Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 18 mai 2008

REFORME DE L'EDUCATION -Des milliers d'enseignants manifestent dans les rues de Paris

NOUVELOBS. | 18.05.2008 | 16:39

.

Ils sont 45.000 personnes selon la FSU, à l'initiative de la manifestation, 20.000 selon la police. Les manifestants sont partis de la place de l'Opéra vers 13h45 en direction de la place de la Bastille. Ils protestent contre les suppressions de postes et l'annonce de la généralisation du service minimum d'accueil.

Plus de 45.000 personnes défilent dimanche 18 mai après-midi à Paris pour protester contre les dizaines de milliers de suppressions de poste prévues dans l'éducation, selon les chiffres annoncés par la FSU, fédération majoritaire dans l'éducation qui est à l'initiative de cette manifestation. Ils seraient 20.000 selon la police.

Les manifestants sont partis de la place de l'Opéra vers 13h45 en direction de la place de la Bastille, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Notre choix à nous, c'est la réussite pour tous".

A cette manifestation nationale, réunissant les personnels, enseignants et administratifs de la maternelle à l'université, s'étaient joints de nombreux parents d'élèves de la FCPE ainsi que quelques lycéens.

En tête de la manifestation, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a déclaré: "on est dans un conflit où on n'a pas de réponse, il faut que le gouvernement fasse un geste pour renouer le dialogue".
A propos de l'annonce par Nicolas Sarkozy d'un projet de loi sur un accueil obligatoire dans les écoles en cas de grève, il a estimé qu'il s'agissait d'un "leurre et d'une diversion".


Appel de la FSU -
La Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education) appelait à une manifestation nationale à Paris pour dénoncer les suppressions de postes et l'annonce de la généralisation du service minimum d'accueil des élèves en cas de grève, une "provocation" selon la FSU qui estime que Nicolas Sarkozy a franchi "la ligne rouge".
Lancé dans le courant du mois de mars, cet appel à une mobilisation nationale à Paris n'a pas été repris par les autres fédérations de l'Education, malgré l'unité affichée lors des grèves et des manifestations de jeudi et les protestations unanimes contre les annonces du président jeudi soir.

"Une proposition non négociable" -
"L'appel de la FSU a été formulé comme une proposition non négociable, ce qui ne nous convenait pas. Et nous avons un désaccord sur les mots d'ordre notamment le retrait du rapport Pochard (sur la revalorisation du métier enseignant, NDLR) dans sa totalité", a expliqué à l'Associated Press le secrétaire général du SGEN-CFDT Thierry Cadart.

Et l'annonce d'une loi avant l'été imposant un service minimum d'accueil dans toutes les communes et une déclaration préalable des grévistes avant leur mouvement ne changera rien à la mobilisation de dimanche. "On ne va pas changer d'avis et faire monter des gens de province en 24 heures", a souligné Thierry Cadart.
"On ne change pas d'avis sur la manifestation du 18. C'est la FSU seule qui a choisi ça. Elle a lancé le truc et a demandé aux autres de se rallier, ce n'est pas comme ça qu'on monte une action unitaire", a renchéri le secrétaire général de l'UNSA-Education Patrick Gonthier.

Posté par Kozett à 17:16 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le jardin lumineux de Courson

LE MONDE | 17.05.08 | 13h31

Pour leur 48e édition, les Journées des plantes du domaine de Courson (Essonne) - qui accueillent le public jusqu'au dimanche 18 mai - présentent le Jardin d'essai "lumière", qui fut imaginé à l'automne dernier (Le Monde du 26 octobre 2007), ainsi que les créations des six lauréats de l'école de design Camondo. Solène Utard crée une lampe perle d'eau nomade ; Sophie Derrière invente le mobilier végétal urbain éclairant ; Paloma Bouteleux imagine un coussin phosphorescent qui se recharge à la lumière du soleil...

Les plantes "couvre sols" et leur palette attrayante de floraisons et de feuillages sont les autres vedettes présentées par les pépiniéristes de ce salon de plein air chic et déco. Capables de tous les défis, elles arrivent à pousser entre deux pierres, à flanc d'à-pics, dans le vent, en plein soleil..., même là où le jardinier s'avoue vaincu.


PHOTO DR

Renseignements.

Tél. : 01-64-58-90-12

www.domaine-de-courson.fr

courson_jardin

Posté par Kozett à 14:38 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

France - Séisme de magnitude 4,2 ressenti dans la région de Tarbes: aucun dégât

TV5MONDE TARBES (AFP) - 18/05/2008 11h09

Un séisme de magnitude 4,2 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué tôt dimanche matin la région de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, a annoncé l'Observatoire des Sciences de la Terre de Strasbourg.

Le séisme a été enregistré à 03H57 et son épicentre a été localisé à 43,27 degrés de latitude nord et 0,07 degré de longitude ouest, selon un communiqué de l'Observatoire.

Aucun dégât n'a été constaté et aucune intervention n'a été effectuée par les pompiers des Hautes-Pyrénées, qui ont indiqué "avoir appris l'information par les médias", dimanche matin.

Cependant, EDF devrait procéder, comme il est usuel quand les secousses atteignent ou dépassent une magnitude 4, aux vérifications des barrages du Miguelou et du Tech au-dessus d'Argelès-Gazost.

Selon les témoignages recueillis sur place et sur le site internet du Bureau central sismologique français (BCSF), la secousse, accompagnée d'un grondement, "a été ressentie dans un rayon d'une quarantaine de kilomètres de l'épicentre" dans des villes de l'est des Pyrénées-Atlantiques et autour de Tarbes et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

"J'ai ressenti la secousse accompagnée de grondements. J'avais l'impression que l'épicentre était très proche", a déclaré Philippe, un habitant d'un village du val d'Arrens, qui a confié avoir "eu beaucoup de mal à (se) rendormir".

A Arrens-Marsous, à quelques kilomètres d'Argelès-Gazost, l'habitant d'un chalet en bois a été réveillé en pleine nuit par les craquements de l'ossature de son habitation, tandis qu'une autre, alertée dans son sommeil, a préféré attendre pendant près d'une heure dans le jardin de sa maison par crainte de répliques du tremblement de terre.

Depuis 2002, quatre séismes d'une magnitude située entre 3,8 et 4,9 ont été relevés dans cette zone, selon les statistiques du réseau national de surveillance sismique, le ReNaSS. Le dernier en date, qui s'est produit le 3 mai, avait une magnitude de 4 sur l'échelle de Richter.

Posté par Kozett à 14:27 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CHINE - Le séisme en Chine .... Nouvelle réplique

NOUVELOBS.| 18.05.2008 | 12:26

.

Le séisme en Chine a fait près de 32.500 morts

Par ailleurs, la forte réplique qui a secoué encore ce matin le sud-ouest du pays, a fait au moins 3 victimes, alors que les survivants fuient les importantes inondations. Un avion cargo français s'est posé ce matin dans la zone sinistrée, et Pékin exprime sa gratitude envers l'aide étrangère.

Le séisme en Chine a fait 32.477 morts confirmés dans toutes les régions touchées, selon le dernier bilan officiel et encore provisoire annoncé dimanche 18 mai par l'agence Chine nouvelle. Le gouvernement recensait également dimanche 220.109 blessés. Au Sichuan, les autorités enregistraient 31.978 morts confirmés et 209.905 blessés.

Dans cette province, la plus touchée par le tremblement de terre de magnitude 7,9 qui a frappé lundi le sud-ouest de la Chine, plus de 9.500 personnes étaient encore ensevelies sous les décombres, a précisé Chine nouvelle, citant cette fois le gouvernement provincial.

Selon un responsable local contacté par l'AFP, au moins trois personnes sont mortes dans la réplique de magnitude 6 sur l'échelle de Richter qui a secoué la région tôt dimanche. On ignore si ces morts ont déjà été inclus dans le bilan national publié par Chine nouvelle.
Les autorités chinoises craignent cependant que le bilan final dépasse les 50.000 morts.



Réplique -
La forte réplique ressentie dimanche matin dans le sud-ouest du pays, est la dernière d'une série de secousses qui ont frappé cette région après le séisme de lundi, selon l'Institut américain de géophysique (USGS).

La réplique d'une magnitude de 6 degrés s'est produite à 01h08 (17h08 GMT samedi) à la frontière des provinces du Sichuan et de Gansu à une profondeur de 10 km, selon l'institut. Selon les premières informations, cette nouvelle secousse n'a pas fait de victimes ni provoqué de dégâts.
Les équipes de secours ont repris les recherches dans la province du Sichuan dimanche matin après une nuit d'angoisse pour les survivants du séisme, confrontés à d'importantes inondations provoquées par des rivières en crue.

Inondations -
Deux cours d'eau menaçaient d'inonder des localités proches de l'épicentre du séisme, causant la fuite de milliers de Chinois, alors que les chances de retrouver des rescapés de la catastrophe s'amenuisaient. Samedi, les secouristes ont toutefois sorti au moins 63 survivants des décombres d'immeubles détruits, cinq jours après le séisme, a annoncé dimanche matin l'agence Chine nouvelle.

Le responsable du poste de secours de Qingchuan, dans le nord du Sichuan, a cependant estimé dimanche que le risque d'inondation diminuait. "Le niveau des eaux a baissé", a-t-il déclaré, requérant l'anonymat.
Les habitants du comté ont fui en masse après avoir reçu de nombreux messages des autorités sur leurs téléphones portables indiquant que le niveau des eaux montait et que les régions en aval étaient évacuées
.

Près de 29 000 morts -
Six jours après le tremblement de terre, le gouvernement central dénombre au moins 28.881 morts mais les secours continuent de retrouver quelques miraculés. Une femme de 61 ans a ainsi été dégagée des décombres par des secouristes russes tard samedi, après être restée coincée 127 heures, rapporte l'agence officielle Chine nouvelle. Les autorités estiment néanmoins que plus de 10.600 personnes sont encore ensevelies dans la province.

Remerciements du président chinois -
Le président chinois Hu Jintao a invité les équipes de secours à se rendre dans tous les villages touchés par le séisme, rappelant que la situation dans nombre d'entre eux restait mal connue.

Il a également fait part de sa gratitude envers les spécialistes étrangers venus participer aux fouilles.
"J'exprime de chaleureux remerciements aux gouvernements étrangers et aux amis internationaux qui ont contribué à nos opérations de sauvetage", a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Chine nouvelle (Xinhua) dimanche.

Plus de 200 secouristes du Japon, de Russie, de Corée du Sud et de Singapour sont venus prêter main forte aux Chinois en fin de semaine. Un avion américain transportant des tentes, des lampes et 15.000 rations alimentaires devait par ailleurs se poser dimanche à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan.

Un avion cargo français - Un avion cargo envoyé par la France et chargé de 80 tonnes de matériels de premières nécessité pour aider les victimes du séisme en Chine est par ailleurs arrivé dimanche à Chengdu. Il apporte notamment des tentes, des duvets, des couvertures, des bâches, des kits de cuisine et des médicaments, pour une valeur totale de 380.000 euros, a indiqué l'ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous, présent à l'arrivée."C'est une opération significative", a déclaré le diplomate.
"Vous avez vu l'ampleur des moyens mis en oeuvre, 14.000 soldats chinois, les autorités mobilisées au plus haut niveau de l'Etat, donc nous avons voulu que dans le cadre des relations amicales et profondes entre nos deux pays la France soit présente sur la scène humanitaire dans cette région du Sichuan", a-t-il poursuivi.

L'ambassadeur a rejeté toute volonté de la France, à travers cet envoi, de redorer son blason en Chine après les récentes manifestations anti-françaises provoquées notamment par la crise tibétaine et le passage chaotique de la torche olympique à Paris.
"Ce n'est pas la question. Ce sont des relations de profonde amitié et dans les moments difficiles les amis travaillent ensemble", a-t-il dit.

Posté par Kozett à 13:30 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Consommation : Faites vos courses en vert !

Du magazine Nouvelles Clés – mai 2008

95% des Français souhaitent être mieux informés de l’impact des produits de grande consommation sur la planète et 79% d’entre eux veulent acheter davantage de produits élaborés dans le respect de l’environnement (étude LH2- octobre 07).

Le site www.mescoursespourlaplanete.com est un excellent guide pratique de la consommation responsable, lancé fin 2007 par Graines de Changement, l’agence « d’information positive sur le développement durable » animé par Elisabeth Laville. En faisant le choix de produits bio, de détergents sans produits chimiques, d’une électricité verte ou de véhicules moins polluants, nous pouvons tous « voter avec nos achats ». Mais il reste difficile d’avoir des certitudes sur la provenance et la fabrication des produits et sur leurs effets sur l’environnement et la santé.

Mescoursespourlaplanete.com propose donc :

1°) Des fiches produits passant en revue les impacts sociaux et environnementaux de nos achats, les initiatives allant dans le bon sens, et surtout des conseils pour agir en fonction de nos moyens et de nos attentes (des crevettes à l’eau minérale, en passant par les tomates, les œufs, les cartables, les chaussures, les jeans, le parfum, le sac plastique, les fleurs, etc.) ;

2°) Des Trucs Verts : dossiers pratiques et brefs par saison et thème (fêtes de Noël, sports d’hiver, rentrée scolaire, naissance d’un bébé, vacances d’été, pratique sportive...) ;

3°) Des ressources documentaires : une bibliothèque complète des guides de consommation et autres rapports à télécharger gratuitement au format PDF.

4°) Une newsletter mensuelle sur l’actualité de la consommation responsable.

Posté par werdna à 09:58 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PAUVRETE - Les abandons d'animaux en hausse par manque d'argent

.Le Parisien samedi 17 mai 2008  Odile Plichon et François Vignolle

Les chats et les chiens étaient jusqu'alors délaissés surtout aux vacances d'été. Il existe désormais des maîtres obligés de se séparer de leur animal domestique car les frais de nourriture ou de santé sont trop élevés.

Les plus courageux viennent à la SPA, acquittent 120 € et déposent eux-mêmes leur chien dans le chenil. Les autres abandonnent leur toutou autrefois chéri au bord d'une départementale, « quand ils ne le balancent pas par-dessus notre clôture de 3 m », s'emporte David Hubert, l'un des agents de la SPA de Gennevilliers.

Chaque année, à la veille de l'été, les abandons de chiens, chats et NAC (nouveaux animaux de compagnie comme les lapins ou les rats) reviennent immuablement.

A côté des raisons habituelles obligeant un propriétaire à se séparer de son matou - asthme d'un enfant, divorce des parents... - les soucis financiers figurent désormais en bonne place des motifs d'abandon.

« De plus en plus de gens se tournent vers nous »

« Lorsque les gens adoptent, on leur demande pourtant un justificatif de revenu et on essaie de cibler l'animal en fonction de leur profil », précise le responsable du refuge de Gennevilliers, Christophe Bellanger.

Et pourtant, ici c'est un « jeune » divorcé de 52 ans obligé de retourner chez sa mère... qui ne supporte pas les bêtes à poil. Là, c'est une mère célibataire qui baisse les bras lorsqu'elle découvre que son vieux chat est diabétique - ce qui augure des soins coûteux.

Avant, les proches prenaient le relais. « Maintenant, la famille est loin et les voisins ont les mêmes problèmes », explique-t-il. « Alors, de plus en plus de gens se tournent vers nous et nous demandent si on tatoue, si on vaccine, si on donne de la nourriture », poursuit David. A toutes ces questions, la SPA répond oui et ses budgets sociaux explosent.

«Parfois, face à un coup dur imprévu, certains amènent leur chien et reviennent trois mois plus tard parce que ça va mieux.» Mais bien sûr, c'est trop tard.

Odile Plichon et François Vignolle
« Venez les adopter » : les journées portes ouvertes auront lieu les 17 et 18 mai. Renseignements au 01.43.80.40.66 ou sur www.spa.asso.fr.

SPA    SPA_chien_o

Posté par Kozett à 01:00 - Défense des animaux - Rétroliens [0] - Permalien [#]

M. Piketty : "Les gains de pouvoir d'achat sont très fortement concentrés parmi les plus hauts revenus"

LEMONDE | 06.05.08 | 12h21  •  Mis à jour le 16.05.08 | 14h20

Pour Thomas Piketty, économiste, les bénéficiaires des réformes fiscales lancées par Nicolas Sarkozy sont "une minorité".

RAchid : Les dernières statistiques font état d'une augmentation de 3,7 % du pouvoir d'achat en 2007 ? Comment interprétez-vous ce chiffre ? 

Thomas Piketty : D'abord, le chiffre publié par l'Insee est plus proche de 2 %. Pour comprendre ce genre de chiffres, il faut savoir que quand on parle d'augmentation du pouvoir d'achat, on oublie de diviser par la croissance de la population. Or celle-ci augmente de 0,5 % par an.

En fait, le nombre de ménages augmente plus rapidement, car on a de plus de plus en personnes seules. Cela divise déjà par deux les estimations données sur l'augmentation du pouvoir d'achat.

nantais : La loi TEPA défiscalisant et détaxant les heures supplémentaires ne crée-t-elle pas un effet d'aubaine pour les entreprises plutôt qu'une incitation à faire travailler davantage les salariés et donc à les rémunérer davantage ?

 

Thomas Piketty : Pour l'instant, la seule chose qu'on sait, c'est qu'il y a un énorme effet d'aubaine. Les 6,5 milliards d'euros qui ont été budgétés par le gouvernement pour cette mesure ont été calculés sur la base des volumes d'heures supplémentaires qui étaient effectuées avant la réforme. Donc on sait que, de toute façon, ça coûtera 6,5 milliards d'euros. On dépense beaucoup d'argent pour des heures supplémentaires qui existaient déjà. 

La deuxième question, c'est de savoir s'il y aura des heures supplémentaires en plus, créées par cette réforme. On peut déjà dire que, d'une part, le rapport coût/bénéfice restera très défavorable, même si on a 10 % d'heures supplémentaires en plus, on aura déjà dépensé 6 milliards d'euros en plus, ce n'est pas rentable économiquement comme mesure.

De plus, le plus probable est qu'il y aura surtout une utilisation de cette mesure non pas pour créer des emplois en plus, mais pour l'utiliser comme niche fiscale. Quand un employeur voudra payer une prime à un salarié, il va la maquiller en heure supplémentaire pour bénéficier de la niche fiscale. Tous les témoignages qu'on a vont dans cette direction. D'ailleurs, ils auraient bien tort de s'en priver. 

markhoz 1 : Peut-on vraiment prétendre que les avantages fiscaux profitent uniquement aux riches ? Pensez-vous que l'exonération des intérêts d'emprunts, les nouveaux taux de droits de succession ne profitent qu'aux "riches" ? Quels sont, selon vous, les revenus d'un "riche" ?

 

Thomas Piketty : Pour prendre l'exemple des droits de succession, avant la réforme de 2007, il était possible de transmettre à ses enfants jusqu'à 500 000 euros de patrimoine sans payer d'impôt, pour un couple avec deux enfants. Ce qu'a changé la réforme, c'est qu'on va pouvoir transmettre 1,6 million d'euros de patrimoine sans payer d'impôt. 

Les personnes entre 500 000 et 1,6 million sont-elles toutes très riches ? Ça ne fait quand même pas beaucoup de monde. Concrètement, il y a aujourd'hui moins de 3 % des Français qui ont plus de 500 000 euros de patrimoine et moins de 1 % qui ont plus de 1,6 million d'euros. Donc les bénéficiaires de cette mesure font partie de ceux-ci, c'est quand même une minorité. 

Louise : On nous parle beaucoup de la hausse des produits alimentaires. Cela me semble un problème infiniment moins important que le coût des logements. Comment vont évoluer les prix de l'immobilier dans les années à venir ? 

Thomas Piketty : Je pense qu'effectivement le vrai problème est l'inflation sur le prix des actifs. Le vrai problème sur l'immobilier, c'est comment relancer la construction. Tant qu'on aura une offre de logements insuffisante, on aura une très forte inflation immobilière. 

C'est là que la mesure sur les intérêts d'emprunt n'est pas satisfaisante. On a déjà fait des expériences de ce type de subvention fiscale à l'immobilier, et cela n'a pas permis de relancer l'offre de logement. Ce genre de subvention a pour effet de doper l'inflation immobilière. 

Aujourd'hui, c'est sur une nouvelle politique de l'offre de logement, de la construction de nouveaux logements, qu'il faut réfléchir.

Chat modéré par Constance Baudry  Lire la suite ( 2 pages )

Posté par Kozett à 00:08 - Rétroliens [0] - Permalien [#]

No logo, à la mode Sarkozy / L'adjointe de Roussillon dénonçant une insulte à la démocratie

LE MONDE | 17.05.08 | 14h33

Oubliés les marins du Guilvinec (Finistère), les visiteurs hostiles du Salon de l'agriculture : Nicolas Sarkozy ne veut plus laisser au hasard la mise en scène de ses apparitions publiques ni le choix de ses interlocuteurs. Vendredi 16 mai, à Melun (Seine-et-Marne), c'était au tour des militants CGT d'affronter les méthodes musclées et expéditives des forces de police, trois jours après ceux de Vienne (Isère).

Objectif des forces de l'ordre ? Débarrasser les syndicalistes de leurs accessoires les plus voyants, avant de les laisser s'approcher. Cette fois-ci, pour les policiers, l'arme du crime de lèse-présidence prend la forme d'une série de produits dérivés de la CGT : casquettes, autocollants et tee-shirts... rouges.

Quelques minutes avant l'arrivée du président, une vingtaine de salariés de l'ANPE qui veulent dire au chef de l'Etat leur opposition à la fusion avec l'Unedic sont fouillés.

L'une des fonctionnaires de police, en civil, sort d'un sac en plastique qui leur appartient quelques produits estampillés du syndicat et s'en empare. "Vous nous avez arraché des mains du matériel syndical", proteste Margot Unbriener, responsable régionale de la CGT-ANPE. "C'est une atteinte à la liberté d'expression", poursuit-elle, polie mais la voix émue par le procédé. "On nous traite comme une organisation clandestine, comme des malfrats", proteste un autre militant CGT.

La policière demande aux militants de passer derrière les barrières de sécurité avant l'arrivée du cortège présidentiel, mais refuse de rendre son butin, sous l'oeil d'une demi-douzaine de journalistes. 

"INSULTE À LA DÉMOCRATIE" 

Aucune banderole n'est visible dans ce magot. Profitant du repli des syndicalistes derrière les barrières, elle confie à l'un de ses collègues masculins les objets qu'elle a confisqués : "Va mettre ça à l'intérieur." Une militante explique : "On nous a dit qu'il y avait une alerte de niveau 4... mais nous ne sommes pas des terroristes !"

"Je n'ai jamais dit cela, nous avons saisi des banderoles et des objets qui pouvaient servir de projectiles", affirme la fonctionnaire de police à des journalistes qui l'interrogent sur "la base légale" de sa saisie.

De l'autre côté du trottoir, une autre fonctionnaire, probablement des renseignements généraux, en tailleur sombre et lunettes noires, mais identifiable grâce à son brassard rouge "police", mitraille la scène avec son appareil photo, figeant les portraits des militants et des journalistes.

Trois jours plus tôt, quelque 150 personnes venues manifester à l'occasion de la visite du président à Vienne (Isère) avaient, elles, été carrément repoussées par les forces de l'ordre, qui avaient en outre saisi des tracts de la CGT. "La police m'a interdit d'accéder à la place publique où doit arriver Nicolas Sarkozy sans que j'aie rien fait, on m'a mis à l'écart sans me donner de motif", avait expliqué à l'AFP Jean-Michel Rabut, l'un des responsables CGT à Vienne, venu participer à une manifestation à l'appel de son syndicat, de la LCR, du PCF et du PS.

"On ne nous permet pas d'être sur place et de manifester", avait déploré pour sa part la première adjointe au maire PCF de Roussillon, Maryse Dihl, dénonçant une "insulte à la démocratie".

"Il n'y a pas eu de maintien de l'ordre organisé, mais seulement des interventions sur de petits groupes et la saisie de banderoles injurieuses", avait-on répliqué côté police.

A Melun, vendredi, le petit groupe de militants CGT a été autorisé à approcher le président. Mais pas avant qu'ait été dressé le décor d'un dialogue pacifié. Car Nicolas Sarkozy veut changer de registre.

Plus question de rejouer la scène des marins-pêcheurs du Guilvinec où, insultés par des individus du haut d'un pont, le président s'était énervé : "Qui est-ce qu'a dit ça ? C'est toi qui as dit ça ? Ben descends un peu le dire. Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs. Ben, permets-moi de te dire... Viens, viens, viens !"

Ni de perdre ses nerfs en répondant à un visiteur qui refusait de lui serrer la main, au Salon de l'agriculture : "Casse-toi, pauvre con !"

A Melun, il sort de sa voiture pour aller aussitôt à la rencontre de la vingtaine de militants de la CGT. Margot Unbriener, qui prend la parole au nom du groupe, se plaint que sa casquette ait été saisie par les forces de l'ordre. "Je ne l'ai pas volée pour moi !", rétorque le président.

Il enchaîne aussitôt, à l'adresse du petit groupe qui n'était pourtant pas inscrit au programme : "D'abord, je voulais vous dire merci de vous être déplacés pour me rencontrer." Les militants trouvent la ficelle un peu grosse... "Si, si", insiste le président.

Margot ne baisse pas les armes. Elle interpelle le président, elle l'interrompt, elle discute. Nicolas Sarkozy campe sur ses positions, défend ses réformes, mais joue avec elle. "Vous êtes un beau parleur !", lui lance Margot, un peu à court d'arguments. "Oh, parleur tout court ! Pourquoi beau ?", répond-il.

Au bout de cinq minutes, le président est sûr d'avoir conquis Margot. Il lui touche le bras, comme on ferait à une amie. Elle en rit : "Mon amoureux est jaloux, il ne veut pas que vous me touchiez." L'amoureux, derrière elle, se défend : "C'est parce que je sais que vous avez bon goût !"

Le président répond du tac au tac : "Je vous présenterai Carla !" Sous le soleil, Margot commence à avoir chaud. "Si vous enleviez votre truc, vous auriez moins chaud !", lui fait alors remarquer le président, agrippant le brassard de plastique marqué du logo CGT porté par Margot, le seul qui ait échappé à la prise policière... Encore un brassard de trop ?

Posté par Kozett à 00:07 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Justice sous contrôle, par Bertrand Louvel

LE MONDE | 16.05.08 | 15h09 

La réforme annoncée de la Constitution aurait pu, pour la justice, être la double occasion de mettre fin à la dépendance de l'autorité judiciaire, encore à de nombreux égards sous le contrôle du pouvoir exécutif, et de rejoindre ainsi le mouvement d'ensemble des démocraties européennes. La réforme se présentait pourtant sous de bons augures. Le président de la République, après avoir constaté que "l'indépendance de la justice n'est pas pleinement garantie" et que "la justice est le troisième pilier de l'équilibre des pouvoirs", avait demandé au comité Balladur de réfléchir à la constitution d'un "véritable pouvoir judiciaire". C'était là, n'en doutons pas, une véritable rupture libérale avec la tradition jacobine de soumission de la justice au pouvoir politique.

Le comité Balladur est resté très modeste. Il a évité toute référence à la notion de pouvoir judiciaire et traité de la justice comme un moyen parmi d'autres donné au citoyen pour faire valoir ses droits. C'est donc autour du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), son rôle, ses pouvoirs et sa composition, que se cristallise le débat sur le projet de réforme de la justice.

Le comité Balladur a proposé que le président de la République et le garde des sceaux ne soient plus membres du CSM. Cette rupture avec la Constitution de 1958 a été reprise par le projet de loi constitutionnelle et elle est bienvenue. A juste titre, le projet confie la présidence du CSM à un juge, le premier président de la Cour de cassation. Sur ce point, la France rejoint les principes recommandés par le Conseil de l'Europe.

Sur le reste, le projet de réforme reste très éloigné de ces standards. La logique aurait voulu que le président de la République, dont le rôle de chef de l'exécutif est par ailleurs renforcé, ne soit plus le garant constitutionnel de l'indépendance de la justice. La séparation des pouvoirs veut que le Conseil supérieur de la justice soit le garant naturel de l'indépendance des juges. Chacun comprend que le pouvoir exécutif ne peut jouer ce rôle de garant contre ses propres intérêts et que la solution retenue, qui maintient cette fiction, laissera planer une suspicion sur la réalité des garanties d'indépendance de la justice.

Avec le projet de réforme, les juges deviennent minoritaires dans le nouveau CSM dont six des membres seront nommés par des autorités politiques. Sur ces deux points, la France se retrouve en décalage par rapport aux recommandations européennes.

Celles-ci préconisent une majorité de juges élus par leurs pairs et la désignation des autres personnalités par des autorités non politiques. Chacun comprend, ici aussi, que le projet contient en germe des menaces sérieuses pour l'indépendance des juges : leur nomination, leur carrière et leur discipline resteront sous l'influence du pouvoir politique.

Il aurait pu, comme le proposent les premiers présidents des cours d'appel, éviter cet écueil par deux dispositions : en instaurant un simple paritarisme entre magistrats et non-magistrats ainsi qu'une désignation des personnalités extérieures par le Parlement à une majorité qualifiée nécessitant un consensus dépassant les clivages politiques. Une telle solution remédierait à la fois aux accusations de corporatisme et de politisation.

Cette solution mettrait aussi à l'abri des mêmes critiques toute poursuite disciplinaire exercée contre un juge devant le CSM. Enfin, les pouvoirs confiés au nouveau CSM restent très en deçà des standards européens pour la nomination des juges et la gestion de leurs carrières. Ces standards recommandent en effet que le Conseil supérieur de la justice soit l'autorité unique de sélection, formation, nomination et gestion des juges, tandis qu'en France le nouveau Conseil continuera à partager ses prérogatives avec le ministère de la justice.

Or le degré d'indépendance des juges et de leur impartialité se mesure à l'aune de leurs garanties statutaires. Ces garanties participent à la protection de la sécurité et des libertés des citoyens et à la confiance dans la justice. Cette confiance est au coeur du pacte démocratique : elle est aussi nécessaire à la construction de l'Europe judiciaire, qui est elle-même fondée sur la reconnaissance mutuelle des décisions de justice et donc sur la confiance réciproque des juges européens.

Pour toutes ces raisons, il est pour le moins regrettable que le projet de réforme constitutionnelle n'ait pas fait le choix d'une modernisation effective de la justice sur la base des standards européens.

Posté par Kozett à 00:05 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

UMP - Charrette exige des "excuses publiques" de Devedjian

NOUVELOBS | 17.05.2008 | 09:53

Mercredi, Hervé de Charrette dénonçait la "présidence brejnevienne" du secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian. Vendredi, celui-ci a répondu que les états d'âme du député valent 600 000 euros. Hervé de Charrette, scandalisé, exige des excuses publiques

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a répondu vendredi 16 mai aux attaques de Hervé de Charette sur le fonctionnement du parti, avertissant que ces critiques "aidaient surtout l'opposition".
Hervé de Charette avait parlé de l'UMP comme d'un parti qui traverse une "crise d'identité" sous la "présidence brejnevienne" de son secrétaire général.

Ce-dernier a alors répondu: "Je connais le prix des états d'âme de Charette, il est de 600.000 euros!".
Cette somme correspond au montant de la subvention demandée par le député du Maine-et-Loire à l'UMP pour entretenir son club de réflexion "Convention Démocrate" et qui lui a été refusé, précise Patrick Devedjian.


Charrette exige des excuses publiques -
Dans un entretien de l'édition de vendredi du Parisien/Aujourd'hui en France, Hervé de Charette répond et se dit "scandalisé" par les "attaques" du secrétaire général du parti majoritaire, Patrick Devedjian. Il "exige des excuses publiques" dans l'édition de samedi.

"Je suis scandalisé par la bassesse indigne des attaques de Patrick Devedjian. Et j'exige des excuses publiques", déclare le député du Maine-et-Loire.
"Sur le fond, j'ai dit et je maintiens que l'UMP a un fonctionnement brejnevien sous la responsabilité de Devedjian", continue Hervé de Charette.
"Les militants UMP désertent nos permanences. Il y a un vrai malaise dans ce parti", conclut-
il.

Posté par Kozett à 00:04 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »