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vendredi 4 juillet 2008

Enfin une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy

Ouest-France 4 juillet 2008

Extraits

La libération d'Ingrid Betancourt tombe bien pour redorer l'image présidentielle et corriger les effets d'une agressivité retrouvée qui laisse perplexe.

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... mais il est directement responsable de ses déboires quand il désigne l'armée tout entière, déjà ébranlée par une réforme au pas de charge, comme responsable du drame de Carcassonne.

Quand il annonce, au mépris du travail de la commission Copé dont il n'a pas ouvert le rapport, qu'il nommera lui-même le patron de France-Télévisions.

Ou quand il savonne, pour le précipiter vers la porte, la planche d'un Patrick de Carolis très apprécié des téléspectateurs.

Épaulé par le savoir-être de Carla, Nicolas Sarkozy avait fini par enrayer la spirale de l'impopularité.L'esprit de provocation qui l'anime à nouveau laisse perplexe. Son goût de la bagarre inutile l'expose à des dérapages qui n'en valent pas la chandelle.

Son obstination brutale à faire de tout sujet sa chose multiplie les contrariétés. Dans l'opinion. Dans sa majorité. En Europe. Il n'est pas certain qu'une récupération ostentatoire de l'affaire colombienne, dans laquelle Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou Bertrand Delanoë se sont aussi impliqués, suffise à faire oublier les malheurs présidentiels.

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La Cimade dans le viseur du gouvernement

CATHERINE COROLLER - Libération vendredi 4 juillet 2008

A quelle association les sans-papiers placés en centre de rétention administrative (CRA) dans l’attente d’une éventuelle expulsion vont-ils pouvoir demander une aide juridique à partir de janvier 2009 ?

A la Cimade*, association à qui l’Etat a confié cette mission depuis 1985 ? Au Secours catholique ? A la Croix-Rouge ? A la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) ? La balle est dans le camp du ministère de l’Immigration.

«Remarques».La convention triennale liant l’Etat et la Cimade arrivant à échéance en décembre, les tractations entre l’administration et les différentes associations vont bon train ces jours-ci. Elles devraient aboutir rapidement, compte tenu du temps nécessaire pour organiser l’appel d’offres. S’il y a aujourd’hui suspens, c’est que la Cimade n’est pas en odeur de sainteté auprès du ministère de l’Immigration. «Nous avons reçu des remarques répétées, depuis quelques mois, sur le fait que notre parole agaçait les pouvoirs publics», avait révélé, en avril, Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, lors de la présentation du rapport 2007. «Concurrence». «La Cimade passe son temps à critiquer le gouvernement de manière assez violente», confirme Patrick Gaubert (UMP), député européen et président de la Licra. A défaut de pouvoir se passer totalement des services de la Cimade, mesure qui serait politiquement délicate à défendre, le ministère a envisagé d’éclater les centres de rétention en plusieurs lots : une partie étant laissée à la Cimade, l’autre confiée à la Croix-Rouge. Las, cette dernière association a décliné l’invitation. «Nous avons rencontré plusieurs fois le secrétaire général du ministère de l’Immigration et nous lui avons dit que nous ne voulions pas faire concurrence à d’autres associations, et que nous ne postulerions pas pour une mission d’assistance juridique dans les centres de rétention», explique Didier Piard, directeur de l’action sociale de la Croix-Rouge française. Une mission humanitaire lui conviendrait, en revanche.

Patrick Gaubert affirme également qu’aller dans les centres n’est pas la «vocation» de la Licra . Pour autant, ce militant UMP, qui a l’oreille de Brice Hortefeux, ne se gêne pas pour mettre en doute l’efficacité de l’aide juridique apportée par la Cimade aux étrangers placés en centre de rétention, compte tenu de l’argent qu’elle reçoit (3,88 millions d’euros) par an.

Tandem. L’autre solution serait un tandem Cimade-Secours catholique, placé sous le signe de la complémentarité plutôt que de la rivalité. A l’initiative de la Cimade, les deux associations ont entamé des pourparlers il y a deux ans. Le Secours catholique connaît bien la problématique des sans-papiers. 30 % des personnes qui le sollicitent sont des étrangers en situation irrégulière. La Cimade et le Secours catholique ont été reçus par Brice Hortefeux. Leur proposition sera-t-elle retenue ? Moins coutumier que la Cimade des prises de position publique, le Secours catholique sait aussi exprimer ses désaccords avec le gouvernement. En juillet 2006, il s’était publiquement opposé à certains aspects de la loi sur l’immigration défendue par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Contestant l’aspect utilitariste d’un texte visant à promouvoir une immigration quasi exclusivement «choisie».

Dans le cadre du 3ème forum mondial des Droits de l’Homme, qui vient de clore ses travaux à Nantes, il a été remis solennellement à la Cimade un prix spécial pour son action remarquable au service des sans papiers et des démunis.

Lancé en 2004 par l’Unesco, le Forum international des droits de l’homme est organisé à Nantes sous la forme d’une biennale. Cette manifestation a pour vocation de permettre aux acteurs de la société civile et aux représentants institutionnels d’échanger sur un pied d’égalité sur les questions liées aux Droits de l’Homme.

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Sarkozy accueille Ingrid Bétancourt à Paris

Evincé du dénouement, Sarkozy se rattrape sur la communication. Il promet l’asile aux soldats des Farc qui déposent les armes

En parlant mercredi soir, Nicolas Sarkozy a appelé les Farc «à arrêter ce combat absurde et moyenâgeux». Le chef de l’Etat s’est à nouveau dit disposé «à accueillir tous ceux qui accepteraient de renoncer à la lutte armée».

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a rappelé que lorsque «des gens qui avaient commis des actes graves en Italie» avaient été accueillis en France, à la demande de Mitterrand, à condition qu’ils renoncent à leur passé, la droite s’était déchaînée. Et c’est aussi ce gouvernement qui a remis en cause la parole donnée alors pour certains des ex-terroristes transalpins.

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Le cas de Marina Petrella

François Fillon a signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste italienne mais son avocate a déposé un recours devant le Conseil d'Etat.

Elle s'est insurgé contre une décision qu'elle considère «absolument inacceptable», au regard de « l'asile accordé à Marina Petrella depuis 15 ans en toute connaissance de cause» et au regard «de son état de santé». D'après l'avocate, «tous les médecins qui l'ont vue affirment qu'elle est dans un état psychique profondément dégradé et parlent d'épisode suicidaire majeur».

Me Terrel a demandé au gouvernement français l'application de «la clause humanitaire» prévue dans la convention d'extradition franco-italienne de 1957, qui permet de ne pas extrader une personne si cela entraîne des conséquences d'une «gravité exceptionnelle» sur sa santé.

Marina Petrella vivait en France, à Argenteuil, et travaillait comme assistante sociale. Mariée à un Français avec qui elle a eu une fille, aujourd'hui âgée de dix ans, elle est aussi la mère d'une autre fille, née en prison en Italie en 1983.

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« Les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois »

Libé Ecrans – 04/07/08 - Astrid Girardeau, Erwan Cario

Une position de principe qu’on aurait tort de croire définitive !

Le 10 avril dernier, le parlement Européen prenait position contre le système de riposte graduée au cœur du projet de loi « Création et Internet » défendu par Christine Albanel. Il jugeait disproportionnée cette mesure de lutte contre le téléchargement illégal qui pouvait aboutir à la suspension de l’accès Internet des utilisateurs.

En effet, le 7 juillet, plusieurs directives, regroupées sous le nom de « paquet télécom » seront votées en commissions, avant sa présentation en séance plénière à la rentrée. Le paquet télécoms concerne la modernisation du secteur des communications électroniques. L’occasion rêvée pour inclure toute une série d’amendements autour de la surveillance et du filtrage des réseaux. Avec, en guest-star, la riposte graduée à la française.

Nous avons interrogé Guy Bono, député européen du Nouveau Parti socialiste (PSE), et responsable du rapport Industries culturelles en Europe.

Quels sont les enjeux du vote du 7 juillet ?
Le
paquet télécom qui sera voté en commission lundi entend moderniser la législation européenne du secteur des communications électroniques - internet, téléphonie fixe et mobile - pour l’adapter aux évolutions technologiques et au développement rapide du marché. Plusieurs directives sont sur la table. Des milliards d’euros sont en jeux. Le projet de loi français de riposte graduée aussi.

Avec l’amendement voté en avril, on pouvait penser que l’Europe pouvait servir de garde-fou à propos du projet français. Aujourd’hui, peut-on craindre que l’Europe aille plus loin que la France dans la surveillance et la répression ?
Dans sa résolution du 10 avril dernier, le Parlement européen a estimé la riposte graduée comme une mesure “disproportionnée”. Cette prise de position est à relier à l’arrêt de la CJCE du 29 janvier 2008 qui avait rendu que le droit de propriété intellectuelle était loin d’être absolu, qu’il devait être concilié avec les autres droits fondamentaux, comme le droit à la protection des données à caractère personnel, et donc de la vie privée, et que dans tous les cas, le principe de proportionnalité devait être respecté. Après ce vote du Parlement européen, on pouvait raisonnablement estimer que le juge communautaire suivrait l’assemblée européenne dans son interprétation du droit communautaire, rendant par la même occasion le projet de loi français illégal au regard des principes généraux du droit européen. Ayant compris cela, les majors des industries culturelles, soutenues par un certains nombres de députés français et anglais, ont fait déposer en masse des amendements visant à légaliser le principe de riposte graduée en droit communautaire, quitte à abaisser le niveau de protection des données personnelles et de la vie privée.

Pensez-vous que la présidence française pourra influer sur le résultat du vote ?
Au delà de ses relations étroites avec les majors, le gouvernement français aura son mot à dire une fois que le Parlement aura adopté le texte en plénière en septembre prochain. Il paraît évident que Sarkozy, aidé par ses amis britanniques, va chercher à surfer sur la Présidence française pour étendre ses positions sécuritaires et légaliser au niveau européen son projet de riposte graduée. Tout un programme pour la présidence du “pays des droits de l’Homme” !

Quel pourra être l’influence de ce vote au niveau des lois nationales de chaque pays si toutes les propositions passent ?
Certaines propositions visent à mettre en place une architecture de contrôle administratif du réseau internet. On va tout droit vers un internet de surveillance et de filtrage voulue par quelques grandes entreprises. Les intermédiaires techniques seront transformés en véritables auxiliaires de police privée et les autorités administratives pourront restreindre les droits fondamentaux des citoyens à la place de l’autorité judiciaire. C’est la porte ouverte à la mise en œuvre de la "riposte graduée" voulue par le président français Nicolas Sarkozy.

Est-ce que l’apparition de la riposte graduée française a eu des effets au sein de l’Europe ?
Oui, on le voit bien puisque le débat gagne toute l’Europe. Au Royaume Uni, un projet de loi similaire va être présenté prochainement par le gouvernement. En Grèce, un texte sera également présenté à la rentrée. La Suède a déjà repoussé le modèle français. En Italie, l’autorité de protection des données personnelles s’est déjà prononcé contre les polices privées en charge de la chasse des internautes qui téléchargent. En Allemagne, enfin, la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a estimé que l’abaissement du niveau de protection des données personnelles et de la vie privée ne peut pas être effectué au nom de la simple “la propriété intellectuelle”. Dans tous les cas l’Europe est loin d’être à l’unisson sur cette question, d’où l’importance de ce vote lundi prochain.

A quelques jours du vote, il y a t-il des pressions particulières sur les parlementaires ?
La pression est énorme : les enjeux financiers sont considérables. Le tout, est de faire la part des choses entre les intérêts de quelques grandes entreprises et ceux du des citoyens européens. Malheureusement le rapport de force entre les lobbies et les associations de défense des consommateurs est complètement déséquilibré.

Une mobilisation est-elle encore possible et peut-elle influer le résultat ?
Nous recevons déjà depuis plusieurs jours des courriels de la part d’internautes inquiets de cette dérive sécuritaire. D’ici septembre et le passage en plénière, il est primordial que les citoyens se mobilisent davantage pour informer leurs élus sur les enjeux cruciaux de ce vote.

A défaut, nous ne pourrons inverser la tendance et les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois !

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Les Indégivrables - Pas de chance ...

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2ème réacteur EPR: "un mauvais signal" pour la présidence française

Romandie news – 04/07/08

PARIS - Cap 21, parti écologiste présidé par l'ancienne ministre Corinne Lepage, juge que l'annonce faite jeudi par Nicolas Sarkozy de la construction d'un second réacteur nucléaire EPR en France est "un mauvais signal", alors que la France prend la présidence de l'UE.

Cap 21 estime dans un communiqué que le président de la République "se fait une nouvelle fois l'apôtre de l'énergie nucléaire", "alors que les déconvenues se multiplient sur les chantiers des premiers réacteurs EPR en Finlande et en France et devraient inciter l'Etat à la plus grande prudence".

"Loin de tenir ses engagements en matière de développement des énergies renouvelables, la France devrait investir massivement en faveur du solaire, de la biomasse pour augmenter la part du renouvelable dans la production nationale", indique Cap 21.

"Alors que la France vient de prendre la présidence de l'Union européenne et doit faire aboutir la négociation sur le paquet Climat-Energie, cette annonce envoie un bien mauvais signal en matière de diversification du mix énergétique, de décentralisation de la production, de recherche de plus grande efficacité énergétique", juge Cap 21.

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Journalistes, militaires, même combat !, par Dominique Dhombres

LE MONDE | 03.07.08 | 13h50

Patrick de Carolis se fâche avec panache. Il se lâche aussi. Avec une brutalité inédite chez un patron du service public, le président de France Télévisions a répliqué, mercredi 2 juillet, au micro de RTL, aux propos tenus lundi soir sur France 3 par le chef de l'Etat. C'était un festival d'épithètes. Les racines de sa colère et les ailes de son mécontentement. Un grand moment de fureur, pas du tout contenue.

"Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision du service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide et je trouve cela injuste, profondément injuste", a martelé Patrick de Carolis.

Une première en France ! Le patron de la télévision publique affirme d'un ton furieux, au micro d'une radio privée, que le président de la République est menteur, stupide et profondément injuste. On remarquera que les militaires pensent exactement la même chose, mais qu'ils n'ont pas le droit de parler.

Heureusement pour les oreilles du président, car les militaires ont du vocabulaire ! Ils sont muets par vocation, mais cela ne les empêche pas d'avoir, en matière d'injures diverses et variées, un lexique très riche.

On en revient à la colère froide de Patrick de Carolis. La scène avait évidemment été enregistrée, et elle a beaucoup été utilisée dans les journaux télévisés, mercredi soir. Sur le service public, remonté comme une pendule, bien sûr, mais pas seulement.

Patrick Poivre d'Arvor, à quelques jours de son propre départ forcé du journal télévisé de TF1, était lui aussi soucieux d'informer le téléspectateur du cri de révolte du président de France Télévisions. Les deux Patrick ont en commun d'être des cibles préférées du tireur de l'Elysée. PPDA a eu le tort de traiter, à l'antenne, le président de "petit garçon".

Carolis énerve Sarkozy pour d'autres raisons. Il ne tiendrait pas ses troupes, surtout à France 3, dont la rédaction est en révolte ouverte contre le pouvoir. Son virage éditorial (davantage de théâtre, de musique, d'émissions scientifiques...) est jugé minimaliste par le petit garçon de l'Elysée, qui regrette tout à la fois "Apostrophes" et "Thierry la Fronde", bref la chaîne publique unique, en noir et blanc, de son enfance.

Le péché de Carolis est originel, en quelque sorte. Il est à la tête d'un groupe qui se sent (comme l'armée !) à la fois méprisé par le président et destiné à une sévère diminutio capitis. Il va y avoir moins de garnisons et moins de soldats. La suppression de la pub à la télévision ne sera pas compensée. "Le compte n'y est pas", dit Carolis, qui menace de démissionner, dès la rentrée de septembre, s'il n'a pas les moyens budgétaires nécessaires. A moins qu'il n'y soit poussé dès maintenant, comme le chef d'état-major de l'armée de terre.

Posté par Kozett à 00:05 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

AUDIOVISUEL RÉUNION DES SEPT MINISTRES

LE MONDE | 03.07.08 | 14h23

Télévision : la riposte de M. de Carolis gêne l'Elysée

Hallucinant !" : Nicolas Sarkozy ne décolère pas. Quarante-huit heures après son passage sur France 3, il a fait part de son agacement, mercredi 2 juillet en fin d'après-midi, aux sept ministres proches qu'il aime réunir régulièrement autour de lui.

Cela faisait près d'un mois que Xavier Bertrand (travail), Brice Hortefeux (immigration), Eric Woerth (budget), Xavier Darcos (éducation), Nadine Morano (famille), Luc Chatel (consommation) et Laurent Wauquiez (emploi) n'avaient pas été conviés. "Uniquement à cause d'un problème d'agenda ! On va refaire ça régulièrement", leur a-t-il promis.

Le président avait besoin d'être conforté par sa garde rapprochée sur son offensive contre France Télévisions. Il n'a toujours pas digéré la diffusion sur le site Internet "Rue89" d'images volées en régie qui montrent les dix minutes d'attente sur le plateau, avant l'émission.

Ni la façon dont le PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, lui a répondu, mercredi, sur RTL : "Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela injuste".

Lundi, le chef de l'Etat avait estimé que "les programmes de France Télévisions ressemblent encore trop à ceux d'une chaîne privée". Cette stratégie de la tension est-elle bienvenue ? Certains au gouvernement en doutent. "Carolis nous piège, on ne peut pas arriver dans ce climat au Parlement pour défendre la nouvelle loi sur la télévision publique", s'inquiète un proche du dossier. "Je ne porterai pas un projet sous-financé, j'en tirerai toutes les conséquences pour moi", menace M. de Carolis dans Le Parisien, jeudi.

"Tout est déjà sur la table, le mécanisme de financement ne va pas changer en septembre ! Carolis gagne des points auprès des syndicats, mais pour faire quoi ?", s'interroge-t-on au ministère de la culture.

Dans la majorité, on est d'avis de relâcher la pression : "On ne peut pas s'attaquer à la fois à l'AFP et France Télévisions !" "D'autant que cette réforme de la télé publique n'est ni une urgence, ni une demande des Français", prévient le député (UMP) Hervé Mariton.

A l'Elysée, on cherche à prendre à témoin l'opinion : "Le président est attaché à un service public qui fonctionne et à des chaînes qui ne soient pas des soeurs jumelles des chaînes commerciales", plaide Mme Morano. Moins diplomate, un autre participant à la réunion des "sept" tranche : "C'est une télévision d'Etat. Nicolas est en droit de dire ce qu'il pense".

sluppp .... Des droits !  toujours des droits ! et les devoirs ... ???

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Des otages français dans la jungle UMP

Placide - http://www.leplacide.com/

ingrid_betancourt

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Fillon, ce gourmet...

Le Canard Enchaîné mercredi 2 juillet

Faute pouvoir remanier son gouvernement, François Fillon s'attaque... aux cuisines de l'Hôtel Matignon.

Le Premier ministre vient de prendre une décision très importante : le remplacement d'Yves, chef cuisinier depuis Jospin, par un des cuistots du restaurant trois étoiles L'Arpège, d'Alain Passart, sis rue de Varenne (près de Matignon). Bien entendu, cette arrivée coûteuse a fait sursauter le directeur financier de Matignon. En vain.

A la phrase célèbre de Sarko : "les caisses sont vides", Fillon pourra désormais adjoindre la sienne : "Les casseroles sont pleines". Ou bien celle là : "Enfin un vrai chef à Matignon."

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Posté par werdna à 00:04 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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