mercredi 21 mai 2008
Retraites : le Medef jette de l’huile sur le feu
F. W.-D. Libération - mercredi 21 mai 2008
Laurence Parisot fait tout pour être brocardée par les manifestants qui défileront demain dans les principales villes de France.
La présidente du Medef a en effet rappelé hier qu’elle souhaitait non seulement voir passer de quarante à quarante et un ans la durée de cotisation, mais aussi repousser à 61 ou 62 ans l’âge minimum de la retraite, aujourd’hui fixé à 60 ans.
Pour appuyer sa démonstration, elle affirme que le «seul moyen d’équilibrer les régimes de retraites en 2020 est de fixer l’âge de départ à 63 ans et demi». «La France est le seul des 27 pays européens à avoir fixé l’âge légal à 60 ans», dit-elle, soulignant qu’en matière d’emploi des seniors, l’Etat ne donne pas le bon exemple puisque 48 % des fonctionnaires partent à la retraite avant 60 ans, contre 18 % pour les salariés du privé.
Plus de 80 manifestations sont prévues demain en France.
L’affichage publicitaire est une pollution visuelle
Le 20/05/08 - Nicolas HERVé doctorant, membre du Collectif des déboulonneurs.
Elles s’imposent à nous en permanence, défigurant nos paysages, violant nos consciences, manipulant nos enfants : les affiches publicitaires sont incrustées dans nos villes, nos campagnes et nos transports.
Tout le monde le constate, beaucoup le regrettent, certains le critiquent mais personne ne répond.
Particularité française, notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros).
L’affichage est régi par une loi datant de 1979, extrêmement complexe, très permissive et qui est largement et régulièrement bafouée par les professionnels du secteur. Ceci est avéré et reconnu par les responsables politiques, toutes étiquettes confondues, et par la justice. A lui seul, ce fait mériterait que l’on s’interroge sur la loi actuelle, sur son application et plus largement sur sa légitimité.
Contrairement à tous les autres médias, l’affichage œuvre dans l’espace public. Il y occupe même une place privilégiée : il est impossible de s’y soustraire.
Il ne s’agit pas de remettre en question la nécessité pour les acteurs économiques d’informer sur leurs activités. Mais qu’est-ce qui permet de justifier que les messages soient imposés aux usagers de l’espace public ?
La liberté d’expression est fondamentale mais elle ne doit pas pour autant prendre le pas sur la liberté de réception. Tout individu doit avoir le choix de recevoir ou non un message, qu’il soit à caractère commercial ou non. Il est ainsi intéressant de noter que l’affichage politique et d’opinion est également réglementé, mais de façon beaucoup plus drastique tant dans les formats que dans la densité des dispositifs.
La dimension des affiches actuellement en vigueur, la généralisation des panneaux lumineux et déroulants, le déploiement toujours plus important des bâches sur les façades d’immeuble permettent de parler de pollution visuelle. L’utilité sociale de cette activité est-elle si évidente pour qu’on ne s’interroge pas à son sujet ? Quelles sont les réponses des responsables politiques ? Ils reconnaissent tous le problème, promettent d’y réfléchir, de travailler avec les associations sur le sujet, puis bottent en touche lorsqu’ils sont au pouvoir. Un exemple parmi tant d’autres concerne les réponses des différents ministres de l’Environnement. Ces questions ont été les grandes absentes du Grenelle et sont enterrées pour l’instant.
A travers l’affichage, d’autres questions liées au système publicitaire sont également soulevées. Tout le monde semble d’accord pour dire que la suppression de la publicité est une bonne chose pour la qualité du service audiovisuel public. Cependant, à aucun moment la réflexion n’a été étendue à l’espace public dans son ensemble. Est-il normal que des services publics soient financés par une taxe privée ? Car, même si personne ne le rappelle, il est évident que l’argent de la publicité ne tombe pas du ciel. Les dépenses des entreprises pour leur communication extérieure sont de l’ordre de 30 milliards d’euros. C’est-à-dire 500 euros par personne et par an répercutés sur le prix des produits.
Une nouvelle piste pour le pouvoir d’achat ?
Le système publicitaire prélève donc sa taxe, de façon beaucoup plus discrète que l’impôt public. Nous en avons récemment eu un bel exemple à Paris avec le marché des Vélib’ en échange de la concession des panneaux d’affichage sur le domaine public.
La justice a depuis peu apporté un début de réponse à cette question lors du procès de membres du Collectif des déboulonneurs en reconnaissant que le «risque environnemental, social et sanitaire» de l’affichage publicitaire est «sous-évalué».
L’affichage publicitaire est-il intouchable en France ? Les relations entre nos dirigeants politiques et les publicitaires sont-elles si fortes pour que la chape de plomb soit encore maintenue longtemps sur le sujet ? Ces questions appellent une «rupture» avec la politique des trente dernières années.
LE COLLECTIF DES DEBOULONNEURS : http://www.deboulonneurs.org/
cherche à créer un débat de société et à interpeller les élus sur ces problématiques.
Son angle d'attaque est l'affichage car il affecte l'espace collectif et la démocratie.
En revendiquant une taille maximale d'affichage de 50cm par 70cm et la suppression de tous les dispositifs énergivores, les déboulonneurs plaident le libre choix, la « liberté de réception », le droit à ne pas subir le matraquage publicitaire.
Face à l'inertie des pouvoirs publics, à l'urgence démocratique, sanitaire,
environnementale et sociale, à la puissance croissante des publicitaires, le collectif a choisi la désobéissance civile et l'action non-violente, en dégradant mois après mois et publiquement des panneaux publicitaires par barbouillage.
OGM : vote de la loi cette semaine
Plus de 40 000 personnes ont signé la pétition de la revue L'Ecologiste et de l'association OGM dangers pour demander l'interdiction des OGM, contribuant ainsi au rejet du projet de loi sur les OGM en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai.
Le même projet de loi sera présenté mardi 20 mai devant les députés et jeudi 22 mai devant les sénateurs.
Rappelons que ce projet de loi autorise les plantes et les animaux transgéniques, contrairement à ce que souhaitent l'immense majorité des Français selon les sondages unanimes depuis dix ans.
La revue L'Ecologiste et l'association OGM dangers font donc appel à la conscience de tous les parlementaires afin qu'ils confirment le rejet de ce projet de loi.
Nous demandons au secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian de voter à l'Assemblée nationale l'interdiction des OGM dans les champs, en cohérence avec l'interdiction des OGM dans les assiettes des cantines qu'il vient de faire adopter en tant que président du Conseil général des Hauts de Seine.
Vous pouvez faire circuler ce mail pour faire signer la pétition en ligne www.ogm-jedisnon.org et écrire et faire écrire aux parlementaires très simplement depuis ce site. C'est urgent et c'est efficace !
L'association OGM dangers : www.ogmdangers.org
La revue L'Ecologiste : www.ecologiste.org
La pétition : www.ogm-jedisnon.org
L'inquiétante question des orphelins après le séisme au Sichuan
le 21/5/2008 par Mathilde Bonnassieux ( Aujourd'hui la Chine)
Au pays de la politique de l'enfant unique, le destin des milliers d'enfants laissés seuls sur le bord de la route présage les pires difficultés.
Nombre d'orphelins recensés à ce jour : 70, selon le ministère des Affaires Civiles. Un chiffre bien loin des prévisions, d'où les efforts entrepris par les autorités pour poser les premiers jalons de ce qui s'annonce comme un problème d'envergure. Objectif : traiter le flot des demandes d'adoptions.
Et pour cause, la population n'est pas restée insensible aux images de ces enfants blessés, seuls sur leur lits d'hôpitaux tout comme des petits réfugiés errant dans les décombres. Dans les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, les responsables ont ouvert trois lignes spéciales pour enregistrer les demandes d'adoptions.
Depuis, les appels n'ont pas cessé. A Pékin, Wu Shixiong, responsable du Bureau local des Affaires Civiles parle de « centaines de milliers d'appels ». A Shanghai, plus de 400 personnes se sont déjà signalées auprès du Bureau des Affaires civiles, et selon un sondage mené par ce département, plus de 2000 résidents de la ville auraient l'intention de le faire.
Sur Internet, c'est la même chose. Les forums regorgent de messages d'internautes chinois désireux de s'occuper d'orphelins depuis que le gouvernement s'est dit prêt à étudier les demandes d'adoption émanant de "personnes qualifiées".
Conditions d'adoptions drastiques
Mais c'est peut-être là que réside toute la difficulté. Car en Chine plus qu'ailleurs, n'adopte pas qui le souhaite. Aux règles existantes - avoir plus de 30 ans, ne pas être malade et avoir financièrement les moyens d'élever un enfant - est venue s'ajouter en 1990 cette condition drastique, liée à la politique de l'enfant unique : ne pas avoir d'enfant.
Un principe auquel les responsables ne semblent pour l'instant pas avoir l'intention de déroger malgré les circonstances. "Il faut attendre que le travail d'enregistrement soit terminé. Tant que les recherches continuent, on ne peut pas connaître le nombre d'orphelins. Pour l'instant, on ne fait qu'enregistrer les demandes. Ensuite, les demandes d'adoption suivront la procédure normale", explique au bout du fil Mme Yang du Bureau des Affaires Civiles du Sichuan.
Des propos qui laissent craindre une lenteur des procédures mais aussi que de nombreuses demandes restent insatisfaites, laissant des milliers d'orphelins sur la touche. Des enfants souvent atteints de graves handicaps et de troubles psychiques. Et ce n'est pas de l'extérieur que devrait venir la bouffée d'air puisque depuis la fin 2006, la Chine a durci les règles d'adoption pour les étrangers, exigeant que les couples soient mariés depuis plusieurs années, aient un niveau de vie élevé et ne soient pas obèses.
En attendant, le gouvernement du Sichuan a annoncé le 20 mai dernier, la prise en charge des frais de scolarité pour les orphelins.
Que vont devenir les orphelins du séisme qui a ravagé la province du Sichuan le 12 mai dernier ? A l'heure où la Chine compte ses victimes, cette question est venue s'imposer avec force sur le devant de la scène.
Les péripéties de deux pompiers en Birmanie
Ouest-France – 21/05/08 - Marie TOUMIT
Les pompiers angevins expliquent comment utiliser la machine à purifier l'eau, qu'ils ont laissée aux Birmans.
Ils apportaient une machine pour purifier l'eau. Ces deux Angevins ont passé une semaine à Rangoun, de bureau en bureau !
ANGERS. - « L'humanitaire, c'est 70 % de négociations et 30 % d'action. » Surtout en Birmanie. Vincent Bohers, 33 ans, et Stéphane Riaudel, 32 ans, deux pompiers angevins, sont rentrés, hier, d'une mission d'une semaine dans ce pays ravagé par un cyclone. Membres du Groupe de secours catastrophe français (GSCF), ils avaient pourtant obtenu trois visas et un laissez-passer.
À Rangoun, à la douane, « le laissez-passer nous a valu quelques sourires », raconte Vincent Bohers. Après, ça s'est corsé. Les deux Angevins et le président de cette ONG n'ont pu quitter la ville. « Juste après le référendum, les check-points militaires ont été de plus en plus serrés pour éviter que des Occidentaux ne voient ce qui se passait. »
Ils apportaient une machine qui filtre l'eau pour la rendre potable. Il a fallu plusieurs jours de négociations pour trouver des « stagiaires » à former. « On a montré notre matériel au personnel birman de la Croix-Rouge, sous l'oeil de techniciennes du ministère de la Santé qui notaient tout », décrit Stéphane Riaudel. Le lendemain, rebelote. « Pour tester la machine, les Birmans ont pris de l'eau très boueuse. »
« Une atmosphère oppressante »
Les deux pompiers évoquent « une atmosphère oppressante ». Les militaires sont partout. « Dans les rues, ils dégagent les arbres qui jonchent le sol. Mais ils étaient aussi dans notre hôtel, à l'étage où on dormait. Pour nous ?... On avait le sentiment d'être tout le temps observés. »
« Le temps passait, alors on a fait comprendre que l'on voulait un document écrit indiquant à qui nous laissions la machine. » Longue attente à la Croix-Rouge. « Le système bureaucratique est très alambiqué. On nous a demandé de revenir. »
Juste avant de faire un troisième essai de l'unité de potabilisation, un responsable les reçoit finalement. « Nous avons respecté le protocole, échangé des casquettes à l'effigie de nos organisations. Ces petites attentions leur ont fait plaisir. » Le GSCF a obtenu ses signatures et pu former des Birmans. La mission est accomplie, mais les pompiers ne savent pas où leur machine sera utilisée.
Pour faire des dons. GSCF « Urgence Birmanie », BP 80 222, 59 654 Villeneuve-d'Ascq Cedex. Sur Internet : www.gscf.fr et www.gscf.eu.

Pour des "Casques rouges" à l’ONU
Libération- tribune du mercredi 21 mai 2008
Par Nicole Guedj ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, présidente de la Fondation casques rouges.
Rangoun, 3 mai 2008 : selon la junte birmane, le cyclone Nargis aurait entraîné plus de 130 000 morts et disparus. Les Nations unies parlent de 1,5 million de sinistrés. Et ces chiffres sont certainement encore sous-estimés. En moins de quelques heures, les principales infrastructures des régions de l’Irrawaddy et de l’ancienne capitale ont été détruites.
On pouvait croire, les leçons du tsunami ou de Katrina tirées, que les secours bien organisés, la logistique bien huilée, nous allions assister à une déferlante de l’aide humanitaire spécialisée. Et puis stupeur, on constate les mêmes errements. Certes, le matériel existe, mais comme à chaque fois, il n’y a aucun moyen de les acheminer jusqu’aux lieux des drames. Pas d’hélicoptère, pas de moyen de transport, pas de système d’urgence de traitement de l’eau… Les caméras du monde entier doivent se contenter de leur arrivée sur l’aéroport de Rangoun et après ?
Mais pire encore, à la stupeur s’ajoute la consternation de voir que l’ONU tente de négocier l’entrée de ses équipes dans un pays réfractaire à l’apport de toutes aides étrangères, que les ONG essaient de quémander quelques visas. L’opinion publique reste incrédule. Déjà certains s’interrogent sur la légitimité d’une ingérence humanitaire qui pourrait même nécessiter l’usage de la force, ajoutant la violence au drame.
Une question majeure se pose : pourquoi l’ONU ne dispose pas de la légitimité requise aux yeux de la junte ?
Parce que l’image de l’ONU, c’est, pour partie, l’intervention de la communauté internationale en cas de conflit. C’est l’ONU qui prend des résolutions. C’est l’ONU qui prend des sanctions. C’est avant tout une force de maintien de la paix. Et pour nombre de pays, c’est encore l’image d’une administration toute à la solde des grandes puissances.
Sans l’excuser une seconde, on peut comprendre la réaction hostile d’une junte paranoïaque à la vision d’un navire de la marine militaire soupçonné de déverser, en même temps que ses rations de survie, ses agents ! C’est comme si l’on confiait la gestion du Samu à la BAC (Brigade Anti Criminalité) dans une banlieue «chaude».
Alors, bien sûr, l’ONU opère un grand écart, consciente de sa «responsabilité de protéger». Elle a su se doter d’agences comme le Haut Commissariat pour les réfugiés (UNCHR), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Unicef… Certains départements, comme le Bureau de coordination de l’action humanitaire (BCAH) existent, sans toutefois n’avoir jamais eu les moyens de se doter d’une force à l’image des Casques bleus, uniquement dédiée à l’aide humanitaire.
Il est donc temps de créer un unique organe de gestion de l’action humanitaire, qui serait le premier point d’entrée des gouvernements en difficulté, après le déclenchement d’une catastrophe naturelle.
Une structure spécialement et légitimement créée par les Etats membres. Une structure mondiale de coordination organisée autour de la notion de secours, d’éthique, de respect des croyances et des facteurs locaux. Une structure gérée par les spécialistes de l’urgence et de la logistique. Une structure aux objectifs sans équivoque, qui ne soit ni une émanation militaire ni une entrée du renseignement. Une structure constituée d’un état-major renforcé, chargée d’anticiper les risques potentiels de catastrophe et de pré-identifier les ressources humaines et matérielles existantes pour y faire face ; des unités régionales basées sur chaque continent, prêtes à intervenir dans l’urgence ; et enfin des moyens logistiques, rapidement déployables, pour faciliter le travail des équipes de secours et des ONG sur le terrain.
Pour les pays en crise, cela représenterait un certain gage de confiance car la responsabilité sera portée par une seule entité, s’engageant à respecter un cadre de coopération fixé préalablement. Et pour les pays solidaires, il serait bien plus aisé de répondre précisément à des besoins évalués par l’ONU, puis d’intervenir conjointement sous la direction d’un état-major international, plutôt que d’entrer dans des négociations insensées, soumises à des enjeux politiques et diplomatiques, pour porter naturellement assistance à personne en danger.
Je milite depuis des années pour la création de ce corps des «Casques rouges». On m’écoute le temps d’un tsunami. Cette proposition de «force internationale humanitaire de réaction rapide» a été soutenue par la France et acceptée, alors, par le secrétaire général de l’ONU. Mais la pression médiatique retombée, qui se souviendra encore de cette nécessité. Le droit humanitaire doit entrer dans l’âge adulte et les Nations unies doivent imposer une nouvelle gouvernance humanitaire.
LOI SUR LES OGM : L'Assemblée adopte le texte sur les OGM seuls les députés UMP et une partie du Nouveau Centre ont voté pour
NOUVELOBS | 20.05.2008 | 20:22
Seuls les députés UMP et une partie de ceux du Nouveau Centre ont voté pour, PS et GDR (PCF-Verts) ont voté contre le texte issu de la Commission mixte paritaire. Les travaux ont été marqués par un vif incident de séance, entraînant une suspension des travaux durant une vingtaine de minutes.
L'Assemblée nationale a donné mardi 20 mai, au terme d'un débat tendu et dans une ambiance survoltée, l'ultime feu vert au projet de loi très controversé sur les OGM, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte jeudi par le Sénat.
Seuls les députés UMP et une partie de ceux du Nouveau Centre ont voté pour, PS et GDR (PCF-Verts) ont voté contre le texte issu de la Commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée).
Le texte a été adopté par 289 voix contre 221, pour 533 votants et 510 suffrages exprimés.
Il vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive de 2001 que la France a tardé à transposer en droit national.
Issu du Grenelle de l'environnement, il compte parmi ses dispositions phare les règles en matière de "coexistence" des cultures et l'instauration d'un "délit de fauchage".
Durant ses trois mois de navettes parlementaires, le projet de loi Borloo/Kosciusko-Morizet a connu une série d'incidents, notamment une crise dans la majorité et un rejet surprise le 13 mai après l'adoption d'une motion de procédure PCF.
Les travaux de mardi ont été marqués par un vif incident de séance, entraînant une suspension des travaux durant une vingtaine de minutes. (AFP)
La redevance télé pourrait augmenter de 14 euros
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Le Parisien mardi 20 mai 2008, 21h58
La Commission présidée par Jean-François Copé va recommander une augmentation de 14 euros de la redevance, actuellement fixée à 116 euros par foyer.
La Commission Copé, qui organise mercredi une conférence de presse, «préconise une augmentation de 14 euros de la redevance: 12 euros de revalorisation et 2 euros provenant de son indexation sur l'inflation», selon le journal Les Echos, qui publie l'information dans ses colonnes mercredi.
«Le volet fiscal prévoit aussi notamment une taxe de 1% sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunication», ajoute le journal.
La Commission présidée par le président du groupe UMP à l'Assemblée doit faire connaître mercredi ses recommandations sur la question cruciale des moyens de compenser financièrement la fin de la publicité pour le groupe France Télévisions, voulue et annoncée par le président Nicolas Sarkozy en début d'année.
Pour trouver ces ressources de substitution, le président Nicolas Sarkozy suggérait fin février, dans sa lettre de mission à la commission présidée par M. Copé, un «panachage de ressources», en évitant d'évoquer une hausse éventuelle du produit de la redevance.
La redevance en France, une des plus faibles d'Europe, n'a pas été revalorisée depuis 2002 et son adossement à la taxe d'habitation l'a même diminuée de 50 centimes. Le ministre du Budget Eric Woerth avait affirmé en février qu'il «n'y avait pas de raison d'augmenter la redevance».
La Commission Copé doit présenter à la fin du mois prochain ses conclusions au président Sarkozy, qui l'a chargée de dessiner le visage de la future télévision publique sans publicité.
Mai 1968- Mai 2008

Expulsions ou crimes d’Etat ?
Le point de vue de Ludovic Bourely de l’Association « Laisez-les grandir ici ! » 20/05/08

Suite à la forte mobilisation autour de Scotty, enfant de 4 ans né et scolarisé en France dont les parents malgaches sont menacés d’expulsion…
“Le Parlement français a voté le 6 mars 2000 une loi créant un Défenseur des enfants pour montrer l’importance qu’il attache au respect effectif des droits fondamentaux des enfants.
Le rôle de la Défenseure des enfants est de défendre et de promouvoir les droits de l’enfant tels qu’ils ont été définis par la loi ou par un engagement international comme la Convention internationale des droits de l’enfant (ou CIDE) ratifiée par la France en 1990.
Un statut d’autorité indépendante garant des droits de l’enfant.
La Défenseure des enfants est une institution de l’Etat, qui a le statut d’Autorité indépendante afin de pouvoir intervenir de façon neutre et impartiale en faveur des enfants dont les droits ne seraient pas respectés.
La Défenseure des enfants ne reçoit d’instructions d’aucun ministre, d’aucune administration, d’aucune autre institution publique ou privée. Elle ne peut être poursuivie, recherchée ni arrêtée pour les opinions émises ou les actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions (loi du 6 mars 2000). Ce n’est pas une association.
La Défenseure des enfants est nommée par décret du Président de la République pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Dominique Versini occupe cette fonction depuis le 29 juin 2006.” extrait du site de la Défenseure.
Nous avons donc fait appel à la Défenseure des enfants concernant Scotty (voir article précédent), étant convaincus que les droits de cet enfant de quatre ans n’avaient pas été respectés dans la procédure d’expulsion de ses parents.
La Défenseure des enfants nous a donné raison en demandant à M. Bellion, Préfet du Gard, de réétudier positivement ce dossier. M. Bellion, qui a reçu l’avis de la Défenseure depuis un mois, n’a même pas daigné répondre à cette institution de la République.
Ce mépris, d’un simple préfet, (qui par ailleurs porte fièrement sa Légion d’honneur), pour cette vénérable institution, montre à quel point le droit des enfants est bafoué dès que les enfants en question ne sont pas français …
Les 25000 expulsions prévues pour 2008 doivent être tenues coûte que coûte, les Droits de l’homme et les Droits de l’enfant, ne doivent pas y faire obstacle.
Il semble que depuis quelques temps, la première phrase de notre constitution “Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946…“commence à gêner …
Les Droits de l’homme d’accord, mais pas chez nous …
D’ici qu’on nous la modifie cette phrase …
Cette logique du chiffre est criminelle, elle brise la vie de familles, d’enfants, d’individus qui pour la plupart sont en France depuis longtemps, qui étaient en règle, qui travaillaient, qui aillaient à l’école, camarades de classes de nos enfants. Et c’est sans compter ceux qui en sont mort, expulsés vers des pays où l’on savait que leur vie était en jeu.
Notre pays, n’avait jamais à ce point organisé et foulé aux pieds nos principes, nos valeurs les plus profondes. Il semble qu’il y ai déjà eu 15000 expulsions depuis le début de l’année, soit une toutes les six minutes.
Quelques-unes sont médiatisées, et quand on examine ces cas médiatiques, tout le monde est choqué, pourtant ces dossiers médiatisés sont le hasard d’une mobilisation locale, tous les autres qui passent inaperçu sont le plus souvent similaires. La France entière serait choquée de la façon dont notre République traite certains Êtres Humains, si elle pouvait avoir une vue d’ensemble du problème.
Les médias étrangers ne s’y trompent d’ailleurs pas : Comment faire croire qu’on examine 15000 dossiers en cinq mois dans les préfectures, à effectifs constants ? Sans compter le temps, et les moyens que prennent les expulsions en elle-mêmes. À 20 000 € l’expulsion en moyenne, c’est un tiers de milliards d’Euros que l’on vient de dépenser pour commettre des injustices, du malheur, de la souffrance et parfois la mort.
Tout cela pour obéir à cette logique d’un autre âge, moins d’étrangers = moins de chômage, logique initié par le régime nazi, moins de Juifs = moins de chômage, nous savons tous à quoi peut aboutir ce type de logique.
C’est une trahison historique qui est en marche dans le pays qui a inventé les droits de l’homme. Une haute trahison dont certains devront répondre, du plus haut sommet de l’État jusqu’aux petits Préfets, serviteurs zélés d’une machine inhumaine.
Pour les gardois, l’association organise Samedi 24 Mai un spectacle de solidarité avec la famille de Scotty.
Pour en savoir plus : Le Web pédagogique de Ludovic Bourely
