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mardi 20 mai 2008

OGM : vote de la loi cette semaine

Plus de 40 000 personnes ont signé la pétition de la revue L'Ecologiste et de l'association OGM dangers pour demander l'interdiction des OGM, contribuant ainsi au rejet du projet de loi sur les OGM en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai.

Le même projet de loi sera présenté mardi 20 mai devant les députés et jeudi 22 mai devant les sénateurs.

Rappelons que ce projet de loi autorise les plantes et les animaux transgéniques, contrairement à ce que souhaitent l'immense majorité des Français selon les sondages unanimes depuis dix ans.

La revue L'Ecologiste et l'association OGM dangers font donc appel à la conscience de tous les parlementaires afin qu'ils confirment le rejet de ce projet de loi.

Nous demandons au secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian de voter à l'Assemblée nationale l'interdiction des OGM dans les champs, en cohérence avec l'interdiction des OGM dans les assiettes des cantines qu'il vient de faire adopter en tant que président du Conseil général des Hauts de Seine.

Vous pouvez faire circuler ce mail pour faire signer la pétition en ligne www.ogm-jedisnon.org et écrire et faire écrire aux parlementaires très simplement depuis ce site. C'est urgent et c'est efficace ! 

 

L'association OGM dangers : www.ogmdangers.org

La revue L'Ecologiste : www.ecologiste.org

La pétition : www.ogm-jedisnon.org

Posté par werdna à 17:35 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Chine séisme : une femme retrouvée vivante après avoir passé 195 heures ensevelie

NOUVELOBS.| 20.05.2008 | 14:44

Elle a été sauvée mardi par les secouristes. Un homme de 31 ans avait lui aussi été dégagé des ruines de son usine dans la matinée. Le dernier bilan officiel fait état de 40.075 morts.

L'agence officielle Chine nouvelle a annoncé mardi 20 mai qu'une femme a été sauvée mardi après avoir passé huit jours ensevelie sous les décombres causés par le séisme survenu dans le sud-ouest de la Chine.
La rescapée a passé 195 heures sous les décombres, a précisé l'agence en citant la télévision d'Etat.

Il s'agit du deuxième rescapé sauvé mardi, après un homme de 31 ans, Ma Yuanjiang, qui est resté bloqué huit jours sous les ruines de son usine à Wenchuan. Les secouristes ont travaillé trente heures pour le dégager, l'alimentant avec une paille et de l'eau sucrée et perçant un tunnel pour l'atteindre.

L'espoir s'amenuise de pouvoir retrouver vivants des rescapés du séisme de magnitude 8 sur l'échelle de Richter, qui a fait plus de 40.075 morts, selon le dernier bilan officiel provisoire, et dévasté le 12 mai une région du sud-ouest de la Chine, grande comme trois fois la Belgique.

Secours - La tâche des secouristes - militaires, fonctionnaires et personnes privées - qui s'emploient à assurer le ravitaillement et le logement de millions de personnes sans abri, devaient en outre composer avec de nouvelles répliques et avec l'annonce de pluies diluviennes.

Lundi, alors que le pays tout entier entamait une période de trois jours de deuil, les sauveteurs avaient atteint les coins les plus reculés de la province, mais les routes vers une cinquantaine de localités affectées restaient bloquées par des éboulis.
Dans les zones montagneuses au nord et à l'ouest de Chengdu, des villes entières ont été rasées et quelque 4,8 millions de personnes sont sans abri.

En 1990 aux Philippines, un survivant avait été extrait au bout de deux semaines d'un hôtel détruit par un séisme, de sorte que tout espoir d'encore retrouver des survivants n'est pas perdu.
Mais les sauveteurs ont la plupart du temps la triste tâche de dégager des corps en décomposition que l'on asperge de désinfectant pour prévenir les maladies. (avec AP)

CHINE_FEMME

Posté par Kozett à 16:00 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Réforme des institutions : l'Assemblée rejette un texte PS

NOUVELOBS. | 20.05.2008 | 12:19

Le Parti socialiste avait posé deux conditions pour un vote positif à la réforme : intégration du temps de parole du chef de l'Etat à celui de la majorité et modification du mode de scrutin pour les sénatoriales.

L'Assemblée nationale a repoussé, mardi 20 mai, une proposition de loi socialiste modifiant les conditions d'élection des sénateurs, dont le PS avait fait l'un des préalables à un vote positif sur la réforme des institutions.
Après la discussion générale, la majorité UMP a refusé (par 236 voix contre 175) de passer à l'examen des articles du texte, le rejetant de fait.

A quelques heures du début de l'examen du projet de réforme des institutions, le député PS Bruno Le Roux a estimé à la tribune de l'Assemblée que la majorité donnait ainsi "un mauvais signe".
"C'est une attitude repliée et sectaire. Cela ne permet pas d'envisager un bon climat pour avancer dans le débat sur la révision constitutionnelle", a-t-il prévenu.

"Nous n'avons pas confiance", a martelé le rapporteur PS du texte, Bernard Roman.
Intervenant pour le gouvernement, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie venait de se prononcer contre la proposition PS, jugeant qu'elle "soulève de lourdes difficultés juridiques" et était "irréaliste dans sa mise en oeuvre".

Tractations en coulisses - Les députés doivent débuter à 21h30 l'examen du projet de loi sur la réforme des institutions, dont l'adoption reste imprévisible face à un PS en position d'arbitre et une majorité UMP divisée.

Le Premier ministre François Fillon défendra lui-même le texte au nom du gouvernement.
Les débats sont programmés mercredi, jeudi et vendredi et se poursuivront éventuellement, si le texte n'est pas bouclé vendredi soir, lundi après-midi et lundi soir.

Le texte fera l'objet d'un vote solennel (scrutin nominatif) mardi 27 avant d'être transféré au Sénat.
Les tractations se sont poursuivies en coulisses, lundi. Le gouvernement devra en effet faire adopter le texte en congrès par 3/5 des suffrages des députés et des sénateurs, une majorité dont l'UMP ne dispose pas à elle seule. Le gouvernement a donc besoin de l'adhésion ou au moins de l'abstention du Parti socialiste.

Le premier secrétaire du PS François Hollande a réitéré dimanche les deux conditions d'un vote positif des parlementaires socialistes: intégration du temps de parole du chef de l'Etat à celui de la majorité dans les médias audiovisuels et modification du collège d'électeurs et du mode de scrutin pour les sénatoriales.

Niche - Ces deux dispositions ne font pas partie du texte, puisque ni le temps de parole dans les médias ni les modes de scrutin ne sont inscrits dans la Constitution. Cependant le PS fait des conditions sine qua non.

Mardi matin, quelques heures avant le début de l'examen du texte sur la Constitution, et jeudi matin, le PS a justement inscrit dans sa "niche" (séance à l'initiative d'un groupe parlementaire), deux propositions de lois, la première sur le mode de scrutin, la seconde sur le temps de parole majorité/opposition.

"Si sur ces deux questions, sans exclure les autres, il y a refus (...) je pense que la réforme sera mal engagée et en tout cas nous ne la voterons pas", a prévenu François Hollande.
Les deux propositions du PS ont toutefois été rejetées par la commission des Lois.

Proportionnelle - Face à l'hostilité totale de l'UMP à toute réforme du mode de scrutin, avec notamment l'introduction d'une dose de proportionnelle, à l'Assemblée et au Sénat, l'exécutif a écarté toute négociation sur ce point.
Le Nouveau centre (NC) allié à l'UMP, a décidé, lui, contre la promesse de l'inscription dans la Constitution de "la règle d'or" de l'équilibre budgétaire, de ne pas en faire un casus belli.

En revanche, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a ouvert la voie à un compromis sur le temps de parole présidentiel dans les médias en proposant qu'il soit intégré à celui du gouvernement lorsque le chef de l'Etat s'exprime sur la politique intérieure et qu'il ne soit pas décompté lorsqu'il évoque la politique extérieure.
Cette initiative pourrait connaître une traduction législative, jeudi. A défaut, le PS, très remonté par le télescopage du texte sur les OGM, dont l'ultime examen a aussi lieu mardi, avec celui sur la réforme institutionnelle, devrait rester intransigeant.

Groupe UMP frondeur - Bruno le Roux (PS) a d'ailleurs exprimé son "pessimisme par rapport à la façon dont le gouvernement engageait le débat, car "s'il voulait que le PS vote contre, il ne s'y prendrait pas autrement".
Partisan d'un compromis bipartisan, Arnaud Montebourg (PS), craint aussi que la réforme "ne puisse aller que vers un déplorable échec".

L'exécutif a cependant reçu un "a priori favorable" des radicaux de gauche, dont les voix compteront au Sénat.
A droite, la fronde au sein du groupe UMP semble désamorcée après notamment le maintien du referendum pour certains pays candidats à une entrée dans l'Union européenne, dont la Turquie.

Mais après "l'épisode fâcheux" du rejet du texte OGM, faute de voix suffisantes du groupe UMP, son patron, Jean-François Copé, a tout de même pris le soin lundi de lui demander, d'être "un partenaire de l'exécutif loyal et fidèle"... mais également "libre" et "exigeant".

Posté par Kozett à 12:39 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Idées fausses sur la durée du travail

Libération : mardi 20 mai 2008

Point de vue de Pierre-Alain Muet député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.

Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.

Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.

Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.

Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année et plus au cours de sa vie puisque nous vivons toujours plus longtemps. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.

Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.

Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).

Il est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures.

Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française.

Posté par werdna à 00:06 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Etat percevrait 5 milliards d'euros de dividendes en 2008

Challenges.fr | 20.05.2008 |

C'est cinq fois plus qu'en 2003. EDF arrive en tête, avec 2,3 milliards d'euros de ses profits reversés au Trésor public.

En 2007, l'Etat a perçu 3,9 milliards d'euros de dividendes des entreprises dans lesquelles il a une participation. Il devrait empocher cette année 5,1 milliards, croient savoir Les Echos, qui notent que "l'Etat a perdu sa pudeur d'actionnaire". Les dividendes attendus en 2008 sont en effet “cinq fois plus élevé“ qu'en 2003.
Le plus gros contributeur serait EDF avec plus de 2,3 milliards d'euros de ses bénéfices versés au Trésor public. Viennent ensuite GDF avec 1,24 milliards, La Poste avec 141 millions, et la SNCF avec 134 millions.


En cinq ans, les dividendes perçus par l'Etat ont augmenté, avec une nette accélération en 2005 grâce notamment à “l'amélioration des résultats d'entreprises publiques“. Elles sont “désormais complètement converties à la culture de la performance et de la profitabilité“.
Seule exception: la RATP qui ne verse pas de dividende à l'Etat, “probablement pour ménager“ sa situation sociale.
Enfin, le quotidien constate que l'Etat entend utiliser ces dividendes pour assainir ses propres comptes. Exemple avec les 922 millions d'euros qu'EDF a versés par anticipation, qui ont servi à maintenir le déficit.

ISF : en 2006, près de 3 milliards de capitaux auraient fui la France

Près de 800 contribuables seraient partis, en majorité à destination de la Belgique, de la Suisse, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

Selon Le Figaro du mardi 20 mai, 843 redevables de l'impôt sur la fortune (ISF) ont quitté la France en 2006 pour ne plus payer leurs impôts, emportant avec eux, selon le rapporteur général du Budget au Sénat Philippe Marini (UMP), 2,8 milliards de capitaux.
Le nombre de "fugitifs" fiscaux serait largement supérieur à celui de 2005 et, depuis 10 ans, 4.658 contribuables (représentant au total 18,6 milliards de base fiscale) auraient ainsi fui le pays.
D'après le quotidien, 16% des partants seraient allés en Belgique, 15% en Suisse, 11% au Royaume-Uni et 10% aux Etats-Unis.

 

En conclusion, les caisses de l’Etat ne sont pas seulement vides, elles sont aussi percées…

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Pollution. Qui, du conducteur ou du piéton, s’empoisonne le moins ?

MARIE-JOËLLE GROSLibération - mardi 20 mai 2008

Le Grenelle de l’environnement a survolé la question de la qualité de l’air. Dommage. Lorsqu’on circule en ville, on a souvent la désagréable impression de respirer uniquement des gaz d’échappement. L’été arrive et la chaleur va encourager les pics de pollution. A Paris, un énorme ballon (6 000 m3 d’hélium) installé au-dessus du parc André-Citroën (1) indique, de nuit, la qualité de l’air ambiant et celle à proximité des grands axes grâce à un dégradé de cinq couleurs allant du vert au rouge. Ainsi, aujourd’hui, l’air devrait être «médiocre» dans la capitale.

Comme il faut bien se déplacer, hit-parade des différents moyens de locomotion qui s’offrent aux urbains. Du pire au meilleur.

LA VOITURE : top toxique

Les polluants embarqués, ça vous dit quelque chose ? Le principe est simple: la ventilation de votre voiture est placée à l’avant, en prise directe avec le pot d’échappement du véhicule qui vous précède dans le trafic. Et une fois dans l’habitacle, les polluants ont beaucoup de mal à se diluer. Jean-Paul Morin, toxicologue à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et expert auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a relevé des mesures à l’aide d’un véhicule transformé en laboratoire scientifique. Il en ressort, selon lui, qu’un bébé assis à l’arrière d’une voiture respire un air bien plus toxique que s’il traversait la ville en poussette. En une heure de voiture, on s’offre à coup sûr une surdose de dioxyde d’azote (largement supérieure aux taux acceptables pour la santé, lire encadré). Conséquence : des troubles cardio-respiratoires.

MÉTRO ET RER : le risque méconnu

Les quais du métro et du RER sont truffés de particules fines et métalliques, générées par le freinage des trains. Le Conseil supérieur d’hygiène de France a récemment confié à l’Inserm une étude épidémiologique sur les conducteurs des rames. On peut se douter que la situation est également préoccupante pour les gens qui travaillent dans les petits commerces installés dans les stations. Pour l’association Ecologie sans frontières (ESF), les usagers ne sont pas non plus à la fête aux heures de pointe. Elle dénonce une «double peine environnementale» : ceux qui renoncent à leur voiture pour éviter de polluer et privilégier les transports souterrains prennent un risque qu’ils ignorent. La RATP s’est engagée à en informer le public, via son site Web. Dommage qu’elle n’ait pas fait le choix de diffuser l’information sur les écrans dans les stations.

VÉLO : pédaler dans les gaz

En plein effort, on augmente sa capacité et son rythme respiratoires. Autant éviter de se lancer dans le sillage des voitures et des bus : pédaler six minutes au cul d’un bus, c’est dépasser neuf fois le seuil maximum annuel de dioxyde d’azote, estime Jean-Paul Morin. Vive les pistes cyclables, qui limitent les dégâts. Les Hollandais et les Danois, eux, plébiscitent depuis longtemps le vélo comme mode de déplacement, question de mentalité. En France, on est accro à la voiture (diesel qui plus est), même quand la vitesse moyenne des déplacements urbains est de 18 km/h, c’est-à-dire pas plus rapide qu’un vélo. Désespérant : d’après médecins et chercheurs, les masques filtrants ne servent à rien.

MARCHER : la meilleure façon

Rien ne sert de courir… la marche, c’est encore le mieux. Ou le tram, qui pollue peu. Les plus fragiles (enfants, gens âgés, malades…) sont évidemment les premiers à suffoquer. Le nombre croissant de bronchiolites et de crises d’asthme interpelle les médecins. Sans parler des problèmes cardiaques et respiratoires qui sont certes plurifactoriels, mais de fait liés à la pollution. Pour respirer mieux, faut-il migrer dans un pays du nord de l’Europe ? Ecologistes et médecins avancent cette piste : arrêter de vouloir tous converger vers la capitale et les grandes agglomérations, et plébisciter le télétravail, par exemple.

(1) Un partenariat entre la société Aérophile, la mairie de Paris et Airparif, soutenus par le groupe Banque populaire.

Les trois principaux polluants

1 Dioxyde d’azote (NO2). Il provient essentiellement du trafic routier. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) fixe le seuil d’information à 200 microgrammes par m3 et recommande de ne pas y être exposé plus de dix-huit heures par an.

3 Les particules fines (dont PM10). Tellement fines qu’elles descendent en profondeur dans l’appareil respiratoire, elles sont irritantes, voire cancérigènes. Emises par le diesel mais aussi par l’abrasion des pneus et des freins ainsi que par les usines.

2 L’ozone (O3). Ce polluant secondaire est issu de la transformation chimique des résidus du trafic routier sous l’effet du soleil. A Paris, les teneurs en ozone ont doublé en quinze ans.

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Dati intransigeante sur la minorité de juges au sein du CSM, composé principalement de personnalités nommées par le pouvoir

PARIS8 (AFP) - 19/05/2008 – TV5 Infos

La garde des Sceaux Rachida Dati a montré lundi qu'elle n'entendait pas transiger sur une minorité de magistrats au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), contrairement aux aménagements au projet de révision constitutionnelle votés par la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

Le projet de réforme constitutionnelle, qui va être discuté prochainement au Parlement, prévoit que le CSM, l'organe suprême de la magistrature pour les nominations et la discipline, ne soit plus composé que d'une minorité de juges, le reste étant des personnalités qualifiées, principalement nommées par le pouvoir politique.

Mais la semaine dernière, la commission des Lois de l'Assemblée nationale a adopté un amendement instaurant la parité entre magistrats et non-magistrats lorsque le CSM siège en formation disciplinaire.

Lors d'une conférence de presse, Mme Dati a cependant estimé qu'il n'y aurait pas de "logique" à instituer la parité dans ce seul cas.

"Le CSM doit être plus ouvert", a-t-elle insisté, en rappelant les accusations de "corporatisme" qui avaient suivi le désastre judiciaire d'Outreau. "Je comprends que certains souhaitent rester entre eux, mais moi je préfère que cela s'ouvre", a-t-elle ajouté.

Selon elle, les syndicats de magistrats ont tort de voir dans cette réforme une tentative de "reprise en main politique", alors même que la réforme prévoit que le chef de l'Etat ne présidera plus le CSM, ce qui constitue bien, selon elle, une preuve du "renforcement de la confiance envers la magistrature".

"La justice n'est pas sous influence", a-t-elle assuré

La ministre a paru plus ouverte sur un autre amendement de la commission des Lois prévoyant la création d'une présidence unique tournante, tous les quatre ans, par une personnalité qualifiée, pour la formation plénière.

Le projet du gouvernement prévoit en effet une présidence bicéphale, chacune des deux formations du Conseil étant présidée par le plus haut magistrat de son secteur : celle compétente pour les magistrats du siège - qui jugent ou instruisent - par le premier président de la Cour de cassation; celle s'occupant des magistrats du parquet - l'accusation, dépendant de la Chancellerie - par le procureur général près la Cour de cassation.

On peut "peut-être avancer sur la formation plénière dont on discute actuellement", a dit la ministre sans autre commentaire.

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Polémique sur les aides financières accordées à ArcelorMittal

Challenges.fr | 20.05.2008 |

Arguant que le groupe ne respecte pas ses obligations de sécurité, des ONG demandent l'arrêt des versements.

Polémique sur les aides accordées au numéro un mondial de l'acier, ArcelorMittal. Plusieurs organisations non gouvernementales ont en effet demandé, lundi 19 mai à Kiev, à la Berd et à la Banque mondiale de cesser d'aider financièrement le groupe, car elles estiment que celui-ci ne respecte pas ses engagements en matière de sécurité.

"Problèmes alarmants"
Selon elles, ArcelorMittal a bénéficié de plus de 600 millions de dollars d'argent public depuis dix ans, notamment sous forme de prêts à taux bas. Tout en "s'interrogeant sérieusement sur l'opportunité de financer une entreprise majoritairement détenue par la quatrième personne la plus riche du monde (Lakhsmi Mittal)", ces ONG ont assuré qu'il "continue à y avoir des problèmes alarmants dans les usines où la Berd et la SFI ont été impliquées ces dix dernières années, ce qui suggère que l'influence de ces organisations sur le groupe est minimale". En janvier, 30 mineurs ont trouvé la mort dans une mine de charbon du groupe au Kazakhstan.

Sous-investissement des précédents propriétaires ?
Le président de la Berd, Jean Lemierre, a réplique que la banque "imposait des conditions et que si celles-ci n'étaient pas respectées, elle le faisait savoir".
De son côté, Arcelor Mittal a pointé auprès de l'AFP que le groupe "avait travaillé en relation étroite avec la Berd au cours des dix dernières années pour faire revivre des aciéries qui avaient souffert de sous-investissements avec leurs précédents propriétaires".

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Quand les jeunes des cités se font 'coacher'...

Ouest-France – 20/05/08 - Marc MAHUZIER

C'est la mesure innovante du plan « banlieues » du gouvernement : mettre à la disposition des jeunes des cités les techniques du coaching. À Ris-Orangis, un cabinet privé leur apporte une aide à la carte pour trouver un emploi. Pour le moment, tous ont été placés.

Un grand appartement transformé en bureaux dans le centre de Ris-Orangis, près de Paris. Musique jazzy en fond sonore. Des jeunes gens vont et viennent, un dossier à la main. D'autres pianotent sur des claviers d'ordinateur. Sur une desserte, une cafetière électrique s'assèche lentement. Ambiance chuchoteuse. Nous sommes chez Attribut Conseils, cabinet spécialisé dans le « coaching » des jeunes des cités. Le coaching ? C'est la dernière mode des préparateurs à l'emploi. L'application de méthodes empruntées aux sportifs. Entraînement intensif, programme à la carte. Et, en guise de médaille olympique, un travail.

Shéhérazade Mamouni fait partie des « gagnants ». C'est par une réunion à l'ANPE qu'elle a entendu parler du coaching. Âgée de 24 ans, elle galère depuis plusieurs années avec une formation de secrétaire-assistante décrochée dans une Afpa parisienne. Un intérim dans un cabinet de recrutement lui a donné l'envie de devenir « conseillère emploi ». Mais, à l'évidence, elle est sous-diplômée. Tant pis, la jeune femme se lance. En mars, le coaching commence avec des séances quotidiennes, de 9 h à 17 h. Shéhérazade apprend d'abord à rédiger un CV efficace. « Le mien ne mettait pas assez l'accent sur mes compétences. » Elle change aussi sa lettre de motivation, « trop classique », pour un courrier qui « donne envie de me rencontrer ».

Grâce aux annuaires professionnels, à Internet, chaque jeune élabore un listing le plus épais possible de tous ses employeurs potentiels. En ratissant large, sans s'arrêter aux frontières du « 9-1 » comme ils le faisaient généralement. Avec tact, le coach intervient aussi sur les questions de langage, d'habillement, de politesse. « Mais jamais en critiquant, car ce n'est pas constructif. »

Comme les autres, Shéhérazade a appris à prospecter par téléphone, à ne pas se décourager, surtout. « Il faut y aller et avoir la gnaque, parce que, toute la journée, c'est du 'non' », commente Daphné Battaglia qui « donne peu de conseils, seulement quelques trucs pour ne pas se faire éjecter ». Fastidieuses, ces relances ! Mais les jeunes se relaient, chacun appelant pour l'autre.

Des centaines de candidatures spontanées plus tard, la voici convoquée à son premier entretien d'embauche. L'exercice a été répété moult fois avec Daphné dans le rôle du recruteur. Il n'en faudra que quatre pour qu'elle décroche le cocotier : un poste mixte de conseillère emploi-agent d'accueil aux Assedic de Longjumeau où elle s'est présentée, mardi. « Le coaching m'a fait prendre de l'assurance », analyse-t-elle. Elle met en avant l'efficacité du travail en groupe et des simulations d'entretiens d'embauche. « J'ai appris à être claire, à me mettre en valeur et à bien parler de mon CV ».

Inégal, le combat pour l'emploi quand on vient d'une banlieue ? Solide Guadeloupéen de 24 ans, Guillaume Riga en a eu l'affligeante confirmation, le mois dernier. Il s'est livré à un « test » : dix demandes d'emploi avec photo, cinq sans photo. Aux dix avec photo, il n'a pas reçu une seule réponse. Aux cinq sans photo, deux lui sont parvenues. « Après ça, on me dira qu'il n'y a pas de racisme en France. »

Guillaume a fait ses études à l'Université d'Evry. Il est titulaire d'un joli diplôme dans une spécialité pointue : un master 2 de « management opérationnel des hommes et des organisations ». Mais, depuis la rentrée dernière, il rame. Des mois à répondre à des annonces, tirer les sonnettes... Sans résultat. Envolée, la belle confiance. Lui qui pensait s'être aiguillé vers un secteur porteur, il déchante.

À la mi-mars, il a démarré les séances de coaching. Ce qu'il apprécie le plus ? « Le groupe. C'est ce qu'il y a de plus important. On sait tous que le taux de réussite est de 100 %. Ça donne confiance et chacun aide l'autre. »

Au cours de ces mois passés à chercher sans résultat, il a pris conscience que « l'échec rend nul, surtout si l'on est seul. Ici, on est nombreux, on a des horaires. Si quelqu'un ne vient pas un matin, on l'appelle ». Convaincu qu'être Noir et domicilié à Evry lui ferme des portes, il cherche à mettre toutes les chances de son côté pour « passer le barrage » et être enfin convoqué à un entretien. « Là, dit-il, je saurai me vendre. »

Posté par werdna à 00:04 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vieillesse dépendante : appel à l’aide

Libération - mardi 20 mai 2008

Pierre-Yves Geoffard est chercheur au CNRS.

On le sait, mais on n’en mesure pas forcément l’ampleur ni l’impact : en France, la mortalité continue à décroître à un rythme rapide, notamment aux âges les plus élevés. On ne peut que se réjouir de ce phénomène, riche de promesses d’une longue vie, d’autant plus que les années de vie gagnées sont, en général, des années de vie en bonne santé.

Mais cet accroissement conduira également à une augmentation du nombre de personnes ayant perdu tout ou partie de leur autonomie, incapables d’accomplir seules certaines tâches quotidiennes : se lever, se laver, se vêtir, préparer à manger, se nourrir…

Lorsqu’une aide quotidienne est devenue nécessaire, le soutien peut être apporté par l’entourage familial ou confié à un tiers. Les ressources consacrées à une personne dépendante se mesurent essentiellement en temps passé auprès de cette personne, et peu de gains de productivité sont à attendre. Que ces ressources soient mobilisées sous la forme d’aide directe apportée par la famille ou qu’elles fassent l’objet de travail rémunéré organisé dans le cadre de sociétés de services à la personne ne change rien au fait que leur importance va s’accroître de manière considérable.

A un niveau collectif, le choix entre ces deux modes de prise en charge de la dépendance, et l’encouragement apporté à l’une ou à l’autre de ces solutions, reflète deux manières très différentes d’organiser la solidarité. Toutes les enquêtes sociologiques le montrent, lorsque l’aide est apportée par la famille, c’est en pratique les femmes qui assument cette tâche : les filles, lorsqu’il y en a ; à défaut, les belles-filles. Et même si la dépendance frappe ses victimes à des degrés divers, et requiert donc une aide plus ou moins intensive et régulière, les «aidants» peuvent être amenés à y consacrer une part importante de leur temps. Cette activité pénalise fortement les femmes sur le marché du travail : comment concilier les contraintes d’une vie professionnelle avec celles imposées par un parent ou un beau-parent qui requiert une assistance de plus en plus fréquente ? Phénomène majeur des trente dernières années, l’accès des femmes à un emploi rémunéré, gardien d’une indépendance aux conséquences multiples sur la vie familiale, sur les rapports hommes-femmes, sur l’organisation du travail, pourrait bien être remis en cause par l’augmentation de la dépendance.

La deuxième possibilité est que la prise en charge de la dépendance s’appuie sur des organismes dont les employés apportent une aide à la vie quotidienne de leurs clients. L’aide devient l’objet d’une transaction, assortie d’une rémunération explicite. Contrairement à la prise en charge traditionnelle qui reste invisible aux statistiques d’activité, le temps consacré aux personnes dépendantes devient alors monétarisé ; il entre dans le calcul du PIB, et cette activité devient créatrice d’emplois, notamment féminins. On peut également penser que, dans beaucoup de cas, l’aide est plus efficace.

Par exemple, la surveillance de personnes fragiles peut être assumée collectivement : même si cette veille nécessite une présence permanente auprès de la personne, un seul aidant peut surveiller simultanément plusieurs personnes.

La question que pose alors cette solution «marchande» de manière explicite est celle du financement de la prise en charge. En monétarisant le temps accordé aux personnes dépendantes, l’option marchande fait apparaître au grand jour de profondes inégalités entre celles et ceux qui pourront s’offrir ces services, et celles et ceux qui ne le pourront pas.

Mais la solution traditionnelle, en faisant peser la charge de la dépendance sur les familles, n’est pas moins inégalitaire : quid des personnes sans enfant proche, ou dont la descendance féminine ne peut ou ne souhaite pas s’occuper de ses vieux ? La solution marchande, en ramenant la question des inégalités à un problème explicite de ressources monétaires, permet aussi d’apporter une réponse assurancielle. En l’occurrence, un dispositif d’assurance sociale, ou d’assurances privées assorti de régulations adéquates (pour en garantir l’universalité et l’équité), permettrait de prendre le problème à bras-le-corps. Il n’en reste pas moins qu’outre la prise en charge efficace des personnes concernées, la réponse collective aux besoins de dépendance révèle un enjeu souvent caché : seule la création d’un véritable marché de services d’aide à la personne, financé par un dispositif propre d’assurance, permettra d’éviter un désastreux recul de l’emploi féminin.

Posté par werdna à 00:04 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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