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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

jeudi 22 mai 2008

Manifestation en baillons ...

Check-list LE MONDE 22 Mai 2008

Rassemblement, mercredi 21 mai, de 150 à 300 personnes devant le siège de l'AFP à Paris Symboliques bâillons
150 à 300 journalistes se sont rassemblés, mercredi devant le siège parisien de l'Agence France-Presse, pour protester contre les  "attaques" de politiques français qui reprochent à l'AFP de ne pas relayer certains communiqués.

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La vérité toute nue à la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC)

Le Canard Enchaîné du mercredi 21 mai

Lors de sa dernière audition dans le cabinet du juge Le Loire, l’ancien président de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a commencer à lâcher quelques noms parmi les bénéficiaires des largesses de la structure la plus riche du patronat.

L’un des heureux gagnants a été la fédération métallurgie de la CFTC, qui, pour organiser son congrès de 2006, avait obtenu une obole rondelette de 23 000 euros.

Officiellement, il s’agissait d’y tenir un stand consacré à la formation professionnelle. Mais le liquide patronal a aussi permis de régaler les braves congressistes du syndicat chrétien. Comme Le Canard l’a raconté le 30 octobre 2007, les pieux étaient invités à fêter simultanément, le 2 juin, la clôture de leurs cogitations et l’anniversaire de leur président, Joseph Crespo.

Au dessert, les serveurs apportent une énorme pâtisserie d’où jaillit une jeune femme entièrement nue. Laquelle s’exhiba ensuite triomphalement avant de traverser la salle dans la même tenue de travail. Les relations sociales s’en sont tout de suite trouvées « fluidifiées », selon la formule employée par Gautier-Sauvagnac…

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En quoi Delanoë est-il présidentiable ?

Marianne – 22/05/08 – Malakine

Objectivement, Delanoë cumule beaucoup d'handicaps.

Il n'a strictement aucune expérience ministérielle. Il ne représente aucun courant d'idées. Il incarne une gauche morale et sociétale, hyper-parisienne, fait de bons sentiments écolo-libertaires, de happening culturels ou festifs et de soumission à l'ordre économique mondialisé, c'est à dire un discours qui n'a strictement aucune chance de passer dans les classes populaires et les régions industrielles.

Il n'a jamais conduit de campagne nationale, son seul fait d'armes ayant été de se faire réélire à Paris sur une vague rose, comme beaucoup de ses collègues. Son mauvais caractère est notoire, ce qui fait douter de sa capacité de rassembleur. Et pour finir, il partage avec sa concurrente, le handicap d'avoir son statut assis sur des responsabilités locales. Or, comme la campagne malheureuse de Royal l'a montré (même si cela n'a pas été suffisamment analysé), l'expérience de la gestion locale n'est ni transposable, ni valorisable dans une élection politique comme la présidentielle.


Pourtant, il est assez curieusement considéré comme un « présidentiable » incontournable. Il a certes pour lui l'estime des journalistes politiques (parisiens) et des sondages flatteurs, mais cela est précaire. Ne jamais oublier la formule de Jean François Kahn : « Lèche, lache, lynche… » Toute bulle médiatique est condamné à exploser.


Le PS va-t-il nous faire un remake de l'élection de 2007 avec des déchirements internes, un parti démobilisé, une candidature hyperpersonnalisée, un programme d'une vacuité abyssale, une campagne conduite avec amateurisme, des bourdes à répétition trahissant l'inexpérience et conduisant aux procès en incompétence, un candidat finalement discrédité et repoussoir ?


Plus qu'un premier secrétaire ou un candidat pour la présidentielle, le PS a besoin de se trouver un leader. Or la popularité, s'il elle peut faire un vote, ne peut pas fonder un leadership. Le leadership se conquiert et se constate. Sarkozy a conquis la droite bien avant de se faire élire président de l'UMP.

C'est triste à dire, mais pour en arriver là, le PS devra aller au bout de sa guerre des chefs et accepter qu'elle soit violente : Qu'ils arrêtent de se réfugier derrière des questions ou des discours tiédasses et de jurer qu'ils n'ont pas d'autre ambition que le souci du collectif. Que les prétendants affirment leur caractère, leur ambition, leurs convictions, qu'ils expriment leur haine et leurs désaccords. Qu'ils se comportent en mâles dominant en lutte pour le pouvoir !
Au final, il ne restera qu'un et celui là sera vraiment un «présidentiable».
C'est ce que la droite sait très bien faire. La bataille pour le leadership y est ré-ouverte depuis que la disgrâce du président apparaît profonde et durable. Sarkozy risquant de perdre son leadership sur son camp, un rival est en train de s'affirmer en la personne de Jean François Copé. Il n'aura besoin ni de courant, ni d'élection, ni d'investiture pour s'imposer comme le futur leader de la droite post-sarkozyste.
Il est vrai qu'il est plus facile de s'affirmer lorsqu'il y a un chef à tuer. C'est peut-être cela le problème du PS. Ce parti est depuis trop longtemps un collectif hétérogène et fragmenté, dépourvu de chef, de ligne et d'autorité, que nul ne peut s'y affirmer par un combat d'idées ou d'égo.

delanoe

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Sarkozy, la peur du tract

22/05/08 - Le Contre-journal de Karl Laske – L’actualité vue par les lecteurs et les internautes

La police est désormais chargée de faire place nette dans les villes visitées par le Président. Les interpellations, fouilles, saisies de tracts font débat sur le net et sur le site de Libé Lyon. 

La publication dans LibéLyon de photographies réalisés par un photographe de presse durant l'intervention avait suscité de nombreuses réactions sur ce site, ainsi que de nombreuses discussions sur des forums très différents, dont celui du Snop, Syndicat national des officiers de police, où certains policiers confirmaient que ce type de pratique se répand (lire).

Christine. Cela fait maintenant la deuxième fois en moins d’un mois que la police interdit la liberté d’expression dans l’espace public. Derrière le caractère anecdotique des faits (personne ne meurt de se faire arracher un drapeau tibétain ou le journal l’Humanité ), se cache une atteinte fondamentale aux principes républicains et démocratiques.

Jeunes militants viennois. Il est intéressant de noter que seuls les sympathisants sont invités à l’acclamer désormais. Cela nous amène donc à la chasse aux sorcières orchestrée par les pouvoirs locaux. Plusieurs arrestations sont faites, sur désignation des agents des Renseignements généraux tout d’abord, puis directement celle de toute personne qui ne prendrait pas part à la grande liesse « populaire » entourant le Président.

La ville était repeinte en bleu. Un premier cordon fouillait, refoulait ou non, intimidait, en clair, puis un deuxième se tenait dans les ruelles attenantes à la place où Sarkozy a débarqué, et enfin, des barrières et des barrages de police isolaient le trajet direct de Sarkozy.

Une des personnes arrêtées : « J’ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 ». A propos de ces arrestations, les policiers n’ont pas été capables de fournir le moindre motif les justifiant. En tout, un peu plus d’une dizaine d’interpellations, dans la limite du possible en secret. A chaque demande la réponse « on n’a pas à se justifier », à chaque remarque comme quoi transporter des tracts et des affiches n’est pas illégal, des « on connaît la loi, c’est nous qui la faisons respecter », mais quelle loi : « on n’a pas à se justifier ! ». Triste épilogue, alors que la plupart des arrêtés ont été libérés, certains auront droit à un « rappel à a loi ». Nous lançons donc un appel aux juristes pour qu’ils nous expliquent quelle loi a été violée ? 

Petermoutarde ( http://www.lebonnetphrygien.org/ )

« Si je vous dis badges, autocollants, tee-shirts, tracts et banderoles soutirés à des manifestants par les forces de l’ordre et surtout interdiction de protester. Vous pensez de suite au passage de la flamme olympique à Paris, aux directives du gouvernement chinois, à l’obsession de ce dernier de donner image propre et rayonnante au monde entier ? Et bien vous avez tort !

Ce comportement stalinien des forces de l’ordre a eu lieu lors des derniers déplacements de Sarkozy à Melun (Seine-et-Marne) et à Vienne (Isère) la semaine dernière.

Sarkozy souhaite désormais offrir une image généreuse et rayonnante d’un président bien dans sa fonction, sans “casse toi, pauvre con”, sans “descend de là, qu’on s’explique”, quand bien même cette image serait entièrement artificielle, comme le meilleur des reportages de TF1. Cette propagande digne de Poutine a donc été entamée cette semaine en minimisant l’action de manifestants militants en leur soutirant leurs outils de protestation et en refoulant tous ceux qui voulaient protester contre la politique de Nicolas Sarkozy.

Un vrai délit d’opinion !
Ces faits gravissimes sont occultés par les journaux télévisés et les rares vidéos qui font le tour du web ne racontent qu’une partie de l’histoire. Melun, ce n’est pas uniquement la mise en scène très champêtre où Sarkozy plaisante avec une syndicaliste CGT bien gentille. La conversation avait quand même commencé par une remarque de la même CGTiste qui se plaignait que sa casquette avait été saisie par les forces de l’ordre. Vienne, ce n’est pas uniquement un reportage de France 3 Rhône-Alpes, le seul reportage télé qui parle d’un accueil mitigé. Non, Melun et Vienne sont surtout le symbole de l’attitude liberticide des forces de l’ordre avant l’arrivée de Sarkozy ! Un photographe témoigne de ce qui s’est passé à Vienne ici et sur le site de http://rebellyon.info ou du site « Le post ».

« Le président a été hué malgré une mise en œuvre par les forces de l’ordre pour que cela n’arrive pas, tout ceci organisé de façon très méthodique (…) ciblage des responsables d’organisations syndicales, de partis d’opposition, mise à l’écart, interdiction par les forces de l’ordre de se rendre Place Miremont (…)
Contrairement aux dires de Patrice Ribeiro, secrétaire général adjoint de Synergie officiers, qui considère ce comportement comme banal de la part de la police lors des déplacements présidentiel, les autres syndicats de policiers trouvent les réactions de leurs collègues anormales et exagérées. Cependant tous s’accordent à dire que cela n’a pas pu se faire sans instructions. Des instructions venant des préfets chargés d’assurer la sécurité du déplacement du président ? Les services du préfet de Seine-et-Marne ont été contacté par les journalistes du journal “Le monde” qui leur enjoignaient de… “Contacter l’Elysée”. Bienvenue en Sarkochine populaire !

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Plan banlieues : Isolée au gouvernement, Mme Amara cherche des soutiens à gauche

LE MONDE | 21.05.08 | 14h42

En quête de soutiens pour faire vivre son plan "Espoirs banlieues", Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la politique de la ville et prise de guerre emblématique de Nicolas Sarkozy au titre de l'ouverture, en est réduite aujourd'hui à chercher ses appuis auprès des maires de gauche.

Elle a reçu, mardi 20 mai, le maire (PS) de Grenoble, Michel Destot, à la tête d'une délégation de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), dont 13 membres sur 17 sont à gauche. Tous deux sont convenus de défendre ensemble la dotation de solidarité urbaine (DSU), avant le comité des finances locales qui doit se tenir début juillet.

"Le travail a bien avancé avec les ministères de l'intérieur, de l'éducation nationale, de l'emploi et des transports", indique un membre du cabinet de Mme Amara. En revanche, les choses tardent avec la santé, la culture... le logement et la ville.

Devant la presse, Fadela Amara s'efforce de faire bonne figure. "Si je suis muette, c'est parce que je taffe !", explique-t-elle pour justifier son silence médiatique des dernières semaines.

Mais, selon son entourage, la bouillante secrétaire d'Etat a montré sa mauvaise humeur lors du séminaire gouvernemental organisé à Matignon dimanche 18 mai. Etonnée que la question de la banlieue n'ait pas été évoquée, elle a fait rasseoir tout le monde à la fin. Furieuse, elle n'a pas pris part au dîner qui a suivi.

Une chose est sûre aussi, il n'y aura pas d'argent frais mis sur ce plan. Toutes les annonces ministérielles seront financées par des redéploiements.

L'offensive de charme déployée par Fadela Amara en direction des maires de gauche de grandes villes trouve ses limites. A Lille, Walid Hanna, adjoint à la politique de la ville de la maire (PS) Martine Aubry, ironise sur "le plan désespoir banlieues". "Pendant la campagne, on nous avait promis un plan Marshall. Au bout du compte, il n'y a rien dedans, constate-t-il. On supprime même les emplois aidés, on diminue les subventions... Tout cela, c'est de la com', qui ne marche plus."

Même son de cloche à Lyon, où l'on fait remarquer que le maire (PS) Gérard Collomb ne s'était pas déplacé à Vaulx-en-Velin, le 22 janvier, lorsque Fadela Amara avait présenté son plan banlieues. "Nous n'avons pas de complicité particulière avec la secrétaire d'Etat chargée de la ville", dit-on dans l'entourage du maire.

Le soutien du maire de Grenoble n'en est que plus précieux. Michel Destot a tressé des couronnes à la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville. " Je suis rassuré sur sa détermination. C'est une ministre militante. Je suis moins rassuré en ce qui concerne le reste du gouvernement... Nous avons en commun une volonté forte de faire respecter cette dotation, a déclaré M. Destot. S'il le faut, nous irons manifester à Matignon et à Bercy avec des banderoles !"

Pour sa part, Mme Amara a déclaré qu'elle "comprenait l'inquiétude des élus". "Je suis déterminée à ce que le gouvernement tienne ses engagements." Dans le même temps, elle a déclaré que la politique de la ville n'était "pas seulement une question de budget, mais de méthodes de travail, une dynamique à créer dans les banlieues".

Le maire de Grenoble et la ministre ont affirmé leur volonté commune de "sanctuariser" les 500 millions d'euros promis par le gouvernement dans l'enveloppe du Grenelle de l'environnement pour le désenclavement des quartiers.

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Budget de la télé publique : trois scénarios

Ouest-France – 22/05/08

Chargée de plancher sur la suppression de la publicité sur France Télévisions, la commission Copé propose. Mais ne choisit pas...

Hausse de la redevance ? Taxe sur la téléphonie ? Taxe sur l'électronique grand public ? La commission Copé ne choisit pas. Hier, ce groupe de travail composé de parlementaires et de professionnels des médias a rendu sa copie sans dire quelle solution avait sa préférence.

On se souvient de la surprise du chef. Le 8 janvier, Nicolas Sarkozy surprend en annonçant la fin de la publicité dans l'audiovisuel public, dès l'an prochain. Stupeur et tremblement dans le Landerneau des médias et polémiques à gogo autour d'une question de fond : où trouver l'argent dont a besoin l'audiovisuel public (les télés, mais aussi les radios) ? Le Président a bien des idées, mais finit par confier le soin de creuser cette question à une commission présidée par Jean-François Copé.

Suppression progressive

Sur le calendrier, celle-ci privilégie une suppression progressive et non le big-bang sarkozien. Le 1er septembre 2009, les écrans de pub disparaîtraient des chaînes publiques avant 20 h. Il faudrait attendre le 1er janvier 2012 pour que France 2, France 3 et compagnie perdent toutes les réclames. La pub serait conservée sur les sites Internet du groupe.

Pour compenser le manque à gagner (de 800 millions à un milliard d'euros, uniquement pour France Télévisions, selon les sources), les scénarios ne sont « ni exclusifs, ni définitifs », a souligné Jean-François Copé, hier. La première hypothèse « privilégie la piste redevance ». Celle-ci, actuellement de 116 € annuels (montant inchangé depuis 2002), serait augmentée soit pour tous les téléspectateurs, soit en faisant payer les possesseurs d'un ordinateur ou les propriétaires d'une résidence secondaire qui, aujourd'hui, ne paient pas.

Hausse de la redevance ou taxes ?

La deuxième piste évoque principalement la création d'une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d'accès à Internet. Elle serait « extrêmement modérée », selon Jean-François Copé : de l'ordre de 0,5 % du chiffre d'affaires (42 milliards d'euros). Ce qui ne fait « que » 210 millions d'euros. S'y ajouterait une redevance sur les fréquences rapportant environ 100 millions.

Le troisième scénario penche pour une taxe sur les « produits bruns », à savoir l'électronique grand public.

Alors, hausse de la redevance ou nouvelles taxes ?

Le choix reviendra au Président, ….qui estime que l'on paye trop d'impôts en France.

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NANTES - Un centre de psychanalyse gratuit pour les plus démunis

Actualité Nantes 20 Mai 2008

Après Paris, Marseille ou Barcelone, un Centre psychanalytique de consultations et de traitement a ouvert en janvier dernier à Nantes. Il a été inauguré  le 19 Mai.

Il a abandonné ses études, vit dans une solitude croissante. Incapable de réaliser les gestes qu'il sait nécessaires pour s'en sortir. Quelques séances au centre de psychanalytique de Nantes lui ont permis de mettre des mots sur ses problèmes.

« Il a raconté son enfance, relate Gilles Chatenay, psychanalyste. Un père diagnostiqué séropositif après une transfusion sanguine, une mère qui plonge dans une profonde dépression. Le point crucial de sa vie se situe à 4 ans : ce jeune homme s'est construit dans le fantasme qu'il devait soutenir les autres. Du coup, il ne lui paraissait pas permis de porter une demande. »

Durée limitée

Consulter un psychanalyste, c'est d'abord formaliser ses maux. Mieux les comprendre pour mieux les appréhender. Le Centre psychanalytique de consultations et de traitement (CPCT) a ouvert en janvier dernier à Nantes. Il offre aux plus démunis, une consultation gratuite auprès de psychanalystes bénévoles et un traitement par la parole.

La durée de la prise en charge est limitée à seize séances. « Souvent, ce public est en rupture avec les institutions, explique Bernard Porcheret, directeur du centre nantais. Limiter la durée permet au patient de faire plus facilement le premier pas. »

Cercles vicieux

Cause ou conséquence, la précarité s'accompagne souvent de souffrances psychiques. Après 5 ans d'activité, le premier centre, créé par l'association parisienne de l'École de la cause freudienne, a constaté qu'une grande partie de son public était concernée par l'exclusion.

Des personnes à l'emploi instable, des étrangers sans papiers ou en exclusion sociale. Des difficultés qui s'accompagnent le plus souvent d'une souffrance psychique : anxiété, perte d'estime de soi ou isolement. Un véritable cercle vicieux.

En quelques mois, l'établissement, débordé par les demandes de consultation, est passé de 12 à 22 psychanalystes. « Nous essayons de recevoir les patients le plus vite possible, confie Bernard Porcheret. Une parole doit être entendue avant qu'elle ne se referme. »

Rendez-vous par téléphone au 02 51 13 53 52.

Presse-Océan

Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et Michelle Meunier, vice-présidente déléguée à la famille au Conseil général, ont inauguré hier le centre psychanalytique de consultations et de traitements, en présence de Gilles Chatenay, président du centre, et Bernard Porcheret, son directeur.

J_M_yrault_Inauguration

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« La pornographie casse l'imaginaire des ados »

Ouest-France – 22/05/08 - Recueilli par Laurent BEAUVALLET

Hélène Gardey de Soos travaille au centre de planification et d'éducation familiale d'Angers et fait partie de la commission de travail qui réfléchit sur les mineurs face à la pornographie.

Les ados ont facilement accès aux images pornos. Hélène Gardey de Soos, infirmière, conseillère conjugale et familiale et sexologue, alerte.

Comment analysez-vous le comportement de ces deux collégiens des Yvelines qui viennent de violer la soeur de l'un d'entre eux, après avoir regardé un film pornographique ?

Ces enfants ont reproduit ce qu'ils venaient de visionner sans comprendre. Ils se sont identifiés aux « héros », exactement comme dans un film de violence, sans faire la différence entre la réalité et l'imaginaire. Ces images tronquées et mises en scène cassent cet imaginaire. En général, les ados qui visionnent des films pornographiques sont convaincus de tout savoir de la vie sexuelle. L'éveil de la vie affective et sexuelle doit se faire au contraire dans le rêve, à partir de petites expériences menées à son propre rythme.

Votre réaction par rapport à l'accès de plus en plus facile à des images pornographiques ?

Aujourd'hui, à travers internet ou sur les mobiles, les enfants et les ados accèdent facilement à des images qui ne sont pas faites pour eux. C'est exactement comme si on mettait un fusil dans les bras d'un gamin. C'est pourquoi nous avons décidé de créer une commission de travail (1) qui organisait, lundi dernier, une conférence à Angers à destination des parents, intitulée « Les mineurs face à la pornographie ».

Que faites-vous en direction des enfants et des ados ?

Nous intervenons dans les établissements scolaires du Maine-et-Loire pour parler du corps, mais aussi de l'esprit, de l'éveil amoureux et des sentiments, des conséquences de l'acte sexuel. Ce sont souvent les filles qui s'interrogent.

(1) Elle est formée d'intervenants du programme régional de santé : Association d'aide aux victimes d'abus sexuels, centres de planification et d'éducation familiale, inspection académique, mouvement français pour le planning familial, protection judiciaire de la jeunesse, réseau ville hôpital VIH sida 49.

Posté par werdna à 00:06 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les chalutiers seraient trop gourmands en gazole...

Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/

peche_gazole

Les plans de sauvegarde de la pêche se succèdent, mais la hausse discontinue du pétrole ces derniers mois provoque chez les pêcheurs une angoisse plus profonde que jamais quant à la pérennité de leur secteur.
Pourquoi la pêche française est-elle si dépendante du pétrole ? Parce qu'elle est, historiquement, composée essentiellement de chalutiers. Le fait de tirer longuement un lourd chalut en pratiquant des allers-retours, fait que ce type de pêche est le plus gourmand en carburant.

Posté par werdna à 00:05 - Agriculture - Pêche - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Premier ministre, n’avait déjà pas beaucoup de pouvoir, il en a encore moins depuis le 15 mai

Le Canard Enchaîné du mercredi 21 mai

Sarkozy qui prend tout en main a constitué une « garde rapprochée » de sept ministres du gouvernement, en écartant le « collaborateur », à savoir le Premier ministre

Ce jour là, François Fillon s’envole pour un aller et retour au Pérou. Le chef de l’Etat a réuni à l’Elysée ses sept ministres préférés pour les charger de plusieurs missions spéciales. Ce sont ceux qu’il a appelé sa « garde rapprochée » : Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Xavier Darcos, Eric Woerth, Luc Chatel, Laurent Wauquiez et Nadine Morano. Les exclus, comptez-vous ! (Fillon bien sûr, mais aussi Dati, Borloo, Kouchner, MAM, Lagarde, Bachelot, etc.) Et il leur a annoncé une série de mesures qui témoignent toutes d’une volonté de reprise en main par l’Elysée de la majorité et de gouvernement.

Extraits du discours du chef de l’Etat : « Je vous verrai le plus souvent possible car vous formez ma task force. Vous êtes les politiques du gouvernement… J’irai avec vous jusqu’au bout… Vous êtes le noyau dur, l’armature du prochain gouvernement… Je veux discuter avec vous de tous les sujets, aborder toutes les critiques, examiner avec vous les nominations importantes et les investitures aux élections. » Après quoi, Sarko à demandé à cette joyeuse bande de « travailler » les médias…

Sarkozy recevra aussi chaque lundi l’équipe dirigeante de l’UMP, à savoir Devedjian, Bertrand (qui figure déjà dans le cercle des sept ministres mercenaires), Kosciusko-Morizet, Woerth, etc.

Enfin, les petits déjeuners de la majorité, avec Fillon, Accoyer, Poncelet, Copé, etc. qui avaient lieu jusque là trois mardis sur quatre à Matignon, se tiendront tous désormais à l’Elysée !

Et pour faire bonne mesure, les parlementaires UMP seront reçus à l’Elysée tous les deux mois.

Commentaire de Sarkozy : « Si ce n’est pas moi qui m’occupe de tout ça, c’est le bordel ! »

Que reste-t-il à Fillon pour s’occuper ? Le golf, le jogging, la course automobile et les voyages à l’étranger ? Devant des journalistes, le 16 mai, Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie à expliqué ainsi la situation à la tête de l’exécutif : « Le problème, a-t-il affirmé, c’est que Sarkozy veut exercer le seul job qu’on lui a toujours refusé, Matignon ». Et puis, en se marrant franchement : « C’est quand même le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier ministre ! »

Jusqu’à présent, le Premier ministre n’a pipé mot sur cette nouvelle organisation qui finit de le court-circuiter. Mais, croisant Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie (qui fait partie des « sept de l’Elysée »), Fillon lui a lancé, mi-figue, mi-raisin : « Ah, voilà l’un des heureux élus ! » L’autre, un peu gêné, lui a répondu : «  Moi, quand je suis convoqué chez le Président, j’y vais ! »

Face au shérif de l’Elysée et à ses sept mercenaires, Fillon ressemble de plus en plus à un pauvre cow-boy solitaire. Mais lui, il ne tire pas plus vite que son ombre.

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Posté par werdna à 00:05 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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