vendredi 30 mai 2008
Les jardins, c'est branché : 6e édition de Rendez-vous aux jardins sur le thème du voyage des plantes les 30, 31 mai & 1er juin
Libévoyages - Dominique Queillé – 30/05/08
En ces temps de menaces de crise écologique, l’alibi vert cartonne. Conséquence de cette vague verte, un réel engouement pour un retour à la nature, qui motive, de l’urbain au rural, une ruée vers les édens de verdure.
Après le succès des journées des plantes à Courson dans l’Essonne, fréquentées par les paysagistes en vogue comme Patrick Blanc, le très reconnaissable créateur des fameux murs végétaux qui, à son incontestable main verte, assortit aussi sa couleur de chemise et de cheveux, place ce week-end à la 6e édition des Rendez-vous aux jardins.
L’opération nationale menée par le Ministère de la Culture, qui a choisi, cette année, pour thème «le voyage des plantes», permettra de découvrir quelques 1900 parcs publics ou privés, animés par de nombreux ateliers, expositions et visites guidées. Non seulement à travers l’aspect botanique ou horticole mais aussi sur un plan culturel et historique. Des premières migrations de l’homme jusqu’à nos jours, le voyage des plantes a toujours représenté un gros enjeu qu’il soit économique, politique ou scientifique, notamment à l’époque des empires coloniaux et des grandes expéditions botaniques.
Oranger du Mexique, œillets d’Inde, cognassier du Japon… si le nom de certaines fleurs permet de localiser leur provenance, d’autres si bien intégrées dans le décorum de nos jardins, ont beaucoup voyagé avant de s’acclimater à nos régions. Et on oublie par exemple que la tulipe introduite au XVIe siècle, vient de Turquie, le dahlia du Mexique, le mimosa d’Australie ou le tournesol du Pérou.
Beaucoup de plantes potagères si familières de nos assiettes comme l’aubergine, la tomate ou encore le melon, ont vu le jour sous des latitudes opposées et éloignées de l’Europe. La première en Inde importée au XIIe siècle, la seconde en provenance des Andes péruviennes, débarque au XVIIe siècle quant au fruit de cucurbitacées, vedette de nos marchés de Provence, ses racines étaient au Caucase avant de s’installer au début du XVe siècle. Une intégration soit réussie mais non sans dégâts qui soulèvera aussi les questions liées aux conséquences de cette acclimatation telles les maladies ou encore l’invasion des plantes les mieux adaptées.
Sur tous les fronts du respect de l’environnement, l’ingénieur-paysagiste vedette Gilles Clément, auteur d’ouvrages de référence (le jardin planétaire, le jardin en mouvement), signe une carte blanche au Château de la Roche-Guyon dans le Val d’Oise (rencontre samedi à 16h) et s’investit sur le thème de «l’herbe folle» dans le festival itinérant Musiques aux jardins associant musique, littérature et art des jardins. Leur caravane passe samedi par Lille au Parc Matisse qu’il a imaginé, escale d’un parcours qui compte parmi d’autres, le Parc André-Citroën, une autre de ses réalisations (les 28 & 29 juin). Au piano, Patrick Scheyder ourlera les textes croisés du paysagiste-jardinier et ceux de George Sand (pas si éloignés) dits par Michael Lonsdale. La militante Ferme du Bonheur à Nanterre (01 47 24 51 24) est de la fête autour de débats et conférences (Gilles Clément toujours, sur le thème «écologie, où en sommes nous?» dimanche à 17h) durant le week-end où on peut amener sa tente pour un petit campement citoyen et musical.
Et pour rester dans la note boisée, Cinéfeuille, festival du film Jardins et paysages à Gaillac (Tarn), propose pour sa 8e édition placée sous le signe de la biodiversité, une série de documentaires européens, des débats en présence, entre autres, de Jean-Marie Pelt, ethnobotaniste et Francis Hallé, explorateur de la canopée ainsi que des balades au jardin.
La culture pour rendre le monde vivable
Libération - vendredi 30 mai 2008
François de Bernard philosophe, président Groupe d’études et de recherche sur les mondialisations.
«Le désert croît !» lance Zarathoustra, et il est possible d’entendre ce leitmotiv comme une interprétation saisissante de l’époque que nous vivons. Une époque où la privation, la dépossession, et, finalement, la désertification des imaginaires, des volontés et des désirs semblent l’emporter sur à peu près tous les fronts. L’une des figures de ce triomphe est le cycle dévaluation, démotivation, démobilisation.
Tout d’abord la dévaluation, de l’action politique, de celle des pratiques religieuses, des engagements militants de celle des services publics et gratuits… Le désert socioculturel contemporain s’alimente de la dévaluation. On dévalue beaucoup, à tours de bras, souvent sans distinction, et l’on réévalue très peu, ou seulement sous la contrainte, comme paralysés par le risque d’erreur historique. Il n’y a donc ni balance ni équilibre global des dévaluations et des réévaluations, mais un glissement progressif de toute la société vers cette négativité que l’on pourrait encore nommer «dépréciation universelle».
Le désert a également pris la forme guère poétique et plutôt postmoderne de la «démotivation». Elle ne cesse de s’étendre au sein de toutes les activités, qu’elles soient professionnelles, associatives, humanitaires ou égotistes, qu’elle affleure par tous les pores d’une majorité croissante d’êtres humains dont le dénominateur commun paraît d’être en manque d’un moteur essentiel… Comme si, après ladite «mort de Dieu», après l’effondrement du communisme soviétique, les ravages du néolibéralisme, le 11 septembre, la guerre d’Irak et le relativisme culturel, les ressorts de l’espoir et du vouloir semblaient dissous ou volatilisés, plus encore que perdus…
Enfin, corollaire de la dévaluation et de la démotivation, s’impose une «démobilisation» massive, qui est bien sûr sociale, au sens des grandes mobilisations historiques, mais elle est également professionnelle (elle atteint souvent le sens même du métier, l’intérêt qu’on lui portait) et, en amont, elle apparaît même personnelle, au sens des ressorts les plus intimes, les moins contrôlables de l’action des individus.
Articulée sur une démotivation générale, la démobilisation est comme un virus grippal qui se propage au sein des familles, des communautés, des entreprises et chez les individus isolés, en n’épargnant que peu de gens. «Démobilisés !» devient ainsi un cri d’angoisse métaphysique donnant le vertige et auquel il n’est bien sûr pas possible de répondre par les prescriptions placebos qu’affectionnent nos apothicaires dirigeants.
Comment sortir de cette spirale, dira-t-on ? Cela ne peut être réalisé par la énième tentative de mise en œuvre d’un projet politique, quel qu’il soit. La crise est trop profonde, et la méfiance du politique trop profondément ancrée. Selon une perspective très différente, soutenons que c’est par la culture, et par elle seule, qu’il est possible d’inverser la tendance : c’est-à-dire de réévaluer massivement tout ce qui mérite de l’être, de remotiver tous ceux qui n’ont plus de ressort, plus d’espoir, plus de désir (et combien sont-ils nombreux !), enfin, de remobiliser largement au-delà des frontières et appartenances normatives.
Qu’est-ce que cela peut vouloir dire, dans les faits ?
Favoriser un partage culturel permettant de ressouder ce qui peut l’être, de réconcilier ce qui doit l’être, en «parlant ensemble de ce que l’on voit ensemble», en discutant autrement de ces motifs qui n’en sont plus, de ces objets de mobilisation qui ont cessé de l’être. Avoir ainsi recours à la contribution de tous les arts, classiques et contemporains, officiels et marginaux. Remettre la tragédie, la comédie et l’opéra au cœur de la cité, mais aussi bien le cirque et les arts de la rue. Accorder une importance extrême au livre, au cinéma, à la musique comme vecteurs revisités d’une modernité partagée autrement. La clé du désarroi présent, c’est de reconnaître que l’on ne peut pas réévaluer, remotiver, remobiliser des individus aussi fortement affectés par les mutations contemporaines - celles engendrées par les mondialisations que nous vivons, comme par les nouvelles formes d’exclusion - avec des arguments et des méthodes exclusivement politiques, et a fortiori économiques. Car seule la culture permet de rendre le monde vivable, les politiques feraient bien de s’en rappeler.
Dernier ouvrage paru :la Fabrique du terrorisme, Editions Yves Michel
La destination France disparaît des catalogues des voyagistes de Pékin
le 29/5/2008 à 22h21 par AFP – Aujourd’hui la Chine
L'ordre proviendrait de la municipalité de Pékin, selon des sources proches du dossier.
"Nous avons reçu la consigne de suspendre les voyages sur la France et ne savons pas quand ils reprendront", a-t-on indiqué chez CITS (China International Travel Service), sans préciser de qui émanait la consigne. "Nous avons encore un groupe en partance le 18 juin, mais en juillet tout est suspendu", a-t-on précisé.
BTG International Travel Tours affichait également "encore des groupes en juin, mais plus en juillet" tandis que CTS (China Travel Service) annonçait de son côté "ne plus avoir de groupe prévu sur la France".
Un article du département tourisme du site Sohu.com, repris par BTG, explique que "les voyages sur la France ont été annulés" et que cette destination "a également été retirée des circuits comprenant plusieurs pays en Europe" depuis le 27 mai.
Il cite l'agence de voyages de la Jeunesse de Pékin qui a ôté la France de deux circuits comprenant initialement cinq et onze pays européens respectivement.
L'annulation des voyages touristiques vers la France fait suite à une période de tension dans les relations franco-chinoises, après le passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, illustrée par les manifestations en avril contre le groupe de distribution Carrefour en Chine.
La tension semble pourtant être retombée.
Le Dalaï-Lama est attendu en France en août, sans toutefois de rencontre planifiée avec des membres du gouvernement ou représentants de l'Etat.
La semaine dernière, l'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, avait déclaré qu'une éventuelle entrevue entre le président Nicolas Sarkozy et le chef spirituel des bouddhistes tibétains était une "hypothèse" inenvisageable.
Ce pétrole d'où tant de choses viennent...
Le journal de Vaud - La Suisse- 29/05/08
Voici un texte publié sur l'excellent blog de Fabrice Nicolino qui montre bien qu'en plus des énormes problèmes de transport que va nous poser le peak oil, notre pétro-dépendance est partout. Absolument partout. Dans tous nos gestes quotidiens, y compris celui que j'accomplis en ce moment même. Place à ce petit cours de chimie et de réalité.
En sus, je vous recommande aussi la lecture de cet article du très avisé Yves Cochet (député Vert français) : La fin du monde tel que nous le connaissons.
Salut !
Quand on extrait d’une couche géologique du pétrole brut, on se retrouve avec un produit visqueux et passablement inutile. À ce stade, il sert surtout à se noircir les mains. Le pétrole, comme chacun sait, doit aller se faire raffiner dans une cathédrale industrielle. Là, selon les cas et les situations, on en obtiendra différentes qualités, cette fois utilisables par l’homme.
Pour commencer, on chauffe le tout à 385 °C et quand le pétrole est parvenu à la température idoine, il est conduit sagement dans une tour de distillation où ses principaux composants se sépareront à jamais. Le gazole servira aux camions et aux innombrables bagnoles diesel. Le fioul chauffera maisons, usines et bureaux, à défaut de nos âmes. Le kérosène permet(tra) à madame Christine Lagarde de franchir l’Atlantique en avion chaque semaine, du temps en tout cas où elle n’était pas encore ministre des Finances, mais seulement businesswoman internationale. Le naphta, enfin, sera changé par un coup de baguette magique en essence automobile et bien d’autres merveilles.
Merveille, en effet, merveille et grandes merveilles. Reprenons l’exemple du naphta, dont les molécules se condensent entre 180° et 40° dans la tour de distillation. Il ne va pas servir seulement à faire rouler nos belles autos, mais aussi à fabriquer des engrais, des pesticides, des médicaments, des parfums, des cosmétiques, des lessives, des colorants, et tellement d’autres créations du génie humain que la liste entière ferait aisément le tour de notre si petite planète. Parmi eux, les glorieux plastiques.
Pour obtenir du plastique, il faut polymériser. Fastoche. Vous mélangez naphta et vapeur d’eau, vous faites cuire à (très) gros bouillons - 800° -, puis vous refroidissez sans prévenir. Les molécules de naphta se cassent et se changent en monomères. C’est le craquage. Ensuite, il suffit de mettre en réaction ces petites molécules, lesquelles, comme de gentils toutous, formeront des assemblages et enchaînements de molécules, les polymères. Tous les plastiques sont polymères, mais tous les polymères ne sont pas des plastiques. Voyez, c’est à notre portée.
À ce moment de l’histoire, ébahis, nous voyons apparaître une matière toute nouvelle, solide, dont nous allons jouer pour fabriquer ce qui nous passe par la tête : climatiseurs, antiseptiques, gazon artificiel, asphalte, aspirine, ballons, pansements, bateaux, bouteilles de Volvic, caméras, bougies, voitures, moquettes, cassettes vidéo, calfeutrage, CD, peignes et brosses, ordinateurs, crayons de couleur, crèmes, adhésifs dentaires, déodorants, détergents, produits-vaisselle, habits, séchoirs, couvertures chauffantes, toile isolante, engrais, leurres de pêche, fils de pêche, cire pour sols, ballons de foot, colles, glycérine, balles de golf, cordes de guitares, teintures pour cheveux, bigoudis, aides auditives, valves cardiaques, peintures, congélateurs, encres, insecticides, isolation, kérosène, gilets de sauvetage, linoléum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-parleurs, médicaments, éponges, lubrifiants, casques de moto, pellicule cinématographique, vernis à ongles, filtres à huile, pagaies, pinceaux, parachutes, paraffine, stylos, parfums, Vaseline, chaises en plastique, vaisselle en plastique, ruban adhésif, contreplaqué, réfrigérateurs, roues de skateboards, sacs poubelle, bottes en caoutchouc, chaussures de jogging, saccharine, joints (et non pas joints), cirage, chaussures, rideaux de douche, solvants, lunettes, chaînes-stéréo, pulls, balles de ping-pong, enregistreurs, téléphones, magnétoscopes, raquettes de tennis, thermos, collants, garnitures de WC, dentifrice, transparents, pneus, rubans encreurs, parapluies, capsules de vitamines, tapisseries, conduits d’eau, résines.
Ce n’est qu’une courte sélection, car avec PVC, polypropylène, polyéthylène, polystyrène, polyesters insaturés, polyuréthannes, silicone, polyépoxydes, entre autres, on peut s’amuser jusqu’à la fin du monde. Et d’ailleurs, à ce propos, que se passera-t-il fatalement quand le pétrole viendra à manquer pour de bon ? Je vous pose la question, car j’ai confiance dans votre sens de l’imagination.
Autre interrogation majeure : de quoi nous parle-t-on au juste ? Les responsables publics dont nous sommes affligés gâchent la totalité de leur temps, qui est un peu le nôtre, à évoquer pèle-mêle le prochain congrès socialiste, l’âge du capitaine Sarkozy, la joliesse de son épouse, le point de croissance qui nous manque, la coupe d’Europe de football, le cours du porc au marché au cadran de Plérin, et bien entendu le sort de notre géant Renault-Nissan.
En somme, pas un ne prépare l’opinion de ce pays à affronter une crise globale, gravissime et désormais inévitable. Je vous le demande donc avec insistance : que faut-il penser de ces excellentes personnes ? Je ramasse la copie demain matin.
Les animaux ne sont plus considérés comme des biens meublés
Par DavidToulouse , le Post - 29/05/2008
De nombreuses ONG dont "la Fondation 30 Millions d'Amis" le demandaient depuis longtemps : la réforme du code civil qui considére actuellement les animaux non humains comme des biens "meubles".
Je fais la différence entre "animaux humains" et "non humains" car si le code civil ne la fais pas, nous sommes tous des animaux et plus particulierement tous des terriens, que l'on sois Humain, Chiens, chats, Requins ou tout êtres vivants dotés d'un système nerveux.
Donc le code civil devrait rapidement évoluer en créant une nouvelle catégorie de bien en plus des catégories "meubles" et "immeubles", la catégorie "animaux".
En plus clair : un animal est aujourd'hui considéré comme un meuble, au même titre qu'une table ou canapé.
Ca ne sera plus le cas dans le nouveau code civil puisqu'il sera considéré comme un être vivant.
La condition des animaux non humain évolue, son statut évolue enfin aussi, sommes nous en route vers un vrai respect de l'animal ?
http://www.lepost.fr:80/article/2008/05/29/1199812_les-animaux-ne-sont-plus-consideres-comme-des-biens-meubles.html
Fillon voit loin...

L'écho des gros séismes porte à des milliers de kilomètres
LE MONDE | 28.05.08 | 15h35
Les plus puissants séismes terrestres ne se contentent pas d'être destructeurs et meurtriers, comme on vient de le constater en Chine. Ils provoquent aussi des répliques importantes non loin de leur épicentre ; et l'on sait, depuis une quinzaine d'années, qu'ils peuvent déclencher d'autres séismes à plusieurs centaines de kilomètres de distance.
Une équipe de sismologues américains, dirigée par Kris Pankow, de l'université de l'Utah, montre, dans des travaux publiés, dimanche 25 mai, dans la revue Nature Geoscience, que ces séismes majeurs peuvent aussi provoquer de petits tremblements de terre - qui peuvent néanmoins atteindre une magnitude 4 -, et ce à plusieurs milliers de kilomètres de leur épicentre. Le séisme de Sumatra du 26 décembre 2004 (magnitude 9,2), à l'origine d'un tsunami meurtrier, a ainsi eu des répercussions jusqu'en Alaska ou en Equateur.
Pour mettre ces événements en évidence, les scientifiques ont analysé les ondes sismiques générées par quinze séismes majeurs ayant eu lieu entre 1992 et 2006 et dont la magnitude était supérieure à 7.
Pour effectuer leur recherche, ils ont utilisé les sismogrammes provenant de cinq cents stations réparties sur la planète, dont les données sont accessibles via les Incorporated Research Institutions for Seismology, un consortium d'universités.
Ils se sont intéressés plus particulièrement aux ondes de surface, guidées par la surface de la Terre, qui déplacent le sol.
Parmi elles, on distingue les ondes de Love, qui provoquent un ébranlement horizontal et causent de gros dégâts aux fondations des édifices, et les ondes de Rayleigh, qui exercent un mouvement à la fois vertical et horizontal.
ONDES DE SURFACE - En analysant les données enregistrées sur l'ensemble de la planète cinq heures après la survenue de douze séismes majeurs (sur les quinze), les sismologues ont constaté que les petits tremblements de terre générés par les ondes de Love émises avaient augmenté de 37 % par rapport à une période moyenne. Une progression qui atteint 60 % pour les séismes locaux produits par les ondes de Rayleigh.
Comment ces petits tremblements de terre se produisent-ils ? "Ces ondes de surface de longue période - plusieurs dizaines ou centaines de secondes - mettent en jeu la croûte terrestre de manière élastique, explique Pascal Bernard, sismologue à l'Institut de physique du globe de Paris. Elles déstabilisent de petites failles prêtes à casser, provoquant de petits séismes qui ne figurent pas dans les catalogues."
Kris Pankow suggère, pour sa part, que le passage des ondes pourrait modifier la circulation de l'eau dans les failles, augmentant le nombre de conduits, et contribuer ainsi à leur rupture.
Rassemblement antinucléaire européen le 12 juillet 2008 A PARIS !
Diffusé par SOS planète le 30/056/2008
Participez nombreux au grand rassemblement à Paris le 12 juillet 2008 à 14h place de la République !
Après les mobilisations contre le réacteur EPR en 2006 (30 000 manifestants à Cherbourg) et en 2007 (60 000 manifestants dans cinq villes de France), cette manifestation sera fondamentale.
En effet, le 1er juillet 2008, le gouvernement français présidera pour 6 mois l'Union européenne. L'énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence.
Le lendemain du rassemblement, soit les 13 et 14 juillet, N. Sarkozy recevra à Paris des dizaines de chefs d'Etat de l'Union européenne et du pourtour méditerranéen (dont le dictateur libyen M. Kadhafi).
Le président français entend continuer à promouvoir le nucléaire, en le présentant comme une solution au changement climatique, ce qui est un mensonge pur et simple.
Le nucléaire n'est ni propre, ni renouvelable ! Le nucléaire constitue un risque grave et avéré pour les générations présentes et futures.
Ne laissons pas construire de nouveaux réacteurs ou sites nucléaires en France ou ailleurs dans le monde (EPR, Bure, ITER.).
Comme 90% des Européens, exigeons des investissements massifs dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables, seules solutions pour préserver efficacement le climat.
Face au changement climatique, le nucléaire n'est qu'une dangereuse illusion.
Tous à Paris, le samedi 12 juillet, pour dire NON au nucléaire et OUI aux alternatives énergétiques, seules porteuses d'avenir ! Merci d'avance pour votre participation.
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article66829
L'idéologie n'est jamais innocente
29.05.2008 Le Journal de Vaud – La Suisse – Marc Lacaze
Dans le dernier Matin Dimanche Marinette Matthey, sociolinguiste, a consacré un excellent « papier » à l’idéologie. Le sujet est d’importance et mérite d’être développé. C’est qu’une idéologie, quelle que puisse être la générosité de ses motivations, n’est jamais innocente. Plus encore, elle est toujours dangereuse, dès lors qu’elle implique une contrainte et une soumission ou, en d’autres termes, une prise en charge et une démission.
Dans un récent ouvrage consacré à l’analyse de l’état politique et moral de la France, il est dit en conclusion que ce pays a besoin d’une nouvelle idéologie
Revenons aux sources : l’idéologie génère des doctrines manichéennes et contraignantes, un conglomérat d’idées fixes à faire triompher par tous les moyens. Réservons donc en priorité ce substantif à cette forme définie d’engagement passionnel et de construction intellectuelle qui entraîne presque toujours une perversion de l’esprit, la plus dangereuse qui soit.
Songer à un monde meilleur, rechercher les moyens d’y parvenir, puis ériger cela en système, n’est-ce pas un idéal généraux et constructif ? Rien de plus louable, en effet, si l’on considère cette démarche comme une hypothèse de travail à expérimenter et non comme un moyen de régner sur les esprits et les personnes.
Il y a perversion de l’esprit et du langage dès l’instant que l’on pose et impose de prime abord une conclusion, qu’on étaie après coup par une dialectique et des raisonnements qui ont pour seul but de la justifier. On obtient ainsi une doctrine tissée d’arguments qui se déduisent les uns des autres avec une logique rigoureuse, mais sont fondés sur une base fausse, tronquée, abstraite, partielle, partiale et manichéenne. Quoi de plus dangereux pour une âme flottante, désireuse d’être prise en charge ? Une fois engagée, elle se croira sincère et autonome, mais ne sera pas plus libre de son cheminement que le pilote de bob dans son couloir de glace.
Dès l’instant que l’on « déguise une croyance en savoir, une exigence en constatation », on renonce à dresser de véritables bilans. L’idéologue, lui, ne veut voir, selon la thèse qui règne sur son esprit, que l’actif de telle théorie, que le passif de telle autre. Au nom de ses convictions, il manipule ; c’est en ce sens qu’il est un faussaire.
Les grands refrains de l’idéologie sont connus : la focalisation incantatoire sur un ennemi qui menace les « valeurs » du groupe ; la volonté farouche d’éliminer les dissidents, voire les simples indifférents ; le culte du chef et le foisonnement de son effigie ; l’évacuation de l’humour et de ce sens du « second degré » que seul un Dieu libre a pu nous prêter. Dangereuse aussi, et combien trompeuse, est l’exploitation du mythe de la pureté, sous son aspect d’inattaquable vertu : pureté de la doctrine, pureté de la race, pureté des mœurs, mais pureté agressive, orgueilleuse et vide. Quelle séduction pour beaucoup, mais aussi quelle pernicieuse illusion pour ceux qui ne discernent pas à quel point les inquisiteurs de la pureté idéologique adoptent la langue de bois qui les dispense – quel soulagement – d’avoir à démontrer.
Truismes que tout cela, direz-vous. Sans doute, mais ne craignons pas de les ressasser. Aujourd’hui, partout les voyants rouges sont allumés ; des idéologies se sont effondrées, d’autres aussi virulentes, naissent et se répandent. C’est pour l’homme un danger majeur. Veillons à ce qu’en chacun d’entre nous ne s’opère pas un glissement insidieux et cultivons de plus paisibles ambitions. « Un libre esprit d’analyse, dit Jean Daniel, est préférable aux prisons prophétiques. »
Le prix unique du livre en débat
20Minutes.fr, éditions du 29/05/2008 -
Le prix unique du livre va-t-il disparaître ?
Cette règle, instaurée par la loi Lang de 1981, stipule qu’une fois le prix d’un bouquin décidé par la maison d’édition, celui-ci doit rester le même, «qu’on soit à Paris, dans une grande ville ou dans une zone rurale» ou «dans une Fnac, un hypermarché, une maison de la presse ou une librairie traditionnelle». Seule réduction de prix permise: -5%.
Or mercredi, le député Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) a préconisé de modifier cette loi pour que les détaillants soient autorisés à pratiquer au bout d'un an des rabais supérieurs à la limite de 5% fixée par la loi Lang - actuellement, il faut attendre deux ans. «Autoriser des rabais supérieur à 5% (dans la limite du seuil de revente à perte) sur les livres un an après leur édition ou leur importation au lieu de 24 à 30 mois aujourd'hui, permettrait de donner une deuxième vie aux fonds de catalogue (...)», explique Dionis du Séjour.
Et le député d’insister: l’amendement qu’il propose permettrait aussi de «réduire le nombre extrêmement élevé de livres invendus qui sont détruits chaque année» (environ 100 millions en France).
Faut-il solder plutôt que détruire?
Un tel amendement entraînerait une rotation plus rapide des livres sur les linéaires. Les sites marchands, qui n’ont pas de problème de linéaire pour exposer leurs ouvrages, sont pour. Mais selon François Rouet, auteur de «Le livre, mutations d’une industrie culturelle», supprimer le prix unique du livre aurait une autre conséquence: les best-sellers ou les livres sur Carla et Cécilia seront vendus à des prix plancher quand les ouvrages moins grand public verront leurs prix augmenter. Ce qui risque de provoquer, dans les librairies, une «diminution de l’assortiment proposé».
Pour Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française, c’est une erreur qui pourrait causer la mort des librairies: «La moitié du chiffre d'affaires des magasins est réalisée avec des livres qui ont plus de six mois. La réforme reviendrait à brader presque toute l'offre.»

