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jeudi 3 juillet 2008

Trois jours après Carcassonne: nouvel avis de tempête sur la Défense

TV5 PARIS (AFP) - 02/07/2008

La Défense traversait mercredi, après le drame de Carcassonne et la démission du patron de l'armée de terre, une zone de très fortes turbulences avec, dernier épisode en date, le report de l'annonce de restructurations, tant redoutées des militaires et des élus locaux.

Ces dizaines de fermetures de bases ou de suppressions de régiments devaient être rendues publiques "début juillet".

Le président Nicolas Sarkozy en avait pris lui-même l'engagement dans un courrier personnellement adressé à chacun des 320.000 militaires français et le ministre de la Défense les avait promises "entre le 3 et le 8 juillet".

L'annonce n'interviendra finalement "qu'après le 20 juillet", au coeur de l'été, des vacances scolaires et des "perm'" des militaires, une décision prise mercredi matin lors d'une nouvelle réunion interministérielle à l'Elysée.

"La copie du ministère de la Défense sur les restructurations est prête, mais il faut encore approfondir les mesures d'accompagnement économiques et portant sur l'aménagement du territoire", a-t-on justifié de source proche du dossier.

"Après cinq ou six reports, celui-ci est extrêmement mal vécu: il y a la lettre du président et ce sera interprété comme un manque supplémentaire de considération et un manquement à la parole donnée", assène à l'AFP un officier interrogé sous couvert d'anonymat.

"Les gens sont assommés, tous les agendas chamboulés et, d'ailleurs plus personne ne croit aujourd'hui que les annonces interviendront encore en juillet", ajoute cet officier.

Depuis la mi-juin et l'annonce de la suppression de 54.000 postes dans la défense, le moral des troupes est en berne, une situation encore aggravée par l'affaire de Carcassonne.

Dans l'opposition, le PS a réclamé la tête du ministre, pour sa gestion de ce drame. "Je demande la démission d'Hervé Morin et un exercice responsable des fonctions politiques", a lancé le député européen (PS) Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal. Le PCF a dénoncé, lui, "la légèreté du ministre de la Défense".

Quant au général Bruno Cuche, qui a démissionné mardi de ses fonctions de chef d'état-major de l'armée de terre, il a de nouveau assuré que sa décision n'était liée qu'à la bavure de Carcassonne, où un sergent à ouvert le feu à balles réelles sur le public lors d'une démonstration.

"J'ai présenté ma démission au ministre (...) parce que -et uniquement parce que- j'estimais qu'en tant que chef militaire je portais la responsabilité de ces graves dysfonctionnements", a écrit le général Cuche dans une lettre au chef du cabinet militaire du ministre.

Selon des sources militaires, le président Sarkozy qui s'était rendu lundi au chevet des victimes du drame de Carcassonne, avait reproché en substance au général Cuche "l'amateurisme" des forces armées.

Plusieurs médias ont rappelé aussi le courrier du général Cuche qui mettait en garde en janvier contre une "paupérisation" de l'armée de terre.

Entre-temps, les critiques se sont accumulées autour du Livre blanc sur la défense, culminant avec une tribune publiée le 19 juin dans Le Figaro par "Surcouf", un groupe d'officiers généraux et supérieurs.

Sur une pleine page et sous couvert d'anonymat, ils dénonçaient un "déclassement militaire" de la France ravalée selon eux "dans la division de l'Italie".

En attendant, l'armée de terre a un nouveau chef d'état-major: le général Elrick Irastorza, 57 ans, nommé dès mercredi en Conseil des ministres.

Posté par Kozett à 12:21 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

MONGOLIE - Les violences ont fait 5 morts et 329 blessés

NOUVELOBS. | 02.07.2008 | 11:00

Tard mardi soir, le président de Mongolie, Nambariin Enkhbayar, a décrété l'état d'urgence pour quatre jours, à la suite de violentes manifestations déclenchées par une contestation des élections législatives, alors que les résultats ne sont toujours pas officiels.

Au lendemain de violentes manifestations déclenchées par une contestation des élections législatives en Mongolie, l'armée patrouillait mercredi 2 juillet dans le centre d'Oulan Bator, la capitale de la Mongolie.
Le ministre de la Justice Tsend Munkh-Orgil a annoncé que ces violences ont provoqué la mort de cinq personnes et 329 autres ont été blessées (221 civils et 108 policiers).

Affrontements devant le siège du PPRM
Tard mardi soir, le président de Mongolie, Nambariin Enkhbayar, a décrété l'état d'urgence pour quatre jours. Des milliers d'électeurs, furieux que les anciens communistes aient revendiqué la victoire alors que les résultats officiels se font encore attendre, s'étaient affrontés dans la soirée avec la police anti-émeutes.
Mercredi matin, les incendies étaient éteints, laissant place à des tas de débris et des voitures calcinées. Le siège du Parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM, ancien parti communiste), grand bâtiment de style soviétique qui a servi de point de ralliement aux manifestants, fumait encore. Les vitres ont été brisées et les bureaux pillés.
Des dizaines de soldats armés de fusils gardaient l'immeuble, tandis que d'autres circulaient en ville, à pied ou à bord de véhicules militaires.
L'état d'urgence prévoit notamment l'interdiction de la vente d'alcool et des restrictions contre la presse. Seule la télévision nationale est autorisée à diffuser. Un couvre-feu interdit toute circulation la nuit dans le centre de la capitale.

Bataille entre Démocrates et communistes
Mardi soir, la police avait tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes contre une foule de 8.000 manifestants. Elle n'avait réussi à maîtriser le mouvement que tard dans la nuit. 718 personnes ont été interpellées, selon le ministre de la Justice.
Les anciens communistes et leurs rivaux les Démocrates se disputent le pouvoir en Mongolie depuis le retour de la démocratie en 1992 après plus de 70 ans passés dans le giron soviétique. Cet immense pays compte moins de 3 millions d'habitants.
Aux dernières législatives de 2004, les deux partis s'étaient retrouvés quasiment à égalité, se partageant de fait le pouvoir au sein d'une coalition tendue, paralysant toutes réformes. En quatre ans, le pays a connu trois Premiers ministres.
Les violences, rares dans cette jeune démocratie, ont désolé de nombreux Mongols
.

Pas de date pour les résultats
Le Premier ministre Sanjaagiin Bayar, issu du PPRM, a accusé les Démocrates d'avoir suscité l'explosion de violence en accusant les communistes de fraude électorale.
Mais le leader des Démocrates, Tsakhiagiin Elbegdorj, s'est défendu en rejetant la responsabilité des troubles sur les anciens communistes : "La violence n'est pas de notre faute. C'est la faute du PPRM qui a acheté cette élection. C'est ça qui a mis les gens en colère".
L'ancien parti communiste de Mongolie, qui a dirigé le pays de 1921 à 1996, a assuré lundi avoir remporté la majorité au Parlement avec 45 sièges sur les 76 que compte le Grand Houral.
La commission électorale nationale doit encore se prononcer, mais ne peut pas encore avancer de date pour les résultats.

Mongolie

Posté par Kozett à 12:00 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un dissident chinois à Nantes : « Boycottez l'ouverture des JO ! »

Actualités  3 Juillet 2008 Propos recueillis par Philippe Corbou

Le dissident chinois Wei Jingsheng, qui a été emprisonné dix-huit ans dans son pays, dénonce l'attitude du gouvernement français à l'occasion du 3e Forum mondial des Droits de l'homme à Nantes.

Wei Jingsheng est un ancien prisonnier politique. Exilé aux États-Unis, il tente de promouvoir la démocratie en Chine. À l'approche des jeux Olympiques il fustige l'attitude du président Sarkozy.

Pourquoi avez-vous été arrêté en 1978 ?

« À cause de mon travail au sein des mouvements démocratiques chinois. J'ai été emprisonné dix-huit ans. Depuis, je suis un des leaders pour le respect de la démocratie en Chine au niveau international. Mais que l'on soit Chinois, Birman, Tibétain... on est tous unis en un seul front ».

Décrivez-nous la situation en Chine aujourd'hui ?

« Le gouvernement ne veut pas que les Occidentaux rencontrent des opposants, des séparatistes.

C'est pourquoi, ils ont tous été expulsés de Pékin pour que le monde ait une belle image de la ville. Il y a eu une grave augmentation des arrestations et le nombre de détenus, qui n'ont pas été jugés, est en hausse constante. Et même si le gouvernement affirme qu'il y aura de nombreuses libérations après les JO, il ne faut pas oublier qu'en Chine, il est beaucoup plus facile d'être arrêté que libéré ».

Qu'avez-vous pensé des manifestations lors du passage de la flamme olympique ?

« Il aurait été anormal de ne pas protester, mais c'était plus difficile chez nous. Dès qu'un opposant sortait dans la rue, il était immédiatement arrêté. À Lhassa, la moitié de la population a été expulsée et ce sont les policiers qui ont occupé la ville. Il y a actuellement autant de policiers au Tibet que d'Américains en Irak ».

Que pensez-vous de l'attitude française en faveur des Droits de l'homme ?

« Il y a une sensibilité très élevée de la part de la population et c'est ce que j'ai pu constater ici, où je suis revenu avec plaisir, même si la barrière de la langue demeure un handicap. Malheureusement, je constate que les deux derniers présidents ne sont pas aussi sensibilisés que la population ».

Vous regrettez donc que Nicolas Sarkozy n'ait pas annoncé son intention de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO ?

« Naturellement. Les Allemands et les Anglais sont contre. La France se démarque et si la France le fait réellement, je ne lui accorde plus de respect. Je pense qu'avec cette attitude, la France va perdre de son autorité en Europe ».

On vous sent en colère contre Nicolas Sarkozy ?

« Oui, car même si on ne me le dit pas officiellement, je sais bien vers quoi on s'oriente. Sous prétexte de mobiles économiques, le gouvernement français écoute beaucoup trop les autorités chinoises. D'ailleurs je n'ai même pas eu mon rendez-vous il y a quinze jours à Paris et c'est la toute première fois depuis que j'ai quitté la Chine. La France devient, pour moi, un tout petit pays en adoptant cette attitude. »

Dissident

Le dissident chinois Wei Jingsheng juge trop pro-chinoises les positions des présidents Chirac et Sarkozy. : Photo Philippe Corbou ( Palais des Congrès de Nantes )

Posté par Kozett à 11:39 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LIBRE ! Enfin..

Ingrid

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Posté par werdna à 00:24 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La France a 48 heures pour agir contre la pauvreté

Chers amis,

La tension monte. Nicolas Sarkozy tiendra-t-il la promesse de la France pour lutter contre la pauvreté mondiale ? Les arbitrages pour le budget de l'aide française ont déjà été reportés à plusieurs reprises. Nous savons de nos différents échanges que les discussions sur ce sujet sont vives à l'Elysée et que notre mobilisation a du poids.

Desmond Tutu, Youssou N'Dour et d'autres personnalités africaines ont adressé la semaine dernière une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour soutenir notre campagne (pour lire cette lettre veuillez vous référer au lien de Libération ci-dessous).

Nous allons remettre a Nicolas Sarkozy, ce vendredi 4 juillet, en mains propres la pétition l'appelant à tenir ses promesses pour l'aide française. Nous avons déjà réunis 30 000 signatures, aidez-nous a doubler ce nombre avant vendredi : il ne reste que 48h pour agir !

Cliquez sur le lien suivant pour signer dès maintenant, si vous ne l'aviez pas déjà fait, et faites passer le message à vos amis.

http://www.avaaz.org/fr/france_solidaire/13.php

Ces dernières années, la France a su jouer un rôle majeur dans la lutte contre la pauvreté, en Afrique et dans le reste du monde. Suite à de fortes mobilisations citoyennes, elle a été à l'initiative de nombreuses décisions internationales, qu'il s'agisse d'augmenter l'aide ou d'annuler la dette ;la France a également été le premier pays du G8 à établir un calendrier précis pour atteindre l'objectif des 0,7% de sa richesse nationale consacré à l'aide internationale. Mais Nicolas Sarkozy pourrait remettre en question ces engagements au cours de la semaine.

Les membres du gouvernement ont fait des propositions pour fixer le budget de l'aide internationale sur les trois prochaines années. C'est maintenant à Nicolas Sarkozy de trancher. En 2007, l'aide s'est effondrée, en totale contradiction avec les promesses passées. Selon nos informations, Nicolas Sarkozy voudrait faire baisser l'aide publique, et ce malgré les besoins supplémentaires liés, par exemple, à la crise alimentaire mondiale.

Avant que le budget ne soit examiné par le Parlement nous devons envoyer à l'Elysée un message clair : les citoyens français attendent de la France qu'elle tienne ses promesses, le président doit les écouter. C'est pourquoi nous avons besoin de votre soutien massif ! La pétition sera remise en mains propres à Nicolas Sarkozy en amont du sommet du G8 par Avaaz et Oxfam France - Agir ici – ajoutez dès maintenant votre nom en cliquant sur le lien ci-dessous et faites suivre ce mail à toutes les personnes que vous connaissez:

L’exemple de la France incitera également les autres chefs d'Etats du G8 et de l'Union européenne à respecter leurs engagements.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour dire à Nicolas Sarkozy que la France doit agir face à la pauvreté mondiale et que les français savent tenir leurs promesses

http://www.avaaz.org/fr/france_solidaire/13.php

Solidairement,

Paul, Ricken, Veronique, Galit et toute l'équipe de Avaaz.
Ainsi que toute l'équipe de Oxfam France - Agir ici.


Agissez maintenant !

PS:

Pour plus d'information, voir le dossier en ligne sur: http://www.oxfamfrance.org

Pour en savoir plus: http://www.liberation.fr/rebonds/334563.FR.php

http://afp.google.com/article/ALeqM5j_0-32v_8dsjiKEE7WRd8DvD0vOQ

Posté par werdna à 00:06 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Forum mondial des droits de l'homme Nantes - Interviews du mercredi 02 juillet

Interviews du mercredi 02 juillet

"Combattre l'injuste est le défi numéro un de notre temps" Entretien avec Stéphane Hessel

Ancien résistant, ambassadeur de France, grand témoin de l'adoption de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, Stéphane Hessel est, à 91 ans, empli d'une énergie, d'un savoir et  d'un humanisme qui forcent le respect. Présent au troisième Forum mondial des droits de l'Homme de Nantes, qui lui a rendu un hommage unanime, il nous a confié son analyse, ses craintes et ses espoirs sur l'état des droits de l'Homme dans le monde. Entretien.

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Carte blanche à Jingsheng Wei mercredi 02 juillet 2008 

Jingsheng Wei est né le 20 mai 1950 à Pékin, en Chine. Dissident au gouvernement chinois, il est exilé aux États-Unis. La question des droits de l’Homme en Chine est l'un des points centraux abordés à l'occasion du Forum des...

Categorie: Portrait, Toutes les interviews du Forum

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Visas refusés pour des intervenants du 3ème forum des Droits de l’Homme à Nantes

Ouest-France – 2 juillet 08 - Vanessa RIPOCHE 

Ils sont une dizaine à avoir été invités officiellement pour témoigner des droits de l'homme dans leur pays. Ils restent bloqués aux frontières.

Une dizaine d'intervenants du forum mondial des droits de l'homme n'ont pas obtenu de visa pour venir à Nantes. C'est le cas de deux pêcheurs tunisiens qui devaient témoigner cet après-midi, sur le thème « migrations, Europe et droits de l'homme ». Ils sont poursuivis à Agrigente (Italie) pour avoir pris en charge des migrants qui avaient fait naufrage au large de l'île de Lampedusa, en septembre 2006. On leur reproche d'avoir débarqué leurs rescapés en Sicile et non en Tunisie, et d'avoir « favorisé l'entrée irrégulière d'étrangers » sur le sol italien. Le procès a eu lieu mais le jugement n'a pas été rendu.


Le Gasprom, organisateur de la table-ronde, regrette que les pêcheurs n'aient pas pu être présents.
« Nous avons fait les démarches dans les règles. L'invitation officielle a été lancée il y a deux mois. Les billets d'avion avaient été pris, ils devaient partir lundi. On pensait que l'appui de la mairie de Nantes et celui de l'Unesco auraient suffi », explique Cédric Gratton, du Gasprom.


Un pasteur ougandais, Kiyimba Brown, correspondant du comité international contre l'homophobie (IDAHO), n'a pas pu s'envoler pour la France. La nouvelle est tombée lundi.
« Il a été très surpris car il vient régulièrement en France. C'est la première fois qu'on lui refuse un visa. En mai, il était en Angleterre pour la journée internationale contre l'homophobie, indique Hussein Bourgi, du collectif contre l'homophobie. La dimension internationale d'une telle manifestation passe aussi par des militants de terrain, des gens qui témoignent de leurs actions. Et pas seulement par des responsables d'ONG. »

Ce problème de refus de visas se pose à chaque forum international.

« Cette année, le nombre d'intervenants dont les visas ont été refusés est important », constate Franck Barrau, secrétaire général. « Ce sont des gens repérés sur la scène internationale pour leur travail. C'est étonnant qu'ils ne puissent pas se déplacer. »

Les participants au forum ne sont pas les seuls à se heurter à un refus d'entrer sur le territoire français. Cet été, des artistes commencent à en faire l'amère expérience. Les Congolais du groupe Konono n° 1, programmés aux Escales, à Saint-Nazaire, le 9 août, n'avaient pas pu débarquer en Europe le 23 mai pour la tournée européenne.

Le forum des droits de l'homme vient de dépasser les 4 000 inscrits. Ils étaient 2 195 en 2006.

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Posté par werdna à 00:05 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un fichier administratif systématiquement détourné à des fins commerciales

Benoist SimmatLDH Toulon : article de la rubrique Big Brother > fichiers et fichages

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Surpris de voir dans votre boîte aux lettres des publicités adaptées à vos goûts en matière de voiture ?

Le quotidien Auto-Plus avait déj révélé que le Fichier central des automobiles (FCA), grâce auquel les pouvoirs publics peuvent identifier les véhicules volés ou accidentés, servait aux constructeurs automobiles pour alimenter leurs fichiers clients.

Une preuve de plus de la dangerosité de l’établissement de fichiers pour les libertés individuelles. Ci-dessous, l’article du Journal du Dimanche, 12 novembre 2006

Main basse sur les cartes grises

Les constructeurs automobiles pris la main dans le sac ? A des fins de promotion commerciale, les fabricants utilisent depuis plusieurs années une base de données personnelles de millions d’automobilistes, comme l’a dévoilé cette semaine le magazine Auto-Plus. Il s’agit du Fichier central des automobiles (FCA).

Cette liste est alimentée avec les renseignements donnés par les conducteurs (adresse, âge, véhicule possédé,...) lorsqu’ils renouvellent leurs cartes grises en préfecture. Le FCA a une vocation de service public : il sert aux autorités pour identifier les véhicules volés ou accidentés. "Il est d’ailleurs officiellement sous tutelle du ministère des Transports", souligne-t-on à la Commission nationale informatique et liberté (Cnil).

Par ailleurs, toutes les marques ont pour priorité de tenir à jour leurs fichiers clients, une démarche commerciale d’autant plus nécessaire que le secteur va mal. Les Peugeot, BMW ou autre Toyota actualisent donc leurs listes de plusieurs manières : en piochant dans l’annuaire, dans les registres de naissance, dans le fichier de changements d’adresse de la Poste, etc. Dans ce contexte, le FCA est évidemment une source de premier choix.

Comment les fabricants ont-ils accès à ce fichier ? En vertu d’une convention datant des années 80, sa gestion est sous-traitée à une association loi 1901, l’Association auxiliaire de l’automobile (AAA). Or celle-ci dépend du puissant Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), le lobby qui veille aux intérêts de sept marques françaises : Renault, Peugeot, Citroën, Heuliez, Panhard, Renault Trucks et Alpine. Le tour est joué.

Les services de marketing direct des constructeurs peuvent ainsi facilement remplir les boîtes aux lettres de courriers étrangement bien informés sur les échéances de contrôle technique ou les goûts du conducteur en matière de motorisation. Les constructeurs se défendent en arguant que cet accès au fichier permet d’alerter plus facilement leurs clients pour des campagnes de rappel lorsque des voitures neuves connaissent des défauts. Mais ce n’est pas tout. Les précieuses données étant payantes, Renault ou Peugeot, en tant que membres du Comité des constructeurs français d’automobiles, sont à la fois clients et patrons du même organisme, l’AAA !

A l’origine, l’Etat avait autorisé ce mélange des genres pour aider les marques françaises à résister à la concurrence étrangère. Aujourd’hui, dans un contexte théorique de libre concurrence, les marques françaises sont donc privilégiées par rapport à leurs homologues étrangères. PSA et Renault disposeraient de données mieux affinées que Toyota ou Fiat. Quant aux petits constructeurs, ils n’ont pas les moyens de se payer ces données. Et doivent se contenter du bottin.

Vendredi, ni le CCFA ni les constructeurs contactés ne souhaitaient s’exprimer, pas plus que le ministère de l’Economie. Idem pour l’AAA, dont on ignore tout du personnel et du budget. Inutile de compter sur son site Internet, qui n’a d’ailleurs pas été déclaré à la Cnil. On n’y entre qu’avec un code.

La Cnil pourrait avoir son mot à dire. Lorsqu’un automobiliste change sa crate grise, il devrait avoir la possibilité de s’opposer à son inscription au fichier, pour l’instant automatique. Or, pour sortir du FCA aujourd’hui, et soulager sa boîte aux lettres, il faut écrire soi-même au minitère des Transports ou à l’AAA !

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Dessin de Plantu - L'après démission dans l'armée

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Le vrai plan de Sarko pour la télé

Le Canard Enchaîné – mercredi 2 juillet – Jean-Michel Thénard

Sarko, en bon patron de l’audiovisuel vient de garantir aux télé privées un monopole publicitaire. Il s’emploie aujourd’hui à finir d’annexer le service public, pas encore assez servile. D’où son annonce de la semaine dernière : le prochain président de France Télévisions sera nommé par lui et par personne d’autre. Un obligé qui servira, en quelque sorte, de garant de la … dépendance de la télé.

Décryptage.

Pour atteindre son objectif, Sarko ose tout . 1/ Il donne du grain à moudre à l’opposition, qui dénonce le retour aux années soixante, au moment où il a besoin d’elle pour faire passer sa réforme institutionnelle. 2/ Il torpille le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), censé mettre à distance télévision et politique. 3/ Ce faisant, il prend le risque d’être censuré par la Conseil constitutionnel, qui estime que l’on ne peut pas revenir sur une liberté acquise.

Qu’importe ces broutilles, le Président veut être le seul patron ! Il a ridiculisé Jean-François Copé, placé par lui, voilà quatre mois, à la tête d’une commission sur l’avenir de l’audiovisuel public. A peine ses conclusions rendues , Sarko s’asseyait dessus. « Il avait envie de faire un truc qui ramène les projecteurs sur lui. Je trouve ça dommage, ça a occulté le reste », grince Copé.

Les Bogdanoff, conseillers de l’Elysée.

Sarko est aussi convaincu qu’il lui revient de définir les programmes de la télé, de même qu’il s’est déjà occupé de ceux des écoles… Il a aussi ses marottes : plus d’Europe, plus de sciences, comme l’en ont convaincu ses amis les très étranges frères Bogdanoff récemment reçus à l’Elysée. « Une immixtion proprement scandaleuse, France Télévision n’est pas là pour satisfaire les goûts personnels de tel ou tel. Si cela se passe comme cela pour les programmes, qu’est ce que cela va être pour l’info ? » s’étrangle le producteur Nicolas Traube.

Pour que la future télé publique réponde à ses vœux, une profonde restructuration est nécessaire, Sarko ne cesse de le réclamer. « 11 000 personnes, 29 sociétés, vous vous rendez compte ! est- ce que le service public a vraiment besoin de tout ça ? », s’interroge, faussement ingénu, l’un de ses conseillers. Si l’actuel patron de France Télévision pousse le masochisme jusqu’à vouloir faire le sale boulot, pourquoi pas.

Patrick de Carolis sera d’autant plus acculé à restructurer que l’argent va manquer. Sarko a simplifié l’usine à gaz monté par la commission Copé. Ne demeurent, pour compenser la suppression de la pub, qu’une taxe de 0,9% sur le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie et d’Internet, et une autre sur les recettes publicitaires des chaînes privées. Au total 530 millions.

Cela ne suffira pas. Surtout si les opérateurs de télécoms sortent victorieux de la bataille de lobbying qu’ils vont mener à Bruxelles et à l’Assemblée contre cette taxation.

« La vérité, c’est qu’en 2012, le prochain président de la république augmentera la redevance », convient-on à l’Elysée. Mais avant d’arroser, demain, le service public sarkozien, il faut d’abord le paupériser avec cynisme. Une fois la cure d’amaigrissement terminée et un nouveau patron choisi, le président Sarko, coprince d’Andorre et tsar de toutes les télés, sera vraiment le roi.

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Posté par werdna à 00:04 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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