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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 14 juillet 2008

L'absence de François Fillon, victime d'un mal de dos persistant

LE MONDE | 14.07.08 | 11h45

François Fillon souffre. Le premier ministre a dû se résigner, lundi 14 juillet, à être absent du défilé militaire et de la garden-party à l'Elysée. Terrassé depuis plusieurs semaines par un mal de dos provoqué par une hernie discale, il avait dû aussi renoncer à participer, dimanche, au sommet de l'Union pour la Méditerranée. Et samedi, il n'a pas pu prendre le départ de la course automobile Le Mans Classic, au volant d'une BMWM1.

Ces problèmes de santé interviennent alors que le premier ministre vit une fin de session parlementaire périlleuse. De plus en plus marginalisé par le chef de l'Etat qui n'a pas renoncé à réunir régulièrement autour de lui sept ministres pour fixer le cap politique, il a une mission particulièrement difficile à accomplir d'ici à la fin juillet : réussir à faire adopter la révision constitutionnelle.

Son ami Michel Bouvard, député (UMP) de la Savoie, en convient : "C'est vrai qu'il y a la crainte, si les choses ne se passent pas bien, qu'on lui en fasse porter la responsabilité." Sommé, après l'examen du texte en première lecture, d'aller chercher les voix manquantes pour obtenir la majorité requise des trois cinquièmes, M. Fillon a fait ce qu'on lui demandait, même si, au fond, l'équilibre de cette réforme reste assez éloigné de son analyse des institutions.

"Une réforme de cette nature est forcément définie à l'Elysée. Ses marges de manœuvre n'ont pas été énormes, souligne M. Bouvard. Cela aurait peut-être été plus simple s'il avait eu un pilotage plus total." Compte tenu de l'état de faiblesse du premier ministre et des fortes incertitudes qui pèsent sur la réforme, Nicolas Sarkozy devrait, dans la dernière ligne droite, reprendre en main l'intégralité de ce dossier et s'exposer publiquement.

M. Fillon n'est pas le seul premier ministre en exercice à connaître des ennuis de santé. D'autres titulaires du poste ont subi, avant lui, les mêmes symptômes qui se manifestent dans les périodes de grande tension.

Raymond Barre a été frappé par une crise d'hypertension alors qu'il était au plus bas dans les sondages. Michel Rocard a été victime d'une crise de coliques néphrétiques alors qu'il négociait les accords sur la Nouvelle-Calédonie et que se profilaient les élections législatives. Jean-Pierre Raffarin a été saisi de douleurs atroces dues à des calculs biliaires et hospitalisé d'urgence quelques jours avant le référendum sur l'Europe. La victoire du non lui coûtera sa place. M. Fillon, à son tour, semble frappé par la malédiction.

Posté par Kozett à 15:23 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chef désarmé

Édito  Libération : lundi 14 juillet 2008 Laurent Joffrin

Nicolas Sarkozy sait sans doute parler aux femmes. Il sait à coup sûr parler aux flics. Mais il ne sait pas, manifestement, parler aux militaires.

On ne défile pas le 14 Juillet avec des pancartes mais avec des fusils et des treillis. Pourtant, c’est une sorte de manif sans slogans que le Président va observer ce matin de la tribune officielle : rarement sous la Ve République, depuis l’affaire d’Algérie en tout cas, les rapports entre l’armée et son chef ont été aussi mauvais.

On dira que les états d’âme des militaires n’ont guère d’importance, que les grandes douleurs sont encore plus muettes sous l’uniforme, que la réduction des effectifs est inévitable en temps de paix européenne et de domination américaine, que les crédits seront mieux employés ailleurs, et que les militaires, d’ailleurs, n’ont guère motif de pavoiser après la sanglante bavure de Carcassonne.

Tout cela n’est pas faux, encore qu’on puisse le discuter. Mais on envoie régulièrement ces soldats au bout du monde, avec des discours solennels où il est question de démocratie et de droits de l’homme, officiellement pour défendre les valeurs célébrées le 14 Juillet. Ils devront cette fois, pour cause de realpolitik méditerranéenne, défiler devant une brochette de dictateurs patentés.

Ils devront surtout saluer Bachar al-Assad, chef de ce régime syrien dont on est certain qu’il a fait sauter naguère tout un immeuble de Beyrouth en tuant une soixantaine d’entre eux. On comprendra que ces militaires trouvent l’ordre du jour un peu saumâtre, serait-il celui de la fête nationale…

14 Juillet, un défilé de mécontents

Entre les militaires et Nicolas Sarkozy, le malaise est là, palpable. Comme dans un couple en désamour, tout devient prétexte à criailleries et à suspicions. Du jamais vu sous la Ve République, si l’on excepte la période de la guerre d’Algérie. Sauf coup de théâtre, le défilé du 14 Juillet ne devrait pourtant pas être l’occasion pour l’armée de manifester sa grogne. Ce n’est pas le genre de la maison, mais cette année, le cœur n’y est pas.

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Union pour la Méditerranée : Un sommet sous haute protection

Le Parisien dimanche 13 juillet 2008

Des milliers de policiers sont mobilisés pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée. Circulation difficile à Paris.

Plusieurs milliers de policiers sont mobilisés dimanche à Paris et le quartier allant du Grand Palais à l'Elysée est bouclé pour assurer la sécurité du lancement du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) réunissant une quarantaine de chefs d'Etat et gouvernements.

Si aucun chiffre officiel n'a été communiqué, plus de 6.000 hommes ont été recensés et mobilisés, selon plusieurs sources recueillies par l'AFP, pour assurer la sécurité des personnalités exposées au risque terroriste, mais aussi pour faire face à d'éventuelles manifestations ou troubles à l'ordre public en marge des cérémonies officielles.

Tous les services de police sont concernés, parmi lesquels le Service de protection des hautes personnalités (SPHP) en charge de la protection rapprochée des chefs d'Etat et de gouvernement, le Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) qui assure la protection du «deuxième cercle» très près du SPHP.


A cela s'ajoutent plusieurs escadrons de gendarmes mobiles et compagnies de CRS, d'importants effectifs de la police urbaine de proximité (PUP) et de la direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police, ainsi que la brigade fluviale, des démineurs, des maîtres chiens et de nombreux motards pour escorter les différents cortèges.

A Paris, des difficultés de circulation sont à prévoir dimanche et lundi.

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Légion d'honneur : en promotion au 14-Juillet

Le 14/07/08 (extraits)

Parmi les nombreuses personnalités promues dans l'Ordre national de la Légion d'honneur à l'occasion du 14-Juillet, et outre l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt :

Élevés à la dignité de grand officier : Michel Pébereau, président de BNP-Paribas, le grand banquier qui s'était lancé en 1999 dans une double OPA hostile - réussie sur Paribas et avortée sur la Société générale ;

Élevés au grade de commandeur : Jacques Chancel, administrateur d'une chaîne de télévision. « Présentés en 2005 à Arcachon par Jacques Chancel, Bernard Laporte et Nicolas Sarkozy sont devenus amis. À la fin d’une partie de foot, le futur président lui glisse ” Tu ferais un bon ministre des Sports“.

Élevés au grade d'officier : Bernard Montanier, ancien secrétaire général du Figaro et ancien directeur général du conseil supérieur des messageries de presse, André Glücksmann, ex-nouveau philosophe, passé du droit-de-l’hommisme au soutien à Sarkozy ; Régine, chanteuse, récemment invitée par le président en Israël avec l'animateur télé Arthur également ami intime du Président; Jean Reno, comédien ami intime de Nicolas Sarkozy, témoin de son mariage en juillet dernier; Jacques Séguéla, publicitaire chez qui les deux jeunes mariés se sont rencontrés;

Élevés au grade de chevalier : Denis Olivennes, ancien président de la Fnacet rapporteur de la miission sur la lutte contre le téléchargement illicite; Yves Paccalet, journaliste au Figaro magazine ; Dany Boon, acteur et réalisateur de « Bienvenue chez les cht’is », qui partage avec Arthur la scène du Théatre de la Porte-Saint-martin dans « Le dîner de cons »;

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14 Juillet : grogne dans les rangs, par Laurent Zecchini

LE MONDE | 12.07.08 | 13h20

Parce que le président de la République et l'armée française forment une entité constitutionnelle indissociable, il faut relativiser la crise de confiance que traverse ce couple façonné par l'histoire. Elle ne devrait pas être durable, mais elle laissera des traces. Car elle est nourrie d'états d'âme, d'une grogne sourde, voire d'un "malaise" aigu dans l'armée de terre, qui tiennent en partie au style du chef de l'Etat. Depuis quelques jours, une réflexion désabusée fait florès entre officiers et sous-officiers de l'infanterie : "De toute façon, on est des amateurs !"

La remarque fait référence à celle, vindicative, de Nicolas Sarkozy au général Bruno Cuche, ex-chef d'état-major de l'armée de terre, au lendemain de la fusillade de Carcassonne. Stricto sensu, les 4 100 soldats qui défileront sur les Champs-Elysées le 14 Juillet marcheront au pas. Dans les esprits, c'est autre chose.

Au moment de saluer la tribune présidentielle, nombre d'officiers auront en tête des pensées rien moins qu'aimables pour un chef des armées avec qui le courant passe difficilement.

Ce sera un étrange 14 Juillet. Festif et original, avec des avions Mig, des casques bleus, des parachutistes qui sauteront sur la place de la Concorde, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, et Ingrid Betancourt en vedette sud-américaine... Un défilé polémique aussi, avec la présence annoncée du président syrien Bachar Al-Assad, et celle de la promotion "Lieutenant Antoine de La Bâtie" de l'Ecole militaire inter-armes de Coëtquidan, baptisée du nom de l'un des 58 soldats français tués dans l'attentat contre le Drakkar, commis à Beyrouth le 23 octobre 1983, en toute "connaissance" des services syriens.

Mais ce sera surtout un défilé au goût amer pour des milliers de soldats, dont certains rendront les honneurs en sachant qu'ils risquent d'être sacrifiés par les restructurations de la carte militaire, autrement dit les fermetures de plusieurs dizaines de bases et de régiments.

Maintes fois reportée, la nouvelle carte militaire devrait être annoncée le 24 juillet, date opportune, au milieu de l'été, quelques jours après le vote du Congrès à Versailles sur la réforme constitutionnelle. Avant, c'eût été prendre le risque de perdre les voix de quelques parlementaires de la majorité concernés par la révolte qui gronde dans les localités menacées de la perte de leur régiment.

Avec la carte militaire, la création des "bases de défense", le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, la prochaine loi de programmation militaire, enfin le retour quasi annoncé de la France dans la structure militaire intégrée de l'OTAN, les armées vont être chamboulées durablement.

La question de l'OTAN devra être négociée avec doigté. La décision du chef de l'Etat est prise, mais elle devra tenir compte de la situation politique du moment : François Fillon ne cache pas qu'il ne concédera pas un aggiornamento atlantiste sans contreparties réelles pour l'Europe de la défense.

Exacerbée au sein de l'armée de terre, l'inquiétude des militaires n'épargne pas les marins et les aviateurs, les premiers pour le nombre de leurs bateaux, les seconds pour le sort de leurs bases aériennes. Dans l'ensemble, c'est cependant en spectateurs que marins et aviateurs assistent au mouvement brownien qui agite ce que, à l'Elysée, on aimerait réduire à un microcosme de généraux parisiens en tenue kaki.

Or tout porte à croire que Carcassonne et la démission souhaitée du général Cuche n'ont été que l'apothéose malheureuse d'un phénomène plus profond, nourri des rancoeurs suscitées par le Livre blanc, et des méthodes sans nuance du pouvoir politique.

Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, ainsi que le ministre de la défense, Hervé Morin, ont pris leurs distances avec l'enquête, demandée par l'Elysée, à la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), pour retrouver les auteurs de "Surcouf", ce pseudonyme collectif utilisé par un groupe d'officiers généraux et supérieurs qui ont critiqué vertement l'exercice du Livre blanc.

"ANTIMILITARISME DE DROITE" 

Une "chasse aux sorcières" ? Le vilain mot ! De simple "mesures conservatoires"... qui se sont multipliées ces derniers jours : tel général vous entraîne hors de son bureau pour parler, parce qu'il pense être sur écoute, tel autre se voit convoqué au plus haut niveau et prié de tuer dans l'oeuf un projet de parution d'article dans un journal, et les ordinateurs portables des officiers du Centre des hautes études militaires (CHEM) sont "visités" par la DPSD. Le ministère de la défense, impavide, assure que le droit d'expression existe dans les armées...

Les conseillers présidentiels soulignent que Nicolas Sarkozy a pris, avec le Livre blanc, "des décisions forcément désagréables que personne n'avait eu le courage de prendre depuis vingt ans, parce qu'il a le sens des responsabilités".

Les militaires, ajoute-t-on de même source, "fonctionnent à l'affectif, ils ont besoin qu'on les aime. Ils sont déconcertés par la distance que le président adopte avec eux, et ils croient à tort qu'il s'agit d'une forme de mépris".

Les militaires ont, vis-à-vis de celui qui commande le feu nucléaire et peut décider de les envoyer dans des opérations extérieures où ils risquent leur vie, une allégeance naturelle. Ils ont été habitués à des présidents de la Ve République qui, bien que souvent béotiens de la chose militaire à leur entrée à l'Elysée, ont vite endossé les habits de "chef des armées".

Avec Nicolas Sarkozy, l'osmose tarde à se produire. "Nous sommes un corps discipliné, qui obéit sans rechigner, résument plusieurs officiers supérieurs, mais en échange, nous demandons un peu de respect, la confiance et aussi la protection du pouvoir politique. Au lieu de cela, aujourd'hui, nous n'avons que désinvolture."

Certains officiers vont plus loin, parlent de l'émergence d'un "antimilitarisme de droite" dans les cercles du pouvoir. "La majorité, expliquent-ils, a toujours considéré que les militaires étaient une clientèle électorale captive. Du coup, le chef de l'Etat ne prend même pas la peine de dissimuler le peu d'estime dans lequel il nous tient."

Propos outranciers, peu représentatifs de la grande majorité des officiers et sous-officiers d'une Grande Muette qui ne craint plus de se faire entendre ? Une chose est sûre : au moment où des inquiétudes peuvent naître sur la solidité du lien armée-nation, le pouvoir politique et les armées n'ont rien à gagner à la persistance d'un climat de suspicion mutuelle, et tout à des mesures d'apaisement.

Courriel : lzecchini@lemonde.fr


Posté par Kozett à 00:05 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bové et les faucheurs d'OGM lancent le mouvement des semeurs volontaires

TVMONDE GRIGNY (AFP) - 13/07/2008

Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l'Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

"Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d'élargir notre action", a déclaré M. Bové lors d'une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

"L'objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences", a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

"On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites", a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s'expose.

"Il ne s'agit pas d'un changement d'objectif", a insisté le leader altermondialiste. "S'il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher", a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

"On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui d'autres firmes s'appuient sur les Certificats d'obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences", développe-t-il.

"C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences", a renchéri M. Bové.

La "privatisation" des semences est apparue au milieu des années 90, "lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu'on utilisait des semences du commerce", explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

"On a fait payer l'ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s'est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l'intérieur du catalogue", a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l'occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l'Unesco à Paris.

"Nous appelons l'ensemble des organisations paysannes, de l'agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences", a-t-il lancé.

Ce contre-sommet se tiendra à Paris, dans un lieu qui reste à définir.

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14 juillet : Valse avec Bachar

Libération 10 Juillet 2008 Réalisé par Laura Roland

«L'invitation du Président syrien aux cérémonies officielles du 14 juillet n'est-elle pas une insulte à ceux qui luttent pour la liberté ?»  s'indigne Frédérique Lellouche, responsable Moyen Orient Maghreb de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture), co-signataire d'un appel d'organisations pour le respect des droits de l'homme en Syrie. Cet appel relayé par hns-info.net est adressé à Nicolas Sarkozy, qui doit rencontrer le président syrien Bachar al-Assad samedi..

Frédérique Lellouche. «Notre lettre collective a pour fonction d’interpeller le président Sarkozy sur la situation des droits de l’homme en Syrie. La liberté d’expression, par exemple, est bafouée à plusieurs niveaux : accès à des dizaines de sites et blogs contestataires bloqués, intellectuels arrêtés pour avoir critiqué le régime syrien et sanctionnés par de lourdes peines. Nous avons l’exemple de citoyens, aujourd’hui en prison, pour avoir signé la Déclaration de Beyrouth-Damas lancée en octobre 2005, qui appelle à une pacification des relations entre la Syrie et le Liban.

Anouar Al Bounni, 48 ans est une figure parmi les défenseurs syriens des droits humains. Cofondateur de l’Association syrienne pour les droits de l’Homme, il crée en 2005 un groupe de pression en faveur de la liberté des médias appelé "Liberté". Il est arrêté le 17 mai 2006, après avoir signé la Déclaration de Beyrouth-Damas et condamné le 24 avril 2007 pour "diffusion de fausses informations afin de nuire à l’intérêt de la nation", ce qui lui vaut cinq ans de prison.

Michel Kilo, écrivain et journaliste de 67 ans, a été condamné à trois ans de prison pour "affaiblissement du sentiment national" le 13 mai 2007. Mahmoud Issa, professeur d’anglais et traducteur, avait déjà été emprisonné de 1992 à 2000 pour appartenance au Parti Communiste des travailleurs, non autorisé en Syrie. Il a de nouveau été arrêté le 23 octobre 2006, lui aussi pour "affaiblissement du sentiment national" et à été condamné à trois ans de prison le 13 mai 2007.

Des intellectuels et chercheurs, faute d’obtenir un visa, sont interdits de voyager et ne peuvent donc pas se rendre dans des colloques internationaux pour informer de la situation dans leur pays. Il est donc très difficile d’avoir des informations précises sur la situation actuelle. La situation des prisonniers politiques est très inquiétante dans la mesure où le recours à la torture est courant dans les centres de détention des services de renseignements de l’armée. L’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, donne aux forces de sécurité des pouvoirs importants en matière d’arrestation et de détention.

Trente-huit méthodes de torture et mauvais traitements ont été répertoriées en Syrie. Les "aveux" arrachés sous la torture sont retenus à titre de preuves, sans qu’il y ait recours à des investigations. En 2007, Au moins cinq personnes sont mortes en détention, après avoir été torturées. Souvent, les procès ne répondent pas aux normes internationales d’équité. Quand ils ont lieu devant des tribunaux militaires d’exception, les accusés ne bénéficient pas de l’assistance d’un avocat et n’ont pas la possibilité de faire appel. Ainsi, la Syrie, qui a pourtant ratifié un certain nombre de traités internationaux en matière de droits de l’homme : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), la Convention sur la torture, la Convention sur les femmes et la Convention relative aux droits de l’enfant, manque à ses engagements. 

Selon le classement de Reporters Sans frontières à propos de la liberté d’expression, la Syrie est à la 154° place sur 169 pays.
Aujourd’hui on attend de la France, présidente de l’Union Européenne et dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, des prises de position fortes sur les droits de l’homme et notamment sur le rapprochement avec la Syrie.

Notre but n’est pas de freiner les liens entre la France et la Syrie mais de rappeler à Nicolas Sarkozy les engagements qu’il a pris lors de son discours d’investiture. Nous ne nous opposons pas à la venue, en France, du président Bachar Al Assad, mais nous demandons à la France d’intervenir après du Président syrien pour que soient libérés les prisonniers politiques, que les détenus soient protégés de la torture et que cessent les persécutions à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme.

Au-delà, on peut se demander s’il était vraiment nécessaire que la France invite le Président syrien aux cérémonies officielles du 14 juillet : n’est-ce pas une insulte à ceux qui luttent pour la liberté ?»

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Pour les grèves, rendez-vous en 2009 !

Edito Marianne 12 Juillet 2008

Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne. Le président se félicite que les grèves ne se voient plus ? Rira bien qui rira le dernier : la loi sur le temps de travail réserve quelques bonnes boîtes à gifles !

Il avait l'air fier de lui, le président. Content de son coup comme un gosse dans une cour d'école qui fait rire ses copains du bon tour qu'il vient de jouer au « petit-chose » de la classe.

C'était samedi 5 juillet à la Mutualité et il y avait, autour d'un président-garnement, 2000 potaches de l'UMP réunis en conseil national, plus quelques invités comme Manuel Barroso, le président de la commission européenne, ou Hans-Gert Pöttering, président du Parlement de Strasbourg.

Et devant tous ces amis de droite, voilà Sarkozy qui s'exclame sur le ton du « entre nous on peut bien se le dire » : « maintenant quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit ». Et de rire, puisqu'elle est bien bonne. D'autres le prennent mal, et on les comprend : si on suit la pensée présidentielle, l'important dans un conflit social, ce n'est pas la revendication qui en est l'origine, ce n'est pas le fait qu'il interrompe la production (de bien ou de service). Non. L'important, c'est qu'il soit médiatique ou pas. A croire qu'il ne regarde que la télévision ! De la part d'un chef de l'Etat, c'est atterrant.

Sarkozy ne voit plus les grèves? Il va bientôt en voir trop

D'autant que si les grèves en France ont diminué, ce qui est réel, que si la CFDT et la CGT ont échoué (et elles en ont bien conscience) à mobiliser contre la loi sur le temps de travail qui vient d'être votée, et qui va bien plus loin que la mise aux oubliettes des 35 heures, il faut raison garder : le mécontentement social, en particulier sur la question salariale, est patent.

Des conflits plus que sporadiques éclatent dans des entreprises privées qui n'en avaient pas connu depuis longtemps, comme par exemple dans la grande distribution. Et la loi que le gouvernement est si fier d'avoir fait voter à l'Assemblée contient une disposition qui pourrait bien se révéler une redoutable boîte à gifles.

Selon son article 17, en effet, toutes les branches professionnelles (elles sont plus de 340), toutes les entreprises, devront renégocier leurs accords sur le temps de travail avant le 1er janvier 2010. Certains directeurs des relations humaines se souviennent avec terreur de l'exercice qu'ils durent accomplir en 1999-2001. Les entreprises étaient au bord de l'affrontement, entre direction et salariés, mais aussi entre salariés, ou catégories de salariés. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe chez Goodyear à Amiens pour comprendre.

Le même scénario va se reproduire l'an prochain. Les conflits éclateront, par branche, ou dans chaque entreprise, et pour peu que la croissance soit lente comme en ce moment, tout cela se déroulera dans un climat de régression économique et sociale ! Mais le président s'en fiche, « cela ne se verra pas » !

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Polémique autour des 285 millions d'euros de Bernard Tapie

20minutes 13 Juillet 2008

Un des avocats de Bernard Tapie a jugé dimanche «irresponsable» la critique par le président du MoDem François Bayrou de la décision favorable à l'ancien homme d'affaires, dans le dossier Adidas/Crédit Lyonnais.

Le tribunal arbitral, chargé de solder le litige opposant depuis treize ans dans le dossier de la vente d'Adidas, Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR) gérant le passif du Crédit Lyonnais, a condamné vendredi ce dernier à verser 285 millions d'euros à l'ancien homme d'affaires.

«Un certain nombre de connivences»

François Bayrou avait stigmatisé «dans l'Etat un certain nombre de connivences et de facilités qui ont désormais droit de cité», ainsi que des «préférences et des influences discrètes», prédisant qu'«un jour dans ce pays, il y aura une révolte civique».

Olivier Pardo, un des avocats de Bernard Tapie, a vu dans ce commentaire une critique «irresponsable» de «l'indépendance du tribunal arbitral» car «ce tribunal est composé de trois juristes incontestables et incontestés» - Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Denis Bredin, avocat, et Pierre Estoup, magistrat.

Tapie ne récupérerait que 30 millions d'euros
Dans un communiqué, Me Pardo a affirmé par ailleurs qu'il était «totalement inexact» de «dire que ce sont les contribuables qui paieront» car «les sommes dont l'Etat va bénéficier dans cette affaire sont dix fois supérieures à ce que M. Bernard Tapie devrait encaisser».

Le ministère de l'Economie avait précisé vendredi que «la plus grande part de l'indemnité (...) retournera aux caisses publiques, par le règlement de la créance détenue par le CDR et par le paiement des impôts et des cotisations sociales qui étaient dus à l'Etat». Bernard Tapie devrait récupérer environ trente millions d'euros, selon un autre de ses avocats, Maurice Lantourne.

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La présidence française minimise l'absence du roi du Maroc au sommet de l'UPM

PARIS (AFP) - 13/07/2008 17h15

La présidence française a minimisé dimanche la décision du roi du Maroc Mohammed VI de ne pas assister à Paris au baptême de l'Union pour la Méditerranée (UPM), assurant qu'il n'y avait "aucun problème politique" derrière cette défection de dernière minute.

"Le président Nicolas Sarkozy s'est entretenu longuement au téléphone samedi avec Mohammed VI. Il n'y a aucun problème politique entre les deux dirigeants", a déclaré à la presse une source élyséenne.

Dimanche, le roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au chef de l'Etat français à l'occasion du lancement de l'UPM, a rapporté l'agence marocaine de presse MAP.

"Mohammed VI a été un des plus fervents supporteurs de l'UPM depuis le début (...), il entretient des relations plus qu'amicales, même personnelles avec le président. S'il n'était pas d'accord (avec l'UPM), il n'enverrait pas son frère", le prince Moulay Rachid, a précisé la même source, sans donner plus de détail sur les raisons de l'absence du souverain chérifien.

"Il est l'un des chefs d'Etat arabes qui a reconnu Israël, il n'y a pas non plus de problème de ce côté-là", a-t-elle poursuivi en évoquant les réticences exprimées par certains pays arabes riverains de la Méditerranée au sujet de la présence d'Israël dans le nouveau partenariat euro-méditerranéen.

Une source proche du gouvernement marocain a annoncé samedi à l'AFP que le roi du Maroc Mohammed VI n'assisterait pas au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, invoquant un agenda "chargé", et qu'il y serait représenté par son frère.

Selon Paris, le royaume chérifien est candidat pour accueillir le siège du secrétariat général de l'UPM, ainsi que la Tunisie, Malte et l'Espagne.

Dans son message, le roi du Maroc écrit à Nicolas Sarkozy: "Je tiens à vous exprimer mes sincères remerciements et mes chaleureuses félicitations pour cette initiative louable, fondatrice d'un ordre régional rénové et génératrice d'une dynamique partenariale vertueuse dans cette région, berceau des religions monothéiste et creuset des civilisations ancestrales".

"Le royaume du Maroc, qui a soutenu votre initiative, depuis son lancement, a été très sensible, a souligné le roi, au choix que vous aviez porté sur la ville de Tanger (nord) pour y prononcer en octobre dernier, votre discours historique" sur l'UPM.

A travers l'UPM, selon le roi Mohammed VI, "nous avons donc la responsabilité de tout mettre en oeuvre pour la concrétisation des objectifs que nous nous sommes assignés en vue de la construction d'un espace de paix et de sécurité, de développement et de prospérité, d'échange et de dialogue entre les peuples des deux rives".

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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