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samedi 8 novembre 2008

Nicolas Sarkozy en Europe : le tout à l'ego

LE MONDE

Par Pierre Moscovici, député (PS) du Doubs ;

Karine Berger, économiste, membre du Conseil national du PS ;

Valérie Rabault, économiste, secrétaire de section. 

Suis-je devenu socialiste ? Peut-être." Cette déclaration devant le Parlement européen du président de la République française et du président, hautement temporaire, de l'Union européenne pourrait faire éclater de rire si la situation n'était pas si grave. Certes, Nicolas Sarkozy ne revendique pas d'être socialiste français, ce qui en dit long sur sa conception très particulière de l'"unité nationale" : même en temps de présidence européenne, le chef de l'UMP ne peut s'empêcher de continuer à faire un peu de politique politicienne.

Le président français est-il vraiment devenu un socialiste européen ? S'est-il par exemple rendu à la grande réunion du Parti socialiste européen qui rassemblait en juillet à Vienne les militants des partis socio-démocrates et socialistes de toute l'Europe ? Nous ne l'y avons pas vu. A moins que nous ne l'ayons pas reconnu dans la foule des camarades britanniques, autrichiens, italiens, hollandais, hongrois... tout autant que luxembourgeois, tchèques et suédois ?

Qu'auraient d'ailleurs dit ces socialistes venus de toute l'Europe pour travailler ensemble à un programme commun pour les prochaines élections européennes de 2009 s'ils avaient su que ce même Nicolas Sarkozy estimait - d'après son entourage - que la République tchèque et la Suède n'étaient pas au niveau pour présider l'Union européenne l'année prochaine et qu'il était donc irresponsable de leur laisser seules cette tâche ?

Qu'il était nécessaire de doubler les futures présidences thèque et suédoise de l'Union d'un Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ?

Que l'utilité de Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois, qui préside l'Eurogroupe, se volatilisait en l'espace d'un discours ? Qu'il fallait, par la force si nécessaire, imposer à tous nos partenaires européens que la France assume cette présidence pour douze mois supplémentaires ? Qu'il n'y avait à vrai dire que Nicolas Sarkozy en personne, et nul autre, à être de taille à sauver l'Europe ?

Que la seule rivalité que notre président voulait bien accepter en la matière était la compétence britannique, sans doute parce que contraint d'admettre que son plan de sauvetage n'était qu'une copie de celui imaginé par Gordon Brown. Et que, malgré quarante années d'efforts diplomatiques, le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes pouvait d'un revers de main balayer la légitimité de deux nations sans que cela s'apparente à un putsch ?

Pour poursuivre son rêve de se comporter en maître du monde - de l'Europe en tout cas -, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à montrer son mépris des "petites" nations européennes, son peu d'estime pour les institutions européennes, il néglige une fois de plus l'Allemagne, il ose inventer une instance qui n'existe pas pour prolonger l'expérience enivrante qu'il vit à travers la présidence de l'Union européenne.

Nos camarades tchèques et suédois auraient été scandalisés s'ils avaient découvert un tel socialiste européen dans leurs rangs. A vrai dire, c'est l'ensemble des Européens qui peut l'être. Car la suffisance française a toujours agacé, mais n'avait pas encore atteint ce point, qui déstabiliserait le travail commun. Les incohérences de notre président n'avaient, jusque-là, fait qu'activer quelques plumes acerbes, notamment outre-Rhin ou outre-Manche.

COLÈRE OU COMMISÉRATION 

Mais face à un tel déni de reconnaissance mutuelle, face à un tel narcissisme, la réponse sera celle de la colère... ou de la commisération. La présidence française de l'Europe ne manque pas d'énergie - même si elle n'a pas brillé par sa rigueur.

Plutôt que de laisser libre cours à sa mégalomanie, M. Sarkozy ferait mieux de penser à faire avancer les dossiers de fond - à commencer par le développement durable, l'énergie, le redémarrage de l'Europe politique - et de préparer la nécessaire relance européenne face à la récession qui nous touche.

Une présidence de l'Union européenne est toujours un maillon dans une chaîne, elle hérite du travail de ceux qui l'ont précédée et passe le relais à ceux qui lui succèdent : le président français devrait être moins préoccupé de son ego, et davantage de la cause de l'Europe.

Non, M. Sarkozy, vous n'êtes pas devenu un socialiste européen, vous n'êtes pas même réellement un Européen conséquent. Un Européen sait dire en face à ses partenaires s'il est en désaccord avec telle ou telle politique. Mais aucun Européen ne se permettrait d'évincer un pays de l'Union, ou de penser que seul le président français serait au niveau pour présider aux destinées de l'Europe.

Un socialiste européen se bat contre le repli sur soi, comme François Mitterrand nous y avait exhortés en 1995 devant le Parlement européen, afin de construire une Europe qui nous éloigne des "politiques aventureuses du chacun pour soi et de l'isolationnisme". Quand, en 1984, ce même François Mitterrand saisit la main d'Helmut Kohl à Douaumont, il ne le fit pas pour lui, il le fit pour l'histoire de deux peuples et le devenir de l'Europe. Quelle main européenne jugez-vous encore digne d'être saisie par vous, M. Sarkozy ? 

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Réseau ferré de France : quand Bussereau et Woerth déraillent sur 13 milliards

Libération – 08/11/08 – Catherine Maussion

Désintox : Contre-expertise au quotidien des déclarations et des chiffres du débat public.

LE CONTEXTE

Lundi, Réseau Ferré de France (RFF, propriétaire du réseau ferré) a signé avec l'Etat son premier contrat de performance (2008-2012), dont l'objectif central est d'investir massivement sur la rénovation du réseau (des opérations lourdes, par opposition à l'entretien courant de l'infrastructure). Une signature médiatisée, qui est notamment censée apporter une réponse à l'audit réalisé en 2005, lequel avait pointé l'état inquiétant des voies ferrées en France, faute de moyens alloués.

LA PHRASE

«Au total, l'Etat consacrera 13 milliards d'euros à la rénovation de l'infrastructure entre 2008 et 2015», s'est félicité Dominique Bussereau, le ministre des transports. «Il s'agit d'un effort absolument sans précédent», a surenchéri Eric Woerth, le ministre du Budget, accompagné du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

LES FAITS

Belle opération de communication que ce gros paquet d'euros pour rénover un rail en décrépitude. A croire que l'Etat, si pingre à son habitude, si soucieux de ne pas exploser son budget, va largement ouvrir les cordons de sa bourse pour venir au secours du réseau ferré.

Mais de quelle poche vont vraiment sortir les 13 milliards d'euros ? De celle de l'Etat ou de la poche d'autres contributeurs comme, par exemple, la SNCF ?

La réponse est écrite en creux dans le contrat de performance (2008-2012) signé lundi. Et que dit ce contrat ? Certes, l'Etat s'engage d'ici 2015 à ce que 13 milliards d'euros soient injectés pour rénover le réseau. Mieux, il n'a pas exclu que ce chiffre monte jusqu'à 14 milliards. Mais l'Etat se garde bien de chiffrer année après année le chèque qu’il envisage de signer lui-même pour financer les travaux. Son obole viendra après les efforts que feront les uns et les autres. C'est un peu «aide-toi et le ciel t'aidera».

Reprenons les termes du contrat : Le «plan d'affaires» est clair. Aujourd'hui, l'Etat consacre autour d'un milliard d'euros à la rénovation lourde du réseau.
Demain, si l'on en croit le «plan d'affaires», les sommes vont grimper progressivement: 1,09 milliard en 2008, 1,4 milliard en 2009... 1,7 milliard en 2012. ET si l'on ajoute à cet effort les années jusqu'à 2015, on atteint effectivement le montant annoncé de 13 milliards. Woerth aurait donc raison…

Sauf que l'Etat n'a pas l'intention d'augmenter son effort.

Aujourd'hui, la contribution de l'Etat à RFF se fait via diverses subventions. Elles se montent à 2,5 milliards. Et il n'est pas prévu de le relever. Qui va payer, alors ?

L'Etat mise d'abord sur des gains de productivité. RFF disposera chaque année d'une enveloppe fixée dans le contrat, pour ses charges courantes (entretien des voies et gestion de la circulation des trains...). Et ce budget reste résolument calé autour de 3 milliards d'euros. RFF va donc devoir se débrouiller pour que ses charges d'entretien ne dérapent pas. Effort identique de productivité pour les travaux lourds de rénovation. Le contrat avance même un chiffre: 15 % de productivité sur ces travaux de remise à neuf du réseau, mais sans que l'on sache si c'est un objectif pour tout de suite ou sur la durée du plan...

In fine, comme RFF soustraite les travaux (rénovation, entretien, gestion de la circulation des trains...) à la SNCF qui dispose des personnels, c'est sur cette dernière que pèsera pour beaucoup l'effort. Un changement de braquet radical par rapport aux années passées.

La seconde «embrouille» de l'Etat se situe du côté des recettes. La première ressource de RFF, ce sont les péages. Ils sont acquittés par la SNCF (et demain très progressivement par les opérateurs privés, à mesure de la montée en puissance des concurrents). Jusqu'à présent, les péages couvraient grosso modo les seules charges courantes d'entretien et d'exploitation. Ainsi, pour l'année 2009, les tableaux publiés dans le contrat de performance font état de 3,056 milliards d'euros de recettes tirées des péages et 2,930 milliards de coûts dits «d'infrastructure» (entretien et exploitation).

Mais très vite, les péages devraient s'envoler. Le contrat fixe le rythme de progression : 3,28 milliards d'euros en 2010, 3,78 en 2011, 4 en 2012... L'intention est explicite : les péages doivent financer aussi la rénovation. L'objectif est même chiffré : la part des péages doit passer de 48 % des coûts totaux (charges courantes et rénovation) en 2008, à 60 % en 2012. Ce qui fait dire à la SNCF qu'elle sera le premier contributeur de ce plan de rénovation du réseau. Et ce sera autant de moins à payer pour l'Etat.

Le contrat de performance fait grincer aussi du côté des collectivités territoriales. Depuis la fin des années 90, les régions ont la compétence pour organiser le transport des voyageurs sur les TER. Et elles vont subir l'augmentation des péages sur leurs nouveaux trains. Mais sans bénéficier des investissements de rénovation... qui ne seront pas affectés aux lignes régionales. Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées et à la tête d'Avenir Rail – un lieu de réflexion entre élus sur le ferroviaire – a ainsi dénoncé un contrat de performance «qui donne la priorité pour la rénovation aux voies rapides, celles classées de 1 à 6, alors que nos trains régionaux circulent sur des voies classées 7 à 9 !» Malvy dénonce une situation ubuesque : n'attendant pas grand-chose pour la rénovation de ses voies ferrées, il a engagé il y a peu 800 millions de travaux lourds sur la région Midi-Pyrénées (dont 170 millions seulement financés par RFF). Ce qui lui permettra de faire rouler, dit-il, 35 trains supplémentaires en janvier (il exploite déjà 348 liaisons quotidiennes). «Je vais devoir payer plein pot des péages en hausse pour ces nouveaux trains», alors que «c'est moi qui ai financé les travaux !». Comble de l'ironie, «je vais payer plus cher alors que RFF va faire des économies sur l'entretien grâce au réseau que j'ai rénové!»

Au final, l'Etat s'en sort donc à moindre frais. Il se contentera en fait d'apporter ce qui manque. Et «on ne voit pas de signes qu'il augmentera sa contribution», ajoute t-on dans les couloirs de RFF.
Et vous avez dit, monsieur Woerth que ce gros chiffre de 13 milliards, est pour l'Etat «un effort absolument sans précédent!»

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Nantes : 21 morts des suites d'une vie dans la rue

Actualités MAVILLE samedi 08 novembre 2008

Ils avaient 40 ans en moyenne au moment de leur mort. Leur point commun ? Un long parcours sans domicile fixe. Ce matin, une célébration leur rend hommage.

Jacques, Yann, Gwenaël, Asma... et les autres. Vingt-et-un noms alignés sur une feuille. Des prénoms, en fait, masculins presque toujours, suivis d'un âge : celui de leur mort. Albert Labat, qui milite à l'Écoute de la rue, l'association d'aide aux sans-abri, a fait le macabre calcul : moyenne d'âge au moment du décès ? La quarantaine, pas plus. Plusieurs ont à peine dépassé la vingtaine. Ou la trentaine.

Ils sont morts cette année, à Nantes ou dans l'agglomération. À même le trottoir, dans l'un des foyers qui les hébergeaient provisoirement, ou dans un hôpital, à cause d'une santé détruite par la privation de domicile. « Mort des suites de leur vie dans la rue, où ils vivaient au moment de leur décès », lâche Albert Labat.

« On ne veut pas qu'ils soient enterrés comme des chiens », s'insurge-t-on à l'association. Il y a peu encore, « les corps des sans-abri étaient déposés, au petit matin, dans le carré des indigents. C'est Marion Cahour, la fondatrice de l'accueil Brin de causette, qui, la première, avait réagi avec force à cette façon de faire. » Celui qui parle ainsi s'appelle Jean Tessier. Ce prêtre fut l'un des pères de l'Écoute de la rue. Aujourd'hui, à partir de 9 h 30, il dira une messe un peu particulière. Célébration imaginée par lui et l'Écoute de la rue « il y a six ou sept ans », pour que les sans-abri aient des funérailles dignes de ce nom.

Comme chaque année depuis, en novembre, la chapelle de l'Hôtel-Dieu s'ouvre pour ce moment peu ordinaire. Ce matin, les prénoms des défunts vont être égrenés. Les prénoms seulement... parce que certaines familles ne souhaitent pas que soit divulgué publiquement le patronyme d'un parent SDF. Mais au fait, comment ces anonymes ont-ils été recensés ? « Par le réseau associatif, qui les a accompagnés à un moment ou à un autre. »

Cérémonie essentielle aussi pour ceux qui les ont connus. Ceux qui continuent leur vie sans abri. Pendant la lecture des prénoms, chacun est invité à apporter son témoignage. Bénévoles, membres des associations, famille, amis. Et compagnons d'infortune. Albert Labat : « Ces prises de paroles donnent lieu à des moments très forts. C'est assez poignant. Il y a deux ans, nous avons même assisté à une vraie réconciliation entre deux personnes. »

L'Écoute de la rue est membre, depuis peu, du collectif des morts de la rue. Association nationale qui porte, un peu partout, ce genre d'initiative.

Pour, explique le collectif, « honorer ceux qui ont connu la honte. Faciliter le deuil. Lever le déni sur les conditions de la mort, souvent prématurée, des personnes de la rue ».

Un milieu peu naturel, où l'espérance de vie chute brutalement. « Et ce matin encore, soupirait jeudi Albert Labat, à 10 h 05, le 115 (numéro d'urgence pour l'hébergement des sans-abri, qui ouvre à 10 h) affichait complet. »

Agnès CLERMONT. Ouest-France

aSDF

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France Télévisions redevient l'ORTF !

Marianne.fr - Vendredi 07 Novembre 2008 - Perrine Cherchève

- 1975 : l’ORTF , monopole d’Etat sur la « radiodiffusion française », est démantelée –

- 2008 : son grand retour façon Sarkozy

Marianne s'est procuré l'avant-projet du cahier des charges de France Télévisions qui doit accompagner la réforme de l'audiovisuel public… Téléchargez-le et jugez sur pièces : c'est le retour de l'ORTF!

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Le texte, qui fixe à la virgule près les missions et les obligations de la télé publique, signe le grand retour de l'ORTF façon Sarkozy ! France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France O), dont le Pdg sera nommé par le chef de l'Etat, pourra être mobilisée à tout moment par le gouvernement. À noter, d'autres innovations : les chaînes vont programmer sous la houlette de Bercy des émissions sur la vie économique et seront aussi chargées de promouvoir à l'antenne « l'identité européenne ». Quel programme !

Téléchargez l'avant-projet et sa synthèse ci-dessous.

Synthèse.pdf (1.97 MB)
Avant projet.pdf (3.53 MB)

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La fin de l’Allocation pour Parent Isolé

La fin de l’Allocation pour Parent Isolé

Octobre 2008 -Dominique Jeoffre – Déléguée nationale de la Confédération des Cadres CGC –

L’API avait un rôle social beaucoup plus important que le rôle économique où on la confine aujourd’hui.

Versée aux personnes ayant peu ou pas de ressources se retrouvant subitement seules avec un ou des enfants, elle permettait de traverser des situations de crise tells que : séparation, veuvage, abandon, départ de femmes battues, etc. Son versement s’effectuait jusqu’aux trois ans de l’enfant ou pendant douze mois si le ou les enfants avaient plus de trois ans. Cette allocation était révisée tous les trois mois impliquant ainsi un suivi social, aidant la personne à retrouver une stabilité et à assumer son rôle parental. Elle était bien plus qu’une logique d’insertion professionnelle ne tenant  aucun compte de l’aspect humain, familial et du devenir de l’enfant.

D’après l’étude menée par la Caisse Nationale d’Allocations Familiales (CNAF), une personne célibataire sans enfants travaillant à plein temps et bénéficiant du RSA aura un revenu disponible de 1 107 euros soit la même chose qu’auparavant avec le RMI…

Pour une personne isolée avec un enfant et travaillant également à plein temps en bénéficiant de RSA, cette dernière aura un revenu disponible de 1 202 euros contre 1 195 euros avant la réforme. Soit un gain de … 7 euros !

Nonobstant le fait qu’entre le célibataire et le parent isolé avec un enfant, l’écart reste terriblement modeste : 95 euros. Comment élever un enfant avec 95 euros par mois ?

Des effets d’annonce incohérents

Nous sommes bien dans des effets d’annonce, l’aspect humain et familial ayant été totalement perdu de vue. Seul, prime l’aspect comptable. Compte tenu de la faible valeur ajoutée du RSA, comme on le mesure ci-dessus, on peut s’interroger sur la nécessité de son financement par une taxe de 1,1% pénalisant toujours plus, et principalement, les classe moyennes.

Enfin, pour se donner bonne conscience, il est envisagé de proposer des places en crèche ou autres modes de garde aux bénéficiaires du RSA pour un travail, même à temps partiel, sans s’inquiéter de ce que les parents qui travaillent normalement feront de leurs enfants si les places qu’ils attendent régulièrement leur sont préemptées. C’est faire fi du travail des Caisses d’Allocations Familiales élaboré depuis longtemps sur le sujet.

On constate encore une fois, l’incohérence des mesure prises dans l’urgence, alors qu’une réflexion et une concertation véritable auraient pu déboucher sur une réforme adaptée aux réalités de nos concitoyens.

le communiqué de Martin Hirsh qui explique en détail les modalités d’application du RSA : http://www.toutsurlersa.fr/documents/presentationrsa.pdf

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Le discours et la méthode

Bernard Van CRAEYNEST – Secrétaire National de la Confédération des Cadres CGC –

Edito de novembre 2008 -

Nicolas Sarkozy a réuni les dirigeants syndicaux, lundi dernier, pour faire le point sur la préparation du G20 qui aura lieu le 15 novembre à Washington. Nous lui avons tous exprimé notre attente de voir modifier les règles de la finance mondiale pour que celle-ci reste dans le rôle qu’elle n’aurait jamais dû quitter : oxygéner l’économie réelle.

Les règles de solvabilité, l’appréciation à l’instant T d’une entreprise à la valeur du marché ont fait suffisamment de ravages injustifiés. Nous voulons donc voir des mesures concrètes sortir de ce sommet, même s’il faudra en organiser d’autres très rapidement avec les pays non représentés à ce G20 et que l’on ne peut ignorer dans l’élaboration de nouvelles règles de gouvernance mondiale.

Le chef de l’État sait les conséquences de la crise financière sur l’économie et sur l’emploi. Il veut recevoir des chefs de grandes entreprises pour les inciter fermement à ne pas profiter de cette mauvaise passe pour restructurer et précipiter les plans sociaux. Mais nous lui avons rappelé qu’il n’y a pas que les grandes entreprises à sensibiliser : ces dernières exercent une pression sur leurs fournisseurs et sous-traitants qui sont déjà frappés par les conditions draconiennes d’accès au crédit. Une fois de plus, c’est l’emploi qui trinque ; on passe du chômage potentiel au chômage tout court !

Les dépôts de bilan sont en train d’exploser et des millions de salariés - comme les visiteurs médicaux de la société MBO - découvrent que leurs entreprises en bonne santé un jour sont en cessation de paiement le lendemain. C’est donc tous les bassins d’emploi, toutes les filières, toutes les entreprises qui doivent être observés pour circonscrire au plus vite l’incendie qui se propage.

Dans ce contexte, le gouvernement et le Parlement feraient bien de mettre la pédale douce sur leur frénésie de réformes ! Depuis les heures supplémentaires exemptées de charges aux verrous sur le temps de travail qui ont tous sauté, en passant par le travail le dimanche, le forfait jour et maintenant l’âge de la retraite... il faut cesser de tenir un discours régulateur, d’un côté, et de multiplier les actes de dérégulation, de l’autre.

Permettre à chacun de travailler le temps nécessaire pour obtenir ses annuités, c’est aussi s’assurer d’un travail décent pour tous. Il est illusoire de croire que les mesures adoptées dissuaderont les employeurs de se séparer des salariés qu’ils pouvaient jusqu’alors mettre à la retraite d’office.

Il est temps pour ceux qui nous dirigent de passer du discours de la méthode à la méthode appliquée. Faute de résoudre le problème économique d’aujourd’hui, ils auront à faire face à de graves problèmes sociaux, demain.

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Mon microcrédit ne connaît pas la crise, par Caroline Fourest

LE MONDE 07.11.08

Il existe un monde où l'économie est au service de l'émancipation et non de l'aliénation, où le crédit coule à flots. On compte même plus de prêteurs que d'emprunteurs... Un monde où l'économie virtuelle est au service de l'économie réelle, des entrepreneurs, et où l'on ne prête qu'aux pauvres. Dans ce monde, Internet est au service de la solidarité et non de la haine ou de la rumeur. Ce n'est pas une utopie. C'est une réalité. L'économiste bangladais Muhammad Yunus, Prix Nobel, l'a rêvé parmi les premiers.

Des hommes comme Jacques Attali et Planète Finance ont beaucoup fait pour concrétiser cette idée simple mais révolutionnaire. D'anciens présidents comme Bill Clinton ne jurent plus que par lui. C'est le microcrédit. Un micro-exemple de tout ce qui peut nous inspirer en période de crise.

Cette utopie en marche, on la rencontre notamment sur www.kiva.org. Je m'y suis connectée il y a un an, dans l'idée de prêter 25 dollars. J'ai bien regardé la liste des demandeurs, sélectionnés et rencontrés (en vrai) par les relais de Kiva. J'ai parcouru leurs photos, pris connaissance de leur histoire et de leurs besoins avant de choisir à qui j'avais envie de prêter ma modeste somme.

A peine trois minutes passées à remplir mon panier et à donner mon accord bancaire par Paypal (autant que pour commander un livre sur Amazon). Cette ligne sur mon relevé bancaire, je ne l'ai pas vue passer. Mais Maria Elena l'a vue arriver. Elle avait besoin de 575 dollars pour acheter une nouvelle machine à coudre et développer son magasin de couture à Huancayo, au Pérou.

Aucun dossier à monter auprès d'une banque, ni mesure "prudentielle" ni défaut de liquidités. En quelques heures, grâce à 16 autres donateurs (Nina, Scott, Charly...), Maria Elena tenait son prêt. Son atelier s'est développé. Il fait vivre sa famille et d'autres femmes.

En moins d'un an, Maria nous a remboursés. Depuis, j'ai recliqué pour reprêter cette somme au moins dix fois. Ces 25 dollars ont fait le tour du monde.

Patience, une Nigériane de 53 ans, a pu acheter de nouvelles statuettes pour sa boutique d'art africain. Nisrine, une Libanaise de 31 ans, a renouvelé le stock de son magasin dans la plaine de la Bekaa. Une famille de Tanzanie a pu ouvrir une échoppe vendant des légumes et du charbon. Une autre se lance dans le recyclage au Pakistan.

Le monde de Kiva est très concret. Le site prélève un micro-pourcentage (10 %) sur votre don pour faire fonctionner sa structure, réduite au minimum. Une dizaine de personnes coordonnent le site et cherchent des demandeurs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le plus difficile pour Kiva n'est pas de trouver des donateurs (ils affluent), mais de faire connaître cette source de liquidités potentielles à des hommes et des femmes loin de toute technologie. Le réseau peut compter sur un réseau mondial d'ONG, dont les bénévoles rencontrent tous les jours des micro-entrepreneurs qui auraient besoin de cet argent pour gagner en autonomie.

Cette solidarité ne se fait pas sur le mode de la charité, mais sur celui du prêt solidaire. Le microcrédit est donc aussi un lieu où se réinventent les rapports Nord-Sud.

Vous pouvez choisir la région que vous souhaitez aider en priorité. Que vous ayez un lien avec l'Asie ou que vous préfériez l'Afrique. Le Moyen-Orient est très prisé.

Des donateurs américains horrifiés par les dégâts commis par leur gouvernement peuvent directement prêter à des micro-entrepreneurs en Irak, en Afghanistan et en Palestine.

Dès qu'un projet solide est mis en ligne, les entrepreneurs de ces régions trouvent des donateurs en quelques heures. Surtout s'il s'agit de femmes. Car Kiva rééquilibre aussi les rapports hommes-femmes. Vous pouvez choisir le genre de ceux à qui vous souhaitez prêter en priorité.

Le Nord étant plus féministe que le Sud, la plupart des donateurs préfèrent aider des femmes souhaitant accéder à leur autonomie. Il y a aussi des groupes de donateurs qui recherchent des entrepreneurs par affinités. Des donateurs chrétiens qui veulent donner en priorité à des entrepreneurs chrétiens, des écologistes du Nord qui cherchent à encourager un développement non polluant au Sud...

En deux ans, grâce à 354 000 donateurs, le site a permis de réaliser 68 000 prêts d'une valeur moyenne de 450 dollars. Le montant global d'argent prêté s'élève à 48 millions de dollars.

Ainsi va Kiva.

Loin de ce monde où ceux qui voulaient importer les subprimes cherchent des boucs émissaires pour éviter l'autocritique,

loin de ce monde où l'on peut se dire socialiste à l'international mais continuer à liquider la puissance publique et à déréguler le marché du travail au plan national,

loin de ce monde où les ultralibéraux traitent déjà de protectionnistes ceux qui souhaitent simplement réhabiliter l'Etat protecteur,

loin de ce monde où l'on fait croire que les emplois aidés de la droite (destinés à créer de la flexibilité pour les entreprises) sont les mêmes que ceux de la gauche (qui luttaient contre le chômage des jeunes en inventant de nouveaux postes et des services via le tissu associatif),

loin de ce monde où certains disent vouloir refonder le capitalisme quand ils ne veulent que le corriger, où d'autres disent vouloir l'abattre au lieu de contribuer à le refonder pour de vrai, loin de ce monde et de ses postures obligées, il existe un autre monde. Celui d'une microéconomie solidaire.

Elle ne pourra jamais remplacer la macroéconomie et ses contraintes, mais l'histoire de son utopie devenue réalité contient quelques leçons à méditer.


Caroline Fourest est essayiste et rédactrice en chef de ProChoix.

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Pension de Réversion du privé : comment on vous enfume !

De l’Association Sauvegarde retraites27/10/08

Non seulement le Gouvernement ne tient pas sa promesse (passage du taux de réversion de 54 à 60 %) mais il n’hésite pas à nous faire prendre des vessies pour des lanternes… Inacceptable !

A la mort de son conjoint, une veuve ou un veuf peut toucher une fraction de la retraite du défunt : c’est la pension de réversion. Dans les régimes du privé (salariés, professions libérales, indépendants, exploitants agricoles, etc.), cette fraction peut atteindre, au maximum, un taux de 54 %* ce qui, dans beaucoup de circonstances, peut s’avérer très faible, notamment lorsqu’une veuve n’a jamais exercé d’activité professionnelle et n’a donc pas, elle-même, de retraite. 

Dans le cadre du Rendez-vous 2008 sur les retraites, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, et le ministre des Affaires sociales, Xavier Bertrand, se sont engagés solennellement à améliorer le sort des veufs et des veuves en augmentant le taux de réversion de 54 à 60 %. Pour la cote de popularité, c’est succès garanti… 

Néanmoins, après l’annonce de cette mesure, nos politiques au grand cœur ont eu tout l’été pour s’apercevoir – oh, surprise ! – qu’il ne restait pas le moindre centime dans les caisses pour financer leur générosité. 

Au moment de présenter la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, on pouvait alors penser que l’heure de vérité allait sonner. On s’attendait, au pire, à des excuses confuses et, au mieux, à un plan de réforme salutaire. Mais, évidemment, c’est sans compter sur l’aplomb dont peuvent faire preuve nos dirigeants… Car, voici les principales dispositions de l’article 52 du PLFSS, projet la loi de financement de la Sécurité sociale, qui prévoit la « revalorisation » des réversions. Tenez vous bien ! 

Tout commence pour le mieux : « Conformément à l’engagement du Président de la République, le présent article a pour objet de porter les pensions de réversion servies aux veuves et aux veufs (…) à 60 % ». Mais, après, c’est un festival ! 

- En effet, contrairement à ce qui était promis, la revalorisation n’intéressera pas toutes les veuves et les veufs mais uniquement ceux « disposant de faibles pensions de retraite ». Votre pension ne doit pas excéder 800 € par mois. Si ce n’est pas le cas…, circulez ! Autre condition, vous devez avoir 65 ans. Si vous êtes plus jeunes… 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça écrème sec ! 

- En outre, si vous faites partie des rescapés, ne vous réjouissez pas trop vite. Car, en réalité, il n’est plus du tout question de passer, une bonne fois pour toute, du taux de 54 % à 60 % mais simplement de revaloriser les réversions de moins de 800 € de 11 %.

Enfin, pour en terminer avec les mauvaises nouvelles, la poignée d’euros supplémentaires qui vous sera accordée ne le sera pas cette année mais en 2010.

- En revanche, s’agissant de la mesure restrictive que le gouvernement avait également envisagé dans le cadre du Rendez-vous 2008, cette fois, il n’a pas feinté. La condition d’âge pour toucher la réversion qui avait été supprimée par la loi Fillon (2003) va effectivement être rétablie. Il faudra donc avoir au moins 55 ans pour toucher cette réversion et ce, évidemment, dès 2009. 

Conclusion : pour faire passer une mesure honteuse – s’attaquer à la retraite des veuves et des veufs – le gouvernement n’a pas hésité à donner l’illusion qu’il allait faire exactement l’inverse. La classe ! 

* La pension de réversion dans le privé est plafonnée à 1 462,90 € par mois et les ressources personnelles du conjoint survivant viennent systématiquement en déduction de ce plafond. Dans les faits, le droit de réversion oscille donc entre 0 % et 54 %. 

NANTES - Impressions d’Europe : 4èmes rencontres littéraires européennes

Nantes le Lieu Unique

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Après avoir parcouru les paysages littéraires et artistiques de l’Irlande, du Portugal et de la Suède, voici en 2008, les rencontres littéraires néerlandaises et flamandes… toujours au coeur de la ville, dans le Lieu Unique cette ancienne usine de biscuits nantais devenue scène nationale culturelle.

Les rencontres que proposent chaque automne Yves Douet et Patrice Viart autour d’une littérature étrangère d’Europe sont désormais le rendez-vous incontournable des lecteurs curieux qui viennent à LU… 

Cette année, Impressions d’Europe nous emmènera à la découverte :
- des grands noms de la littérature néerlandaise et flamande (sans oublier les classiques comme Erasme ou Spinoza), mais aussi de quelques-uns des écrivains contemporains, notamment ceux issus de l’immigration de ces 25 dernières années : entre autres, Adriaan Van Dis, Stefan Hertmans, Kader Abdolah…
- de quelques éditeurs représentatifs de leur pays comme Lex Jansen, Lidevijde Paris ou Harold Polis…

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Les Pays Bas et la Flandre, ce sont aussi une tradition typographique et un graphisme unique et très original. Deux tables rondes aborderont ce sujet en présence de graphistes et de l’illustrateur Joost Swarte.

La figure de Van Gogh, peintre et écrivain, sera au coeur d’une autre rencontre.

Enfin, d’Anvers à Amsterdam, la scène musicale et culturelle est florissante, ainsi, comme chaque année, un concert, des expositions et lectures viendront compléter cette nouvelle édition des rencontres littéraires Impressions d’Europe.

Du jeudi 6 au dimanche 9 novembre / Entrée libre – Télécharger le programme
Plus d’infos : http://www.impressionsdeurope.com/
 

POéSIE

ce poème de Frederik van Eeden

Il faut le lire au bord du fleuve

à l’heure de la marée du soir

alors le lys recueille les parfums

de la mer prochaine et les derniers reflets

du ciel horizontal on épèle à mi-voix

le titre du poème De waterlelie

le lys d’eau comme un acte de foi

lorsque la mer ne pèse plus qu’à peine

sur les berges du temps et s’apaise

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Haarlerm Lieu de naissance de Frederik van Eeden

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L'emmuré vivant de Matignon, par Dominique Dhombres

LE MONDE | 04.11.08 | Chronique

L'homme en noir quitte volontiers l'Elysée, sauvant chaque jour la planète d'un nouveau danger, feignant en tout cas de le croire et s'employant à le faire savoir. Pendant ce temps un pauvre être accomplit chaque jour à Matignon sa longue et lourde tâche.

C'est déjà dur d'être premier ministre sous la Ve République. C'est abominable de jouer ce rôle auprès de l'homme en noir. Le pauvre être était justement l'invité de Benoît Duquesne, dans "Complément d'enquête", lundi 3 novembre, sur France 2. Il avait été autorisé à parler un peu.

Sans sortir de son bureau, bien sûr.

Pour évoquer la crise et rien d'autre, évidemment. Un sujet qui lui va comme un gant. Cela ne marche pas très fort et cela va être pire encore, disait-il. Dans ce domaine, on peut lui faire confiance.

Le pauvre être n'a pas son pareil pour asséner les vérités les plus amères, révéler les abîmes les plus cachés, établir les constats les plus désespérés. Il avait déjà fameusement déclaré naguère qu'il était à la tête d'un Etat en faillite. Cela avait déplu à l'homme en noir, qui n'avait pas aimé le mot "faillite" et moins encore que le pauvre être s'imagine à la tête de l'Etat.

C'est oublié aujourd'hui, d'autant que les banques présentent davantage de signes de faillite que l'Etat qui vole à leur secours à coups de milliards sortis on ne sait trop comment de son chapeau.

Ces milliards, précisément, fallait-il vraiment les accorder à ces délinquantes ? "Si on n'avait pas, au niveau européen, pris cette initiative de soutien aux banques, le système bancaire se serait effondré et tous les déposants auraient perdu leurs dépôts", disait le pauvre être.

"On imagine le drame dans lequel seraient les Français, les Européens, si leur banque avait déposé leur bilan", disait-il encore.

Rassurant, non ? Mais ce n'est pas tout. Cette crise va-t-elle durer ? "Aujourd'hui, je pense que personne n'est capable de dire si elle se terminera à la moitié de 2009, à la fin de 2009", observait le pauvre être d'un ton lugubre.

On ne fait pas plus pimpant ! L'émission tout entière était à l'avenant. La dette de la France est énorme, le déficit de l'Etat, déjà faramineux, va encore augmenter l'an prochain.

Les critères de Maastricht sont oubliés, en particulier l'obligation de maintenir le déficit en dessous de la barre des 3 % du PIB.

François Bayrou fermait le ban. "C'est une crise gravissime qui touche aux fondamentaux du capitalisme mondial", affirmait le Béarnais, invité lui aussi à donner son avis.

Il était sombre à souhait, estimant que la France était déjà en récession et que cette situation allait se prolonger. Il avait beau dire, il n'arrivait pas à jouer aussi bien Alceste que l'emmuré vivant de Matignon. Question de tempérament, sans doute.

Posté par Cozett à 00:09 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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