuvent également rencontrer des animateurs qui les orienteront vers les bons interlocuteurs. Sur le site de la Chambre régionale de l'économie sociale (CRES), co-organisatrice de la manifestation, un code est disponible pour accéder gratuitement au salon.
Sophie Trébern Presse-Océan
Centre des expositions de Nantes métropole, 2, cours du Champ-de-Mars 44 NANTES
Niches fiscales : le plafonnement jugé insuffisant par le PS
Les Echos – 13/11/08 - Véronique Le Billon La commission des Finances de l'Assemblée nationale a adopté, hier soir, le plafonnement des niches fiscales. Le président de la commission, Didier Migaud (PS), a défendu sans succès l'instauration d'un impôt minimal pour les plus aisés. Le plafonnement des niches fiscales a donné lieu, hier en commission des Finances à l'Assemblée nationale, à des débats entre la majorité et l'opposition. Même si l 'architecture du dispositif de " justice fiscale " défendue par la majorité, qui sera discuté en séance lundi, était en grande partie bouclée avant la réunion, le président de la commission des Finances, Didier Migaud (PS), en a souligné malgré " un progrès ", " l'insuffisance ". Il juge, pour l'essentiel, que le plafonnement global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10 % du revenu, proposé par le rapporteur général du budget, Gilles Carrez, et qui a été validé hier soir, n'empêchera pas certains contribuables d'échapper à toute imposition sur le revenu. Exemple : un couple déclarant 120.000 euros de revenus, dont l'impôt atteindrait environ 31.000 euros, pourra encore, critique-t-il, annuler son impôt demain. " Mais ce ne sera plus le cas pour les très riches ", répond Gilles Carrez. Bercy en attendrait une économie d'environ 200 millions d'euros, indiquait hier un membre de la commission. En juin, la mission d'information parlementaire avait notamment montré que, par le jeu des niches fiscales, " 150 des 10.000 contribuables les plus aisés, avec un revenu fiscal de référence supérieur à 1 million d'euros, ont totalement annulé leur impôt, voire touché un chèque du Trésor public ". Le président de la commission des Finances propose de créer, par l'application d'un nouveau barème, un " impôt minimum alternatif ". Une hypothèse soutenue il y a quelques années par l'aile sociale de la majorité parlementaire, mais que Bercy avait déjà repoussé, pour cause de complexité ou de ciblage insatisfaisant, l'an dernier (" Les Echos " du 16 octobre 2007). Le président de la commission des Finances souhaite également majorer le revenu retenu pour le calcul du bouclier fiscal du montant des déficits et amortissements de certaines niches fiscales (Malraux, Robien...), qui permettent à des contribuables dotés d'un fort patrimoine de maximiser l'effet du plafonnement de l'impôt. " L'esprit ouvert " Hier, le rapporteur général du budget au Sénat, Philippe Marini (UMP), a jugé de son côté que les montants de plafonnement des niches proposés par son homologue de l'Assemblée nationale n'étaient " pas absurdes " et que la commission des Finances aborderait cette question " l'esprit ouvert ". En attendant, celle-ci a adopté plusieurs amendements relevant de la première partie du budget, dont les sénateurs débuteront l'examen le 20 novembre. Sur le bouclier fiscal, la commission proposera en séance, après le feu vert de Nicolas Sarkozy fin août, que les contribuables calculent et versent eux-mêmes l'impôt final dû, sans passer par la phase actuelle de demande de remboursement via une réclamation contentieuse ! La commission supprime aussi, au nom du droit, le plafonnement des indemnités pour préjudice moral, voté par les députés en réaction à l'affaire Tapie ! Elle abandonne aussi l'allégement du bonus-malus automobile pour les familles nombreuses et de la taxe à l'essieu pour les transporteurs routiers. Enfin, elle impose de consacrer 15 % du dividende numérique (la redevance des opérateurs pour acquérir des fréquences hertziennes), évaluée à 600 millions d'euros l'an prochain, au désendettement de l'Etat. Pour qui la crise ?
SANTé - Diabète - 14 Novembre Journée Mondiale
Check-list Le MONDE 13 Novembre 2008
La France comptait 2,5 millions de diabétiques traités en 2007, soit un taux de prévalence proche de 4 %, selon le BEH. Institut de veille sanitaire http://www.invs.sante.fr/beh/
Cette étude montre que la fréquence de la maladie dépasse les prévisions, avec d'importantes disparités géographiques.
Demain, 14 novembre, journée mondiale du diabète.
Pays de Loire – Une maison de l'adoption ouvrira à NANTES en février 2009 / Congrès 28-29/11/2008
OUEST-FRANCE - jeudi 13 novembre 2008
Un espace dédié à l'adoption ouvrira en février 2009 à Nantes, dans les actuels locaux de la maison des sciences de l'homme Ange-Guépin, sur l'île de Nantes. Le conseil général de Loire-Atlantique souhaite réunir en un même lieu des bureaux pour les professionnels, l'accueil des familles, et les associations qui oeuvrent en faveur de l'adoption.
Un congrès national sur l'adoption "Un lien pour la vie" se tiendra par ailleurs à Nantes les 28 et 29 novembre à la cité des congrès.
PS : le temps suspendu
Placide - http://www.leplacide.com/

La menace bidon d'une nationalisation partielle des banques
Desintox - Une contre-expertise au quotidien des déclarations et des chiffres du débat public.
13/11/08 - CEDRIC MATHIOT –
Comment diable convaincre les banques, qui ont été aidées par l'Etat à hauteur de 10,5 milliards d'euros, de jouer le jeu de ne pas couper le crédit aux entreprises comme cela leur a été demandé ?
Rappel : L’Etat qui a concédé un prêt de 10,5 milliars d’euros aux banques françaises n’entrera pas en contrepartie au capital de ces banques. Ces fonds seront débloqués avant la fin de l’année et pris sur l’enveloppe de 360 milliards d’euros débloquée en urgence et consacrée au soutien des banques dans le cadre du plan d’action européen.
En contrepartie des fonds propres injectés par l'Etat mi octobre, les établissements financiers se sont engagés à faire progresser de « 3 % à 4 % » le montant total des crédits aux entreprises, aux ménages et aux collectivités locales !
Las, les remontées de terrain font état d'une allocation de crédit fort chiche et très prudente... Depuis quinze jours, Nicolas Sarkozy et le gouvernement montrent leurs muscles, agitent des menaces, quitte à dire tout... et aussi son contraire.
Dans son discours de Rethel (Ardennes) sur l'emploi, le 28 octobre, Nicolas Sarkozy avait avancé un moyen original de contraindre les banques à respecter leur engagement: jeter l'opprobre sur les banques en donnant en pâture à l'opinion le nom des établissements récalcitrants :
"Ceux qui ne joueront pas le jeu, on l'expliquera à l'opinion publique", a-t-il menacé.
Le 30 octobre, alors que les entreprises commencent à faire savoir qu'elles ne voient toujours pas la couleur des lignes de crédit, Sarkozy reçoit les banquiers à l'Elysée, et les presse de respecter le "pacte moral" passé avec l'Etat.
Et pour faire monter la pression sur les banquiers (ou pour convaincre les Français que tel et le cas), plusieurs membres de la majorité sortent de concert et font fleurir des menaces de tout poil :
Sur Canal Plus, le 31 octobre, le député UMP Claude Goasguen évoque le premier la possibilité d'une nationalisation partielle des établissements bancaires : « Visiblement, ça coince sur le terrain, alors (Nicolas Sarkozy) a fait une injonction, peut-être la dernière. Ca veut dire qu'il n'exclut pas de rentrer dans le capital ».
Dans le foulée, René Ricol, nommé médiateur du crédit, en charge de vérifier que les entreprises se se font pas couper le crédit, laisse entendre sur France Info que le gouvernement n'hésitera pas à reprendre ce que l'Etat avait donné, c'est à dire les 10,5 milliards !.
"Si nous avons le sentiment que les banques ne font pas le travail nécessaire, alors il y a deux possibilités. Première possibilité, on retire les crédits qu'on a apportés.C'est le contrat qu'on a passé avec les banques. Deuxièmement, si on retire cet argent, les banques se retrouveront en difficulté, à ce ce moment-là, la question va se poser de rentrer à leur capital, éventuellement de changer leurs dirigeants".
Hélas, le 2 novembre, le conseiller de l'Elysée Henri Guaino, invité sur Europe 1... refroidit nettement les ardeurs de ses collègues de la majorité: «Quand il s'agit de sauver des banques du naufrage, de la faillite, alors l'Etat rentre au capital». Mais l'Etat "n'aurait aucune légitimité à rentrer de force au capital des banques qui ne demandent pas d'être sauvées ». Bref, Fillon et Goasguen sont à côté de la plaque.
Cela n'empêche pas René Ricol de ressortir la menace, il y a deux jours, sur Europe1 : "s'ils (les banquiers) ne jouent pas le jeu, alors les conséquences seront efficaces... Ce ne sera pas que des mots, ce ne sera pas que le fait que je vienne en parler devant vous, ce sera des conséquences concrètes : le fait, comme Claude Guéant l'a dit hier, que l'Etat n'hésitera pas à prendre des participations au capital des banques pour éviter qu'il y ait un dérapage".
Mais Ricol n'a pas dû bien écouter Claude Guéant, qui a effectivement abordé le sujet la veille lors du grand jury RTL. Loin d'accréditer la menace d'une éventuelle prise de participation de l'Etat dans les banques, le secrétaire général de l'Elysée a dit... exactement l'inverse, et même un peu sèchement. Interrogé par Jean-Michel Apathie sur le bien-fondé d'une entrée au capital des établissements bancaires, il a moqué cette hypothèse, allant jusqu'à expliquer qu'elle ne "servait à rien", puis en suggérant que l'Etat n'avait pas les moyens de prendre pour 32 milliards d'euros de participations... le montant nécessaire (à l'en croire) pour offrir une minorité de blocage dans les quatre premières banques françaises.
En clair, la menace retombe comme un soufflet.
Ce matin, dans le Parisien, François Fillon, ravalant ses menaces du début du mois, a d'ailleurs définitivement écarté le scenario d'une entrée au capital : "Nationaliser une banque qui se porte bien au motif qu'on va y mettre trois fonctionnaires, c'est une mauvaise idée".
Mais ce n'est pas grave, car René Ricol a bien une dernière idée. Sur Europe 1, lundi, il a menacé d'une dernière mesure de rétorsion les banques récalcitrantes : "je ferai bien pire que de les dénoncer aux médias... Je les dénoncerai au président de la République, parce ce que je pense que ça aura des conséquences immédiates !".
Le problème, c'est que depuis quinze jours, personne n'a l'air de se mettre d'accord sur ce que peuvent être ces redoutables "conséquences immédiates !"…
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Ses lettres de non-motivation, c'est tout un art
Ouest-France - 13/11/08 - Pascale VERGEREAU
Julien Prévieux, avec, derrière lui, l'une des réponses à ses surréalistes lettres de non-motivation dans la galerie parisienne qui expose régulièrement son art, très centré sur le travail.
Il y a huit ans, Julien Prévieux s'est mis à refuser tous les emplois, après en avoir vainement cherché un. « Ça a commencé comme une vengeance », c'est devenu un art. Ses lettres de non-motivation sont aujourd'hui encadrées dans les galeries et des chefs d'entreprise les achètent !
Madame, monsieur,
Je vous écris suite à votre proposition de chef de secteur parue dans Le marché du travail. Je dispose d'une solide formation commerciale, d'un tempérament enthousiaste et d'un goût immodéré pour la junk food(la malbouffe). Fort de cette expérience, j'ai largement dépassé le poids limite qu'on peut se permettre si l'on veut se déplacer. Malheureusement, votre poste se situe en région parisienne et je ne m'éloigne jamais du supermarché Franprix de la rue des Amandiers. Par conséquent, je me vois dans l'obligation de refuser votre offre.
Dans l'attente de votre réponse, etc...
Qui n'a pas eu envie, comme le signataire de cette lettre à la société Benedicta (les sauces) de répondre de façon surréaliste à une petite annonce, au cours d'une déprimante recherche d'emploi ? Julien Prévieux, lui, a osé. Parce qu'il est artiste ? Il ne l'était pas lorsqu'il a commencé, à Grenoble, dans sa chambre d'étudiant des Beaux-Arts... après une prépa HEC, deux années de médecine, un master de biologie.
Le garçon, 34 ans aujourd'hui, s'est longtemps cherché, sous la pression d'un père directeur financier et d'une mère prof qui rêvaient pour lui « d'une situation stable ». Comme il fallait bien financer ses études, il s'est d'abord mis en quête de petits boulots. Pas forcément en rapport avec ses compétences. Quoique...
« L'aventure des lettres a commencé par un banal refus », raconte-t-il, rieur, dans la galerie Jousse Entreprise qui l'expose à Paris. « Par vengeance », il a rédigé cinq ou six autres courriers déclinant de façon totalement délirante des offres d'emploi du Parisien, du Figaro ou du Marché du travail. Bilan : deux réponses. Dont une lettre type, montrant bien que le DRH de l'entreprise recruteuse n'avait rien lu de sa bafouille. « Je me suis dit : 'il y a là quelque chose qui révèle beaucoup de notre société'. »
Pris au jeu, il a piégé plus de 1 000 entreprises françaises et étrangères en sept ans, avec des argumentaires hilarants. À un marbrier des Yvelines : Vous cherchez quelqu'un de souriant ? Le travail n'est pas une partie de rigolade. Aux supermarchés Champion, à la recherche de chefs de rayon : Je n'ai jamais été champion. À une grande entreprise de transports publics de la région parisienne : Une entreprise qui ne cite pas son nom ne me semble pas très fiable. La RATP, qui avançait masquée, « a pris bonne note de sa non-candidature ».
Rares sont les entreprises qui lui ont envoyé une réponse personnalisée. Mais il y en a eu... et de belles. Le PDG et le « responsable corporate » du lessivier Henkel se sont fendus d'une longue explication après une lettre de non-candidature les accusant de pollution de rivières. L'artiste a été nettement « plus ému » par la défense de son activité par un coupeur de verre. Il lui avait écrit : J'ai déjà vu des métiers dont la désuétude frôlait l'indécence, mais là, vous dépassez les bornes !
En admirateur du comique Buster Keaton ou de l'artiste performeur Chris Burden, Julien Prévieux aime la performance physique. Fan de skate board, il s'est d'abord placé au coeur de vidéos le montrant roulant contre les murs. « Les lettres, c'est une autre façon de tester la résistance du monde. Je reçois plein de mails de gens qui me disent merci, me racontent l'ambiance dans leur entreprise ou leur expérience à l'ANPE ! »
« Son propos n'est pas celui du pastiche, ou de la caricature, c'est tout l'inverse », souligne Grégoire Chamayou, l'éditeur du recueil de ses meilleures lettres, vendu à 12 000 exemplaires en un an. « Chacun des personnages qu'il incarne fait apparaître le jeu social de la recherche d'emploi comme ce qu'il est : factice, mensonger, et en définitive, d'une incroyable violence. »
À la Biennale d'art contemporain de Rennes, au printemps, à la Fiac, dans des galeries de La Haye, San Francisco, Istanbul, Julien Prévieux a exposé ses lettres, avec annonces et réponses correspondantes, sous verre. Les originaux sontachetéspar des fonds régionaux d'art contemporain, des collectionneurs ou « des costume-cravate ». Chefs d'entreprise ou DRH. L'un d'eux lui a confié qu'il allait accrocher son acquisition dans son bureau, « comme exemple à ne pas suivre ».
Depuis un an, l'artiste a stoppé ses courriers. Le comédien François Morel en a lu récemment au Festival de la correspondance de Manosque, avec la chanteuse Juliette. Le thème du travail continue à « obséder » le facétieux Prévieux, toujours à la recherche de l'exploit. À un congrès de l'UMP, il a réussi à « voler » les empreintes digitales de Nicolas Sarkozy, en lui faisant dédicacer un livre. À Metz, il expose une « Bibliothèque des savoirs inutiles » ; prépare un film qui montrera, en parallèle, l'arrêt des chaînes de production modernes et la remise en route d'anciennes.
Il poursuit aussi, sur toiles, une codification de textes d'économie classique, inspirée du système de décryptage de la Bible par les moines. « Pour les faire parler, tels des oracles, des licenciements massifs, de la catastrophe financière. S'attaquer à l'inattaquable, aux systèmes trop lourds pour l'individu... » Ça, ça le motive !
Lettres de non-motivation.Zones, éditions la Découverte. 9,80 €. Recueil consultable en intégralité sur le site editions-zones.fr
La pauvreté progresse en France
Ouest-France – 13/11/08
Le Secours Catholique, dans son rapport 2007, compte sept millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Consulter le rapport interactif du Secours Catholique
Le Secours catholique rappelle aujourd'hui dans son rapport annuel qu’il y a en France sept millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté (910 euros net par mois pour une personne seule). Parmi elles, deux millions d’enfants ou adolescents.
Familles monoparentales Le Secours catholique souligne de manière générale "un contexte de crise du logement et de hausse des prix qui grève toujours plus le budget des plus pauvres".
La plupart des familles aidées par l'association, vivent en dessous du seuil de pauvreté et 60% d’entre elles sont monoparentales. Des mères seules avec leurs enfants la plupart du temps, qui vivent dans des situations de plus en plus précaires.
Crise du logement
Selon le rapport, "en 2007, les loyers ont augmenté de 3% de façon quasi équivalente dans le parc privé et public" alors que dans le même temps "l'aide au logement a été renforcée d'environ 3% dans le parc privé alors qu'elle a stagné dans le parc public".
L'emploi des séniors
Le rapport souligne également que les 50-60 ans sont plus nombreux dans leurs structures d’accueil. Ils représentaient 24,1% des accueillis en 2007, contre 19,5% en 2002.
L’association a aidé l’an dernier 1,4 million de personnes qui représentent 629.500 "situations familiales" de précarité.
Petition très spontanée
Le Canard Enchaîné du mercredi 12 novembre 2008
"Des filières végétales entières pourraient être condamnées en France et Europe à très court terme..."
La lettre qui prédit aux agriculteurs français l'apocalypse est signée du patron de l'une des plus grosses coopératives agricoles françaises. La Cecab - 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 6 000 adhérents - est le leader français des légumes en conserve (avec la marque Daucy), le numéro 1 de l'omelette surgelée et le champion français de l'oeuf coquille (Mâtines).
Quel est donc ce fléau qui menace nos campagnes ? Une invasion de sauterelles ? Le réchauffement climatique ? Non. Ce qui est pointé du doigt par Michel Guernevé, le président le la Cécab, c'est la méchante Europe qui veut réduire la quantité de pesticides que l'on nous met dans l'assiette. "Une nouvelle réglementation sur les produits phytosanitaires pourrait être votée d'ici la fin de l'année". Dès lors, "le rôle esssentiel de l'agriculture : nourrir nos concitoyens avec des produits variés et sains serait menacé ...".
Dans sa lettre adressée à ses 6 000 adhérents, la Cecab sonne donc le tocsin : "Vos productions sont menacées, signez la pétition". Ladite pétition est un formulaire de protestation, glissé dans le courrier, à destination des parlementaires européens. De quoi convaincre les eurodéputés que les campagnes françaises se soulèvent spontanément contre la mise au rancart, d'ici à 2012, des pesticides les plus dangereux pour la santé et les plus toxiques pour l'environnement.
Mais l'habile manoeuvre a fait chou blanc. La semaine dernière, le Parlement européen a donné son feu vert pour que soit réduit l'usage des pesticides. Décision à faire avaliser par les Etats membres avant la fin de l'année. On peut parier que d'ici là, les amoureux des pesticides vont encore ramener leur fraise.
Au salon Marjolaine, l'alimentation bio continue sa percée malgré la crise
TV5MONDE - PARIS (AFP) - 12/11/2008 16h34

De plus en plus sensibles aux questions environnementales, les Français se laissent séduire par l'alimentation bio, un secteur épargné par la crise comme en témoigne le succès de Marjolaine, le grand salon parisien du secteur.
"Ici, c'est convivial et la clientèle est fidèle", affirme François Clot, producteur de noix AOC à La Baume d'Hostun (Drôme), au pied du Vercors. Depuis plus de 25 ans cet homme, dont les "produits de qualité" sont en vente dans les meilleures épiceries françaises, ne manque pas le rendez-vous.
Ces jours-ci les gens sont venus nombreux et je n'ai pas senti de restrictions financières", assure Steve de la coopérative bio corse Alimea. Miel, clémentines, amandes: les clients "prennent en grande quantité", selon lui.
Cette année encore, la foule -jeunes parents avec enfants juchés sur les épaules ou personnes plus âgées tirant la poussette du marché- se presse dans les allées.
80.000 visiteurs sont attendus à ce salon qui se tient jusqu'à dimanche à Paris. Quelque 520 exposants sont présents dans le secteur de l'alimentation mais aussi des cosmétiques, de la santé, de l'habitat ou l'artisanat. Les associations de protection de l'environnement ont aussi répondu à l'appel.
Depuis 6 ans, Jean-Claude et Agnès viennent avec enfants et amis. Rencontrés à un stand où ils ont acheté des "noix de sapindus mukorossi de l'Himalaya indien" pour laver le linge, ils racontent être venus au bio après avoir goûté à du vin issu de l'agriculture biologique.
"Nous avons pris conscience des cochonneries que l'on avalait" et "eu envie de retrouver les goûts d'avant". Depuis, ils mangent bio quand cela est possible. A Marjolaine, ils ont fait leurs emplettes: fromage, viande, miel, céréales mais aussi shampoing et savon.
Même son de cloche chez Bernard et Maryvonne. Convertis depuis plus longtemps encore, ils ont fait 300 km pour rencontrer leurs producteurs habituels.
"Il y a toujours eu du monde mais depuis une dizaine d'années, depuis la vache folle, l'affluence a encore augmenté", assure Séverine Fezard, directrice du salon.
"Outre les militants de la première heure, il y a maintenant une clientèle de jeunes parents qui se mettent à consommer bio pour leurs enfants", selon elle.
"En cette période de crise, à voir les gens repartir chargés de paquets, cela confirme qu'il y a une vraie demande de produits de qualité", affirme Fanny Canette de Nature et progrès, l'association à l'origine de la création en 1976 de Marjolaine.
Signe de cet engouement, Biocoop, le réseau de magasins bio est en plein développement, avec désormais plus de 300 points de vente en France.
La consommation de produits bio est "une tendance de fond" et elle a augmenté de 12 à 15% entre 2006 et 2007, affirme Elisabeth Mercier, directrice de l'Agence bio, groupement d'intérêt public dont la mission est de structurer le secteur.
Selon le cabinet Xerfi, le chiffre d'affaires du secteur, qui reste toutefois marginal, est en hausse constante et devrait s'établir à 2,1 milliards d'euros en 2008, contre 1,9 mds en 2007. L'an dernier 43% des Français ont consommé au moins un produit bio une fois par mois.
Mais la France, lanterne rouge en Europe avec seulement 2% de sa production agricole issue de la filière biologique, importe encore plus de la moitié des produits bio consommés sur son territoire.
Aussi le gouvernement a-t-il décidé de donner un coup de pouce financier pour tripler les surfaces agricoles bio d'ici à 2012.
