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vendredi 9 mai 2008

JAPON - Hiroshima : ce que le monde n'avait jamais vu

LE MONDE | 09.05.08 | 13h57  •  Mis à jour le 09.05.08 | 13h57 NEW YORK, TOKYO CORRESPONDANTS

Hiroshima : ce que le monde n'avait jamais vu

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SNJ fait un appel au démocrates - Pour le SNJ-CGT, Sarkozy est en "guerre" contre l'information

NOUVELOBS. | 09.05.2008

MéDIAS et POUVOIRS - "Les politiciens de droite jettent les journalistes en pâture à l'opinion publique", dénonce le syndicat de journalistes après les attaques du chef de l'Etat contre la presse. Le SNJ rappelle pour sa part que le bilan tiré de sa première année de présidence "est particulièrement accablant pour la liberté de la presse".

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT dénonce dans un communiqué, vendredi 9 mai, la "guerre totale contre l'information" que livrent, selon lui, les "patrons" et les "politiciens de droite". ( Voir ci-dessous  le communiqué )

Cette offensive s'illustre notamment par le plan de licenciements au quotidien Le Monde, le guichet "départ" ouvert au quotidien Le Figaro, ou encore la nomination d'Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, au comité d'indépendance éditoriale du journal Les Echos.

Le syndicat cite également l'opération policière visant la rédaction de Radio Frequenza Amor (station corse du réseau de radios locales France Bleu)a , les critiques du président Nicolas Sarkozy contre plusieurs organes de presse, et finalement les attaques du député Frédéric Lefebvre contre l'Agence France-Presse (AFP).


Le SNGJ-CGT "appelle tous les démocrates à réagir contre cette volonté de confiscation de l'information pluraliste, vérifiée, recoupée et mise en perspective" et "appelle les rédactions à refuser toutes les mesures visant à empêcher les journalistes de remplir totalement leur responsabilité sociale".

"Confiscation de l'information pluraliste" - Le SNJ-CGT inscrit les propos de Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une "offensive" des patrons et de la droite.

"Abracadabrantesque" - "Il est singulièrement 'abracadabrantesque' de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse", indique le syndicat.

"Les patrons se cachent derrière un (faux) argument économique pour transformer les rédactions en bureau de mise en pages des communiqués triomphant des politiciens. Les politiciens de droite, eux, jettent les journalistes en pâture à l'opinion publique, tentant de faire croire que les professionnels de l'information sont la cause de la crise qui secoue la France", écrit notamment le syndicat, qui réagit aux attaques de Nicolas Sarkozy et de l'UMP contre plusieurs médias.

Sarkozy accuse la presse - De son côté, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a qualifié jeudi de "consternant" les propos du chef de l'Etat. Le président, qui a reçu mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, a accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices, selon des participants à cette réception.

Communiqué de SNJ 8 Mai 2008

SNJ - Premier syndicat français de journalistes

Nicolas Sarkozy s’attaque à la presse : consternant !

A en croire les déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l’Elysée, le président de la République s’y est montré particulièrement sévère vis-à-vis de la presse.

Il est singulièrement « abracadabrantesque » de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse :

• Descente de police à Radio Frequenza Mora, à Bastia, le jour même de l’anniversaire de son élection ;

• Projet de loi sur la protection des sources qui, en l’état, s’avère plus dangereux qu’utile ;

• Promesses non suivies concernant la défense de la qualité de l’information ;

• Concentrations qui s’accélèrent, pluralisme menacé, emplois qui disparaissent par centaines ;

• Crise sans précédent dans la presse quotidienne nationale, notamment dans le groupe Le Monde ;

• Audiovisuel public complètement déstabilisé avec la disparition programmée d’une grande partie de ses ressources sans solution pérenne de remplacement.

Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d’écouter les inquiétudes grandissantes d’une profession en crise. Et de l’aider à retrouver les conditions d’exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d’informer auprès des citoyens de ce pays. ajoute le SNJ.

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BIRMANIE - Carte satellitaire des inondations

Infographie

Carte satellitaire des inondations en Birmanie

LEMONDE| 07.05.08 | 17h30 

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Les Indégivrables et papier de verre

LE MONDE Check-list 9 Mai 2008

Subalterne_9_Mai

     papier de verre

Hervé Le Tellier

L'Express, Marianne, l'AFP et le JDD "s'attribuent la fonction d'opposition", accuse le président. Cette attaque contre la presse me scandalise. Et moi alors?

je sens le pâté ?

Nicolas Sarkozy s'en prend a la presse ... Lire

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Devant les députés UMP à l'Elysée, Sarkozy critique ses prédécesseurs

Placide - http://www.leplacide.com/ sarkozy_de_gaulle

Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy les a appelés à "soutenir" ses réformes et à être "plus pugnaces" face à l'opposition.

Beaucoup d'élus ont toutefois été déconcertés, par la charge du chef de l'Etat contre ses prédécesseurs. Selon plusieurs participants, il a lâché pêle-mêle: "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup". "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". "Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a lâché le chef de l'Etat en évoquant longuement sa prise du pouvoir en 2007 et en revenant sur l'affaire Clearstream.

Quant au Général de Gaulle, "il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967", a relevé M. Sarkozy. Des attaques que certains ont minimisées: "tout le monde sait qu'il est comme ça", ont lancé des députés en souriant. "C'est Sarko. Tout le monde parle d'une annus horribilis pour lui. Il a voulu remettre ça en perspective dans l'Histoire", analyse Jean Leonetti.

D'autres ont peu goûté ces "piques". "Je l'ai trouvé plutôt bon sur le fond. Mais je vais lui offrir le bouquin de Finkielkraut "L'Ingratitude". Il faut assumer notre héritage! Il a beaucoup d'atouts, il n'est pas obligé de dire du mal des autres", a jugé Hervé Mariton. "Il a été assez agressif", pour l'ancienne ministre Catherine Vautrin. "On ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant!"

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ÉCOLES OCCUPÉES - Les parents tiennent bon

SUD-OUEST 08/05/08

Une trentaine d'établissements (sur 567) en Béarn et au Pays Basque ont été investis par les parents, hier, pour protester contre les fermetures de classes annoncées en septembre

«Nous ne sommes pas des sardines » restera le slogan 2007-2008 de la mobilisation dans les écoles des Pyrénées-Atlantiques. Il était repris en choeur, hier, par les élèves de la grande section maternelle de Montardon. Les mamans et les papas étaient aussi dans l'école pour protester contre la fermeture d'une classe.

« 85 enfants sont inscrits pour la rentrée de septembre. L'Inspection académique nous supprime une classe. Si l'effectif ne grossit pas, ils seront plus de 28 par classe. Sans compter ceux qui vont arriver : nous avons beaucoup de familles de militaires. 150 mutations sont prévues d'ici l'été au 5e RHC et à l'Etap », explique Nuala Draescher, secrétaire de l'Association des parents d'élèves, mère d'un enfant de l'école et conseillère municipale à Montardon.

Même chose à Monein, où les parents refusent la suppression d'un demi-poste en élémentaire et un poste en maternelle.
À Lasseube, les parents d'élèves, en très grand nombre, étaient au rendez-vous à l'école des Baïses. Les griefs invoqués : la suppression d'un demi-poste, l'augmentation des effectifs en classe, les nouveaux programmes, des heures en moins par semaine, et ces stages de rattrapage durant les vacances.

Une maman semble résumer la situation : « À quoi bon faire croire que quinze jours miraculeux de rattrapage balaieront d'un coup de baguette magique les lacunes de toute une année scolaire, que le manque de temps et de moyens n'a pu résorber véritablement ».

Écoles mortes à Mourenx. Mourenx obtient la palme de la mobilisation, avec les cinq écoles occupées (Jules-Ferry, Victor-Hugo, Kergomard, Charles-de-Bordeu et Charles-Moureu, à Mourenx-bourg) hier, de 9 heures à 10 heures, par les parents, enseignants et élus, sur le thème : « Rendez-nous notre maître ZEP ».

Le maître ZEP, Guy Atahaquet, était à plein-temps, mais va partir à la retraite à la fin de l'année scolaire. Son rôle est d'offrir un soutien scolaire aux élèves en difficultés (lecture, mathématiques) et de faire des animations avec des petits groupes. Son temps complet, qu'il partage entre deux écoles primaires et trois maternelles, sera remplacé par un demi-poste, uniquement attribué à l'école du bourg.

« Le maître ZEP fait un énorme travail auprès des gens du voyage »

Selon la présidente de la FCPE de Mourenx, Corinne Carriat, « le coordinateur de la ZEP a conclu que 70 heures sont nécessaires et seules 48 vont être allouées ».

À l'école Charles-Moureu (au bourg), la colère gronde aussi : « On est content que le poste soit pour notre école. Nous avons peur qu'à terme, la ZEP disparaisse », confie une enseignante. « Depuis quelques années, nous avons fait un énorme travail auprès des gens du voyage, et aujourd'hui, les parents voient l'intérêt d'inscrire leurs enfants dès la petite section. C'est un énorme progrès, mais le soutien de ces enfants et d'autres (50 % de l'effectif) est indispensable ».

Au total dans le département, une trentaine d'écoles se sont mobilisées avec, en plus de celles suscitées, Artiguelouve, Saint-Faust, Arthez-de-Béarn, Ger, Ciboure, Hendaye, Bayonne.

Cette journée de mobilisation avait été décidée le 14 avril dernier à l'occasion du comité départemental de l'Éducation nationale. Entre-temps, de nombreuses réunions publiques ont été organisées.

Elles continueront le 13 mai à Oloron, Tardets, Mauléon, Assat; le 19 mai à Serres-Castet. La journée test sera bien celle du 15 mai, où un appel à la grève des enseignants a été lancé par les syndicats enseignants et de la fonction publique.

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La retraite des cadres risque d'être amputée

Ouest-France – 09/05/08 - Jean-Jacques REBOURS

Les régimes complémentaires, qui représentent 66 % du montant de la retraite des cadres, vont être rediscutés. Cela pourrait générer des départs massifs fin 2008.

Les salariés nés à la fin des années 1940 ont-ils intérêt à précipiter leur entrée dans l'ère du papy-boom, ou peuvent-ils continuer à travailler sereinement quelques années de plus, comme le préconise le gouvernement ? Jusqu'à présent, s'ils ont cotisé quarante années, ou plutôt 160 trimestres, ces baby-boomers peuvent envisager de cesser leur activité professionnelle dès 60 ans. Ils toucheront leur retraite à taux plein.

Cela risque de ne plus être le cas en 2009. En effet, si les fonctionnaires ne dépendent, en général, que d'une seule caisse de retraite, les salariés du privé en ont deux : celle qui relève du régime général (Sécurité sociale) et une ou plusieurs autres, dites complémentaires. Il s'agit de l'Arco, pour l'ensemble des salariés du privé, et de l'Arco et de l'Agirc pour les cadres. Ces caisses complémentaires financent 66 % de la retraite des cadres et 33 % de celle des non-cadres.

Abattement de 22 % à 4 %

Théoriquement, on ne peut toucher sa retraite complémentaire avant 65 ans. Pratiquement, en vertu d'un accord signé en novembre 2003, Arco et Agirc s'alignent sur le régime général. Cet accord prend fin en décembre 2008. Bien malin qui peut dire ce qu'il en adviendra après !

Dans un contexte de vieillissement de la population et d'incitation à travailler plus longtemps, il est probable que les conditions de départ soient révisées. Si c'est le cas, les personnes qui partiraient avant 65 ans continueraient, pour l'instant, de toucher leur retraite Sécurité sociale à taux plein. Mais elles se verraient appliquer une réduction de leur retraite complémentaire. Au pire, celle-ci pourrait être amputée de 22 % pour quelqu'un qui partirait à 61 ans, au mieux de 4 %, s'il part à 64 ans. C'est un bon moyen pour maintenir les cadres au travail jusqu'à 65 ans !

La renégociation de cet accord devrait aussi avoir des répercussions sur le rachat de trimestres. Une possibilité offerte par la loi Fillon de 2003, qui permet de s'offrir jusqu'à douze trimestres pour compenser des années de cotisations incomplètes ou des années d'études. Jusqu'à présent, cette mesure s'applique aux retraites complémentaires, sans surcoût.

Toutes ces remises en question risquent fort de semer le trouble dans l'esprit des quinquagénaires nés en 1948 ou des jeunes sexagénaires qui totalisent leurs 160 trimestres. Partir dès 60 ans, avec une retraite à taux plein, ou rester au travail encore un ou deux ans, au risque de voir amputer sa retraite complémentaire de plusieurs centaines d'euros : les calculettes des cadres vont chauffer. Avec les semaines de compte épargne temps accumulées au fil des ans, on risque fort d'assister à de nombreux départs de cadres fin 2008. Ceux-là préféreront prendre tout ce qui leur est dû, tout de suite, plutôt que d'en reprendre pour cinq ans.

Tout le monde n'est pas au même régime

Quand peut-on prendre sa retraite ? Depuis la réforme Fillon de 2003, tous les fonctionnaires, qu'ils travaillent dans une administration publique, une collectivité territoriale ou dans l'administration hospitalière, doivent avoir cotisé quarante ans ou l'équivalent de 160 trimestres pour toucher leur retraite à taux plein. Ils peuvent la prendre avant, à condition d'avoir eu quinze ans d'activité au minimum. Dans ce cas, la retraite est proportionnelle à la durée de l'activité.

Dans le privé, depuis 2003, il faut avoir 60 ans et aussi avoir cotisé 160 trimestres pour toucher sa retraite à taux plein. Ceux qui sont entrés tard dans la vie active doivent aller au-delà de 60 ans. Certaines catégories de salariés - ils sont environ 500 000 -, travaillant pour la plupart à la SNCF, à la RATP (transports parisiens), à EDF-GDF, dans la marine, bénéficient de régimes spéciaux : ils peuvent prendre leur retraite à 55, voire 50 ans. D'autres professions, comme les pompiers, revendiquent cet avantage.

Combien touche-t-on en retraite ? Pour les fonctionnaires, la retraite de base (celle de la Sécurité sociale) est calculée sur les six derniers mois d'activité. Le montant de la retraite mensuelle correspond environ à 75 % du dernier salaire. Pour les salariés du privé, la retraite est versée en partie par la Sécurité sociale, sur une moyenne des vingt-cinq meilleures années. Pour un cadre, cette retraite est plafonnée au quart du montant des salaires des vingt-cinq meilleures années. L'autre partie est versée par les caisses complémentaires (Agirc pour les cadres et Arco pour tous les salariés du privé). Les deux tiers de la retraite d'un cadre sont versés par les organismes de retraites complémentaires. Ce montant est d'un tiers pour les non-cadres.

Les changements récents et à venir. En 2003, la réforme Fillon a aligné la durée de cotisations des fonctionnaires sur celle des salariés du privé. Cependant, certains salariés ayant commencé à travailler jeunes dans des métiers pénibles peuvent prendre leur retraite avant 60 ans.

La réforme de 2008 prévoit, qu'en 2012, il faudra totaliser 164 trimestres avant de prétendre toucher une retraite à taux plein. Pour l'instant, il est prévu d'ajouter un trimestre tous les ans, jusqu'en 2016.

Une histoire de gros et de petits sous. Cet allongement de la durée des cotisations à 164

trimestres devrait générer une économie de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2012. D'après Thomas Piketty, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, cette mesure est en contradiction avec l'exonération des heures supplémentaires qui va coûter à l'État 6,5 milliards d'euros par an, dont 2,5 milliards au titre des cotisations retraite perdues.

Le minimum vieillesse, devenu l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), est de 7 537 € par an pour une personne seule, depuis le 1er janvier 2008, soit 628 € par mois, et de 13 521 € pour un couple.

Posté par werdna à 00:08 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Assemblée lève le tabou des langues régionales lors d'un débat inédit

20MINUTES 08/05/08

L'Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.

Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d'élus, lors de ce débat inédit, ont revendiqué dans un français parfois teinté d'accent ou dans leur langue régionale la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin "des langues de France".

"Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus Diras" (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a ainsi lancé Daniel Mach (MP).

Interrompu par le vice-président de l'Assemblée, Marc L'affineur (UMP), qui, du haut du perchoir, l'avertissait qu'il était "interdit de s'exprimer autrement qu'en français dans l'hémicycle", le député des Pyrénées-Orientales a tenu à terminer sa phrase en catalan après avoir évoqué "les humiliations historiques pour les Catalans".

"Bienvenue chez les ch'tis n'est pas un phénomène cinématographique mais un phénomène sociologique", a renchéri Marc Le Fur (UMP, Côtes-d'Armor). "Egalité ne veut pas dire uniformité", a-t-il ajouté, réclamant "du concret sur l'éducation, les médias, internet, la signalétique" et "une belle et grande loi" pour les langues régionales.

M. Le Fur avait mené une fronde d'une trentaine de députés UMP lors de l'examen du texte sur le traité européen en début d'année, tentant en vain par un amendement de modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales. Le gouvernement s'était alors engagé à organiser un débat.

La France a signé en mai 1999 cette Charte, dont s'est doté le Conseil de l'Europe en 1992, mais ne l'a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu'une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution.

Les députés de l'opposition n'ont pas été en reste, rejoignant ceux de la majorité dans leur "fierté de représenter des cultures régionales". Ils ont réclamé la ratification de la Charte européenne et proposé d'ajouter à l'article 2 de la Constitution ("la langue de la République est le français") les mots suivants: "dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine".

"La France, qui a la chance de posséder 75 langues régionales, les laisse s'éteindre peu à peu", a déploré Françoise Olivier-Coupeau (PS, Morbihan), "il est largement temps de vaincre la frilosité des institutions".

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, "contraire à nos principes".

Cette ratification "implique la reconnaissance d'un +droit imprescriptible+ de parler une langue régionale, notamment dans la sphère publique", a-t-elle notamment argué.

La ministre s'est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés UMP, sans préciser de calendrier

Posté par Kozett à 00:08 - Culture - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Suisse défend la "dignité" des plantes et des animaux

© genethique.org

Sources Swissinfo.ch (Armando Mombelli) 27/04/08 –
Tribune de Genève (Valentine Zubler) 24/04/08 –

BioEdge 01/05/08


Chargé par les autorités suisses de se pencher sur le concept de « dignité de la créature », la Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain (CENH) a affirmé que les plantes avaient une dignité et une valeur morale.


Rappelons que, depuis 1992, la Constitution fédérale prévoit, dans son article 120, la possibilité pour la Confédération de légiférer sur l’utilisation du patrimoine germinal et génétique des animaux, des végétaux et d’autres organismes.

En 2003 déjà, la Confédération avait voté une loi améliorant le statut juridique des animaux en les considérants comme des êtres vivants doués de sensibilité.

Désormais, les plantes aussi doivent faire l’objet d’un respect moral en tant qu’ « organismes individuels doués d’intérêts propres ». « Nul n’est autorisé du point de vue moral, et sans justification valable, à traiter de façon arbitraire ou à endommager une plante, de manière à en empêcher la croissance ou à compromettre ses chances de reproduction. »

Par ailleurs, une nouvelle ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur le 1er septembre prochain. Parmi les mesures prises par ce texte, citons la formation des futurs propriétaires de chiens et d’animaux sauvages, la mise en place d’un service spécialisé en protection des animaux dans chaque canton, l’interdiction d’utiliser des aquariums transparents sur les quatre côtés…

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Le billet d'humour de Robert Solé - Ponts d'or

LE MONDE | 08.05.08 | 13h31

Mercredi, à New York, chez Sotheby's, un tableau d'Edvard Munch, Les Filles sur le pont, s'est vendu 30,8 millions de dollars. La veille, chez Christie's, Le Pont du chemin de fer à Argenteuil, de Claude Monet, avait atteint 41,4 millions...

Pas de doute, les ponts se défendent bien.

A ce propos, les Chinois peuvent aller se rhabiller. Ils pensaient nous impressionner avec "le pont le plus long du monde" (36 km, dans la ville de Ningbo) : c'est une entreprise française, Vinci, qui va battre le record, en réunissant Qatar à Bahreïn par un ouvrage tricolore de 40 km.

Il faut dire qu'en matière de ponts, la France est imbattable.

Elle le prouve éloquemment cette année, le 1er Mai et le 8 Mai tombant un jeudi et la Pentecôte un lundi.

Je fais le pont, tu fais le pont, nous faisons le pont... Un ouvrage indestructible, en béton armé.

Pas question de couper les ponts.

Toutes les formules sont admises : pont flottant, pont roulant, pont suspendu, pont à bascule...

C'est l'unité dans la diversité, le génie français.

Tout le monde sur le pont !

Posté par Kozett à 00:05 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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