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samedi 31 mai 2008

CHINE - Menaces de rupture de barrages : le point avec une spécialiste

Actualités Chine le 31/5/2008 à 12h17  par Mathilde Bonnassieux ( Aujourd'hui la Chine)

A l'heure où le risque de rupture de barrages est de plus en plus grand, Patricia Adams, de l'ONG canadienne Probe International, connue pour ses critiques du barrage des Trois-Gorges, revient sur la situation.

Le Ministère chinois des Ressources en Eau a reconnu le 26 mai dernier que 69 barrages menaçaient de s'effondrer dans le Sichuan. A quoi est-ce dû?
- Un barrage peut s'effondrer si l'eau ne peut plus passer par les canaux de déversement et passe alors par dessus le barrage, provoquant son érosion et son possible effondrement.

Ca peut se produire dans le cas d'une crue subite, une cassure sur un barrage en amont ou n'importe quelle arrivée d'eau impromptue. Dans un deuxième cas de figure, ses fondations peuvent être ébranlées suite à un tremblement de terre par exemple, sa structure affaiblie et donc plus capable de supporter la pression d'eau en amont.

Enfin troisième cas de figure, l'eau peut couler à travers les parois du barrage (à travers les failles causées par un séisme par exemple), provoquant son érosion à l'intérieur et sa destruction.

Dans tous les cas, c'est fatal pour ceux qui vivent dans la zone d'inondation en contrebas. Car le mur d'eau déversé devient vite un torrent de boue, d'arbres, de racines, de maisons, de bus, de voitures, de trains, bref de tout ce qui se trouve sur son passage, se déplaçant à une vitesse et avec une force incroyable.

Où se situe la responsabilité du gouvernement chinois dans le cas présent ?
- Le gouvernement chinois savait qu'il construisait des barrages dans une région sismique, ce qui menaçait la sûreté des barrages et la vie de millions de personne. Les autorités avaient été averties par des géologues mais ils ont continué à procéder selon leur plan.

Plusieurs experts affirment que le barrage des Trois Gorges a pu accentuer le séisme du 12 mai. Comment est-ce possible?
- D'importantes masses d'eau peuvent agir comme déclencheurs de l'activité sismique, d'abord dans les zones sismique actives, mais aussi dans les zones sismiques non actives.

C'est un phénomène connu depuis six décennies qui s'appuie sur l'identification de 90 sites où des séismes ont été déclenchés par le remplissage de réservoirs d'eau. L'explication  la plus communément admise est que la pression d'eau trop importante créé des micro craquements et des micro fissures dans le sol sous et près du réservoir.


Le réservoir des Trois Gorges s'étend sur 600 kilomètres jusqu'à Chongqing, situé  300 kilomètres de l'épicentre et au bord du bassin du Sichuan. Il est aussi situé au dessus de deux failles.

On sait que le barrage des Trois Gorges avait déjà provoqué une activité sismique dans le passé et qu'il avait déstabilisé les masses géologiques au niveau du réservoir provoquant des glissements de terrain.


En attendant de savoir si le barrage a pu jouer un rôle déterminant dans le séisme du 12 mai, les projets d'élévation du réservoir de 156 à 175 mètres prévus en septembre-octobre prochain devraient être abandonnés.

Y-a-t-il des solutions prévues pour les populations concernées par cette menace?
- A ma connaissance, le gouvernement chinois n'a jamais établi de cartes des inondations informant les citoyens des dangers en cas d'effondrement du barrage, ni prévu de plan d'évacuation d'urgence. Il aurait dû le faire et les laisser à la disposition du public. En tout cas, c'est ce qu'il doit faire sans attendre.

Pour consulter le site de Probe international, cliquer ici

barrages

Séismeenvironnement

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Projet controversé de l'aéroport du Grand-Ouest : le contre-rapport mis en ligne

Marc LE DUC - Ouest-France – 30/05/08 –

Le rapport d'un consultant indépendant, opposé au projet, est accessible au public, sur internet http://esginfra.com/). À Nantes, les opposants centristes s'appuient dessus.

Le rapport de Bernard Fourage vient d'atterrir sur le bureau des grands élus, Jacques Auxiette, Patrick Mareschal et Jean-Marc Ayrault. Depuis plusieurs années, ce consultant indépendant travaille sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont il soulève « les fragilités ».

Il a élaboré, poussant loin le détail, un projet alternatif jouant la complémentarité entre les aérodromes de Nantes, Angers et Rennes, et l'intermodalité avion-train à grande vitesse. « C'est ce que s'apprête à faire Air France en remplaçant des vols intérieurs par des TGV », fait remarquer l'expert.

Il préconise le maintien du site actuel de Bouguenais, avec construction d'une piste orientée différemment (pour ne plus survoler Nantes), et la desserte de l'actuel aéroport par un RER Châteaubriant-Nantes-Pornic.

Avec l'argent économisé, il serait possible de lancer, dit-il, une liaison ferroviaire sud Loire à grande vitesse, vers Angers et Sablé, qui mettrait Nantes à 1 h 30 de Paris, « comme Rennes ».

C'est sur cette étude que s'appuient les élus MoDem de Nantes pour relancer le débat. « Nous demandons à tous de le consulter », expliquent Isabelle Loirat et Benoît, les deux élus Mouvement démocrate du conseil municipal de Nantes. « Il faut que le débat sur les projets alternatifs ait lieu. Et nous allons nous y employer », affirment-ils alors que de leur côté, les élus Verts de Nantes viennent de s'en prendre, en termes très vifs, au député-maire, Jean-Marc Ayrault.

Malgré la déclaration d'utilité publique, rien n'est perdu, estiment les centristes. Car le paysage change. « Les transports évoluent à toute vitesse. Dans sept ans, quel sera le prix du baril de pétrole ? Déjà, Air France revoit à la baisse ses prévisions de vols intérieurs. Aujourd'hui, aucun argument ne permet de justifier un tel équipement. »

Question majeure : qui va payer, et comment ? « Il n'y aura aucune subvention européenne, les caisses de l'État sont vides. Nous ne comprenons pas comment François Fillon et Jean-Marc Ayrault peuvent prendre le risque d'une telle casserole financière, eux qui tiennent tant de discours sur le développement durable et la maîtrise des dépenses publiques. »

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Le Président cumule les casquettes

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TRAIN - PAU-CANFRANC. --La réouverture de la voie ferrée internationale motive les Français et les Espagnols

Sud-Ouest Béarn 30 Mai 2008

L'idée de la voie antiautoroute fait son chemin

En présentant hier à Bordeaux la réunion du groupe de travail qui rassemble les gouvernements français et espagnol, avec la Région Aquitaine et la Communauté autonome d'Aragon, sur la réouverture de la ligne ferroviaire Pau-Canfranc fermée après un accident en 1970, Alain Rousset a clairement expliqué une partie de ses motivations politiques. Il déclarait ainsi : « Nous pourrons rassurer les Verts sur le fait que l'autoroute Bordeaux-Pau ne deviendra pas une autoroute Bordeaux-Saragosse », faisant allusion à leurs arguments contre l'A 65 Langon-Pau.

En prenant des initiatives publiques comme le débroussaillage cet hiver de la section Oloron-Bedous, prélude à sa réouverture aux voyageurs dès 2010, financée à 100 % par la Région, le président de l'Aquitaine entend démontrer sa volonté politique, pour faire pression sur l'État.

Premier succès. La création de ce groupe de travail en octobre 2005 et sa première réunion le 16 janvier dernier ont obtenu un premier succès reconnu par le gouvernement espagnol, comme le disait Jean-Angel Mairal, directeur de cabinet du secrétaire d'État aux Infrastructures : « Hier, nous avons fait un pas de plus et nous sommes désormais convaincus de la volonté du gouvernement français, ce groupe de travail en est la preuve. »

Dès le contrat de plan 2000-2006, la Région Aquitaine avait fait inscrire 250 millions de francs sur ce dossier, qui ont finalement été dépensés pour les pôles multimodaux et elle a récidivé pour 2007-2013 en faisant inscrire 35 millions d'euros aux contrats de projets. « Nous poursuivons un chemin que nous avons déjà commencé », renchérissait Simon Casas Mateo, directeur général des transports d'Aragon.

La réouverture de l'itinéraire au gabarit européen avec une voie électrifiée a été chiffrée au total à 275 millions d'euros et devrait permettre d'y acheminer jusqu'à 3,6 millions de tonnes de fret et aussi 1 500 000 passagers par an, dont 150 000 pour le trafic international.

Gare de Canfranc abandonné :

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NANTES - Une ferme en ville toute l'année

Actualités ma ville 30 Mai 2008 Jérôme Jolivet Presse-Océan

Nantes accueille à partir d'aujourd'hui l'opération Ferme en ville. Guillaume Clouet, agriculteur en zone périurbaine à Couëron, vit cette situation au quotidien. À la clé : des inconvénients, mais aussi des avantages.

Campaville. Le nom du groupement agricole d'exploitation en commun de Guillaume Clouet, 35 ans, et Anthony Vaillant, 24 ans, résume bien l'implantation de leur ferme : entre campagne et ville. En l'occurence Couëron, dans l'agglomération nantaise.

Des terres louées à 70 propriétaires différents !

Ils y produisent du lait, de la viande, mais aussi un peu de maïs et de céréales. Leur exploitation s'étale sur 90 hectares, dont 30 de marais. Une surface qu'ils louent en fermage à 70 propriétaires différents ! « C'est une des difficultés d'être en zone périurbaine, consent Guillaume Clouet. Il y a longtemps, les ouvriers avaient des parcelles de jardin en dehors des villages qui ont ensuite été morcelées lors des héritages ».

Les agriculteurs doivent aussi faire face à la pression foncière. Cette année, ils ont dû abandonner huit hectares de terre, rachetés à leurs propriétaires pour la construction de la future Zac de la Métairie. L'exploitant, lui, a perçu une prime d'éviction.

« Mais ces terres étaient juste à côté de la ferme, très fertiles, idéales pour le pâturage. On a réussi à en récupérer d'autres un peu plus loin, mais les sols sont de moins bonne qualité, ce qui implique des frais d'engrais, de chaux, de matière organique... », constate Guillaume Clouet.

« Une urbanisation plutôt bien contrôlée » - Pour autant, il ne se plaint pas. La récente révision du plan local d'urbanisme (PLU) lui garantit une certaine tranquillité « pour les 20 ans à venir ». Il loue donc « la volonté de la municipalité de préserver les terres agricoles, avec une urbanisation plutôt bien contrôlée pour une ville de 22 000 habitants ». Ce qui n'a pas toujours été le cas de communes voisines. Saint-Herblain, par exemple, a vu disparaître progressivement ses agriculteurs ces dernières décennies.

Guillaume Clouet finit par ailleurs ses travaux dans les champs « avant 22 h afin d'éviter les nuisances liées au bruit du tracteur ». Il épand son lisier à au moins 100 mètres des propriétés des particuliers, « plutôt quand il pleut ou quand les vents soufflent dans la bonne direction ». Il enfouit le fumier « dans les 24 heures ». Objectif : limiter les désagréments à la population. A la campagne, les éleveurs font fi de toutes ces précautions.

Les prairies jouxtant les zones pavillonnaires attirent aussi des citadins en quête de verdure. « Mais certains pensent que c'est la nature, qu'on peut aller se promener partout, ouvrir les barrières..., souffle Guillaume Clouet. Sauf qu'après, quand des vaches errent sur la route, ça peut être très dangereux ! ».

Vente directe : un potentiel de clients important - Cette localisation en zone périurbaine présente néanmoins quelques avantages. Toute la viande produite est vendue directement à la ferme. La densité de l'habitat voisin offre un potentiel de clients importants. « Il n'y a aucun intermédiaire, donc les prix sont intéressants pour nous comme pour le consommateur », confie Guillaume Clouet. Facile aussi dans ces conditions de rassurer le client sur la traçabilité.

Enfin, Guillaume Clouet apprécie d'avoir tous les services offerts par la ville juste à côté de chez lui : commerces, loisirs, école...

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Les vaches de Guillaume Clouet paissent dans un pré à Couëron, à proximité immédiate d'une zone pavillonnaire. : Photo JJ

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Dessin de pessin et Pancho - Cool et heures sup.

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BELGIQUE Le Conseil de l'Europe dénonce des discriminations flamandes

LE MONDE | 29.05.08 | 14h58  BRUXELLES CORRESPONDANT

Après le Comité contre le racisme des Nations unies et la Commission européenne, une troisième instance internationale a critiqué des pratiques discriminatoires de la Région flamande. Dans un rapport d'enquête qu'il a présenté, mardi 27 mai, devant le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, le Français Michel Guégan a jugé "hors de proportion" la sanction frappant trois bourgmestres (maires) francophones élus en Flandre.

Ces représentants ne sont pas nommés par leur autorité de tutelle - la Région flamande - parce qu'on leur reproche d'avoir envoyé, en 2006, des convocations électorales dans la langue de leurs administrés et pas uniquement en néerlandais, comme l'impose la loi. Les trois municipalités concernées sont majoritairement francophones.

"FASCISME NON VIOLENT" - Dans son rapport, M. Guégan déplore le "délai déraisonnable" imposé aux trois bourgmestres et s'inquiète que la Belgique n'ait toujours pas ratifié la convention-cadre du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités nationales.

Des voeux pieux : le gouvernement flamand restera inflexible sur ces deux points. Le rapport n'a d'ailleurs pas ému Marino Keulen, ministre régional de l'intérieur. Il estime que M. Guégan n'a pas pris en compte toutes les explications qui lui ont été fournies et s'est livré à des "commentaires politiques" sur la vie locale.

La veille, une commune flamande proche de Bruxelles, Zaventem, avait bravé les mises en garde de la Commission européenne. Elle a approuvé la mise en vente, à un prix modéré, de 61 lots de terrain communaux. Une condition pour les acquérir : parler le néerlandais ou s'engager à l'apprendre. La Commission a fait savoir, le 16 mai qu'elle s'interrogeait sur le caractère discriminatoire de ces dispositions, estimant qu'elles pouvaient pénaliser les ressortissants d'autres Etats membres. La municipalité de Vilvorde entend prendre des mesures identiques.

C'est M. Keulen qui devra répondre à la Commission alors qu'il a, quant à lui, été mis récemment en cause par les Nations unies pour son "code du logement". Présenté comme social et visant à une meilleure intégration, ce plan impose une "bonne volonté pour apprendre le néerlandais" aux personnes désireuses d'obtenir un logement social. Il n'y aurait pas d'obligation de résultat, ce que contestent certains témoignages

.

S'ajoutant à d'autres épisodes récents dont la presse nationale et internationale s'est fait l'écho, ces polémiques indisposent le gouvernement flamand. Il est soucieux de "mieux informer" et entend, notamment, nommer un porte-parole spécifique pour les journalistes étrangers.

A la veille de cette décision, un reporter du International Herald Tribune avait dénoncé le "fascisme non violent" et la "purification ethnique juridique" à l'oeuvre, selon lui, dans le nord de la Belgique.

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BIRMANIE - "Avant, c'était un village", par Dominique Dhombres

LE MONDE | 30.05.08 | 13h50

Les reportages filmés sur l'état de la population dans le delta de l'Irrawaddy, en Birmanie, après le passage du typhon Nargis, sont extrêmement rares. Quatre semaines après la catastrophe, les autorités continuent d'empêcher les caméras étrangères d'accéder à cette zone, ancien grenier à riz du pays, aujourd'hui totalement dévastée. Les images diffusées jeudi 29 mai dans "Envoyé spécial", sur France 2, n'en sont que plus précieuses. Hélène Thyali-Huynh et Hervé Bouchaud ont réussi à entrer clandestinement dans cette zone interdite.

La première a sillonné en voiture une des trois routes goudronnées qui traversent l'Irrawaddy. On voit, tout au long de cette route, des réfugiés qui ont fui leurs villages où tout a été emporté, habitations, vêtements, ustensiles de cuisine. Ils campent de façon précaire sur les bords de cette route par laquelle arrive la seule aide qui leur soit parvenue jusqu'à présent, celle qui est apportée bénévolement par les habitants de grandes villes.

Des camionnettes chargées de nourriture et de couvertures partent régulièrement de Rangoon. Ce sont des initiatives individuelles. On ne voit nulle part sur le terrain les distributions que les militaires seraient censés organiser et qui sont montrées en boucle à la télévision d'Etat. Le dénuement de ces réfugiés massés le long des routes est extrême. C'est pire encore pour ceux qui sont restés dans leurs villages isolés.

Hervé Bouchaud est parvenu jusqu'à l'un de ces villages en payant 1 000 dollars à un passeur. Il a franchi les barrages militaires en se cachant à l'arrière d'une camionnette et a poursuivi en bateau, toujours avec son passeur, dans un des innombrables bras du delta de l'Irrawaddy.

C'est un spectacle de désolation. Il y a encore des cadavres d'hommes et d'animaux dans l'eau. On lui laisse la parole. "Partout, une odeur de décomposition et de pourriture, une odeur de mort." Il arrive jusqu'au village. "Quelle était la hauteur de la vague ?", demande-t-il. "Quatre mètres. L'eau a dépassé ces arbres", lui répond un habitant. "La vague a percuté la maison et l'a emportée là-bas", ajoute ce dernier.

Au milieu du chemin, on aperçoit des bâches en plastique dans lesquelles les villageois ont mis en commun leurs réserves de riz, devenues grisâtres, qu'ils font sécher. "Ce soir, on ne va manger que ça. Il n'est plus très bon, mais on va le manger quand même", dit un villageois.

"Avez-vous reçu de l'aide du gouvernement ?", demande-t-il à la ronde. "Non", répond le chef du village, qui compte 1 300 habitants. Il y a eu entre 60 et 70 morts. Un peu plus loin, il n'y avait même pas d'arbres pour atténuer le choc de la vague. "Il n'y a plus rien. Avant, c'était un village. Maintenant, c'est un cimetière", dit une femme. 

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CHINE - Les Chinois s'inquiètent du détournement de l'aide aux victimes du séisme

Actualités Chine le 29/5/2008 à 10h53  par AFP

Les Chinois s'inquiètent du détournement de l'aide, d'un montant inégalé, destinée aux millions de victimes du séisme du 12 mai, mais les autorités de Pékin ont promis des contrôles et de sévères sanctions pour les cadres corrompus et les spéculateurs.

Le tremblement de terre, qui a fait plus de cinq millions de sans abri, a suscité une énorme mobilisation à travers le pays.
Le gros de l'aide est acheminé par la Fédération des oeuvres charitables de Chine et la Croix-Rouge chinoise, présents au niveau local, et les différentes instances gouvernementales, a expliqué le ministère des Affaires civiles sur son site internet.

Selon des chiffres officiels publiés mercredi, le montant total des dons collectés en Chine et à l'étanger, en argent et en nature, s'élève à 34,79 milliards de yuans (plus de trois milliards d'euros). Près de 10 milliards ont déjà été acheminés vers la zone du tremblement de terre.

Coutumiers des cataclysmes naturels, les Chinois le sont aussi des fréquents dysfonctionnements d'un système dans lequel chaque échelon du pouvoir prélève sa dîme et où les destinataires de l'aide finissent par ne plus recevoir que des miettes.

"Les fonds récoltés par les unités relevant de l'administration ou du trésor public ne doivent pas être amputés par des dépenses de fonctionnement", a averti le porte-parole du ministère des Affaires civiles, Yu Jianliang.

Et les organisations caritatives devront rendre public le pourcentage de dons récoltés qu'elles consacreront à de telles dépenses, a-t-il ajouté.

Des cas de détournement de fonds ont été déjà signalés, provoquant une vive indignation sur les forums de discussion en ligne.

Dans la ville de Deyang au Sichuan (sud-ouest), où se trouvent de nombreux réfugiés du séisme, des fonctionnaires ont été découverts en train de cacher dans un magasin appartenant à leur famille dix caisses de lait, de biscuits et de boissons, a rapporté le site wenxuecity.com.

Le temps que la police arrive sur place pour les embarquer, un attroupement de milliers de personnes s'était formé autour des suspects qui ont essuyé des coups, précise le site.

L'utilisation de tentes réservées aux réfugiés par des personnes non sinistrées est aussi un motif de plainte.

Dans la capitale du Sichuan, Chengdu, une foule de plusieurs centaines de personnes s'est opposée à la police à propos de l'une d'entre elles, rapporte le Nanfang Dushibao, tandis que le site du Quotidien du Peuple relève dix cas de détournement de ces tentes dans la ville de Mianyang.

"Si la corruption devient endémique, elle ne sera pas moins dangereuse que le séisme", prévient un internaute du nord-est de la Chine sur le forum du site Sohu.com.

Beaucoup appellent à punir sévèrement les cadres corrompus, ce que la Cour suprême a appelé à faire dans une directive publiée mardi.

La plus haute instance juridique du pays a ordonné aux tribunaux d'instruire et juger rapidement ceux qui, entre autres, "perturbent le fonctionnement ordonné du marché dans la zone sinistrée" pour en tirer profit, ou qui "abusent de leur pouvoir".

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vendredi 30 mai 2008

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, veut aller plus loin et plus vite dans la remise en cause des 35 heures

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Ouest-France – 30/05/08

L'onde de choc de la remise en cause des 35 heures a continué à se propager, hier.

Les rencontres de Xavier Bertrand avec les syndicats n'ont pas permis de surmonter les désaccords. D'autant que le ministre du Travail a remis une couche sur ses « divergences assumées » et persiste à imposer un calendrier resserré.

Mais c'est surtout du côté syndical que les choses bougent. Les confédérations (sans la CFTC) se sont retrouvées en soirée sur des bases offensives. À l'issue de la réunion, la CGT et la CFDT ont appelé à manifester le 17 juin, avec des arrêts de travail. Force ouvrière et la CGC annonceront leur position lundi.

Une loi vidée de son sens selon les syndicats

Les syndicats accusent Xavier Bertrand de vider de son sens la loi sur la réduction du temps de travail. Et ils accusent le gouvernement d'avoir trahi son engagement de transposer fidèlement dans la loi la proposition commune signée avec le Medef et la CGPME, début avril.

Le projet de loi devrait passer au Parlement au mois de juillet. Hier, Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a qualifié les 35 heures de « carcan épouvantable ». Il tenait à préciser : « Aller plus loin sur l'assouplissement, c'est un choix politique fort, parce que l'économie en a besoin. »

Dans ce contexte, les tensions se sont même exacerbées. La gauche s'est aussitôt positionnée, Julien Dray prédisant, pour le PS, « une flexibilité du droit du travail ».

Aujourd'hui, le contentieux des 35 heures vient apporter un carburant supplémentaire à la grogne qui se manifeste désormais sur plusieurs fronts dans le prolongement de l'action unitaire menée contre la réforme des retraites.

Posté par werdna à 11:02 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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