mardi 1 juillet 2008
Quand Nicolas Sarkozy perd patience en "off" avant son interview sur France 3
LEMONDE.| 01.07.08 | 09h44 • Mis à jour le 01.07.08 | 13h10
Quelques minutes avant de passer en direct au "19/20" de France 3 lundi 30 juin pour être interrogé sur la future présidence française de l'Union européenne, le président Nicolas Sarkozy fait quelques remarques acérées sur la télévision publique, créant un climat glacial sur le plateau.
Rue89 a publié ces images sur son site.
Alors que M. Sarkozy est entre les mains de la maquilleuse et du technicien, il se rebiffe contre ce dernier qui ne répond pas à son salut : "Enfin, quand on est invité, on a le droit que les gens vous disent bonjour quand même ! Ou alors, on n'est pas dans le service public...", lance Nicolas Sarkozy, choqué par l'attitude du technicien, "... on est chez les manifestants". "Ça va changer", finit-il par dire, d'un ton déterminé.
Après avoir vanté la beauté du plateau du "19/20", Nicolas Sarkozy évoque d'un ton léger la "placardisation" de Gérard Leclerc, un des journalistes signataires d'une tribune très critique sur le réforme de l'audiovisuel public en cours, publiée la semaine dernière dans Le Monde.
"Ça fait plaisir de voir M. Leclerc à l'antenne... Tu es resté combien de temps au placard ?"
S'ensuivent quelques secondes de silence gêné. Puis, juste avant de commencer l'émission, Nicolas Sarkozy suggère fortement aux journalistes présents sur le plateau : "Vous ne voulez pas me poser une question d'actualité sur Carcassonne ?
" Réponse de Paul Nahon, le directeur d'information de la chaîne : "On le pensait." Paul Nahon interroge ses collègues et tranche avec une rapidité exemplaire : "Donc, on parlera de Carcassonne avec le président, après."
Sarkozy en "off" sur le plateau de France 3
envoyé par rue89
Lors de son intervention télévisée d'une heure, Nicolas Sarkozy a évoqué le service audiovisuel public et s'est voulu rassurant : "Je ne vous laisserai pas tomber, je vous donnerai les moyens de vous développer, mais je ne regarderai pas le service public comme une petite secte qui appartient à quelques micro-organisations, qui descendent de temps en temps dans la rue."
Concernant la nomination du patron de France Télévisions, le président a estimé qu'avec le système actuel, on était "dans l'hypocrisie la plus totale".
En fin de matinée, Rue89 a ajouté que France 3 a lancé une enquête interne mardi matin pour déterminer "pourquoi et comment des images tournées avant le direct ont pu quitter France Télévisions". Interrogé par l'AFP sur le comportement du président avant l'émission, l'Elysée n'a souhaité faire "aucun commentaire".
UNION EUROPEENNE – Confirmation non adhésion de la Pologne
NOUVELOBS. | 01.07.2008 | 13:00
Alors que Paris prend la présidence de l'UE, la Pologne jette un pavé dans la mare
Alors que Paris a pris la tête de l'Union européenne pour six mois lundi à minuit, le président polonais a annoncé qu'il ne ratifierait pas le traité européen de Lisbonne, estimant qu'il est "sans objet" après son rejet par les électeurs irlandais.
NANTES - 3è Forum mondial des droits de l'homme - L'hommage unanime rendu à Stéphane Hessel
actualité Nantes Ouest-France 1er Juillet 2008 Jean-Marie BIETTE.

L'hommage unanime rendu à Stéphane Hessel
Les participants du troisième Forum mondial des droits de l'homme ont salué la présence du résistant et rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme « qui fait honneur à l'humanité ».
Grand résistant, rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme, infatigable défenseur de ces mêmes droits à travers le monde, toujours aux côtés des plus démunis, des sans logement, des sans-papiers dans notre Europe qu'il veut plus sociale, Stéphane Hessel a illuminé de sa présence et de son enthousiasme la première journée du Forum mondial des droits de l'homme à Nantes.
Que ce soit avec les enfants dans l'après-midi ou sur la scène du grand auditorium de la Cité des congrès le soir, Stéphane Hessel, âgé de 90 ans, fait l'unanimité et, plus important, emporte l'adhésion de tous, illustrant à merveille la nécessité de se battre encore et toujours pour défendre et étendre les droits universels de l'homme.
En ouverture du Forum, Jean-Marc Ayrault a souhaité qu'un hommage particulier soit rendu « à cet homme qui fait honneur à l'humanité ». Plus tard, Rama Yade, a salué « l'homme exceptionnel » qu'est Stéphane Hessel. La secrétaire d'État aux Droits de l'homme a souhaité aussi rappeler l'hommage rendu en son temps par François Mitterrand au Gaulliste René Cassin, preuve, selon elle, « que les droits fondamentaux ne sont ni de droite ni de gauche. Ils sont notre patrimoine commun ».
Dans ce même esprit, elle a d'ailleurs chaleureusement félicité Jean-Marc Ayrault pour son action en faveur des droits de l'homme à travers l'organisation à Nantes du Forum mondial. Ce Forum, le député-maire de Nantes le voit comme « un partage d'expériences concrètes » et non pas comme « un colloque de plus sur les droits de l'homme ».
En souhaitant aux congressistes la bienvenue à Nantes, il rappelle aussi que le nom de cette ville est à jamais associé à l'édit de tolérance religieuse que le Roi Henri IV promulgua en 1598. « Ce fut un acte politique fort pour imposer aux nobles de province la fin des persécutions, de la guerre et de l'intolérance. On peut qu'être frappé par la modernité de cet acte fondateur », juge le député-maire de Nantes.
Le Forum mondial des droits de l'homme va d'ailleurs s'achever, jeudi prochain par la remise du prix de l'Édit de Nantes 2008. Il sera attribué à Gloria Cuartas, qui milite activement et courageusement pour le retour de la paix civile en Colombie. La récompense se fera en présence de Taslima Nasreen, réfugiée en Europe après avoir été accusée de blasphème par des musulmans radicaux en Inde.
Lauréate du prix de l'Édit de Nantes 1994. « Taslima Nasreen est un exemple de courage et de résistance, estime Jean-Marc Ayrault. Aujourd'hui, c'est à nous de la soutenir dans son combat et dans sa quête d'une vie apaisée ».
Le Forum se poursuit ce mardi avec de très nombreux débats et tables rondes, autour du thème des droits de l'homme, « entre globalisation économique et solidarité internationale ».
Forum droits de l'homme - Rama Yade : « L'Édit de Nantes, symbole de liberté de conscience »
Actualité Nantes Presse-océan Philippe Corbou 1er Juillet 2008
Le troisième Forum des Droits de l'homme, qui se tient tous les deux ans à Nantes, a été inauguré, hier soir, par la secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme, Rama Yade. La cérémonie d'ouverture, très conviviale, a rassemblé bon nombre de personnalités politiques locales, régionales et même internationales.
Contrairement à la venue de Nicolas Sarkozy, la visite de Rama Yade s'est déroulée sans un déploiement de forces de police considérable.
Audience
« 60 ans après la déclaration universelle, auprès des Nations Unies, il est remarquable que l'on trouve autant d'audience ce soir à Nantes. Il y a donc un intérêt croissant pour cette thématique. Le choix de Nantes n'est certainement pas un hasard non plus et il correspond au choix de Pierre Sané, le sous-directeur de l'Unesco. Après 2004 et 2006, il me semblait logique de revenir à Nantes. Nantes, une ville dont je salue le maire et qui a été le théâtre de la signature de l'Édit de Nantes, un symbole de liberté de conscience et de religion ».
60e anniversaire
« Comme le disait André Breton, Nantes est, avec Paris, la seule ville où il peut vous arriver quelque chose. Mais pour ce 60e anniversaire, il me semble juste de rendre hommage à René Cassin, l'un des pères fondateurs de la déclaration universelle à Paris ».
Mémoire
« Il ne faut surtout pas croire que les Droits de l'homme sont un acquis universel. Et la France ne doit ni ne veut donner de leçon. D'ailleurs, la France n'est belle que lorsqu'elle est debout. Les valeurs de la France, c'est ce qui reste quand il n'y a plus rien. Et le travail qui est entrepris lors de ce forum et ailleurs est un travail de fourmi.
Mais il est essentiel au niveau de la déclaration des Droits de l'homme ».
Ambassades
« Au niveau international, je souhaite que nos ambassades deviennent de véritables maisons des Droits de l'homme pour tous les citoyens. Il faut que, quel que soit le lieu, en Birmanie ou à Paris, au Tibet ou au Zimbabwe, les Droits de l'homme soient respectés. On ne peut pas accepter de démocratie au rabais ».
Homophobie
« Enfin, je souhaite également mener le combat pour la lutte contre l'homophobie, sachant que 90 pays sont encore contre et que 6 d'entre eux pratiquent la peine de mort ».
Rama Yade et Jean-Marc Ayrault lors de l'inauguration de ce troisième forum international des Droits de l'homme à Nantes

Sarkozy président d'une Europe simplifiée
Placide - http://www.leplacide.com/

Pour la première fois depuis l'échec du référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande, la France a fait allusion à la possibilité de réexaminer le texte afin de répondre aux préoccupations spécifiques des Irlandais.
La situation pourrait être plus claire après la visite en Irlande de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, le 11 juillet.
Jean-Pierre Jouyet a dressé la liste des garanties que les Irlandais aimeraient potentiellement voir ajouter au traité : neutralité, impôts, valeurs religieuses, opposition à l'avortement...
Une possibilité qui inquiète les Etats membres soucieux de ne pas ouvrir la boîte de Pandore sur ce sujet. En Irlande, les sondages ont cependant révélé que les partisans du "non" espéraient une renégociation du texte. Mais la plupart des préoccupations connues des électeurs irlandais ne sont en aucun cas liées au traité.
1er juillet 08 - L’express - Le président polonais Lech Kaczynski annonce qu'il ne signera pas le traité de Lisbonne en raison du non irlandais, dans une interview diffusée mardi par le quotidien Dziennin.Prié de dire s'il signera le traité, qui a déjà été approuvé par les deux chambres du parlement, Kaczynski répond: "C'est désormais inutile."
Le traité de Lisbonne, qui doit être ratifié par les 27 Etats de l'Union, a été rejeté le 13 juin par les Irlandais lors d'un référendum. Jusqu'ici, les autres pays membres, qui ont tous choisi la voie parlementaire, avaient décidé de poursuivre la ratification du texte.
Ni pub mais soumise
Mardi 1 juillet 2008 - Communiqué
C’est confirmé, il n’y aura plus de pub sur nos écrans après 20 heures, dès le 1er janvier prochain. Nicolas Sarkozy accélère la manœuvre quitte à chambouler les programmes en plein milieu d’année, négligeant le fait que nos grilles sont définies de septembre à juin.
En décidant de nommer directement le président de France Télévisions, le chef de l’Etat amorce un dangereux retour en arrière. Etranges relents d’une époque où le Conseil des ministres désignait le patron de l’ORTF, où le ministre de l’Information prêchait la bonne parole gouvernementale sur les ondes publiques.
Pour le président Sarkozy, il s’agit d’en finir avec «une hypocrisie». Mais quelle hypocrisie ? Certes, la nomination du président de France Télévisions par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n’empêche pas toujours l’ingérence du pouvoir politique. C’est un filtre imparfait sans doute, mais un filtre quand même. Le Conseil constitutionnel l’a réaffirmé à plusieurs reprises : le CSA est la «garantie de l’indépendance» des sociétés de l’audiovisuel public. Cette autorité de régulation est perfectible. Alors que partout en Europe on cherche à distendre les liens entre la télévision publique et le gouvernement, la France fait le chemin inverse et revient vingt-cinq ans en arrière. Drôle d’exception culturelle !
Dans l’esprit de Nicolas Sarkozy, France Télévisions est une société publique comme une autre, ses dirigeants doivent donc être nommés par le gouvernement. Il oublie que France Télévisions est une entreprise de presse et de création. Nous diffusons des images, des idées, des opinions, des analyses, bref tout ce qui contribue à nourrir le débat démocratique. A ce titre, nous ne pouvons pas être comparés à EDF ou à la SNCF. La désignation directe du président de France Télévisions par l’exécutif porterait gravement atteinte à notre indépendance, donc à notre crédibilité.
A cette menace politique s’ajoute la menace économique d’un projet de financement bâti sur du sable. Nos ressources seront indexées sur la bonne santé de deux secteurs, l’Internet et la téléphonie mobile, aujourd’hui prometteurs mais dont on ne peut, par définition, prédire l’avenir. Notre position sera d’autant plus inconfortable, qu’elle reposera également sur la réussite de nos principaux concurrents, les chaînes de télévision privées. Doit-on comprendre que si TF1 ou M6 perdent des téléspectateurs, donc des annonceurs et du chiffre d’affaires, nous devrons revoir nous aussi notre budget à la baisse ?
Dans ce brouillard total, quid de la promesse présidentielle de compenser «euro par euro» la suppression de la publicité ? Quid de la légalité d’un tel montage économique au regard du droit européen sur la concurrence ? A Bruxelles, la Commission européenne a déjà exprimé des réserves. Curieuse méthode que celle de Nicolas Sarkozy lorsqu’il met les mains dans le PAF : à la fois libérale au plan économique et autoritaire au plan politique. Dans un premier temps, on crée le désordre, on dérégule tout l’audiovisuel. Dans un deuxième, on reprend directement le contrôle.
Sous le vernis de la modernité transpire l’archaïsme.
Inquiètes et déstabilisées par cinq mois de tâtonnements, de règlements de compte politiques et d’amateurisme, entre vraies fuites et fausses révélations en guise de ballons d’essai, les rédactions de France 2 et France 3 doivent désormais subir l’interprétation très personnelle que livre le président de la République du rapport de la commission Copé. – la Société des journalistes de France 2 et la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3. La Société des journalistes de France 2 : Agnès Molinier (présidente), Christophe Airaud, Martin Gouesse, Gérard Grizbec, Anne Guéry, Bernard Lebrun, Loïc de la Mornais, Vincent Nguyen, Anne Ponsinet, Daniel Wolfromm La Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3 : Bertrand Boyer (président), Guillaume Barbier, Anne Bourse, Didier Brignand, Amélie Delloye, Yann Fossurier, Samuel Guibout, Véronique Jan, Sandrine Rigaud.Windows XP définitivement abandonné
Pierre Tricoire - 30/06/2008 | Le Figaro
Lancé en 2001, le célèbre système d'exploitation de Microsoft sort ce lundi des rayons afin de laisser de la place à Vista, malgré une demande toujours existante.
Après 7 années de commercialisation, la vente du système d'exploitation Windows XP s'arrête ce lundi, malgré sa part de marché écrasante. L'opération, connue depuis plusieurs mois, a pour principal objectif de laisser plus de place à Windows Vista, le dernier né de Microsoft. Mais cette décision est loin de satisfaire l'ensemble des utilisateurs de PC, qui préfèrent pour certains encore utiliser XP par rapport à Vista. Une pétition «Save Windows XP»du site internet InfoWorld a même déjà recueilli plus de 160 000 signatures. L'objectif de la pétition étant de donner un sursis supplémentaire, jusqu'à la sortie prévue en 2009 du successeur Windows 7.
Des fabricants qui réussissent à faire pression
Des fabricants tels que Dell ont même déjà fait pression, et obtenu gain de cause auprès de Microsoft. Désormais, il sera ainsi possible de proposer une «downgrade», l'inverse d'une mise à jour pour passer de Vista à XP. De son côté, Fujitsu proposera le CD de XP Pro en option pour les acheteurs d'ordinateurs de sa marque, afin de répondre à la forte demande de PME.
Microsoft autorisera cependant les plus petits fabricants d'ordinateurs à acquérir XP pour le commercialiser jusqu'à fin janvier 2009. Une version d'XP restera également disponible pour les ordinateurs très bon marché comme le PC Asus Eee, qui n'ont pas la puissance nécessaire au fonctionnement de Vista, plus gourmand que son prédécesseur.
Dessin de Pancho : Présidence française européenne

Ministère de l'Intérieur : Dati s'y croit déjà !
Marianne - Lundi 30 Juin 2008 - Sylvain Lapoix
En proposant la mise en place d'un fichier des bandes organisées, Rachida Dati s'affiche comme une ministre de l'Intérieur énergique... oubliant un peu vite qu'elle n'occupe pas encore ce poste !
En page 10 du Journal du Dimanche, Rachida Dati nargue Michèle Alliot-Marie d'un sourire narquois. Il faut dire que la première est en une du journal pour avoir proposé un «fichier des bandes organisées» en réponse aux incidents des 19 et 20 juin sur le Champs-de-Mars : «personne n'avait osé prendre le problème à bras-le-corps jusqu'ici», insiste Rachida Dati. Une bien belle mesure pour la ministre, gardant les Sceaux en attendant d'entrer à l'Intérieur.
Des ordres au Préfet de Police totalement en dehors de ses attributions
Car de la place Beauvau à l'Elysée, l'arrivée de la chouchoute du Président au ministère de l'Intérieur est un secret de polichinelle. L'excuse est ici toute trouvée pour camoufler la supercherie : maire fraîchement élue du VIIè arrondissement et candidate (encore officieuse) à la présidence de la fédération UMP de Paris (la plus importante de France), Rachida Dati se drape dans son écharpe d'élue municipale et offre son pouvoir en rempart pour protéger ses administrés.
Pas convaincant néanmoins : le Préfet de Police de Paris est en théorie placé sous l'autorité directe du ministère de l'Intérieur et les décisions que lui a imposées Rachida Dati (interdiction de consommation d'alcool, mobilisation de force de police à proximité du Champs-de-Mars et création d'un fichier des bandes organisées) ne tombent clairement pas sous ses attributions croisées de maire et de ministre de la Justice. Mais il permet de souligner, sans classe, l'incompétence présumée de MAM sur le sujet de la délinquance organisée.
Une précocité toute sarkozyste
A ce titre, la main du maître ne semble pas loin : c'est en compagnie du chef de l'État que la ministre s'est entretenu avec le préfet Michel Gaudin. Mais plus que la main, on retrouve l'esprit même de Sarkozy : cette façon de marquer son territoire de la façon la plus tapageuse possible pour bien faire entendre que la fonction suivante (ministre de l'Intérieur, président de la République, président de l'Europe) est à soi et à personne d'autre ! En politique, chacun son style : certains choisissent d'être vulgaire dans Paris Match et élégants dans le JDD, Rachida Dati semble préférer l'inverse.
Ce qui change (et ne change pas) au 1er juillet
Ouest-France lundi 30 juin 2008
Prestations sociales, tarifs... Mardi, différents montants sont réévalués. À la hausse. Bonnes et mauvaises nouvelles, donc.
Ce qui change
Le Smic augmente de 0,9 %. Le tarif horaire brut passe à 8,71 €, le brut mensuel à 1 321,02 € (1 037,53 € nets) pour 35 heures hebdomadaires. 2,5 millions de personnes sont concernées, dont 900 000 à temps partiel. Dans la Fonction publique, le traitement minimum mensuel est porté à 1 321,51 € mensuels bruts.
Les 1,7 million de demandeurs d'emploi indemnisés verront leurs allocations chômage revalorisées de 2,5 %.
Côté SNCF, certains tarifs seconde classe de trains Corail, Téoz et TER augmente de 10 centimes à 2,20 €. Les cartes Senior passent à 56 €, et celles Enfant plus à 70 € (un euro de plus chacune). En Ile-de-France, les tarifs de la RATP augmentent de 3 %. Le prix de 10 tickets passe de 11,10 € à 11,40 €. À l'unité, le ticket de métro coûtera 1,60 €, contre 1,50 € aujourd'hui.
Dans le domaine de l'assurance-maladie, la consultation reste à 22 € mais à partir de fin juillet, début août, les patients pourront consulter les tarifs moyens de tous les dentistes et médecins autorisés à effectuer des dépassements d'honoraires, sur le site internet de l'assurance-maladie : wwwameli.fr
Du changement aussi du côté de la Sécurité routière. « C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien mais ça peut vous sauver la vie », dit Karl Lagerfeld, impassible avec son noeud pap'et son gilet jaune fluo, sur la pub bien sentie de la Sécurité routière. À partir de mardi, tous les automobilistes devront posséder un gilet rétro-réfléchissant et un triangle de présignalisation. Comptez environ 10 €, voire moins, l'équipement. Nombreuses ruptures de stocks. Du coup, ce n'est qu'à partir du 1er octobre que le non-respect de cette mesure sera passible d'une amende forfaitaire de 135 €.
Ce qui ne change pas
Le RMI, revalorisé le 1er janvier, reste à 447,91 € pour une personne seule sans enfant, 671,87 € pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant, et 806,24 € pour une personne seule avec deux enfants ou un couple avec un enfant. L'Allocation adulte handicapé (AAH) ne sera pas revalorisée en juillet mais elle le sera en septembre : 3,9 %. Les allocations familiales restent à 120,32 € pour deux enfants, 274,47 € pour trois enfants. Augmentation en janvier seulement des prix des TGV. Les tarifs GDF et EDF ne raugmentent pas. Le prix du timbre non plus : 55 centimes pour envoyer, à ceux qu'on aime, des nouvelles de l'été.
