samedi 1 novembre 2008
La Toussaint – Un parc funéraire écologique à Angers
Ouest-France 30 Octobre 2008
Près d’Angers, des arbres de la mémoire accueillent des urnes biodégradables.
En Angleterre, on appelle ça « Green Death », «La mort verte ». A Pruillé, près d’Angers, l’entreprise « Les Arbres de mémoire » exploite, depuis 2004, un parc de 4,5 hectares en pleine campagne.
À l’intérieur, 250 arbres ont été plantés, de douze essences différentes: chênes pédonculés, frênes, Tilleuls, érables…Pour une somme allant de 1100€ à 3900 €, en fonction de la durée de la concession, les familles des défunts peuvent placer une urne biodégradable au cœur des racines d’un arbre qu’ils ont choisi. Une idée qui permet aux familles « un transfert affectif vers l’arbre », selon le créateur du parc, Réginald Freuchet.
À Pruillé, une quarantaine de familles ont fait ce choix écolo. Un couple qui a perdu un bébé vient régulièrement se recueillir en face de son arbre.« La dernière fois, les parents ont posé une couverture par terre et ils sont restés là, pendant deux heures, en pleine nature. En touchant les feuilles de l’arbre qui bougeaient avec le vent, ils avaient le sentiment que leur petit était encore là, avec eux. »
Un Monsieur parisien a souhaité y déposer les cendres de son épouse car la concession de 15 ans se terminait au Père Lachaise.
« Quand il a pu le faire, il m’a dit qu’il était soulagé : c’est ce que sa femme aurait souhaité… »
Aucun doute: l’écologie, le désir de communier avec la nature, et le souci de ne pas laisser aux proches la charge de l’entretien d’une tombe, expliquent souvent la décision d’être incinéré et dispersé.
Mais, poursuit Réginald Freuchet, « nous avons tous besoin d’un lieu de mémoire. On ne peut pas rester là, à contempler son urne sur la cheminée ! ».
Créer d’autres parcs de ce type en France, aménager un lac de dispersion dans celui de Pruillé… Reginald
Freuchet ne manque pas d’idées pour surfer sur « la mort verte », qui se veut « dans l’esprit du Grenelle » de l’environnement.
Seulement voilà, la législation ne l’y autorise pas. « Nous souhaitons nous développer en Délégation de Service Public. Un vrai lobby funéraire, exercé par les entreprises de pompes funèbres auprès des parlementaires, m’empêche d’aller plus loin. Dommage, car en France, on est confronté au manque de place dans les cimetières et on choisit de plus en plus la crémation. »
Arnaud Wajddzik

On pourra travailler jusqu'à 70 ans !…
Le Parisien – 01/10/08
Les députés ont achevé, samedi matin, l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, qui tente de contenir le déficit en dessous de 9 milliards d'euros, et dont le vote aura lieu mardi.
Pour poursuivre «l'effort de redressement» de la Sécu, le texte prévoit des économies, des transferts de ressources et de nouvelles recettes dont 1 milliard d'euros de taxe sur les complémentaires santé (mutuelles ou assurances privées), ainsi qu'un «forfait social» à la charge des employeurs (contribution de 2% sur intéressement et participation) devant rapporter 400 millions d'euros.
Samedi matin, l'Assemblée a par ailleurs adopté une disposition permettant, pour tous les salariés de plus de 65 ans, de poursuivre leur activité, «sous réserve d'en avoir préalablement manifesté l'intention, et dans la limite de 5 années».
«L'âge de la retraite est insidieusement repoussé à 70 ans», s'est indignée Martine Billard (Verts).
«Il y a besoin de remettre les pendules à l'heure», a noté Xavier Bertrand (Travail). «Il n'est en aucun cas question de remettre en cause l'âge de la retraite. Les conditions d'âge qui existaient sont les mêmes mais si on le souhaite on peut travailler plus longtemps», a-t-il soutenu…
Forte hausse des taxes sur l'alcool
Auparavant, les députés, droite et gauche, ont tenté de trouver de nouvelles sources de financement pour la Sécu en taxant notamment les parachutes dorés, mais seulement ceux des plus hauts dirigeants. A la demande du gouvernement, ils ont finalement renoncé à d'autres taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux.
L'Assemblée a également alourdi de 23% la taxe sur les alcools forts (plus de 25%) mais a refusé d’alourdir la taxe sur les cigares . Recettes supplémentaires escomptées : 80 millions d'euros.
Au chapitre des dépenses, ils ont anticipé des économies avec l'élargissement du recours aux médicaments génériques. Elle a par ailleurs renoncé à un déremboursement partiel des cures thermales.
Après la mise au point du Premier ministre François Fillon, la majorité a aussi rétabli la prime transport qui avait été supprimée en commission et l'a même étendue aux abonnements vélo.
Dernière mesure adoptée dans la nuit: la possibilité, pour les pilotes de ligne, les hôtesse et les stewards, de prolonger, sur la base du volontariat, leur activité professionnelle jusqu'à 65 ans contre 60 ans actuellement pour les premiers et 55 ans pour les seconds.
La mesure, qui prendra effet au 1er janvier 2010, selon le texte voté, est très contestée par une partie du personnel d'Air France dont huit syndicats ont appelé à une grève entre le 4 et le 8 novembre, en pleine vacances de la Toussaint.
Ce recul de l'âge de cessation d'activité pour l'ensemble des personnels navigants restera facultatif. Ils pourront, à partir de 55 ans, demander leur reclassement dans un emploi au sol. Si cela s'avère impossible «il y aurait rupture du contrat de travail».
En savoir plus :
La grève se précise à Air France
'' Ecouter Voir '' par Jean-Claude Guillebaud - La chasse au ‘’ blanc ‘’
téléobs du 1er Novembre 1 Janvier 2008
Partout, sur la bande FM, le silence est l’ennemi à abattre, le péril extrême.
L’écriture radiophonique, musique et paroles confondues tend à devenir comme une longue phrase sans ponctuation, sans le moindre espace entre les phrases, les mots, les lettres, les notes.
Pas de confusion. Je ne parlerai pas de racisme. Le ‘’blanc’’ dont il s’agit procède de l’audiovisuel, c’est le nom paradoxal qu’on donne au silence, à la radio comme à la télévision. Oui, le silence ! Or, à bien écouter la radio ou à regarder la télévision, on finit par redécouvrir une élémentaire vérité ‘’technique’’ : le ‘’ blanc ‘’ est le premier ingrédient radiophonique. Le silence, c’est l’écrin de la parole et de la musique, leur respiration primitive.
C’est là que gît un gros problème : de ce silence, nous sommes de plus en plus sevrés. Partout sur la bande FM, le silence – ‘’blanc ‘’ devient l’ennemi à abattre, la pestilence à éradiquer. Zappez donc de RTL à RMC, de Europe 2 à France Info ou NRJ et constatez qu’y prévaut une traque obsessionnelle du ‘’ blanc ‘’. On en a peur ! Ici, les jingles prolifèrent, là, on ‘’ shunte ‘’ pour passer d’un disque à l’autre en évitant l’intervalle redouté, là encore, on s’arrange pour enchaîner pubs et indicatifs, de telle sorte que rien ne puisse ‘’ jouer’’ entre les sons.
Cette panique confuse, fasse au ‘’ blanc ‘’ trouve officiellement sa raison d’être dans le souci ingénu de ne point dérouter l’auditeur, la crainte de le perdre, le sentiment taraudant d’un péril. A trop multiplier les ‘’ blancs ‘’, les radios avoueraient pense-t-on, je ne sais quelle insuffisance, confesseraient une pauvreté piteuse. D’où cette surenchère qui trahit le climat d’une époque. L’écriture radiophonique, musique et paroles confondues tend à devenir comme une longue phrase sans ponctuation, sans le moindre espace entre les phrases, les mots, les lettres, les notes. Une manière de surimi sonore fait de compacité sans arêtes et de racolage essoufflé.
D’où ce léger vertige qui vous saisit en crapahutant sur ce béton de bruit, cette rumeur d’empoignades glapissantes, cette impression qu’une tyrannie électronique s’est substituée à la Vie. C’est affolant ! La terreur du ‘’ blanc ‘’ laisse entrevoir, me semble-t-il, une conception très discutable du média audiovisuel.
La radio, notamment, ne serait qu’un assemblage de bruits à glaner distraitement, un fond sonore analogue à ces musiques d’ascenseur qu’on entend toujours mais qu’on écoute jamais. Voilà ce qu’in croit. Or rien n’est plus faux. Dans sa vérité quotidienne, la radio est tout autre chose. Pensez un peu … Ces voix écoutés dans la nuit, cette lampe du tableau de bord qu’en s’étire une longue route en voiture …. Nulle part ailleurs qu’à la radio, la parole ne retrouve son intime puissance.
De sorte que, circulant sur la bande FM, nous nous trouvons sans cesse en manque de vérité radiophonique, c’est-à-dire de ‘’ blanc ‘’ à l’antenne. Certes on en trouve encore ici et là, mais ils sont désormais réintroduits comme en contrebande, en fraude, à l’insu des professionnels. Quand les auditeurs, par exemple, téléphonent et cherchent leurs mots en direct ; Quand la nuit très avancée autorise enfin le relâchement de l’animateur; ou sur France Culture, naturellement (encore que … ). On savoure alors, ces pointillés providentiels qui viennent rompre le tintamarre, cette respiration rassérénée qui renoue subitement avec la vraie Vie. Tout cela n’est pas si paradoxal, au fond. Quand on aime la radio, on voudrait faire et refaire l’éloge des quelques silences qu’elle a – parfois – l’intelligence de laisser vivre. Mais si peu …
Jean-Claude Guillebaud est journaliste /écrivain /essayiste,ancien président de Reporters sans frontières
Le maïs OGM bientôt de retour dans les champs français ?
Libération – 31/10/08 GUILLAUME LAUNAY
L'agence européenne de sécurité des aliments juge que la clause de sauvegarde invoquée par la France pour suspendre la culture du maïs OGM de Monsanto n'était pas justifiée.
Le maïs OGM Mon 810 de retour dans les champs français? De retour dans le débat en tout cas. L'agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a en effet jugé que la clause de sauvegarde invoquée par la France en février pour suspendre la culture du maïs OGM de Monsanto n'était pas justifiée. Le panel OGM de l'agence a conclu que les données fournies par Paris à l'appui de sa requête «ne présentaient pas de nouvelles preuves scientifiques en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement, qui puisse justifier l'invocation de la clause de sauvegarde», dans un avis daté du 29 octobre.
Un acquis du Grenelle de l'environnement qui vacille
Les «doutes sérieux» invoqués par le comité de préfiguration sur les OGM sont donc balayés, et c'est un des acquis du Grenelle de l'environnement, pour lequel Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo s'étaient engagés, qui vacille. Le Mon 810 n'est pas pour autant formellement autorisé: la décision revient à la Commission européenne. Mais celle-ci suit généralement les avis de l'EFSA.
Greenpeace a vivement réagi à cette annonce, la qualifiant de «décision grave» et s'en prenant à l'EFSA, qui a presque toujours arbitré en faveur des OGM: «En dépit des doutes sérieux existant sur la compétence de l’EFSA sur les OGM, elle continue de faire comme elle a toujours fait en méconnaissance totale de cause: donner des avis positifs sur tous les OGM ! s’indigne dans un communiqué Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Face à l’adversité, l’EFSA ferme donc les oreilles et fait le gros dos aux dépens des citoyens français et européens. C’est inadmissible ! Dans ces conditions, il faut fermer l’EFSA tant que la réforme attendue par tous n’a pas eu lieu». La réforme du mode d'évaluation des OGM au niveau européen est en effet un des chantiers que la France a mis sur la table lors de sa présidence de l'Union.
Dans un communiqué publié en fin de journée, le ministère de l'Ecologie a tenu à relativiser la portée de l'avis de l'EFSA, rappelant que s'il «constitue une étape du processus, la décision revient au Conseil des ministres européens puis éventuellement à la Commission européenne». «La France maintient donc sa position sur la clause de sauvegarde et elle la soutiendra au Conseil des ministres européens», précisent Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Dans un communiqué publié en fin de journée, le ministère de l'Ecologie a tenu à relativiser la portée de l'avis de l'EFSA, rappelant que s'il «constitue une étape du processus, la décision revient au Conseil des ministres européens puis éventuellement à la Commission européenne». «La France maintient donc sa position sur la clause de sauvegarde et elle la soutiendra au Conseil des ministres européens», précisent Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet.
La médecine nous tue
Un livre anticonformiste de Marc Menant –aux Editions du Rocher –
En Librairie depuis le Jeudi 23 Octobre 2008 - 160 pages – 17 Euros
Des tranquillisants pour tous, des antibiotiques dès la petite enfance, des hormones pour cacher le vieillissement, des médicaments qui rendent malades, la grande mode des vaccins pour tout, des diagnostics qui font vendre...
La médecine serait-elle devenue folle ? A-t-on le droit aujourd’hui de critiquer cette nouvelle religion où le médecin, véritable moine en blouse blanche, nous assène des connaissances comme paroles d’Évangile ? Parce que la médecine actuelle retire à l’individu la responsabilité de sa santé, parce que le citoyen est infantilisé et conditionné à vivre dans la terreur des maladies, il est temps qu’une voix s’élève contre cette dérive. Cette voix est celle d’un homme, libre penseur, qui a choisi une philosophie de vie où la réflexion et l’action ne sont pas sous le joug du bien pensant consensuel.
Marc Menant nous propose une réflexion solidement fondée sur des faits d’actualité, une mise en perspective historique des liens qui unissent la médecine et le religieux. Le style est celui d’un écrivain, qui là encore, fait œuvre de liberté, d’originalité. C’est une pensée buissonnière qui nous entraîne hors des sentiers battus, hors des clichés rebattus, loin des certitudes que l’arrogance des spécialistes nous distille quotidiennement. Marc Menant revendique le droit à la suspicion devant tant d’informations, tant de préconisations et tant de prescriptions concernant notre alimentation, notre sexualité, notre sommeil, nos loisirs.
Il cherche le ressort de cette volonté de puissance d’une médecine qui, à vouloir tellement nous guérir, finit par nous affaiblir jusqu’à la mort. Dénonçant cet étrange paradoxe d’une médecine qui nous tue, ce livre participe d’une démarche citoyenne, il s’agit d’éthique et de liberté, il s’agit de reprendre la maîtrise de soi, de refuser la passivité et la manipulation, il s’agit de vivre pleinement. Pour autant Marc Menant, dans la deuxième partie du livre, ne choisit pas la simplicité de nouvelles recettes qui viendraient s’ajouter à la longue liste de celles proposées par les thérapeutes, médecins, spécialistes, coachs et psy en tous genres. Il nous parle d’une dynamique de vie et nous invite à quitter la survie pour une vie supérieure, une « sur vie » qui ne s’acquiert qu’à la condition d’un engagement complet, d’un désir ardent et d’un appétit de vivre qui apparaissent comme source de santé. Marc Menant est l’homme de cet engagement.
Des premières critiques
- "Ce libre penseur (Marc menant) a choisi une philosophie de vie où la réflexion et l'action ne sont pas sous le joug du bien pensant consensuel. Il nous propose une réflexion solidement fondée sur des faits d'actualité, une mise en perspective historique des liens qui unissent la médecine et le religieux. Le style est celui d'un écrivain, qui là encore, fait oeuvre de liberté, d'originalité".
La Vie naturelle, 22.10.2008
- Ce livre nous ouvre les yeux sur toute cette mascarade médicale qui nous fait croire des inepties. Il devrait être recommandé par la sécurité sociale. Le style est très agréable et l'auteur ne fait aucune concession. Il est temps de dénoncer l'abus des prescriptions, l'imposture des vaccins, la toxicité des médicaments etc. Je recommande ce livre à tous mes amis.
Site Fnac 23.10.08
Les Indégivrables : Ca fait des bulles .../ et Papier de verre
Check-lit LEMONDE du 31 Octobre 2008

papier de verre
![]() |
| C'est Halloween. Pour faire peur, mon fils a voulu se déguiser en banquier. J'ai dû lui interdire, dans son intérêt : les gens n'ouvriraient même pas leur porte. |
Pompes funèbres et contrats d'assurance obsèques : Les familles des défunts malmenées
UFC Que choisir – 28/10/08 – Dossier obsèques
Le coût des obsèques est aujourd'hui de 3 900 euros en moyenne, soit 35% de plus qu'il y a dix ans ! Cette augmentation n'est pas justifiée par les règles de marché, mais par une absence de concurrence entre les opérateurs funéraires.
L'enquête menée par l'UFC-Que Choisir et ses associations locales dans plus de 80 départements révèle ainsi qu'il est impossible de comparer les services fournis par les entreprises de pompes funèbres tant les pratiques abusives sont nombreuses et indécelables pour les familles endeuillées.
Les opérateurs funéraires refusent d'établir un devis conforme à la loi dans un cas sur trois ; les prestations proposées manquent de précisions (prestations facultatives ou obligatoires, nombre de porteurs, qualité du cercueil...), ce qui permet des écarts de prix allant jusqu'à 1 100% pour des honoraires de représentation !
Enfin, le mode de gestion des chambres funéraires, dernier lieu de recueillement des familles, donne lieu à de nombreux abus de position dominante par les opérateurs funéraires sans que les sanctions du conseil de la concurrence soient réellement dissuasives.
Il est urgent de permettre aux familles de comparer les prestations et de relancer la concurrence. A cet égard, l'UFC-Que Choisir juge indispensable :
- La mise en place de devis-types établis par chaque opérateur funéraire sur la base d'un modèle retenant les prestations les plus courantes, consultables en mairie par les familles.
- L'instauration d'un délai de réflexion de vingt-quatre heures à compter de la rédaction du devis.
Enfin, elle considère que la gestion des chambres funéraires devrait être de la compétence exclusive des communes, ce qui remet sur un pied d'égalité tous les opérateurs funéraires.
Par ailleurs, tenant compte de la volonté des consommateurs d'anticiper leurs obsèques, les compagnies d'assurance commercialisent de plus en plus des contrats dits « d'assurance obsèques » qui, comme le montre notre enquête, posent problème.
Qu'il s'agisse du contrat d'assurance obsèques en capital (financement) ou en prestations (financement et organisation des obsèques), le défunt n'a aucune garantie que le capital sera utilisé à bon escient ou que les prestations prévues au contrat seront effectivement réalisées. En outre, il est particulièrement mal informé par des conseillers qui ne connaissent pas leurs contrats !
Pour que les consommateurs soient clairement conscients du type de contrat d'assurance auxquels ils souscrivent et qu'ils bénéficient réellement de prestations funéraires, l'association demande que :
- La dénomination de contrat « obsèques » soit réservée au contrat d'assurance adossé à un devis funéraire personnalisé préalable.
- L'opérateur funéraire s'engage sur des prestations détaillées et sans surcoût pour les familles.
Enfin, afin d'assurer l'effectivité des contrats d'assurance souscrits par les défunts à l'insu de leurs familles, il est indispensable de créer un fichier de recensement des contrats obsèques.
L'UFC-Que Choisir demande instamment aux pouvoirs publics et aux parlementaires de se saisir de ces questions. Toutes les mesures préconisées par l'UFC-Que Choisir doivent être intégrées dans les différents textes législatifs qui encadrent le secteur funéraire.
N.B. : Retrouvez l'Etude qui démontre que pour les services funéraires et les assurances obsèques, les prix sont hors marché en cliquant ici ! .

C’est pas de l’alcool, c’est de la culture
C’est pas de l’alcool, c’est de la culture
Jean-Pierre Gauffre – France-Infos – 31/10/08
Retour sur les grandes manifestations d’hier pour défendre la viticulture, qui se dit menacée par des lois de plus en plus restrictives en matière de santé publique...
Croyez-moi ou pas, mais c’est très bien de soutenir la filière viticole en France… Et de manifester comme on l’a fait hier un peu partout dans notre pays… Vous savez pourquoi ? Parce que le vin, ce n’est pas de l’alcool, c’est de la culture… Il ne faut surtout pas confondre… Les viticulteurs font bien la différence… D’ailleurs, vous-même, vous êtes capable de la faire…
Il y a deux sortes d’alcool, en fait… Il y a l’alcool qui est contenu dans le vin et l’alcool qui est contenu dans les autres alcools… L’alcool dans les autres alcools, le whisky, la vodka, le rhum, le white spirit, c’est de l’alcool méchant… Oh qu’il est méchant, cet alcool-là… Quand on en boit, il fait mal à la tête et après, on fait n’importe quoi : on cogne ses enfants, on enroule sa voiture autour d’un platane, on se promène tout nu place de la Concorde, on fait espionner Besancenot, on achète des cations pourries à la Caisse d’Epargne… Et des choses bien pire encore…
Alors que l’alcool dans le vin, ce n’est pas pareil… Lui, il est gentil… C’est même plus de l’alcool, c’est de la culture… Ouvrez une bouteille de vin, juste pour voir, et tout de suite, c’est Villon, Baudelaire ou Verlaine qui rappliquent… C’est de la poésie pure… C’est de la spiritualité, aussi… C’est Noé, qui nous a tous sauvés du déluge, c’est le sang de Jésus-Christ… C’est tout de même pas un tocard, J.C… Les noces de Cana, l’eucharistie, c’est quelque chose… Il ne nous aurait pas entraînés vers notre propre perte, le hippie de Nazareth, je ne peux pas croire ça… Le vin, c’est un livre grand ouvert sur le monde, les hommes, l’amitié, l’échange, la beauté, la fraternité… Moi, je connais des gens qui lisent beaucoup, au moins deux bouteilles par jour… C’est des types formidables, ils sont copains avec les éléphants roses et les lapins bleus… Au bistrot, c’est des philosophes pas croyables, comme on n’en a jamais vu depuis Socrate et Platon… Sans compter que le vin est un super médicament contre les maladies cardio-vasculaires, qui pourrait même être remboursé par la Sécu…
Il n’y a que sur la route, au volant, que les gendarmes s’obstinent à ne pas vouloir faire la différence entre ceux qui boivent de l’alcool qui est dans les autres alcools, l’alcool méchant, et ceux qui boivent de l’alcool culturel, l’alcool gentil… Je n’arrive pas bien à comprendre pourquoi, d’ailleurs… Alors c’est pour ça que c’était bien de manifester hier… Pour sauvegarder l’exception culturelle française… Mais évidemment, vous n’êtes pas obligés de me croire…
Dessin de Serguei - L'homme nu


