mercredi 12 novembre 2008
Petit prix entre amis
Le Canard Enchaîné du mercreci 12 novembre 2008
Comme il l'a encore montré à New-York en septembre, Nicolas Sarkozy adore les cérémonies et les remises de prix. Il doit d'ailleurs recevoir ce jeudi 13 novembre le prix du "Courage politique" - rien que ça - décerné par la revue "Politique internationale", à l'Elysée lors d'une petite cérémonie privée de deux cent invités.
Or, ce prix, qui a été décerné par le passé à Sadate et à Jean-Paul II, aurait du être remis cette année au Dalaï-lama. Il ne revient à Sarkozy que par raccroc... En août, quand "Sa Sainteté" bouddhiste était en France, la direction de la revue a estimé que les vacances n'étaient pas une période propice pour décerner son prix....
Puis, en septembre, le Dalaï-lama a du annuler un déplacement prévu en Europe, pour raison médicale. Du coup, le patron de la revue, Patrick Wajsman, historiquement lié au "Figaro" et depuis peu conseiller pour les relations internationales du président de l'UMP, Patrick Devedjian, a fait en sorte de l'attribuer au Président.
Sans doute, au titre du grand courage politique qu'il a montré en évitant de recevoir le Dalaï-lama, l'"ennemi" de Pékin, pendant les trois semaines de son séjour en France au mois d'août ?

Matignon justifie les hausses des frais de personnel des ministères
LE MONDE |Samedi 8 11.08 |
Le premier ministre a contesté par communiqué les informations parues dans Le Monde du jeudi 6 novembre relatives aux effectifs des ministères et au montant des indemnités attribuées aux collaborateurs des ministres
Matignon estime qu'elles résultent d'une "interprétation erronée" des chiffres publiés des annexes aux projets de loi de finances pour 2008 et pour 2009.
Selon le communiqué, les effectifs, au 1er septembre 2007, ne constituent pas "une base de référence", tous les cabinets n'étant pas alors complètement constitués et plusieurs postes de secrétaires d'Etat ayant été créés lors de la formation du troisième gouvernement de François Fillon, le 18 mars 2008.
En ce qui concerne l'augmentation de 45 % de l'enveloppe d'indemnités pour sujétions particulières (ISP) mise à disposition du premier ministre, le communiqué indique que le montant de 2007 ne porte que sur les huit mois d'exercice du gouvernement Fillon, celui de 2008 portant sur une année pleine.
Enfin, il justifie l'augmentation de 125 % du volume d'ISP attribuée au secrétaire d'Etat chargé de la prospective, Eric Besson, par l'extension de ses attributions l'ayant conduit à recruter cinq collaborateurs supplémentaires.
Le Monde maintient l'intégralité de ses informations. La réponse point par point au premier ministre et l'évolution par ministère sont publiées sur lemonde.fr.
Sur lemonde.fr : Explosion des frais de personnel
Papier de verre - commémorations
Check-list LEMONDE du jour
papier de verre
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| Oui, il y a trop de commémorations nationales. Ne conservons qu'une date, celle d'aujourd'hui 12 novembre, qui commémore l'enterrement du rapport Kaspi sur les commémorations nationales. |
«Le "bien-être animal" est un ovni pour un avocat»
Libé- sciences – 11/1/08 - CORINNE BENSIMON
Interview : Sonia Desmoulin est chargée de recherche au CNRS et travaille à l’université Paris-I (CRDST, UMR de droit comparé).
Comment s’articulent les relations entre le droit et les sciences dures ?
Dans quelles conditions, au terme de quels processus, peut-on encadrer juridiquement des activités scientifiques et techniques ?
Un exemple : la sensibilité à la souffrance animale augmentant, toute une réglementation s’est développée pour exiger le respect de conditions d’élevage et de transport des animaux conformes au "bien-être animal". Mais pour un avocat, et même pour un scientifique, ce concept est une sorte d’ovni. Il est nécessaire de le définir de telle sorte qu’il soit à la fois fondé en science et qu’il puisse fonctionner en droit, bref qu’il ait un sens dans un laboratoire, un élevage, et aussi un tribunal. Comment peut s’articuler cette relation entre ces deux rapports au monde, scientifique et juridique ?
C’est ce que je tente de comprendre en explorant notamment les documents produits par les comités d’experts, les archives juridiques, et en interrogeant les experts. Cette articulation entre science et droit est d’autant plus complexe que la recherche opère dans l’espace international.
Un autre exemple : j’ai travaillé sur la question de la création, à des fins scientifiques, de chimères. On désigne là des organismes qui ont acquis, à la suite d’une manipulation, des éléments provenant à la fois de l’homme et d’une autre espèce : des souris ayant des cellules humaines, des embryons humains ayant des cellules de souris, de singe, etc. L’encadrement de ces expériences varie énormément d’un Etat à l’autre. Je tente d’en démêler les raisons. On voit que plusieurs questions sont en jeu, notamment le statut de l’embryon humain, la protection et le statut juridique des animaux, et l’intervention sur la "nature". En Allemagne, l’opposition est totale aux manipulations de l’embryon humain : elles évoquent des fantasmes eugénistes nazis. En Grande-Bretagne, la création de chimères a été récemment autorisée par le Parlement. En France, où cette question n’a pas été débattue publiquement, l’agence de biomédecine a autorisé, en 2006, un laboratoire à créer un "modèle chimérique homme-souris" pour l’étude du sida en utilisant des cellules embryonnaires humaines…
Autre exemple, les nanotechnologies. Là, je découvre des situations paradoxales qui soulignent une dissociation entre l’évaluation des risques et leur encadrement. Aux Etats-Unis, où le principe de précaution n’est pas reconnu dans le droit, la science de ces risques s’est développée dès 2000, et les entreprises et laboratoires qui fabriquent des nanoparticules sont désormais invités à faire une déclaration volontaire. Insuffisant, certes. Mais en France, où le principe de précaution a valeur constitutionnelle, une déclaration, obligatoire cette fois, n’est envisagée que depuis le Grenelle de l’environnement. Et elle n’entrera en vigueur que dans les deux ans suivant l’adoption de la loi.
Comment le monde industriel réagit-il aux incertitudes scientifiques générées par les nanotechnologies ? J’étudie cette question, notamment dans un projet mené avec d’autres chercheurs et la société Arkema, qui a accepté de nous ouvrir ses services concernés : représentants du personnel, médecins du travail, département de propriété intellectuelle.
Ces questions juridiques révèlent les rapports entre sciences et société. Elles supposent une collaboration entre chercheurs en sciences dures, en sciences sociales et en droit, peu développée en France. C’est pourquoi a été créé récemment le réseau "Droit, sciences et techniques", ouvert à tous les chercheurs concernés quelle que soit leur institution.»
Nouvelles pertes de Natixis en bourse ! : les banquiers sont incorrigibles...
Nicolas Cori – Les cordons de la bourse – 12/11/08
Alors, perte d'un milliard ou de 500 millions d'euros pour Natixis ?
Nouveau Jérôme Kerviel, ou cours "normal" des affaires ?
Ce matin, la Tribune annonce que la banque Natixis, filiale des Caisses d'Epargne et des Banques populaires, a perdu un milliard d'euros (plus précisément 975 millions d'euros) au "cours d'opérations de marché" pendant le mois d'octobre.
La banque, elle, dément un tel chiffre. Et avance des pertes de 250 millions, justifiées par des conditions de marché "extrêmement difficile, sans précédent connu pour ses activités" et "sans qu’aucun dysfonctionnement puisse être invoqué". A cela s'ajoutent "250 millions d'euros environ" de provisions au titre du "coût du risque", pour prendre en compte les risques liés à la crise. Ce qui fait donc 500 millions.
La banque ne précise pas comment ces pertes ont été réalisées. La Tribune, elle, évoque des opérations sur des marchés d'action pour "compte propre" mais également sur des marchés de taux et de change. Elle ne s'avance pas plus, et écrit, évoquant la perte de 751 millions d'euros due aux spéculations hasardeuses d'un trader de la Caisse d'épargne: "Dans l'immédiat, l'histoire ne dit pas si, comme pour la Caisse nationale des Caisses d'épargne, la responsabilité directe de ce trou financier est à mettre au compte d'une poignée de traders en contravention avec les règles fixées par la hiérarchie".
Quelque soit la réalité des événements, cette perte vient nous rappeler à tous que les banques ont continué à faire n'importe quoi (c'est-à-dire à prendre des risques de marché non maîtrisés), au moment même où l'Etat annonçait ce fameux plan de 360 milliards d'aide. Mais sans véritable moyen de peser sur la stratégie des banques (autrement que par des vagues menaces).
Vous avez dit nationalisations ?
Se loger - Jeunes et vieux sous un même toit
Actualités MAVILLE mardi 11 novembre 2008 C.M.

Favoriser la cohabitation entre personnes âgées et plus jeunes, c'est l'objectif de l'association nantaise Le temps pour toit. Elle a déjà créé plus de 150 « duos » heureux dans la région.
Créée en 2005 par Nicole Rochier, l'association Le temps pour un toit a réinventé le troc de services entre personnes âgées et étudiants.
En échange d'un logement, l'étudiant (ou le salarié) offre une présence et des services à des personnes âgées qui ont besoin de soutien dans leur quotidien. « Ce n'est pas un logement à bon compte pour l'hébergé et un complément de retraite pour l'hébergeur. C'est bien plus une question de don : le jeune donne de son temps, et la personne âgée bénéficie d'une présence et de services », explique Nicole Rochier.
Une aide pour les familles
Françoise témoigne : « Mon père avait besoin d'une présence la nuit en semaine, de discussions, de partage d'un repas de temps en temps, autant d'engagements que nous ne pouvions pas exiger de la part d'un locataire. Nous avons donc opté pour l'accueil d'une personne dans le cadre contractuel proposé par l'association ».
Une femme « formidable »
La présidente du Temps pour toit rappelle que cette présence ne peut se substituer à celle de la famille. Mais elle permet aux enfants de personnes âgées de souffler un peu. « On aide la personne âgée et le jeune, mais on aide aussi la famille ».
L'action de Nicole Rochier lui a valu d'être remarquée par Femmes Actuelles. La fondatrice de l'association fait partie des dix « Femmes formidables 2008 » sélectionnées parmi cinq cents candidates par le magazine. Le concours vise à récompenser des initiatives généreuses et audacieuses menées par des femmes qui essayent de changer l'avenir.
Le public est invité à voter pour la « Femme formidable » de l'année jusqu'au 16 novembre. Pour l'instant, la Nantaise est en tête. « Il suffit d'aller sur le site du magazine et on peut même voter plusieurs fois ! ».
La remise des prix aura lieu de 25 novembre à Paris. Les deux premières lauréates gagneront 10 000 €. Une somme que Nicole Rochier compte bien mettre au profit de l'association.
Pour voter : femmeactuelle.fr ou 0 892 688 110
Fusillés de 14-18 : le gouvernement n'ira pas au-delà d'une réhabilitation mémorielle
Placide - http://www.leplacide.com/

Les artères des enfants obèses comparables à celles d'adultes de 45 ans
WASHINGTON (AFP) - 11/11/2008 – TV5 Infos
Les carotides, les artères du cou, d'enfants et d'adolescents obèses ressemblent beaucoup à celles d'adultes de 45 ans, selon une étude rendue publique mardi.
Ces chercheurs ont mesuré l'épaisseur des parois intérieures de ces artères à l'aide d'ultrasons chez 34 garçons et 36 filles souffrant de surpoids et d'obésité. L'âge moyen de ce groupe était de 13 ans et 89% des participants étaient blancs.
Un accroissement de l'épaisseur des parois des carotides qui alimentent en sang le coeur et le cerveau, indique qu'il y a une augmentation des plaques de graisse risquant d'obstruer ces artères et de provoquer une crise cardiaque ou une attaque cérébrale.
"Nous avons constaté que l'état des artères de ces enfants et adolescents était plus typique de quelqu'un de 45 ans que de quelqu'un de leur âge", note le Dr Geetha Raghuveer, professeur adjoint de pédiatrie à la faculté de médecine de l'Université du Missouri à Kansas City et cardiologue au Mercy hospital. L'épaisseur des parois des carotides des participants était en moyenne de 0,45 millimètre avec un maximum de 0,75 mm.
"Ces enfants avaient un âge vasculaire --état d'épaisseur des artères-- de 30 ans plus âgé que la normale", a souligné le Dr Raghuveer, qui a présenté cette étude à la conférence annuelle de l'American Heart Association, réunie depuis le week-end à la Nouvelle-Orléans (Louisiane, sud). "On dit qu'on a l'âge de ses artères, ce qui signifie que l'âge vasculaire est plus important que l'âge de l'extrait de naissance pour l'évolution des maladies cardio-vasculaires et le risque d'attaques cérébrales", a poursuivi le cardiologue.
Ces enfants avaient des taux anormaux d'un ou plusieurs types de cholestérol dont des niveaux élevés de LDL, le "mauvais cholestérol", et des taux trop bas de HDL, communément appelé "bon cholestérol".
D'autres études sont nécessaires pour déterminer si l'accumulation de plaques artérielles pourrait être inversée si ces enfants perdaient du poids, faisaient de l'exercice ou étaient traités avec un anti-cholestérol, ont estimé dans un communiqué les auteurs de l'étude.
"Je suis optimiste sur la possibilité de faire quelque chose, car chez les enfants ces plaques ne sont pas calcifiées" comme chez l'adulte, a jugé le Dr Raghuveer. "Si l'on peut améliorer l'état des artères et la circulation sanguine chez les adultes, je suis sûr qu'on peut faire de même pour les enfants", ajoute-t-il.
Les autres facteurs de risque d'accumulation de plaques dans les artères chez les enfants et adolescents sont l'hypertension artérielle, le tabagisme passif et la résistance à l'insuline, fréquente chez les obèses.

Travail dominical: Fillon admet que le sujet est "très controversé" à l'UMP
PARIS (AFP) - 11/11/08 – Tv5 Infos
Le sujet de l'extension du travail le dimanche est "très controversé" à l'UMP, admet le Premier ministre François Fillon dans un entretien devant paraître mercredi dans Le Parisien - Aujourd'hui en France.
Le souhait du président Nicolas Sarkozy d'assouplir la loi sur ce thème "est un sujet très controversé y compris au sein de ma famille politique", dit-il en réponse à la question d'une lectrice du journal.
"Si ce texte est voté", insiste-t-il, "ce ne sera pas une généralisation du travail le dimanche, mais son maintien sur des secteurs très précis : le coeur de Paris, quelques grandes zones touristiques. Cela permettrait une expérimentation en vue de répondre à des besoins nouveaux".
M. Fillon souligne par ailleurs que le gouvernement a "choisi" de ne pas toucher au droit des salariés à partir à la retraite à 60 ans.
"Je veux être clair: il n'est pas question d'imposer la retraite à 70 ans. Ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain", assure-t-il: "On a choisi de maintenir le droit, pour tous ceux qui le souhaitent, de partir à 60 ans. Ce droit ne sera pas modifié".
Huit ans de gaffes dans Bye Bye Bush
C’est historique aussi, George W. Bush boucle ses deux mandats avec le record américain de gaffes, de mimiques, de chutes, de gestes et de mots déplacés. Tous sont compilés dans une vidéo qui tourne à la vitesse grand V sur les ordinateurs du monde entier. Elle s’appelle Bye Bye Bush et déclenche tour à tour les fous rires (le coup de la dinde de Thanksgiving, l’observation aux jumelles bouchées…) et les rires jaunes (quand il recherche les armes de destruction massives, origine de la guerre en Irak, sous le bureau ovale…).

