lundi 30 juin 2008
Japon - Manifestation à Tokyo contre le sommet du G8
Actualités Japon 30 Juin 2008
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dimanche à Tokyo contre la tenue, début juillet dans le nord du Japon, du sommet des pays industrialisés du G8.
Les manifestants, issus d'horizons divers allant des associations altermondalistes aux mouvements de sans-abri japonais, ont scandé des slogans tels que: "arrêtez le sommet du G8! Ils ne font que créer de la pauvreté!"
Les médias japonais ont chiffré à environ 1.500 le nombre de manifestants dans le quartier central tokyoïte de Shibuya.
Quelques dizaines d'autres protestataires se sont également rassemblés dans un autre quartier, Shinjuku.
Selon une journaliste de l'AFP sur place, de légères échauffourées ont opposé les manifestants de Shibuya aux forces de l'ordre, déployées en grand nombre. La chaîne TV Asahi a fait état de deux arrestations, mais la police, interrogée, n'était pas en mesure de confirmer cette information.
Le sommet du G8 doit réunir, du 7 au 9 juillet à Toyako, dans l'île septentrionale de Hokkaido, les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats-Unis, du Japon, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, de France, d'Italie, du Canada, de Russie ainsi que de plusieurs autres pays invités pour l'occasion.
Les forces de sécurité japonaises se sont fortement mobilisées pour l'occasion, déployant 21.000 policiers en renfort rien qu'à Tokyo.
Des invités spéciaux au 14 juillet Elyséen

Mais que lui a fait Thierry la Fronde ?
Par Daniel Schneidermann - Libération - lundi 30 juin 2008
Cette fois, c’est la casse. La casse complète. Mais que lui a-t-elle donc fait, la télévision publique, pour qu’il s’applique ainsi à la détruire, coup de marteau après coup de marteau ? Qu’a fait Thierry la Fronde à Nico la Casse ? Quels sombres souvenirs d’années 1960 en noir et blanc lui rappelle-t-il donc ? A ce niveau d’acharnement, manifestement largement inconscient, cela relève du divan.
Après la suppression de la publicité sans financement de remplacement, voici donc la nomination du président de la télé publique en Conseil des ministres. Cette nouvelle annonce fut, six mois plus tard, comme une réplique du tremblement de terre de janvier. Il suffisait de le voir, en direct de l’Elysée, annonçant qu’il nommerait désormais le président de France Télévisions, lui et lui seul, de la même manière qu’il avait annoncé la suppression de la publicité. Jubilant du bon tour joué à tout le monde, mettant en scène sa propre audace, marquant des temps d’arrêt, avec regard circulaire à l’assistance, pour ménager ses effets de cabotin, et prendre la France entière à témoin. Regardez bien, je vais oser, j’ose, j’ai osé. Et ensuite : l’ai-je bien descendu ? L’ai-je bien achevée, cette fois, la gueuse ? Est-ce qu’elle respire encore ?
Rembobiner le film donne le vertige. Le 8 janvier dernier, en panne d’annonce sur le pouvoir d’achat, pour contenter l’ami Bouygues, pour déstabiliser Patrick de Carolis, pour donner de la copie à la presse, allez savoir, Nicolas Sarkozy annonce la suppression de la publicité à la télévision publique. Presque six mois plus tard, après portes claquées, manifestations, crises de nerfs, s’apercevant que l’affaire n’est pas finançable, il espère s’en sortir avec un nouveau fumigène : le retour à l’ORTF. La réussite est complète : cris d’orfraie, apparition du fantôme d’Alain Peyrefitte, spectre de la dictature, etc. Comme si le CSA et ses prédécesseurs avaient, si peu que ce soit, dégagé le service public de l’orbite du politique ! Et plus personne, dans le tumulte, pour rappeler l’essentiel : la suppression de la publicité ne sera pas financièrement compensée. Et, dans l’ombre, le Conseil constitutionnel et la Commission de Bruxelles menacent toute la réforme.
Les fumigènes présidentiels sont d’une nature particulière. Evidemment, ils aveuglent, c’est leur but, mais ce sont aussi des bombes à fragmentation. Ils causent des dégâts en chaîne, et font des victimes collatérales. La victime collatérale, en l’occurrence, c’est la télévision publique. La mienne, la vôtre, celle de tout le monde, le bien commun.
Pour quelle raison, aujourd’hui, se battre pour elle ? La télévision publique française est un outil qui n’est pas parfait, on l’a assez répété (notamment dans cette chronique). Elle singe le modèle privé (Julien Courbet), elle lorgne du côté du pouvoir avec des yeux enamourés (Michel Drucker), elle est parfois lâche, souvent hésitante, peu sûre de ses valeurs. L’outil a mille défauts. Pour informer, cultiver, éduquer, distraire, elle n’atteindra jamais la cheville du livre, du cinéma ou du théâtre. Et surtout, depuis quelques années, l’alternative s’affûte de jour en jour sur le Net. On peut, si on a apprivoisé la Toile, s’y informer bien plus complètement que dans les médias «fermés», y nager dans un océan infini de connaissances, et le spectacle y déploie d’innombrables ressources. L’interactivité, la mise en commun pour tous des ressources de chacun, font de la Toile un outil infiniment plus «citoyen», plus propre à enrichir la vie démocratique, que ne le sera jamais la télévision, condamnée à perpétuité à la verticalité descendante.
Mais voilà : si imparfait qu’il soit, l’outil est pour l’instant irremplaçable. Il est le seul qui touche le plus grand nombre, les masses paresseuses que terrorise le théâtre, que fatiguent les livres avant même de les ouvrir, que rebute encore Internet, et qui attendent livraison sur canapé. Sortir, chercher, cliquer, trier soi-même : le grand public n’y est pas prêt. Et, s’agissant d’Internet, pas au-dessus de trente-cinq ou quarante ans. On peut le regretter, mais la masse des cerveaux, le soir venu, sont disponibles, et entendent le rester. Le renouvellement générationnel fera son œuvre. Mais on ne bouscule pas (trop) les rythmes biologiques. Non pas au nom de sa piètre utilisation actuelle, mais au nom de ses possibles à moyen terme, l’outil de la télévision publique doit donc être maintenu. Il ne faut pas permettre à Nicolas de le casser. Il faut se battre pour sauver son indépendance politique et intellectuelle des griffes du pouvoir, et pour préserver les moyens financiers considérables qu’il requiert. Le combat n’est pas enthousiasmant, mais il est nécessaire.
INSOLITE - Saint Jacques de Compostelle : Au volant de son tricycle
Sud-Ouest Lot et Garonne 29 Juin 2008

INSOLITE.-- Pour rallier Saint-Jacques-de-Compostelle, Jean-Louis Grancoin, insatiable voyageur, a commandé à l'entreprise de travail adapté MSE 47 un prototype équipé d'un siège de voiture
Réaliser le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en tricycle est presque anecdotique pour Jean-Louis Grancoin. Cet insatiable voyageur, ancien animateur socioculturel à Castillon-la-Bataille, vit depuis 20 ans au rythme de quatre grands voyages par an. Traversée du désert mauritanien à dos de chameau, parcours d'un mois en forêt amazonienne, découverte de la Chine d'Est en Ouest pour se rendre au Tibet?
Il attrape le virus en 1971, en participant à un rallye en 2 CV entre Paris et Persépolis. « C'était à l'occasion du 2 500e anniversaire de l'Iran. Je suis parti avec un copain au volant d'une 2 CV jaune de La Poste. ça a beaucoup fait rire les autres participants, qui ont rempli la voiture de cartes postales », rigole-t-il. Pour Jean-Louis Grancoin, chaque voyage rime avec aventure, et découverte de l'autre. « Ce sont des voyages de plusieurs semaines, en groupe. Nous faisons la connaissance des autres personnes sur le tarmac. Après, le groupe se forme et on découvre le caractère de chacun. Rien n'est prévu à part l'itinéraire », explique le voyageur.
Du sur-mesure. Pour ce « pèlerinage » à Saint-Jacques-de-Compostelle, qu'il a déjà effectué à trois reprises, ce fou de voyages et de vélo s'est mis en tête de recourir à un tricycle avec pédalage en position semi-couché. « Je ne voulais pas un engin offrant une position totalement couchée, pour ne pas être au niveau du pot d'échappement des voitures », précise-t-il.
Par réflexe, il se rend sur la toile, et dégote la perle rare du côté d'une entreprise de tricycles munichoise : le scooter-bike, tricycle léger et particulièrement ergonomique.
Un peu plus tard, il découvre une vidéo de Multi-service 47, entreprise de travail adapté basée à Mauvezin, qui propose, par le biais de son atelier chaudronnerie, des tricycles sur mesure. Ni une ni deux, il se rend à Mauvezin, le siège de son ancienne voiture sous le bras, et demande au chef de projet s'il se croit capable de construire un cadre de tricycle autour de la pièce automobile ! « Le premier défi consistait à poser le siège, car nous sommes plutôt habitués aux selles. Le deuxième était d'installer le pédalage à l'avant du tricycle. Il a donc fallu rallonger la chaîne », explique Thierry Frisa, agent de maîtrise de l'atelier chaudronnerie.
Démarche « sociale ». Après 30 heures de travail, le pari est tenu. La facture s'élève à 1 660 euros, soit 300 euros de plus que le matériel allemand. Peu importe, car la démarche se veut « sociale ». « Lors de mes voyages en Afrique, des enfants m'ont dit qu'ils n'allaient pas à la bibliothèque car c'était trop cher, alors que les livres avaient été envoyés par des associations européennes. Là, je préfère payer un supplément, en étant sûr que ça partira dans le salaire des travailleurs handicapés », confie Jean-Louis Grancoin. L'entreprise de travail adapté MSE 47, qui emploie sur son site de Mauvezin 36 handicapés sur les 40 salariés de l'entreprise, s'engage en effet à répartir 30 % de ses bénéfices sur l'ensemble des salariés. « Et pour tout le monde, c'est pareil. Il n'y a pas de hiérarchie », commente Walter Krieger, directeur général. Quant aux salaires, ils sont au moins 1 % au-dessus du Smic.
Dernier détail : avant de prendre la route de Saint-Jacques en 2009, Jean-Louis Grancoin a un petit périple au programme : L'Inde pour un mois. Là-bas, il pourra s'essayer au rickshaw, histoire de se faire les mollets?
Quand le voyage devient une maladie
Ouest-France samedi 28 juin 2008 Colette DAVID
Ils se disent pourchassés par la mafia ou investis d'une mission par la Vierge. Alors, ils sautent dans le premier avion et atterrissent... à l'hôpital. ( Dessin de Daniel Fouray OF )

Chaque année, le Dr Youcef Mahmoudia prend en charge une cinquantaine de drôles de « voyageurs ». Signes particuliers : certains sont agités, tiennent des propos incohérents, crient, monologuent ou sont prostrés. Ils sont escortés par des sapeurs-pompiers ou des policiers.
« Je me souviens de ce Belge de Bruxelles qui se croyait surveillé par le KGB. Pour fuir les Russes, il avait sauté dans le premier TGV pour Paris. Ou d'un jeune Italien venu «se réfugier « pour échapper à la mafia. »
Ces voyages s'inscrivent dans un contexte de délire de persécution. Parfois, il s'agit d'un délire messianique. Les désorientés se croient investis d'une mission. « Une Japonaise de Tokyo avait «entendu» la Vierge lui ordonner de se rendre à Notre-Dame. Elle a aussitôt pris un avion. Un Français a quitté brutalement sa province : il avait «vu» les bonnes solutions pour le pays et voulait les communiquer à Jacques Chirac. »
Untel débarque dans la capitale, persuadé que telle présentatrice télé est dingue amoureuse de lui. L'autre, sûr d'être le fils de la princesse de Monaco, abandonne tout pour se précipiter sur le Rocher...
Perte des repères
Le voyage, ici, est un symptôme - parmi d'autres - d'une maladie mentale. « L'errance pathologique est repérée de longue date. Elle a été décrite dès le XVIIe siècle », indique le docteur Mahmoudia. Le malade mental est dans le déni, l'opposition. « Il inclut son entourage et même le psychiatre dans son délire. Il proteste : «Mais je ne suis pas fou ! C'est vous qui me mentez»... » Ces « voyageurs » sont hospitalisés dans un service approprié.
Second cas : la maladie apparaît pendant le voyage. C'est une forme « plus subtile, indétectable par l'entourage » ; quelque chose qui couvait « insidieusement ». La personne - raconte le médecin -, est fatiguée, légèrement dépressive ; elle se sent « bizarre ». On lui conseille de changer d'air. Elle part. Mais, arrivée à destination, privée de ses repères habituels, elle s'effondre et délire. L'attaque de panique et d'égarement peut avoir été provoquée par un abus d'alcool, de drogue. Par des facteurs douloureux, ce voyage étant effectué après une rupture sentimentale, une agression, une perte d'emploi, un deuil...
Enfin, certains voyages pathologiques se rencontrent aussi au cours d'une maladie organique (tumeur cérébrale, épilepsie...). « On prend en charge le patient, on le calme. La crise passée, il est perplexe. Contrairement au malade mental délirant, il cherche du réconfort et s'interroge : «Mais qu'est-ce qui m'arrive ?»... »
Selon le docteur Mahmoudia, un tiers de ces bouffées délirantes aiguës se résolvent, un tiers connaîtront des rechutes et un tiers marquent l'entrée dans la maladie mentale.
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Des médias aux ordres ?
Dimanche 29 Juin 2008 - Marianne2.fr
Carla en une de Libé, Nicolas aux commandes de France 2 : la semaine dernière, certains ont fait une overdose de Sarkozy dans les médias. Ne manque plus que Renée, la maman du président, dans Notre Temps et le tableau sera complet.
Les Sarkozy (Carla, Nicolas, Jean, etc.) et les médias : c'est le sujet qui a mobilisé cette dernière semaine. Il faut dire que tout avait commencé très fort, avec l'interview de Carla Bruni-Sarkozy dans Libération. Pour la plupart d'entre vous, le quotidien a vendu son âme au diable en ouvrant ses colonnes à la présidente-chanteuse. «Je n'ai pas l'habitude d'avoir des regrets, force est de constater que le libé qu'il m'arrivait d'acheter, au siècle dernier, n'avait rien à voir avec le "voicilibé" d'aujourd'hui…», explique Patrick, rejoint par l'écrasante majorité des mariannautes, dont Christian résume la colère : «Ce type d'allégeance aux monarques en place est pitoyable de la part de n'importe quel journal. Plus encore quand il s'agit d'un journal comme Libé dont j'étais un fidèle ».
Lorsqu'ils n'en veulent pas à Libé, les mariannautes s'en prennent à l'omniprésence dans les médias du couple présidentiel. « La colère m'est montée car on a assez de Europe1, TF1 et France Télévision pour se coltiner les deux abrutis de la République», écrit Gradguy. « Jamais album de chansonnettes ne fut promu de la sorte avec autant de flagornerie médiatique. Déférence à l'épouse d'un président qui rate tout, saigne le service public, accroît les revenus des plus riches, fait payer les pauvres pour les plus pauvres. », martèle Gilles. Seule une petite minorité d'entre vous se veulent pragmatiques. « Paris vaut bien une messe et une explosion momentanée de ventes vaut bien une Carla. Au demeurant, rien d'extraordinaire à voir Libé abandonner un certain gauchisme de salon mâtiné d'idéologie à connotation "jeuniste" libertaire pour adopter une ligne éditoriale marquée par une culture libérale sociale moins hypocrite. Il y va de sa survie », estime Maiboroda Jean tandis que Daylight s'interroge : « Sarko fait l'ouverture, pourquoi pas Libé? ».
Des médias aux ordres? C'est déjà le cas…
Trois jours plus tard, Nicolas Sarkozy provoquait un tollé en décidant que les dirigeants de France Télévision seraient désormais nommés par l'exécutif. Une fois de plus, les mariannautes sont au rendez-vous. Et le cynisme n'est jamais loin : pour vous, cette décision ne changera rien à l'affaire car les médias n'ont pas attendu cela pour être aux pieds de Sarko 1er. «i[Cela ne changera rien à France 2, déjà aux ordres ou pratiquant l'autocensure de la honte […] des débats formatés, tellement cadrés qu'ils sont un véhicule de com et pas de dialogue. Ce n'est pas sur France 2, que l'on risquait de remettre le cadre en question]i», se lamente Patrick. «Et le pire dans tout cela, c'est l'autocensure des journalistes qui ne manquera pas de s'exercer», estime Libre. «Je rejoins le commentaire fait plus tôt sur l'asservissement des journalistes, renchérit Alaingif. A quand une bonne, une vraie, une forte réaction de vous tous, Mesdames, Messieurs des rédactions (télévisuelles ou non)? Vous êtes les premiers concernés et vous relayez l'information comme s'il s'agissait d'un fait-divers de plus... Nous revenons 30-40 ans en arrière et je n'entend sur les antennes que des interviews policés, sans un mot au dessus de l'autre... un vrai bonheur pour les Albanel, Estrosi, Morin et consorts... » « La presse politique, elle fait dans le people, les journalistes commencent à longer les murs de peur d'être accusés de lèse-majesté et les moutons suivent le troupeau. L'histoire recommence, c'est dommage d'en arriver là », conclut Croquignol. Pessimiste ou cynique ? A votre avis ?
A la Une OF de Dimanche - Sondage : les Français peu confiants dans l'Europe
Ouest-France dimanche 29 juin 2008
Alors que notre pays prend mardi la présidence de l'Union, les Français doutent plus que d'autres des bienfaits de la construction européenne, selon un sondage BVA.
Pour un Français sur trois, l'Europe est une source de crainte. Parmi les Vingt-Sept, nous sommes l'un des peuples les plus inquiets. À en croire l'Eurobaromètre de printemps, même les Irlandais, un mois avant de dire « non » au traité de Lisbonne, étaient 65 % à avoir une image positive de l'Union. Nous ne sommes que 30 % à y puiser de l'espoir, soit moitié moins qu'il y a cinq ans (61 %). Le sentiment des Français à l'égard de la construction européenne s'est considérablement dégradé.
Au moment où notre pays prend la présidence de l'Europe, les résultats de notre sondage sont « politiquement dévastateurs », selon Jérôme de Sainte-Marie, consultant de BVA opinion.
Il semble que la perception des effets de la mondialisation sur la situation personnelle des personnes interrogées soit un critère fort de différenciation. Ainsi, 13 % seulement des ouvriers voient une chance dans la construction européenne, contre 49 % des cadres supérieurs.
« Image brouillée »
Très clairement, on attend de la présidence française qu'elle privilégie la protection, celle de l'environnement et celle des consommateurs (43 % pour les deux thèmes, 66 % à gauche). Le climat est aussi l'une des priorités fixées par Paris.
Mais les Français ne se soucient guère des autres, comme la politique agricole commune (3 %) ou l'Europe de la défense (2 %). L'Europe est plus considérée comme « un bouclier » que comme « une ambition », constate Jérôme de Sainte-Marie.
Il est donc logique que l'Union paraisse bien placée pour résoudre les problèmes liés à la hausse des prix alimentaires (63 %) et, dans une moindre mesure, de l'énergie (47 %). Mais peu pertinente pour trouver des solutions aux conflits du Proche-Orient ou à la crise entre la Chine et le Tibet.
Cela n'empêche pas les Français de considérer que la politique étrangère (53 %) devrait être plutôt de compétence européenne. Mais ils sont très attachés à ce que la santé, l'éducation, l'emploi, la fiscalité restent entre les mains du gouvernement français. Le thème de l'immigration oppose les ouvriers, partisans à 73 % d'une gestion nationale du problème, aux cadres qui, à 63 %, estiment préférable une gestion européenne.
La victoire du « non » en Irlande est perçue comme une nouvelle plus mauvaise pour la présidence française que pour l'Europe elle-même. Les sondés relativisent l'importance d'un processus institutionnel qu'ils comprennent mal. Voilà sans doute pourquoi quatre Français sur dix se disent prêts à abandonner le traité de Lisbonne, dont la moitié des sympathisants socialistes. Un petit 14 % souhaite que l'on fasse revoter les Irlandais.
De cette « image brouillée », révélatrice du « vent de pessimisme levé par le vote irlandais », Jérôme de Sainte-Marie tire la conclusion qu'un « discours redonnant un sens clair » à la construction européenne s'impose d'urgence « à l'orée de la présidence française ».
SéNéGAL - Marche à Dakar pour la protection des journalistes
Presse Sénégal JeanMarcMorandini - 29/06/2008 13:53
Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi à Dakar à une marche, à l'appel de syndicats de la presse notamment, pour "réclamer justice" à l'égard de policiers ayant battu deux journalistes, dont l'un est toujours hospitalisé, après un match de football le 21 juin.

La manifestation à laquelle ont pris part des journalistes, des hommes politiques de l'opposition et du pouvoir, des membres de la société civile et des intellectuels, s'est déroulée près du centre ville de Dakar, sur une distance de quelque 3 km.
"Nous réclamons justice", "Le monstre est toujours là", "policiers = tortionnaires" sont quelques unes des inscriptions sur des banderoles et panneaux portés par les manifestants -- estimés à 2000 par les organisateurs et à 500 par la police -- qui ont scandé des slogans pour la liberté de la presse.
dimanche 29 juin 2008
Rafale de mauvaises nouvelles pour l'économie française
Eco-Terre LIBERATION.: vendredi 27 juin 2008 philippe brochen
Euro au plus haut, inflation galopante, croissance en berne, chômage en légère hausse, CAC 40 grippé... L'économie française n'est pas à la fête. Et cela ne devrait pas s'arranger.
Les écomistes parlent de stagflation: une croissance au plus bas conjuguée à une inflation conséquente. Plus prosaïquement, les Français ont le blues. Minés. Défaits. A terre. En juin, le moral des ménages a continué de dégringoler, pour tomber à son plus bas niveau depuis vingt ans, miné par l'inflation galopante et les craintes pour le pouvoir d'achat. Et de fait, divers indicateurs donnent raison à ses déprimés hexagonaux.
La monnaie unique, tout d'abord. L'euro n'en finit plus d'incarner tous les maux dont souffre le porte-monnaie. L'autre Euro, aussi, a fait de la peine aux Français. Celui qui a vu l'équipe nationale, oui oui celle emmenée par Raymond-je-demande-la-main-d'Estelle-à-la-télé, être défaite par un de ses ennemis footballistiques préférés, l'équipe des bruns aux cheveux gominés et/ou aux serre-tête: l'Italie. Bref, c'est la cata, c'est la cata, c'est la catastrophe.
La preuve? Arithmétique. Le moral des ménages a encore chuté de quatre points en juin (c'est le douzième mois consécutif) à -46 points, Son plus bas niveau depuis 1987. Cela fait vingt-et un ans que n'avions pas été aussi malheureux. C'est dire si ça va mal.
Maudite inflation
Les économistes expliquent surtout la dégradation de la confiance par la hausse des prix. Il est vrai que l'inflation a atteint 3,3% sur un an en mai, un niveau jamais inégalé depuis juillet 1991, sous l'effet de la flambée des cours du pétrole et de l'alimentation. Et, selon l'institut de la statistique, les Français sont plus pessimistes sur l'évolution future de leur situation financière personnelle. Pour l'économiste Alexander Law, tout cela est «cohérent avec une prévision de croissance du pouvoir d'achat globale inférieure à 0,1% cette année».
Dommage, car c'est justement le moral des Français qui a tiré la croissance ces dernières années, via la consommation des ménages, bien plus que l'investissement des entreprises et le commerce extérieur, en déficit chronique.
Mince consolation, nos voisins sont peu ou prou aussi déprimés. L'indice de confiance économique en zone euro, qui résume l'opinion des chefs d'entreprises et des consommateurs, a fortement reculé en juin. Dans un contexte inflationniste marqué par la flambée des prix de l'énergie, il a atteint son plus bas niveau depuis trois ans et n'était jamais tombé sous ce seuil depuis août 2003: 94,9 points (-2,7 points), d'après une enquête publiée ce vendredi par la Commission européenne.
La confiance des consommateurs a également reculé, à son plus bas niveau depuis octobre 2003, alors que la flambée des prix du carburant entame de plus en plus l'appétit d'achat des ménages européens. Ce recul du moral des consommateurs «est particulièrement inquiétant», estime l'économiste Jonathan Loynes, de Capital Economics. En Espagne, l'indice de confiance a fortement reculé (-6,2 points), de même qu'en Allemagne (-1,5 point) et en Italie (-0,1 point).
Maudite croissance
Autre mauvaise nouvelle pour l'Hexagone: la croissance au 1er trimestre 2008, révisée à +0,5% par l'Insee, qui avait initialement annoncé une croissance de 0,6% sur les trois premiers mois de l'année. Et la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation laisse prévoir une inflation forte et soutenue dans les mois qui viennent (3,2% pour 2008).
De son côté, le gouvernement prévoit pour l'instant une inflation moyenne de 2,2%, mais avec un baril de pétrole à 100 dollars, tandis que l'hypothèse de l'Insee table sur un baril stabilisé autour de 130 dollars. Aujourd'hui, il a atteint 141 dollars et tutoyé les 142 dollars.
Maudit chômage
Et quand ça veut pas, ça veut pas: la tendance à la baisse du chômage s'est ralentie depuis le début de l'année, notamment en raison d'une réduction de l'intérim, a reconnu ce vendredi le directeur général de l'ANPE, Christian Charpy.
Fin mai, le nombre de chômeurs inscrits fin mai à l'ANPE a augmenté de 0,3% comparé au mois d'avril (+5.400), repassant au-dessus de la barre des 1,9 million de demandeurs d'emploi et affichant une baisse réduite à 4,3% sur un an.
Maudit CAC 40
Autre indicateur inquiétant: le CAC 40. Revenue hier jeudi à son niveau de novembre 2005 (4.426,19 points), la Bourse de Paris devrait encore baisser aujourd'hui dans le sillage de marchés asiatiques enrhumés. Bref, c'est la fête.
Maudit euro
Nantes capitale des droits humains
PAR Politis. samedi 28 juin 2008
L’Université d’été de la solidarité internationale du Crid se déroule à Nantes du 2 au 5 juillet 2008. Celle-ci propose aux militants de se former et d’échanger sur la question des partenariats et alliances entre acteurs sociaux.
Le CRID, ou Centre de recherche et d’information pour le développement, a été créé en 1976 dans l’objectif de produire une réflexion sur le développement et la coopération internationale. Il regroupe une soixantaine d’organisations de solidarité internationale, dont beaucoup de très grosses structures. Les membres du Crid représentent en France un réseau de 7 500 groupes locaux rassemblant 180 000 bénévoles.
A Nantes toujours se déroule du 30 juin au 3 juillet 2008 à la Cité internationale des congrès la 3ème édition du Forum mondial des droits de l’homme. L’édition 2006, dernière en date, a rassemblé 1200 participants et intervenants de plus de 70 pays différents.

