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mardi 8 juillet 2008

Travail - Les cadres devront travailler 17 jours de plus

LCI - 8 juillet

Les députés ont adopté dans la nuit un amendement à la réforme du temps de travail qui porte de 218 à 235 le nombre de jours travaillés pour les cadres !

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  • Le syndicat des cadres (CFE-CGC) voit dans le vote de ce nouveau plafond un "retour au siècle dernier".

Gagner plus, peut-être, travailler plus, c'est sûr. Lors de l'examen, cette nuit, du projet de loi sur la réforme du temps de travail, les députés ont adopté un amendement qui porte de 218 à 235 jours le seuil maximal de jours de travail par an pour les cadres.

Après un long débat entre la gauche et la droite, les députés UMP et Nouveau Centre ont voté cet amendement, la gauche a voté contre. En clair, désormais, les cadres devront travailler 17 jours de plus, sauf accord au sein de l'entreprise. Le texte sera voté cet après-midi à l'Assemblée nationale, avant d'être examiné au Sénat le 17 juillet.

Depuis les lois Aubry, les cadres, dont le temps de travail est difficile à comptabiliser, travaillaient au maximum 218 jours par an. Une très grande majorité d'entreprises avaient négocié des forfaits entre 200 et 210 jours. L'amendement adopté cette nuit remet tout en cause, et revient, de fait, sur les RTT des cadres. Le texte qui sera soumis au vote de l'Assemblée cet après-midi prévoit qu'à partir du 219e jour, la rémunération forfaitaire sera majorée d'au moins 10%.

"Une régression sociale massive"

Les réactions ont été immédiates. La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un "retour au siècle dernier". La centrale des cadres, qui entend déposer un recours devant la Cour européennes des droits de l'Homme, estime que "cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) de laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai".

"C'est une régression sociale massive", a dénoncé Alain Vidalies (PS). "Ce que vous commettez, ce sera pour vous une tunique de Nessus. La trahison, on la traîne longtemps", a renchéri Jean Mallot (PS).La député (Verts) Martine Billard ironise : "La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l'avait rêvée, vous êtes en train de la réaliser. Si l'accord d'entreprise ne le prévoit pas, ils ne seront plus payés."

Xavier Bertrand, ministre du Travail, a tenté de rassurer : "Les plafonds évoqués sont des maxima. Si des jours fériés sont chômés, ils le demeureront. Ca ne sert à rien de chercher à faire peur."

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Budget : l'inquiétude gagne Eric Woerth et François Fillon

LE MONDE | 07.07.08 | 14h57 Claire Guélaud

Devant l'UMP, le premier ministre a jugé nécessaire "un effort de vérité" !

François Fillon l'a redit solennellement, samedi 5 juillet, devant le conseil national de l'UMP : "Je ne serai pas le premier ministre qui laisse aux générations futures la facture de nos imprévoyances et de nos lâchetés." En pleine préparation du projet de budget 2009, ces propos prennent un relief particulier : le ministre du budget, Eric Woerth, et les commissions des finances des deux assemblées s'inquiètent du silence de l'Elysée sur les finances publiques et de la propension à la dépense de Nicolas Sarkozy.

Lequel n'avait pas fait, il est vrai, du redressement des comptes publics une priorité de sa campagne.

A huit jours du débat d'orientation budgétaire, prévu le 15 juillet, M. Woerth doit être auditionné, mercredi dans la soirée, par la commission des finances de l'Assemblée. Il reste d'ici là des arbitrages lourds à rendre pour pouvoir présenter la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2009 - son volet dépenses -, ainsi que la trajectoire des dépenses de l'Etat par mission sur les années 2009 à 2011.

Des questions aussi sensibles que le format et la date d'entrée en vigueur du revenu de solidarité active (RSA), l'ampleur de la baisse des effectifs de l'éducation nationale (au moins 12 000, mais plutôt davantage), les relations financières entre l'Etat et les collectivités locales ou la fiscalité écologique ne sont pas tranchées. Le ralentissement économique, qui pourrait s'amplifier en 2009, complique la mise au point de ce PLF, dont la Commission européenne attend un début d'assainissement.

La charge de la dette enfle et pourrait être supérieure de 2 milliards aux 1,5 à 2 milliards déjà prévus par M. Woerth, du fait de l'indexation sur l'inflation de 10 % à 12 % des emprunts des administrations. S'il veut réduire le déficit public à 2 % du PIB en 2009 et tenir son engagement de retour à l'équilibre en 2012, le gouvernement devra s'imposer une discipline de fer. Or la France, comme l'a noté la Cour des comptes, n'est pas douée pour ce genre d'exercice. Elle fait même presque jeu égal avec la Suède en matière de dépenses publiques (plus de 52 % du PIB de deux pays).

MAÎTRISE STRICTE DES DÉPENSES

"Il y a eu 20 milliards d'euros de surcroît de recettes fiscales en 2007, note Gilles Carrez, député UMP du Val-de-Marne et rapporteur général du budget. Douze milliards sont allés aux baisses d'impôt, 2 aux exonérations de cotisations sociales, 5,5 aux dépenses et seulement 1 milliard a servi à réduire le déficit." Comment faire mieux avec une croissance et des recettes ralenties ?

En 2008, les rentrées fiscales assises sur les revenus 2007 devraient être conformes aux prévisions, et l'inflation dopera les recettes de TVA. Mais l'inquiétude concerne le cinquième acompte de l'impôt sur les sociétés (IS) versé en décembre. Il pourrait rapporter moins que prévu, en raison de l'impact de la crise sur les banques et les assurances. "Si la baisse de recettes est de 2 milliards, ce ne sera pas trop grave. Si elle atteint 5 ou 6 milliards, ce sera autrement plus compliqué", note M. Carrez.

En 2009, les recettes fiscales devraient ralentir plus sensiblement : le rendement des impôts basés sur le patrimoine devrait baisser avec le retournement immobilier, et les rentrées de TVA devraient être en ligne avec celles de 2008.

Quant à l'IS, nul ne sait ce qu'il sera. Mais les sombres prévisions du président de Renault, Carlos Ghosn, pour 2009 ne sont pas rassurantes.

"Dans un contexte aussi tendu, toute mesure de baisse d'impôt, qu'il s'agisse de la suppression annoncée de l'impôt forfaitaire (IFA) ou de la création de crédits d'impôt nouveaux en faveur de l'environnement, creuserait le déficit.

Il faut absolument procéder par redéploiement", insiste M. Carrez. Faute de quoi, dit-il, le gouvernement pourrait devoir abandonner la règle du zéro volume, c'est-à-dire la stabilisation des dépenses hors inflation, en vigueur depuis 2004.

M. Fillon n'y est pas favorable. Samedi, il a plaidé pour une maîtrise stricte des dépenses en volume, pour le respect de la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et jugé nécessaire "un effort de vérité", notamment sur la Sécurité sociale. Sera-t-il entendu ?

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Moins de grèves... mais plus de conflits

Ouest-France – 8/07/08 –

Polémique après les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves, jugées moins visibles. En fait, en France, les conflits au travail prennent d'autres formes.

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« Désormais, quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit. » La petite phrase, lâchée samedi par Nicolas Sarkozy, lors du Conseil national de l'UMP, n'en finit pas de faire des remous (lire ci-dessous). Inefficaces, les grèves ? Inexistants, les conflits au travail ? Invisibles, les syndicats ?

Sans doute, le nombre des grèves est en diminution. Un rapport du ministère du Travail fait état d'un recul de 23 %, en 2006, comparé à 2005, du nombre de journées perdues en raison de grèves. Comparé à nos voisins, le niveau de grèves en France est très bas, « en dessous des moyennes européennes », juge le chercheur à l'Institut de recherche économique et social, Jean-Marie Pernot. Mais ce mouvement ne date pas d'hier. Ni même de 2007, année d'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

« Conflictualité larvée »

Pour Jean-Marie Pernot, « il y a depuis plusieurs années une tendance longue à la diminution de conflits en France ». Surtout dans le secteur public, « particulièrement dans les transports, note le chercheur. À la SNCF, la grève a diminué dans des proportions extraordinaires en quinze ans, grâce aux dispositifs de prévention des conflits ».

Il n'empêche, note Jean-Marie Pernot, « il y a eu beaucoup de grèves en début d'année sur les salaires. Et des petites grèves qui sont rarement décomptées. Au-delà du nombre de jours de grève, une conflictualité larvée dans les entreprises se renforce. » Une analyse confirmée par le ministère du Travail qui a constaté que les conflits du travail sont plus nombreux et portent davantage sur les salaires qu'il y a une décennie environ. Et que d'autres modes d'action progressent : « Débrayages, manifestations en ville, pétitions, refus collectifs d'heures supplémentaires, égrène le chercheur. Il y a aussi d'autres modes de résistance, comme le repli sur soi-même, se désinvestir au travail, le sabotage dans une forme extrême. »

Compte-tenu des mécontentements (retraite, pouvoir d'achat, etc.) "je crois qu'on aura une rentrée difficile", a prédit lundi Jean-Christophe Le Duigou (CGT), alors que la date du 7 octobre a été avancée pour une possible journée nationale d'action. "Encore une fois, c'est un mot de trop du président de la République. Il devrait être beaucoup plus prudent que ça", a mis en garde Jean-Claude Mailly (FO). "Mesurer l'efficacité d'un gouvernement au nombre de grèves correspond à une vision archaïque du dialogue social", a réagi François Chérèque (CFDT).

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Les fichiers policiers et la grenouille ébouillantée, par Luc Bronner

LE MONDE | 07.07.08 | 14h13

Alex Türk n'est pas un dangereux gauchiste ou un adepte de la théorie du complot. Ce sénateur (divers droite) préside depuis 2004 la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), une institution que les gouvernements prétendent toujours vouloir renforcer mais dont ils s'empressent de ne pas suivre les recommandations. Alex Türk, donc, ne cache pas son inquiétude face à l'instauration d'une société de surveillance où les citoyens seraient en permanence surveillés, identifiés, analysés, suivis, décryptés par d'innombrables dispositifs technologiques, plus ou moins visibles.

Le sénateur s'alarme en particulier du "développement considérable", depuis le 11-Septembre, des systèmes de "traitements de données personnelles", autrement dit des fichiers nominatifs mis en place pour lutter contre la délinquance.

Un STIC par ici (pour les auteurs et victimes traités par la police française), un Judex un peu plus loin (les mêmes, pour les gendarmes), un Fnaeg (empreintes génétiques), un Fijaisv (délinquants sexuels). Et, dernier arrivé, ce fameux Edvige, acronyme improbable qui doit aider la police à répertorier et à suivre les individus suspectés de vouloir troubler l'ordre public.

Y compris lorsque ceux-ci ont à peine 13 ans.

Le problème, explique le sénateur, ne réside pas dans chaque fichier pris isolément. Lutter contre le terrorisme ? Indispensable, évidemment. Contre les délinquants sexuels ? Difficilement contestable. Contre les tueurs en série ? Idem. Avoir un fichier génétique performant ? Un moyen utile de réduire les erreurs judiciaires. Même chose pour les jeunes suspectés de participer à des violences urbaines que le fichier Edvige devra recenser : après tout, il n'est pas illogique de vouloir repérer les acteurs de ces violences, donc de s'intéresser à la tranche d'âge la plus sensible, à savoir les adolescents de 13 à 18 ans. Un fichier qui viserait les plus de 18 ans serait sans doute plus acceptable sur le plan philosophique, mais sans aucun intérêt sur le terrain.

De son poste d'observation, le sénateur Alex Türk ne cache toutefois pas son "angoisse". Le souci, au fond, est le même que pour les OGM. Aucun danger majeur visible à court terme mais une vraie incertitude à moyen ou long terme. "On n'est pas au centième du développement de ces données, prophétisait-il en mars devant l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES). Personne ne sait quel sera l'impact exact de la conjugaison de tous ces fichiers à l'échéance 2015-2020."

Que se passera-t-il, demain, si des fichiers normalement cloisonnés sont, volontairement ou non, connectés les uns aux autres ? Quelles conséquences en cas d'accident industriel comme celui intervenu au Royaume-Uni, en novembre 2007, avec la perte d'informations confidentielles concernant 25 millions de bénéficiaires d'allocations familiales ?

Et comment gérer la conjonction de données biométriques (votre passeport), d'éléments de traçabilité (votre carte bancaire, vos téléphones, etc.), d'outils Internet (vos moteurs de recherche, vos réseaux sociaux), de géo-localisation des biens et des personnes (votre GPS, votre portable), de vidéosurveillance (la caméra en face de vous)...

Alex Türk use volontiers de la métaphore de la "grenouille ébouillantée" pour réclamer la mise en oeuvre d'un principe de précaution numérique. Une grenouille plongée dans une casserole d'eau bouillante essaiera de se débattre et de s'enfuir. Le même batracien plongé dans de l'eau tiède se sentira bien. Montez la température, il se laissera engourdir et finira par mourir ébouillanté, sans avoir jamais réagi.

"Parfois, je me demande si nous ne sommes pas dans cette situation", s'interrogeait-il récemment. Jusque-là tout va bien, donc...

Courriel : bronner@lemonde.fr.

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Augmentation discrète mais bien réelle des péages

Caradisiac – Forum auto – 8/07/08

A première vue, l’augmentation des péages liée à l’inflation n’a rien d’excessif. Jugez plutôt : d’après l’ASFA, l’Association des sociétés françaises d'autoroutes et d'ouvrages à péage, dans son rapport à paraître en juin prochain, le prix moyen des péages en France s’élèvait en 2007 à 7,33 centimes d’euro par kilomètre, contre 7,26 centimes d’euro en 2006, soit une augmentation de 1%, ce qui représente théoriquement 30 centimes d’euro à prévoir en plus pour effectuer un Paris/Lyon.

Comment expliquez alors des pourcentages d’augmentation de bénéfice à deux chiffres d’une année sur l’autre pour ces sociétés gérant le réseau autoroutier français ?

Tout simplement parce que ce 1% d’augmentation concerne une moyenne, ce qui signifie que certains tronçons sont en dessous et d’autres au dessus. Voire très au dessus. Et ce sont les voies les plus fréquentées qui tombent évidemment dans cette dernière catégorie, telles que l’A1 ou l’A6, qui subissent des augmentations proches des 4%, ce qui permet d’équilibrer avec les portions moins rentables (car moins fréquentées) au niveau de la moyenne du réseau entier, mais bien sûr pas au niveau des bénéfices sociétés largement en hausse.

Il est facile de rayer les péages de son budget, il suffit tout simplement d’éviter les autoroutes payantes, mais il faudra accepter de faire de concessions dans d’autres domaines, tels que carburant et temps de trajet.

Posté par werdna à 00:07 - Transport - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les Indégivrables et papier de verre

Le Monde  Check-list 7 Juillet 2008

Les_Ind_givrables__Humiliation

    papier de verre

Hervé Le Tellier

"Désormais, quand

il y a une grève en France, personne

ne s'en aperçoit", ironise le président. Plus fort :

le pouvoir d'achat et l'emploi grimpent, mais personne ne s'en aperçoit.

Posté par Kozett à 00:07 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Elysée le confirme : la Poste ouvrirait 20% de son capital pour obtenir 2 à 3 milliards

Reuters - LIBERATION lundi 7 juillet 2008 -

Hier, l'Elysée a confirmé un projet de transformation de l'entreprise publique en société anonyme.

L'Etat pourrait ouvrir 20% du capital de La Poste afin de récolter entre deux et trois milliards d'euros, écrivent Les Echos au lendemain de la confirmation par l'Elysée d'un projet de transformation de l'entreprise publique en société anonyme.

Selon plusieurs estimations citées par le quotidien, la valorisation de La Poste s'élèverait à au moins dix milliards d'euros. Comme l'établissement a chiffré à entre deux et trois milliards d'euros ses besoins pour financer son développement, une ouverture d'environ 20% du capital à des actionnaires autres que l'Etat serait donc nécessaire, ajoute-t-il.

Les porte-parole de La Poste et du ministère de l'Economie et des Finances n'étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a estimé dimanche sur Europe 1 que le projet de changement de statut de La Poste, que son président Jean-Paul Bailly présentera prochainement au gouvernement, méritait "l'intérêt", confirmant une information parue vendredi dans Le Monde.

Les syndicats combattent par avance l'idée d'une entrée dans le secteur privé de La Poste, qui compte 300.000 employés, et symbole du service public à la française.

La fédération Sud-PTT a condamné vendredi "avec la plus vive énergie tout projet de changement de statut de La Poste qui la pousserait inévitablement dans une logique exclusivement financière, une logique incompatible avec le service public".

Claude Guéant a précisé dimanche que l'Etat resterait "très majoritaire" dans le capital en cas de transformation du statut de La Poste, qui la préparerait à l'ouverture à la concurrence de toutes les activités postales en Europe d'ici à 2011.

Il a également fait état d'une distribution du capital aux salariés de La Poste, évaluée à 2 et 2,5% par les Echos.

Avec une dette de 5,8 milliards d'euros, la Poste s'estime pénalisée face à ses concurrents pour financer sa croissance. Sud-PTT minimise l'importance de la dette au regard des 20 milliards de chiffre d'affaires du groupe et de son résultat net d'un milliard d'euros.

Plusieurs opérateurs postaux européens se sont déjà transformés en société par actions, à l'image de la Deutsche Post en Allemagne ou de TNT aux Pays Bas. 

On continue a brader les bijoux de famille de la république afin de payer les voyages...

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Le PS accuse Sarkozy d'ouvrir "un cycle de provocations permanentes"

Marianne - 07/07/2008 12:11

Le PS a accusé lundi Nicolas Sarkozy d'ouvrir un "cycle de provocations permanentes" et d'engager "une entreprise de déstabilisation, de division et de désorganisation" du pays, après ses propos samedi devant l'UMP sur le faible impact des mouvements de grève.


"Ce qui s'est passé samedi c'est grave", "c'est une entreprise de déstabilisation, de division et de désorganisation qui est engagée", a affirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande, lors du point de presse hebdomadaire du PS.
"On est entré dans un cycle de provocations permanentes", a-t-il accusé en dénonçant de la "manière la plus ferme et la plus claire qui soit" les propos du président de la République et de plusieurs responsables de l'UMP lors du conseil national du parti majoritaire.
Selon lui, les déclarations du chef de l'Etat constituent une "déstabilisation et même une humiliation pour le syndicalisme français". Et vis-à-vis de l'opposition, "il a eu des mots et des formules qui s'apparentent à des insultes".


"Nicolas Sarkozy donne l'image d'un président devenu un chef de clan, ce n'est plus un chef de l'Etat, c'est le chef de l'UMP", a dénoncé M. Le Foll.
"On ne peut pas gouverner un pays avec cette méthode sauf à chercher le conflit", a-t-il poursuivi rappelant "l'attitude" de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l'institution militaire et de l'audiovisuel public : "Là aussi, on a droit au mépris et aux décisions unilatérales et personnelles", a-t-il affirmé.
L'eurodéputé s'est, en outre, "étonné" de la présence de José Manuel Barroso  (président de la Commission européenne) au conseil national de l'UMP : "On ne voit pas très bien quel est le sens de sa présence", a-t-il dit.

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UE: la présidence française isolée dans ses critiques contre la BCE

BRUXELLES (AFP) - 07 juillet 2008 - La Suisse de Vaud

La France s'est retrouvée assez isolée lundi dans ses critiques répétées contre le relèvement des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, la première à se tenir depuis que Paris préside l'UE.

"La décision de la banque centrale" de relever son taux directeur de 4% à 4,25% pour contrer l'inflation, "ne fut pas critiquée ce soir", a déclaré à la presse le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président du forum réunissant ces grands argentiers (Eurogroupe). La plupart des responsables européens ont été au diapason. Le commissaire européen aux Affaires économique Joaquin Almunia a souligné la nécessité de "respecter l'indépendance de la banque centrale". "Je pense que c'est une position sage pour tous les hommes politiques", a-t-il ajouté, dans une allusion aux critiques françaises dès la semaine dernière.

Le ministre néerlandais Wouter Bos a aussi pris la défense de la BCE en rappelant qu'elle avait "l'obligation légale de maintenir le taux d'inflation à un niveau raisonnable". Son collègue espagnol, Pedro Solbes, a souligné pour sa part qu'il "respectait ce qu'ils ont fait" à la BCE.

Fait inhabituel venant d'une personnalité peu habituée à complimenter la BCE, le chef du gouvernement italien lui-même, Silvio Berlusconi, n'a rien trouvé à redire. "En ce moment, la priorité est de lutter contre l'inflation. Donc cette politique de la BCE, à l'heure actuelle, je la trouve appropriée", a-t-il déclaré au Japon où il se trouve pour le sommet du G8.

Ces prises de position détonnent avec celles de la France. Samedi, malgré la présidence semestrielle de l'UE, qui contraint en principe le pays qui l'assume à une certaine réserve, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy s'était demandé si la hausse des taux était bien "raisonnable". Lundi, c'est sa ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a enfoncé le clou, s'inquiétant des conséquences d'une hausse qui "creuse le déséquilibre avec la politique monétaire américaine".

La France se sent pousser des ailes pour admonester la BCE car l'Allemagne, toujours prompte d'ordinaire à voler au secours de la BCE, a montré la semaine dernière des signes de mécontentement à son égard.

L'inflation en zone euro a atteint pour la première fois un record de 4% en juin sur un an. Elle est devenue une source de préoccupation majeure pour les Européens qui voient les prix des carburants et de l'alimentation s'envoler et s'inquiètent pour leur pouvoir d'achat.

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Alain Lambert, fidèle meurtri et déçu du sarkozysme

LE MONDE | 02.07.08

Alain Lambert, ancien ministre du budget sous la présidence de Jacques Chirac, fut parmi les premiers à soutenir Nicolas Sarkozy dans sa quête de l'Elysée. Aujourd'hui, il ne cache pas sa déception. "Je ne comprends plus rien à l'action de l'homme que j'ai connu, aimé, soutenu, recommandé et dont je souffrirais profondément qu'il échouât", écrit le sénateur (UMP) de l'Orne dans une adresse au président de la République publiée, samedi 28 juin, sur son blog.

Quelques jours plus tôt, il avait refusé de voter au Sénat le projet de réforme constitutionnelle sur les institutions. "Ce qui a blessé ma conscience, c'est qu'il ait refusé d'introduire dans la Constitution les quelques mots nécessaires pour s'engager à respecter l'équilibre des finances publiques", explique-t-il, jugeant que l'amendement qui a été introduit à la demande du Nouveau Centre est "sympathique mais pas exigeant".

"La suffisance du ministre chargé des relations avec le Parlement (Roger Karoutchi) dans les réponses aux amendements des sénateurs de sa majorité a fini par me convaincre que l'arrogance ministérielle illustrait pour longtemps le mépris du gouvernement pour le Parlement", écrit M. Lambert dans le courrier envoyé à ses collègues de l'UMP pour expliquer sa position.

"D'ABORD SE PROSTERNER"

L'ancien ministre dénonce la "cour" qui entoure M. Sarkozy et fait barrage aux réflexions critiques qui pourraient l'aider à arrêter ses choix. "Il est loin le temps où je pouvais vous parler des choses simples de la vie de la France et des Français, regrette-t-il, dans son adresse au chef de l'Etat. Désormais, il faut, pour ceux qui en acceptent l'humiliation, se prosterner d'abord devant une cour infranchissable."

"Qu'il réfléchisse bien. Si des fidèles de mon genre lui disent de faire attention, il devrait écouter, nous confie M. Lambert. C'est parce que je lui conserve ma fidélité que je continuerai à lui dire ce que je pense être bien et non ce qu'il a envie d'entendre. Je n'ai rien à prouver en ce qui concerne mon indépendance."

Posté par Kozett à 00:06 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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