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mercredi 5 novembre 2008

La France de demain

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Le patron déménage les machines de Saint-Brice

Ouest-France – 05/11/08 - Roberte JOURDON

Machines transférées en République Tchèque, production délocalisée, des licenciements...Le personnel de l'usine textile du sud-Manche est sous le choc. Tous sont consternés.

Saint-Brice-de-Landelles, 620 habitants, dans le bocage normand du sud-Manche. Mis à part la carrière de Terremont, il reste les Tressages Landellais, une entreprise qui confectionne des sandows, tendeurs et autres fils élastiques, de différents calibres. Les débouchés sont variés. Ils sont utilisés comme tendeurs sur les vélos, les bâches des camions ou sur les bateaux.

Huit femmes et trois hommes y étaient employés. Lundi en effet, les deux dernières recrues ont passé l'entretien préalable au licenciement économique avec le responsable du site. Elles étaient assistées d'un conseiller CFDT, Yannick Charuel. Le PDG, basé à Tours, ne s'est pas déplacé. Il avait juste envoyé un courriel le lundi précédent pour annoncer sa décision. Sans plus d'explication. Le carnet de commandes ne laissait pas présager une réduction d'effectifs. « Le patron est venu il y a 15 jours. Il a parlé du départ éventuel d'autres machines. Mais pour les licenciements, il ne nous a rien dit », témoigne leur porte-parole.Les salariés ont encaissé, mais pas compris.

Huit métiers à tisser partis
Alors lundi après-midi, pour marquer le coup, ils ont débrayé, tenu une assemblée générale. Ils ont également informé les élus locaux. Pour dire leurs craintes concernant l'avenir de l'entreprise. Jacky Bouvet, conseiller général de Saint-Hilaire-du-Harcouët, Gilbert Badiou, président de la communauté de communes, Joël Jacqueline, adjoint au maire de Saint-Brice, les ont écoutés. Consternés.

Patron voyou

L'entreprise a été rachetée en décembre 2007 par une holding dirigée par Stéphane-Etienne Gilanton. Contacté, ce dernier n'a pas souhaité répondre. Une aide de la Région lui a été versée pour maintenir l'activité à Saint-Brice-de-Landelles. « Pourtant dès le lendemain du rachat, une partie de la production, le montage des sandows, a été délocalisée en République Tchèque. Et l'été dernier, progressivement, huit métiers à tisser, sur les 22, ont été envoyés en Tunisie, avec la production qui va avec », indique un des salariés.

Une autre ajoute : « On nous a dit qu'on garderait les produits spéciaux, à forte valeur ajoutée, que la production standard serait faite en Tunisie, où, aux dires du patron, les Tunisiens travaillent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Qu'un Français vaut trois Tunisiens. On pense tout simplement que notre site ici va fermer. Le dépôt de bilan paraît imminent. »

Le PDG est attendu le 12 novembre à 14 h pour s'exprimer sur l'avenir des Tressages Landellais. Les élus vont suivre l'évolution du dossier et attendent des explications sur les aides données par la Région.

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Intentions de vote

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La nuit américaine de Barack Obama

Placide - http://www.leplacide.com/

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Barack Obama a remporté l'élection présidentielle américaine aux dépens du républicain John McCain, devenant ainsi le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis. A 47 ans, il sera investi 44e président des Etats-Unis le 20 janvier 2009.

En remportant la Californie, le sénateur de l'Illinois s'est assuré de dépasser le seuil des 270 grands électeurs nécessaires pour obtenir la majorité au collège électoral qui élira le prochain président des Etats-Unis. Il a également remporté le vote populaire.

Des scènes de liesse ont salué l'annonce de la victoire d'Obama à travers le pays, notamment dans son fief de Chicago, où des dizaines de milliers de personnes ont repris en coeur le slogan du candidat métis: "Yes, we can".

McCain, 72 ans, a perdu tout espoir de remporter l'élection en s'inclinant dans des Etats clés comme l'Ohio, qui avait permis à George Bush de l'emporter en 2004 face à John Kerry, et la Virginie, un Etat qui n'avait plus voté en faveur d'un démocrate depuis Lyndon Johnson en 1964.

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Le Canard Enchaîné parie sur Obama et l'imprime !

AA – 20 minutes - 04/11/2008

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Surprise. Alors que les quotidiens français essaient de trouver des astuces pour boucler le plus tardivement possible, le journal satirique «Le Canard Enchaîné» annonce la victoire de Barack Obama avant d’avoir les résultats du vote de l'élection américaine, prévus dans la nuit de mardi à mercredi.

Le titre qui s’étale sur la «une»? «L’Amérique n’a plus peur du Noir». Et dans l’édito, cette explication: «A l’heure où "Le Canard Enchaîné" a été imprimé, l’Amérique n’avait pas encore fini de voter, mais le journal, malgré sa légendaire méfiance envers les sondages, avait pour une fois, et comme tout le monde, très envie d’y croire.»

La capture d’écran s’est retrouvée mardi en fin d'après-midi sur le site d’Arrêts sur images. On a d’abord cru à une erreur, mais non, la même image se trouve aussi sur le site officiel du journal, qui paraît mercredi. 

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Obamania sans frontières

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A Paris, l'Elysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy avait félicité Barack Obama pour sa "victoire brillante", dans une lettre.

"En vous choisissant, c'est le choix du changement, de l'ouverture et de l'optimisme", juge-t-il parlant d'un "immense espoir" soulevé dans le monde. "Alors que le monde est dans la tourmente et qu'il doute, le peuple américain, fidèle à ses valeurs qui font depuis toujours l'identité même de l'Amérique, a exprimé avec force sa foi dans le progrès et dans l'avenir".

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Réforme institutionnelle: les sénateurs PS quittent le groupe de travail

PARIS (AFP) - 04/11/2008 - TV5 Infos

Les sénateurs PS ont quitté l'hémicycle du Sénat mardi après avoir claqué la porte du groupe de travail sur la révision institutionnelle pour protester contre le refus de la majorité d'examiner une proposition de loi PS sur les parachutes dorés.

"Messieurs les censeurs, bonsoir, nous vous laissons à vos activités", a lancé le président du groupe, Jean-Pierre Bel, avant de quitter la séance accompagnés des sénateurs PCF et Verts.

M. Bel avait auparavant demandé "solennellement", dans un communiqué, au président du Sénat, Gérard Larcher "d'intervenir auprès de la majorité sénatoriale pour que celle-ci accorde à l'opposition toute la place qui doit lui revenir".

"La révision constitutionnelle et la réforme du règlement du Sénat (ne peuvent) rester un exercice purement théorique sans rapport avec la réalité" mais doivent "donner un contenu effectif aux droits de l'opposition", s'était-il indigné.

Après le départ de la gauche, comme prévu, la majorité UMP et centriste a adopté une motion de procédure renvoyant le texte en commission et donc empêchant l'examen de ses articles.

"En vous dérobant, vous choisiriez le laisser-faire", avait lancé Nicole Bricq lors de la discussion générale du texte. "Vos propositions vont moins loin que le code de bonne conduite du Medef" sur les rémunérations des dirigeants, lui avait répondu le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Le texte propose de supprimer le cumul entre contrat de travail et mandat social, prévoit que le comité d'entreprise valide la rémunération du président et du directeur général, elle-même déterminée par le conseil d'administration. L'augmentation de ces rémunérations doit être soumise à un avis conforme du CE et de l'assemblée générale des actionnaires. La proposition encadre les modalités d'octroi des stocks option et interdit la déduction du bénéfice de l'entreprise des parachutes dorés de plus de 200.000 euros de leurs dirigeants.

Mgr Vingt-Trois fustige le travail du dimanche

Ouest-France – 05/11/08 –

La crise économique amène les évêques à critiquer « le gagner plus »et à suggérer une réflexion sur « l'organisation sociale ».

Cent douze évêques des diocèses de France sont réunis, jusqu'à dimanche, à Lourdes, pour leur assemblée plénière. Il sera beaucoup question, dans les débats, de la présence de l'Église dans la société (bioéthique, indifférence religieuse, avenir des lieux de culte...).

Le cardinal-archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, a lancé, hier, les travaux en évoquant la crise financière actuelle et souhaité qu'elle soit l'occasion d'une réflexion sur « notre modèle de société ».

Le père Zambelli remplacé
Il faut, a estimé le président des évêques, « prendre en compte les limites des richesses à partager » car notre « planète n'est pas un réservoir indéfini de consommation possible ». Il a même eu cette remarque : « Gagner plus doit-il devenir le principal objectif de l'existence ? » Dans cette optique, Mgr Vingt-Trois a vigoureusement critiqué le travail du dimanche. Il y voit « une mesure supplémentaire dans la destructuration de notre vie collective ».

En marge de cette assemblée des évêques, a été annoncé le départ du recteur des sanctuaires de Lourdes, Raymond Zambelli (ancien recteur du sanctuaire de Lisieux). Officiellement pour « raisons de santé ». Mais le père Zambelli fait l'objet d'une enquête préliminaire, ouverte début juillet à la demande du parquet de Tarbes, sur de possibles détournements de fonds.

Le Canard enchaîné avait, à l'époque, fait état du signalement par Tracfin, cellule de lutte anti-blanchiment d'argent, de mouvements de fonds suspects, pour un montant de 427 000 €, sur ses comptes personnels. Le père Zambelli avait réfuté toute accusation, expliquant que les fonds incriminés provenaient en partie d'une personne « fort pieuse » dont « le désir était d'aider un prêtre ». Il avait aussi indiqué avoir reçu « des gratifications » de personnes, se montant à « à peu près 20 000 par an ».

À la tête des sanctuaires de Lourdes, il sera remplacé par le père Horacio Brito, d'origine argentine, actuellement aumônier général de l'hospitalité Notre-Dame de Lourdes.

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On a sauvé les banques, alors sauvons la Sécu

Lu dans libération du 05/11/08 -

par Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris

Depuis plusieurs mois, tous les signaux concernant notre système de santé sont au rouge. Hier célébré, il ne cesse désormais d’inquiéter. L’enquête dévoilée il y a quelques jours par le secours populaire souligne les difficultés croissantes de nos compatriotes dans l’accès aux soins.

Nous savons par ailleurs que les inégalités sociales devant la santé, en termes d’espérance comme de qualité de vie, ne cessent de croître. Les déremboursements, la progression considérables des dépassements d’honoraires, la chute de la démographie médicale, concourent à remettre en cause l’égalité devant les soins, puisque près de quatre français sur dix (39%) ont déjà renoncé à un soin, où l’ont retardé, en raison de son coût.

Tout indique que ni le budget 2009 de la Sécurité sociale, ni le projet de loi HPST (hôpital, patients, santé, territoires) ne seront capables de répondre à ces enjeux. Or, il y a péril en la demeure. La dégradation de l’environnement sanitaire s’accélère. L’hémorragie financière s’aggrave. Chaque année, depuis six ans, le « trou » de la Sécurité sociale dépasse les 10 milliards d’euros, bien plus par manque de précaution pour ses ressources que par défaut de gestion ou excès de générosité. Ces déficits s’accumulent et viennent ensuite constituer la dette de la Sécurité sociale qui dépassera, en 2009, 120 milliards d’euros. Désormais, le coût du service de la dette sociale et de ses intérêts est de 6 milliards d’euros par an. Autant d’argent soustrait à notre protection sociale. Sans doute cette situation ne déplaît pas à ceux qui n’ont de cesse de démontrer que notre protection sociale est trop généreuse. Ce sont pourtant ces mêmes chantres libéraux qui ont permis la faillite de nos systèmes financiers. Auront-ils maintenant le culot de mettre en faillite la Sécurité sociale ? Les laisserions-nous faire ?

Notre système de protection sociale est au cœur de l’identité de notre société. Il est le garant de notre contrat social. Notre politique familiale soutient notre démographie dont on sait qu’elle constitue une chance pour l’avenir de notre pays. Notre système de retraite, réformé en 2003, est fragile et encore trop injuste. Sa consolidation ne sera pas acceptée sans un véritable compromis social appuyé sur la lutte contre les inégalités en matière d’espérance de vie. La politique de la santé sera donc très sollicitée.

Notre système de santé est au cœur de l’avenir de notre contrat social. Mais son modèle est aujourd’hui en crise puisqu’il ne suffit plus à assurer l’égalité devant la santé : trop médical et curatif, insuffisamment sanitaire et préventif, fragmenté et bien peu organisé. Il subit, et demain plus encore, le choc de la démographie médicale. Il faut donc réformer la médecine de ville comme l’hôpital. Mais sans investissement suffisant, la contrainte imposée depuis trois ans, loin d’être stimulante, est asphyxiante. Si l’on continue à négliger les investissements nécessaires et à ne desserrer l’étau budgétaire de l’Assurance-maladie que pour satisfaire quelques clientèles, il n’y aura que grave crise systémique, régression sociale et désastre sanitaire. Au regard de ces difficultés économiques et sociales qui nous attendent, la santé et particulièrement l’hôpital sont le dernier recours face à la détresse humaine. Pourtant, l’économie de la santé est l’un des axes fondamentaux d’une nouvelle croissance durable et humaine. Cessons donc de considérer son financement comme une charge.

Il y a urgence à alléger le fardeau de la dette sociale en transférant sa charge à l’Etat, comme l’a recommandé la Cour des comptes, et à investir les ressources ainsi libérées dans un fonds d’investissement pour la Santé : faire passer la prévention de 3 à 10% des dépenses de santé, comme l’a espéré le président de la République, lutter contre la désertification médicale par la mise en place de maisons de santé, restructurer l’offre hospitalière en développant l’e-santé.

Cette injection de fonds n’est en aucun cas en contradiction avec une gestion rigoureuse de l’argent public. Il s’agit d’un investissement qui permet une optimisation de la dépense, une relance de l’économie de la santé et une crédibilisation du discours sur la solidarité du contrat social. Au moment où les français s’interrogent sur la légitimité des efforts fournis en faveur des banques, il est temps de remettre les vraies valeurs de notre société au cœur de son action.

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Les meetings secrets de Sarkozy, chef du parti UMP

Le Parisien - 05.11.2008

Il y a l’agenda officiel de Nicolas Sarkozy, et l’agenda non remis à la presse. Régulièrement, où qu’il se trouve en France, le président de la République tient des meetings de chef de parti. Comme hier, à Vaujours, en Seine-Saint-Denis.

C'EST DEVENU une habitude, une gourmandise qu'il s'autorise dans un agenda surchargé. A chacune ou presque de ses visites de terrain, Nicolas Sarkozy sème les journalistes vers midi, pour retrouver à quelques kilomètres de là des militants UMP... pour un meeting privé. La police guette, la presse est interdite d'entrée. En déplacement en Seine-Saint-Denis, hier, le militant Sarkozy a ainsi fait escale au gymnase de la commune de Vaujours.

A l'intérieur, sous une température tropicale, ils sont 500, peut-être plus, chauffés à blanc. Tous ont été prévenus discrètement quelques jours avant par un appel ou un SMS de la fédération UMP ou un ami.

« Ça fait dix-huit mois, je ne suis même pas fatigué ! »
Pour le président, toujours encarté à l'UMP (mais pas à jour de cotisations...), c'est une façon de recharger les batteries « en famille » et de rendre compte à « ceux qui l'ont élu ». Alors, il s'en donne à coeur joie. « Notre Obama à nous, c'est lui ! », commence « le Monsieur Loyal », Eric Raoult, maire UMP du Raincy. Sarkozy rit, la salle aussi.

Président de campagne

Le président se lance. « Ça fait dix-huit mois, je ne suis même pas fatigué ! » Tout y passe : le Front national, les réformes, la crise, la Géorgie, l'UMP aussi. Sa cible favorite : le PS. « Il a dit que les choses importantes dans le monde allaient être traitées à Washington le 15 novembre et des choses un peu moins importantes au congrès de Reims », rigole Raoult. Sarkozy vante l'ouverture, mais insiste surtout sur la diversité, citant Rachida Dati et Rama Yade. « Cette France diverse, il nous a dit qu'il la voulait », rapporte Kamel Hamza, élu UMP de La Courneuve. Une façon pour le président-militant d'appeler ses troupes de Seine-Saint-Denis à la mobilisation. « Il nous a dit : Ayez de l'ambition. Il nous a montré qu'on pouvait réussir. J'ai tellement entendu : T'es jeune, t'es black... », raconte Madi, porte-parole des « Jeunes Pop » (comme populaires) du département, galvanisée. Pas un mot sur les élections américaines. « Mais c'était un clin d'oeil de venir en Seine-Saint-Denis le 4 novembre », s'amuse Julien.

Vingt minutes et une « Marseillaise » plus tard, Sarkozy s'engouffre dans sa voiture, fait coucou à la foule. « On veut vous voir ! » hurle une femme. « Nicolas », comme l'appellent les militants, n'y résiste pas. C'est parti pour un bain de foule. On se croirait à la sortie d'un concert. « Il parle comme le peuple », salue Marie-Thérèse, un peu groupie, qui le suit depuis... 1981. Restée dehors - la salle était pleine -, Yvonne se pâme : « La classe qu'il a ! Il est venu nous voir, nous les petites gens. Ça, c'est un homme ! » Kamel, lui, se prend à rêver que Sarkozy revienne à La Courneuve, malgré ses mots sur le Kärcher. « Il a dit : La banlieue, c'est un territoire de France. S'il vient, on sera là pour l'accueillir. Les gens ont oublié... »

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