Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mercredi 9 juillet 2008

Italie - Première manifestation majeure contre Berlusconi

NOUVELOBS. | 09.07.2008 | 08:05

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi dans le centre de Rome pour dénoncer la politique du président du Conseil, accusé d'utiliser son pouvoir pour passer des mesures susceptibles de l'aider dans ses ennuis judiciaires.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté mardi 8 juillet dans le centre de Rome pour dénoncer la politique du président du Conseil Silvio Berlusconi, dans la première manifestation majeure de l'opposition depuis la victoire du dirigeant conservateur lors des élections du mois d'avril.

Cette manifestation, organisée sur la Piazza Navona, intervenait alors que l'opposition de centre-gauche accuse Silvio Berlusconi d'utiliser son pouvoir pour passer des mesures susceptibles de l'aider dans ses ennuis judiciaires. Le gouvernement tente de faire voter une loi qui accorderait une immunité pendant leur mandat aux quatre plus hauts responsables de l'Etat, dont Silvio Berlusconi.

"Comment est-il possible que nous devions nous occuper des problèmes (de Berlusconi) au lieu des problèmes du pays?", a lancé l'ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro, aujourd'hui un des leaders de l'opposition, qui s'exprimait sur une estrade. (AP)

Posté par Kozett à 12:36 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dessin de Chanu Les 35 heures

mercredi 09 juillet 2008 OUEST-FrANCE

Les 35 heures, c'est presque terminé

DESSIN__de_Chanu_35_h

Posté par Kozett à 11:51 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

«Plus de RTT ni de jours fériés»

propos recueillis par FRANÇOIS VIGNALLibération - mercredi 9 juillet 2008

Pour Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC (Confédération générale des cadres), la nouvelle définition du temps de travail des cadres est un marché de dupes.

Que signifie, pour les cadres, le plafond de 235 jours travaillés par an ?

Ça veut dire que l’on va travailler plus longtemps, mais pas pour gagner plus. Travailler 235 jours, cela représente 2 500 heures par an, au lieu de 1 607 heures dans le calcul horaire. Vous voyez l’écart. Et la différence sera moins bien payée que des heures supplémentaires, puisque la majoration qui s’appliquera au-delà de 218 jours - l’équivalent pour les cadres des 35 heures - ne sera que de 10 % au lieu de 25 %.

Que vont devenir les jours fériés et les RTT ?

Pour arriver à 235 jours, vous prenez les 365 jours de l’année, vous enlevez 2 jours par semaine pour les samedis et dimanches, soit 104 jours, 5 semaines de congés payés et un jour qui serait le 1er mai. Résultat : plus de RTT ni de jours fériés. On pourra vous demander de travailler le 14 juillet, le 15 août et le 1er janvier…

Quand il y a accord d’entreprise, les salariés conserveront leurs RTT

Le gouvernement et Xavier Bertrand disent que cela sera borné par la négociation d’entreprise. Dans les grandes entreprises, ça ne devrait pas trop poser de problème. Encore que le patron pourra dire : «Si vous refusez de travailler plus, je délocalise.» Mais dans les très petites, où il n’y a pas de représentants du personnel, cela va se négocier de gré à gré entre employeur et salariés. Ceux-ci auront beaucoup de difficultés à s’y opposer s’ils veulent garder leur emploi. Les petites entreprises subissent la pression des grandes, avec qui elles sous-traitent.

Le patron pourra-t-il imposer les 235 jours ?

Il pourra dire qu’il a la loi avec lui. Aujourd’hui, les accords se négocient au-dessous de 218 jours. Demain les entreprises vont négocier pour aller à 235, voire au-delà. C’est d’autant plus scandaleux que le gouvernement a récemment souligné le problème de la santé au travail. Il fait l’inverse de ce qu’il dit.

-----------------------------

Alain Vidalies, député socialiste des Landes, est spécialiste de droit social. Propos recueillis par Philippe Brochen

«Pour les cadres, la situation de travail sera pire qu'avant les 35 heures»

Concrètement, que signifie cet amendement ?
Pour 235 jours, cela peut représenter jusqu'à 3.055 heures de travail possible. Parce que ces salariés qui sont au forfait journalier peuvent travailler 13 heures par jour et que la seule règle qui les protège, c'est la réglementation européenne qui impose 11 heures de repos d'affilée quotidiennement.

Cela veut donc dire que le pire est peut-être encore à venir pour les cadres?

Les 235 jours ne seront pas un plafond, puisqu'avec un simple accord d'entreprise, on pourra aller jusqu'à 282 jours de travail par an. C'est-à-dire que tous les jours sont alors travaillés, sauf les 52 dimanches, le 1er mai et les 30 jours de congés payés obligatoires.

Peut-on dire qu'on revient au droit social d'avant 1936?
C'est d'autant plus grave que la ligne de force de leur réforme, c'est dorénavant d'affirmer la supériorité de l'accord d'entreprise sur l'accord de branche. Autrement dit, si vous êtes dans une entreprise en difficulté et que l'enjeu c'est le maintien de l'emploi, on voit bien ce que les salariés seront obligés d'accepter.

C'est ce qui s'est passé chez Bosch et GoodYear, avec un chantage à la délocalisation pour renégocier l'accord 35 heures?
Exactement. Ces salariés sont désormais obligés de travailler deux samedis sur quatre sur la pression de la menace de la délocalisation.

Quid des deux jours de repos par semaine?
Les députés de la majorité ont proposé un amendement pour sauvegarder ces principes, mais en même temps ils permettent d'y déroger par un accord d'entreprise. Les 235 jours et les deux jours de repos hebdomadaire ne sont garantis qu'en l'absence d'un accord d'entreprise. Car il ne faut pas s'y tromper, le bouleversement le plus important, c'est de donner dorénavant la priorité à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche.

Concrètement, qu'est-ce que cela représente?
La première conséquence, c'est que les questions sociales vont devenir un paramètre de concurrence entre les entreprises qui ont la même activité. Et donc on comprend bien qu'il y aura un alignement par le bas, puisque pour garder leur compétitivité, les entreprises pourront évoquer le moins disant d'un accord existant dans une entreprise concurrente.

C'est tout le fonctionnement du marché du travail qui va en être modifié?
Exactement, car aujourd'hui, compte-tenu du stress au travail, de l'explosion des maladies professionnelles, les salariés sont beaucoup plus attentifs aux conditions de travail pour pouvoir préserver leur qualité de vie personnelle et familiale. Ce qui est à craindre, en revanche, c'est qu'ils n'aient guère le choix, puisque les entreprises risquent de s'aligner les unes sur les autres, et évidemment par le bas.

Le patron pourra-t-il imposer le plafond de 235 jours?
Dans la situation d'aujourd'hui, non, puisqu'il faut un accord d'entreprise avec les syndicats. Mais demain, oui.
Faute d'accord d'entreprise, la norme sera 235 jours.

Les salariés des petites entreprises, où les accords d’entreprise sont les plus difficiles à négocier, sont donc les grands perdants de la situation?
Je crois que c'est un tournant important, parce que jusqu'à présent on vivait avec l'objectif de règles qui étaient les mêmes pour tous les salariés, que ce soit la loi ou les accords de branches. Là, c'est un autre paysage social, toute les règles sont atomisées.
La loi n'encadre plus rien et renvoit tout à l'accord d'entreprise. C'est quasiment le modèle anglo-saxon.

Pour le salarié, la situation sera donc pire qu'avant les lois Aubry?
La situation est largement au-delà de ce qui existait avant les 35 heures, notamment sur la question du question du repos compensateur obligatoire, qui était prévu par la loi. Ce n'est pas une législation qui est liée aux 35 heures... C'est une question de santé publique.

Certains cadres vont donc travailler six jours sur sept toute l'année?
Dans certains cas, oui. Et s'ils font un horaire important, il sera possible au niveau d'une entreprise de négocier soit un repos moins important que celui qui est prévu par la loi, soit de transformer ce droit en une compensation financière.

Le texte doit encore passer devant le Sénat. Espérez-vous une modification ?
Je n'ai guère d'espoirs, à un bémol près: Gérard Larcher, l'ancien ministre du Travail, avait, dans un entretien à la presse, indiqué que la majorité sénatoriale souhaitait mettre plusieurs verrous pour éviter les situations extrêmes permises par ce projet de loi. Et puisque les députés UMP n'ont rien voté en ce sens, peut-être faut-il passer aux actes avec leurs collègues sénateurs... Mais pour tout dire, je ne suis guère optimiste...

Un retour au droit social d'avant 1936 et pas loin non plus de 1789...

Posté par werdna à 11:31 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Xavier Darcos: «J’ai proposé le non renouvellement de 13.500 départs à la retraite»

LIBERATION.FR - mardi 8 juillet 2008

Après 11.200 suppressions de postes en 2008, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos révèle à «Libération» que 13.500 devraient suivre à la rentrée 2009.

-------------------



Nous voulons que le service reste de qualité et en même temps il nous faut réduire la dépense publique afin de ne pas laisser de dette aux générations futures. Telles sont les données de l’équation pour 2009. J’ai proposé au Premier ministre - et vraisemblablement c’est le chiffre qui sera retenu - le non renouvellement de 13.500 départs à la retraite. Ce chiffre résulte d’un constat : une meilleure gestion permet de dégager des marges de manœuvre dans l’Education nationale.


Nous avons environ 30.000 personnes qui ne sont pas devant les élèves car elles sont dans des services de toute nature. Il s’agit entre autres de mises à disposition dans des administrations, dans des associations, des structures culturelles, sociales, sans doute utiles. Mais ces personnes peuvent être mises au service des élèves et nous allons les ramener au bercail.


Dans le seul système de remplacement, nous avons en outre 50.000 personnes et ce système n’est mobilisé qu’à 80%. S’il fonctionnait à 100%, 10.000 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires pourraient être mobilisés au service des élèves. Je rappelle qu’il ne s’agit pas de licenciements, mais de gens qui partent à la retraite et qu’on ne remplace pas car on utilise de manière plus efficace nos personnels.

A la veille des vacances il vous reste une annonce importante à faire: combien de postes vont être supprimés à la rentrée 2009?

Posté par werdna à 00:12 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

G8 : Le show un peu trop décontracté de Sarkozy au Japon

Sarkozy s'ennuie au G 8  

Nathalie Schuck mardi 08 juillet 2008 | Le Parisien

Sa journée avait fort mal commencé. Arrivé à l'aéroport de Sapporo à 11 heures (4 heures du matin à Paris), la mine chiffonnée par dix-sept heures d'avion, il apprend une mauvaise nouvelle : à cause de la pluie battante, pas question de prendre l'hélicoptère pour rejoindre le luxueux hôtel Windsor de Toyako, transformé en forteresse, où se tient la réunion. Il faudra faire une heure quarante de route ! Il espérait faire un footing, c'est raté... Grognon, le président boude une fillette japonaise qui lui tend des tournesols sur le tarmac et s'engouffre dans sa voiture. Arrivé bon dernier à l'hôtel et déjà en retard, Sarkozy file aussi sec au déjeuner de travail des dirigeants du G 8 et des sept chefs d'Etat africains invités. Même pas le temps de défaire ses valises.

Bush assure le show – Sarkozy mis à l’écart
Venu sans son épouse, Carla - en promotion à Paris pour son nouvel album -, Sarkozy se retrouve souvent à l'écart parmi les grands de ce monde. Cette année, la star, c'est George W. Bush, qui participe à son dernier G 8. Chef de la petite meute de dirigeants, il assure le show. Autre sujet de curiosité, le nouveau président russe, Dmitri Medvedev, 42 ans, détonne sur la photo de famille avec son costume bleu électrique. Le président français, lui, s'ennuie ferme. Il tente bien quelques accolades avec son camarade sud-africain Thabo Mbeki, bavarde avec Angela Merkel et Gordon Brown dans les couloirs, offre deux serre-livres en cristal en forme de chevaux à Bush, mais le coeur n'y est pas.

Seule embellie, son tête-à-tête de l'après-midi avec Abdelaziz Bouteflika. Mais après un autre entretien, avec le Russe Medvedev, Sarkozy doit endurer un interminable spectacle japonais sous des trombes d'eau, abrité sous un parapluie. Arrive enfin l'heure du dîner avec les conjoints. Las ! Obligé de retirer ses chaussures à l'entrée, coutume oblige, le président se retrouve coincé à table entre Sarah Brown et l'épouse du Premier ministre japonais. Mal à l'aise, il regarde le plafond...

-----------------------------

C.Lo.Libération - Envoyé spécial à Toyako (Japon)

L’an passé, le chef de l’Etat avait débarqué comme un chien dans un jeu de quille, guettant le moindre micro, multipliant SMS intempestifs et tapes dans le dos un peu trop surjouées. Tellement enivré d’y être enfin qu’il buvait ses propres paroles. Mais, hier, devant la presse française, le Président l’a joué plus cool que moi tu meurs. (Presque) modeste. Même si son point presse a largement court-circuité le très traditionnel protocole japonais…

Sherpa. «Il n’est pas raisonnable de traiter les grandes questions du monde sans y associer» les grands pays émergents, a-t-il ainsi assuré hier. Tant pis si, au même moment, le Japon disait que le format G8 risquait de durer, faute «d’unanimité». «Je voulais que sur le climat, on aille plus loin» que l’an passé, a-t-il aussi embrayé. Tant pis si un sherpa russe juge irréaliste «un engagement pour dans quarante-deux ans»… Le chef de l’Etat aime faire l’actu ou donner le sentiment de la faire. Il a ainsi vanté l’Union pour la Méditerranée ou son rapprochement avec la Syrie.

Nicolas Sarkozy, qui a posé pour la photo aux côtés de George W. Bush, dit toujours «nos amis américains» sans évoquer Bush. Et «le président du Conseil italien», sans nommer Silvio Berlusconi. Et le nouveau venu Dmitri Medvedev, le président russe ? Un homme «extrêmement coopératif». Pas comme le président «illégitime» du Zimbabwe, qui a plongé le pays dans une «situation inacceptable».

En revanche, les questions multilatérales, c’est un peu plus compliqué. Il surfe vite sur les «désordres monétaires», pour ne pas «ennuyer» l’assistance, ne s’appesantit pas trop sur les questions énergétiques (où dit-il, «l’alternative nucléaire monte fortement»).

Promesse chiraquienne. Et quand il ne peut plus éluder avec un «je ne rentre pas dans les détails», il a les yeux rivés sur ses fiches. Illustration, sur l’aide au développement, où, la nouvelle donne française s’avère si laborieuse à justifier que même ses conseillers s’y sont perdus. L’aide publique est descendue à 0,39 % du revenu national brut en 2007, en recul de 15,6 %. Nicolas Sarkozy a différé la promesse chiraquienne de parvenir à 0,7 % d’aide dans le PNB de 2012 à 2015 et assume. Il dit : «Nos budgets sont en déficit», il faut donc «trouver des marges de manœuvre». Et enfin, «la question n’est pas simple».

Hum...

Posté par werdna à 00:12 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Air France, SNCF, EDF-GDF : les avantages bientôt taxés ?

Challenges 8 Juillet 2008

Billets bradés, énergie à prix modique... Ces avantages pourraient faire l'objet de cotisations et rentrer dans le calcul de l'impôt.

L'administration s'intéresse aux petits "privilèges" des salariés des grandes entreprises de transport et d'énergie.
Selon
Le Figaro du mardi 8 juillet, l'Urssaf souhaiterait en effet taxer les avantages en nature (voyages bradés ou même gratuits, kilowatts d'électricité ou mètres cubes de gaz à prix modique…) dont bénéficient les salariés d'Air France, de la SNCF ou d'EDF-GDF. Ces avantages seraient donc soumis à cotisations salariales et patronales et rentreraient en compte dans le calcul de l'impôt pour le revenu.

Risque de "conflit majeur" dans le transport aérien

Selon le quotidien, l'Urssaf compterait s'appuyer sur le Code de la Sécurité sociale (article L242-1) et les arrêtés des 10 décembre 2002 et 20 décembre 2002, qui disposent que ces avantages en nature, comme tous les éléments de rémunération, doivent supporter des cotisations sociales. Dans la pratique, l'administration les exonère quand la ristourne ne dépasse pas 30%, mais cela n'est pas le cas ici.

Cette volonté de l'Urssaf de s'attaquer à ces avantages provoque des remous, notamment chez les syndicats qui, suite à la publication de l'article, sont montés au créneau. FO Cheminots a ainsi expliqué que ces avantages constituaient des "contreparties au contrat de travail" avec "des éléments contractuels et symboliques très forts", et s'est acharné contre une présentation des salariés de la SNCF comme des "privilégiés".
Mêmes arguments du côté de la CFDT, qui s'inquiète d'une éventuelle baisse de ressources des cheminots, tandis que l'Unsa estime que l'Urssaf "se trompe de cible".

Même l'UMP s'inquiète...

Selon
Le Figaro, Lionel Tardy, député de Haute-Savoie et délégué général du pôle aérien à l'UMP, a prévenu le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, du risque de "conflit majeur de l'ensemble des salariés du secteur de l'aérien lors des prochains départs en vacances", inquiets de voir l'Urssaf "s'attaquer" à leur pouvoir d'achat.

Posté par Kozett à 00:10 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Brice Hortefeux est le meilleur, vous ne le saviez pas?

Les coulisses de l’UE – Jean Quatremer – 08/07/08

Une belle journée d’autopromotion, hier, pour Brice Hortefeux.

Notre ministre de l'immigration et de l'identité nationale, vraiment très très très fier d'avoir fait avaliser son "Pacte sur l'immigration et l'asile" par ses partenaires de l'Union réunis à Cannes (mon article est ici, dans Libération), s'est dépensé sans compter pour expliquer aux journalistes à quel point il avait emporté un succès, que dis-je, un triomphe! Gentiment, une partie des médias a donc célébré son succès "historique" (le mot est d'Hortefeux lui-même): "une" du Monde de lundi (qui de façon assez ridicule annonce que le journal s'est "procuré" un document dont les différentes versions circulent librement à Bruxelles depuis plusieurs semaines...) et, bien sûr, "une" du Figaro ce matin (mais ça, c'est moins étonnant)...

Hier, vers 18 heures, une attachée de presse tendue (vraiment très tendue), vient chercher les seuls journalistes français pour un point de presse "off, bien sûr, afin de vous donner le temps de boucler vos papiers". Gentil. Mais un tantinet "ethnique" de la part de celui qui est censé présider le Conseil des ministres européens. C'est sans doute ça "l'identité nationale". Mais on ne rechigne pas: Hortefeux fuit habituellement la presse et on ne va pas bouder notre plaisir de pouvoir lui poser quelques questions bien senties sur ce Pacte dont on ne perçoit guère la portée par rapport aux textes qui sont déjà sur la table.

Une petite dizaine de journalistes français sont donc introduits dans l'enceinte où sont réunis les ministres. Dans une petite pièce, Hortefeux, accompagné de Patrick Stefanini, secrétaire général de son ministère et de l'un de ses conseillers, nous explique qu'il vient de vivre Austerlitz, pas moins. Il nous lit des citations de félicitations de l'ensemble des ministres présents. "Wolfgang Schaüble, le ministre allemand: nous appuyons sans réserve le Pacte. Il y a un parfait équilibre entre immigration et intégration. L'Espagnol: nous partageons les grandes lignes mais aussi les nuances. Le Néerlandais: le but est déjà atteint". Nous tentons de l'interrompre pour lui poser des questions. Il n'est pas là pour ça, mais pour que nous prenions des notes afin de chanter ses louanges. "Même le ministre chypriote, qui est communiste, cela devrait vous faire plaisir Monsieur Quatremer, me soutient". Moi, étonné: "c'est bien la première fois que l'on me dit que je suis communiste. Manifestement, on est toujours le communiste de quelqu'un"...

Au bout de cinq minutes, une fois la liste des félicitations ministérielles épuisée, nous sommes poussés dehors. Le ministre doit retourner en séance. Merci. Au revoir. Il disparaît en nous laissant ahuris par cet exercice d'autocélébration hallucinant. Ca "off"? Il n'a pourtant rien dit. Et surtout pas un mot sur le fond, évidemment, le fond n'étant manifestement pas le sujet du jour: puisqu'on vous dit que c'est bien et que la France a relancé l'Europe!

Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Une heure et demie plus tard, conférence de presse finale. Et là, contrairement à tous les usages, Hortefeux, ne se tenant plus de joie, brise officiellement le secret des délibérations et se met à citer ses collègues, y compris Wolfgang Schaüble, le ministre allemand, qui est pourtant à ses côtés. Celui-ci, d'abord interloqué, se marre et confirme que la traduction française de ses propos est correcte...

Au-delà du ridicule de sa prestation d'hier, il faut cependant reconnaître un grand mérite à Hortefeux: il a su éviter à Nicolas Sarkozy un fiasco identique à celui de l'Union pour la Méditerranée. Contrairement à Henri Guaino, son "conseiller spécial", qui a essayé d'imposer un projet clefs en main aux partenaires de Paris, l'ancien député européen (très absent, mais ça acculture quand même), a eu la prudence d'effectuer un tour de l'ensemble des capitales avec un simple projet de texte, afin de négocier ce qui ne plaisait pas. Rien d'étonnant, dès lors, que tout ce soit bien passé hier, lors du premier examen du texte par les 27, lors de leur réunion informel de Cannes. Tout ce qui déplaisait, y compris l'interdiction des régularisations massives, a disparu ou a été atténué. "Historique" ce texte? Uniquement pour le service après-vente assuré par Hortefeux.

Posté par werdna à 00:09 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Papier de verre d'Hervé Le Tellier

Le Monde Check-list du 8 Juillet 2008

    papier de verre

Hervé Le Tellier
Accord européen sur l'immigration : maîtriser la langue du pays d'accueil semble devenir un critère général. Tout espoir de voir notre président émigrer s'évanouit.

Posté par Kozett à 00:09 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

JAPON G8 - Va-nu-pieds, par Robert Solé

LE MONDE | 08.07.08 | 13h52

Les dirigeants du G8 sont réunis depuis lundi sur l'île japonaise d'Hokkaido. En tête du menu : la crise alimentaire mondiale. C'est le plat de résistance, mais aussi l'apéritif, puisque le sommet proprement dit a été précédé d'une rencontre sur ce thème avec sept chefs d'Etat africains.

Il n'était pas question de coucher sous la tente : les suites présidentielles du Windsor Hotel Toya ( 8 175 euros la nuit ) sont assez spacieuses.

On y mange correctement. Selon The Guardian, le dîner d'ouverture a été préparé par vingt-cinq grands chefs, et dix-neuf plats différents étaient servis, en comptant les amuse-gueules.

Les maîtres du monde se sont jetés sur les victuailles. Il faut dire qu'ils s'étaient contentés d'un déjeuner sur le pouce : potage d'asperges aux truffes, crabe, suprême de poulet, fromages, compote et petits fours.

Selon la coutume locale, les convives ont retiré leurs chaussures en entrant dans la salle à manger. Ce sont des dirigeants aux pieds nus qui se sont réunis pour partager le pain, avec un bel appétit de justice et une pensée émue pour tous les crève-la-faim de la planète. 

Posté par Kozett à 00:09 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

SURCOUF - Sarkozy lance la DST aux trousses des militaires

NOUVELOBS. | 08.07.2008 | 16:26

Nicolas Sarkozy, qui n'a pas confiance en l'enquête ordonnée à la sécurité militaire sur les officiers auteurs d'une tribune contestataire dans Le Figaro, a demandé aux services de police une enquête parallèle et non-officielle.

Le Président Nicolas Sarkozy a demandé, en sous-main, à la Direction de la sûreté du territoire, la DST - désormais intégrée au sein de la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) - de rechercher les officiers "rebelles" du groupe Surcouf, selon de bonnes sources.

Dans une tribune anonyme au Figaro, "Surcouf" avait critiqué en juin le nouveau Livre blanc de la Défense.

Les policiers de la DCRI (RG et DST), qui, fait sans précédent, travaillent sur cette affaire de façon non-officielle, auraient identifiés les coupables. Nicolas Sarkozy n’avait pas du tout apprécié les critiques des officiers Surcouf. Il avait fait ordonner à la Direction de la Protection et de la sécurité (DPSD, ex-Sécurité militaire) de trouver les coupables.

Mais à la DPSD, où l’on partage généralement les opinions de Surcouf, on mettait peu d’empressement à conclure retrouver les rebelles, pourtant connus par bien des militaires…

Mais les RG disposent d’hommes détachés au sein de la DPSD. S’il brise la carrière des officiers de Surcouf, Nicolas Sarkozy risque, à la veille du défilé militaire du 14 juillet, d’aggraver la crise ouverte avec une armée qui avait voté en masse pour lui.

Posté par Kozett à 00:06 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »