mercredi 7 mai 2008
Sarkozy discret pour l'anniversaire de son élection dans une France déçue
PARIS (AFP) - 06/05/2008 – Tv5 infos Une visite sur le terrain dans le Gard suivie d'un dîner à l'Elysée avec les ministres et leurs conjoints: le premier anniversaire de la présidence de Nicolas Sarkozy, assombrie par de mauvais sondages et une situation économique morose, s'est déroulée mardi sans faste particulier. "Pas besoin de faire un bilan (...) moi mon travail, c'est d'agir", a lancé le chef de l'Etat aux journalistes qui l'accompagnaient dans son déplacement dans le Gard. L'UMP a célébré sobrement le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, sans le président, avec quelque 2.000 militants qui l'ont attendu en vain salle Gaveau, là où un an plus tôt le parti présidentiel avait fêté dans la liesse le triomphe de son champion. Nicolas Sarkozy a fait planer le doute jusqu'au bout sur sa venue dans ce lieu emblématique où il avait rodé sa campagne devant les militants et prononcé son premier discours de président élu au soir du 6 mai 2007. Mais le président de la République n'était pas au rendez-vous auquel avaient été conviés les nouveaux adhérents du parti. Selon l'UMP, plus de 77.000 personnes ont adhéré depuis la présidentielle. "Le président n'est pas avec nous ce soir, mais pas loin de nous", a annoncé à la tribune le vice-président de l'UMP Jean-Pierre Raffarin. "Il n'est pas là mais son coeur et ses pensées sont avec vous", a renchéri le Premier ministre François Fillon. "Il va écrire à chacun d'entre vous", a promis le secrétaire général Patrick Devedjian à ce public majoritairement senior qui a scandé le nom du président à la fin de chaque intervention. "Il aurait pu venir. C'était facile en taxi, il est pas loin", a déclaré à l'AFP une militante, âgée de 76 ans et adhérente depuis janvier. "Il y aura d'autres rendez-vous avec les militants", a promis après la réunion Nadine Morano, ex porte-parole du parti promue secrétaire d'Etat chargée de la Famille, invoquant les "contraintes d'un agenda présidentiel". D'autres membres du gouvernement comme Rama Yade, Christine Boutin, Roselyne Bachelot, Valérie Pécresse, ou Roger Karoutchi, et la candidate battue à la mairie de Paris Françoise de Panafieu s'étaient joints à cette commémoration très sobre qui aura duré moins de deux heures. Le premier à intervenir à la tribune, Xavier Darcos, est venu plaider pour sa réforme de l'Education nationale qui "devient le laboratoire du « tout devient possible », slogan de campagne du candidat Sarkozy. "Nous n'avons pas reculé, les banderoles ne changeront rien à l'affaire", a t-il déclaré. "L'UMP, c'est le parti qui n'a pas perdu son âme, c'est le parti qui a tenu ses promesses, le parti de la vérité", a-t-il lancé . "Le président et le gouvernement n'ont reculé devant aucun engagement de la campagne", a renchéri Patrick Devedjian. "Le grand succès populaire" du 6 mai 2007 "nous confère des devoirs, et le premier c'est de changer la France". Et d'ajouter : "les résultats ne sont pas spectaculaires mais ils viennent".
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=9086430
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :

