lundi 5 mai 2008
Un an déjà ... La PRESSE étrangère
LEMONDE check-list 5 Mai 2008
A lire : Nicolas Sarkozy : du ciel à l'enfer
La presse internationale anticipe d'une journée la date anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy. Pour El Pais, le président français est passé, en un an, du ciel à l'enfer. Le quotidien espagnol, qui avait déjà diagnostiqué une "hypertrophie incurable de l'ego" chez Nicolas Sarkozy, repasse un film très noir. Style ostentatoire, exhibitionnisme de ses histoires de cœur utilisées comme "écran de fumée", échec de sa principale promesse (être le président du pouvoir d'achat), chute libre dans les sondages, séjour de Kadhafi... Le jugement est sans concession. A peine évoque-t-il un possible "effet Carla" qui serait en train de changer le chef de l'Etat. L'Orient Le Jour estime que sa nouvelle épouse l'aide à donner une image plus acceptable par les Français. "Pas de champagne pour Sarkozy", titre pour sa part l'IHT. Le quotidien note quelques réformes intéressantes, mais inachevées, et dont le coût reste à évaluer. Seule consolation peut-être, Sarah Jessica Parker, héroïne de la série télé Sex and the City, déclare Daily Record craquer pour cet homme "très attirant et intéressant".
Le passeport biométrique est officiellement créé
NOUVELOBS.COM | 05.05.2008 |
Le décret est paru ce dimanche au Journal officiel. Le passeport biométrique contient une photo et des empreintes digitales numérisées. Les premiers exemplaires seront disponibles à l'automne.
Le passeport biométrique, contenant une photo et des empreintes digitales numérisées et dont les premiers exemplaires seront disponibles à l'automne, a été lancé officiellement par un décret paru le dimanche 4 mai au Journal officiel.
Le passeport biométrique succèdera progressivement au passeport électronique, dont six millions d'exemplaires ont été fabriqués depuis le 13 avril 2006.
Conformément à un accord européen du 13 décembre 2004, le passeport biométrique français, intitulé simplement "passeport", appellation qui se substitue à celle de "passeport électronique", devra être disponible avant le 28 juin 2009.
Deux milles mairies équipées
D'ici là, deux mille mairies seront équipées de machines gratuites qui enregistreront les photos et empreintes digitales numérisées insérées dans la puce de ces passeports biométriques.
Ce décret complète celui du 30 décembre 2005, pris pour les passeports électroniques. Il spécifie ainsi que "lors du dépôt de la demande de passeport il est procédé au recueil de l'image numérisée du visage et des empreintes digitales de huit doigts du demandeur. Les empreintes digitales des enfants de moins de six ans ne sont pas recueillies".
---------------------------------------
Biométrie: l’ère de l’homme traçable
Le Collectif George Orwell contre la biométrie.. (extraits du forum)
Empreintes digitales numérisées, iris de l’oeil, forme de la main ou réseau des veines de la face, tout sera bon demain pour nous identifier. Nos libertés risquent d’y laisser des plumes
En effet qui fait encore des signature, bientôt on sera des juste des cartes à puce ...
En général, il ne faut pas s’attarder sur la technique, mais sur sa finalité. Le problème de la Biométrie n’est pas le simple problème lié à la surveillance, qui est déjà angoissant, mais au problème lié au stockage des caractéristiques physiques d’individus. Cela fait de nous de simples entrées dans des fichiers de coupables éventuels. Si on ajoute à cela les progres de la surveillance par satellite (google-heart est grand public, imaginez donc où doit en être les progrès pour les applications militaires), on a le droit de se poser de grosses questions.
Le stockage informatique centralisé des empreintes, rendu obligatoire par l’obtention d’une nouvelle carte d’identité, permet depuis longtemps de ficher nos empreintes même si on n’a tué aucune vieille dame. La CNIL ne dit rien la dessus.
Application pratique de type paranoïaque : vous buvez votre bière. Vous quittez le bar. Un policier vient ensuite et scanne votre empreinte sur le verre. Votre nom s’affiche sur l’écran : Jean-Yves DENIS , avec le profil : Critiqueur de biométrie, ainsi que différents détails qui auront été enregistrés si vous avez eu des ennuis avec la justice.
Mais finalement, ce qui intéresse autant big brother, c’est que c’est un marché porteur pour les années à venir...
Lundi, c’est neurasthénie. Toi aussi tu appréhendes la semaine à venir et le travail en général ? Félicite-toi, tu n’es pas seul
lundi 5 mai 2008
Un «trouble dysphorique» méconnu
Jean-Paul Richier, praticien hospitalier, se livre sur son site (1) à une parodie assez hilarante des rapports médicaux sur telle ou telle maladie avec descriptif clinique, échelles d’évaluation et tout, et tout. Il s’attaque au fameux «trouble dysphorique du lundi matin», pathologie méconnue dont les caractéristisques cliniques observées sur les sujets (au moins deux lundis d’affilée) sont : 1. manque d’énergie ; 2. sentiment de lourdeur ; 3. irritabilité ; 4. difficulté à se concentrer ; 5. repli social ; 6. anxiété ou tension ; 7. baillements répétés ; 8. ptosis (chute de la paupière) bilatéral, etc. Des «manifestations qui interfèrent nettement avec le travail ou l’activité scolaire». Chef, c’est le docteur qui le dit.
(1) http://www.atoute.org/n/article53.html
Toi aussi, tu fais partie des 50 % de salariés français qui souffrent de troubles du sommeil dans la fameuse nuit, selon une récente étude menée sur 24 224 salariés par le groupe Monster. Une enquête sur ce qu’il est convenu d’appeler la «phobie du lundi» qui touche donc 52 % des salariés français qui déclarent souffrir toutes les semaines et 28 % assez fréquemment. Non seulement cette lundiphobie est bien partagée sous nos latitudes (lire ci-dessous), mais elle est qualifiée par le bureau d’études de «fléau mondial». Si si, et tiens-toi bien, la France se situe en deçà de la moyenne mondiale avec ses 61 % de stressés du dimanche soir.
Gagnants, les Etats-Unis et l’Angleterre, où 70 % des salariés avouent être frappés par le stress du travail dans la nuit de dimanche, suivis par la Hongrie. En Italie, en Espagne et en Norvège, les lundiphobes tournent autour de 50 %, tandis que les salariés danois ou norvégiens (31 %) semblent les plus sereins. C’est dans ces trois pays-là que l’on trouve le taux le plus élevé de salariés déclarant ne jamais souffrir de troubles du sommeil liés au travail en général, et au lundi en particulier. Bref, un seul mot d’ordre, la lutte contre le stress en entreprise. Ou la suppression du lundi. Mais alors on aura la phobie du mardi. Témoignages.
Florent, 26 ans, le cyclothimique
«Je déteste le lundi. C’est simple, je me réveille mécontent. L’idée de devoir prendre le chemin des obligations m’ennuie. Quand j’arrive sur mon lieu de travail, les mines réjouies de mes collègues m’agacent. A croire qu’ils s’ennuient tout le week-end. Pour les contrer, j’avale trois cafés, soit trois fois plus qu’un mardi, et j’affiche mon plus beau sourire. L’autopersuasion fonctionne puisque dès la mi-journée je reprends goût au travail. En fait, le lundi, c’est juste un mauvais cap à passer.»
Mathieu, 36 ans, le méthodique
«Cet état bizarre commence chez moi le dimanche vers 17 heures, et l’été à la tombée de la nuit. Je compense en me lançant dans un repassage méticuleux de mes chemises pour la semaine, je cire mes chaussures, je les brique. Mon dîner du dimanche est destructuré : je le considère comme ma dernière pause récréative. Je mange n’importe quoi, en vrac, et uniquement des choses que j’aime, en regardant à la télé des trucs qui vident le cerveau tard dans la nuit. Le lundi matin, je me lève tôt pour avoir le temps de prendre un long bain : shampooing, rasage. En fait, ce qui m’est le plus pénible, ce n’est pas tant de sortir du week-end que d’entrer dans la semaine. Quitter une atmosphère pour une autre, c’est ça le plus dur pour moi. Je crois que ça me vient de l’enfance, quand il fallait s’arracher à la famille pour aller prendre l’autocar et partir à la pension.»
Daniel, 49 ans, l’allergique
«Ça m’agace les gens qui disent "c’est dur comme un lundi". Pour moi, c’est dur tous les jours. En ce moment, il y a des gens qui ont le rhume des foins à cause des châtaigniers, des platanes, moi c’est le boulot.»
Anne, 31 ans, la boulimique
«J’ai enfin compris pourquoi je me traîne tous les lundis matins. C’est parce que je veux tellement profiter de la vie pendant mes week-ends. Ça commence par un dîner festif le vendredi (la meilleure soirée de la semaine). Footing au réveil le samedi puis, en général, une expo suivie par le ravitaillement hebdomadaire au supermarché, puis un cinéma, puis un dîner très arrosé ou une soirée dansante. Le dimanche, piscine pour évacuer toutes mes toxines et calories de la veille. Puis long déjeuner. Mais au dessert, je ressens un vague blues qui me rattrape. Je me conditionne toujours pour me coucher tôt le dimanche, mais ça ne marche jamais. Le lundi, je me réveille épuisée, les muscles douloureux. Café et aspirine au petit déj. Toute la journée, je rame : mon corps est lourd, mon cerveau très lent.»
François, 55 ans, l’empathique
«Le lundi matin, je n’ai pas encore quitté le dimanche quand j’arrive au travail. C’est très dur de se mettre dans le bain, surtout quand on manage 400 personnes qui elles-mêmes affichent sur leur gueule l’humeur de leur week-end. Le dimanche soir, je me dis souvent "merde faut retourner au charbon", j’y vais vraiment à reculons, parce qu’il faut gérer ses propres problèmes mais aussi le chagrin et le bonheur du personnel. Tous les lundis, comme toutes les semaines, il faut redynamiser l’équipe.»
Perrine, 28 ans, l’atypique
«Au lycée, j’avais de vraies appréhensions. Il m’arrivait même de sécher le lundi. Le dimanche soir, dans mon canapé, le générique de Zone interdite ou de Capital me rappelait que la récréation était finie. Sans parler de la question fatidique : t’as fait tes devoirs ? Depuis que je travaille, j’ai toutes les raisons de redouter le lundi : mauvaise ambiance, stress, fayotage. Et pourtant, je n’ai aucune angoisse. Je crois même que j’aime les lundis.»A.-S.F., M.-J.G., E.M. et E.P. – Libération
Croissance ou décroissance ?

L’étiquette éthique du commerce équitable c’est pas du toc !
Mission d’animation des Agrobiosciences – avril 2008
Comment s’y retrouver ?
Fabrice Rousselot dans Libération écrit que "le commerce équitable a une bonne image ; en fait, il est peu pratiqué". Le consommateur a du mal à suivre entre les différents labels et leurs engagements. Les uns proposent de "changer le monde en changeant les consommateurs", d’autres refusent l’idée même de consommation. Alors que "70% des produits issus du commerce équitable sont vendus en grande surface" nous assure Rémi Roux, cofondateur de la marque Ethiquable dans une interview au Monde.fr
Toujours selon Rémi Roux, "un Français dépense environ 3 euros par an dans des produits issus du commerce équitable alors que pour un suisse, ce sont près de 20 euros". Et pas que les "bobos". Cependant ajoute le cofondateur d’Ethiquable "... c’est vrai que le prix plus élevé de nos produits nous empêche de toucher les classes les plus populaires." L’avenir est représenté par les classes moyennes. Un avantage toutefois : "Outre les économies d’échelle, la flambée actuelle des matières premières qui touche entre autres, le café et le riz, nous est favorable. Le commerce équitable n’est pas du tout pénalisé puisque les prix étaient déjà au-dessus de ceux du marché. Nous ne sommes donc pas obligés de les augmenter" conclut Rémi Roux.
Catherine Maussion et Laureen Ortiz tentent de nous aider à nous y retrouver entre les labels et leurs intentions. "46% des Français disent ne pas acheter ces produits, faute de les repérer dans les magasins. Et 57% des personnes au fait du commerce équitable disent ne pas être assez informées sur son fonctionnement."
Car la confusion règne dans les rayonnages.
Comme l’écrivent nos consoeurs de Libération "avec Lobodis, au moins c’est clair : les trois paquets [de café] sont équitables. Idem pour Alter Eco. En revanche avec Malongo, on ne sait plus très bien". D’où le dilemme du consommateur : "Peut-on faire confiance à une marque qui mélange les genres ? Ou, faut-il préférer les produits aux prix élevés parce qu’ils seraient plus "vertueux" ?
Et que tout ça n’est pas terminé avec l’entrée en lice de la grande distribution dans le concert de l’équitable. Monoprix, Leclerc, Auchan s’y mettent : Viens chez moi tu trouveras de l’équitable ! De quoi irriter le canal historique de la consommation équitable. "Il y a un antagonisme entre un commerce qui se veut équitable et la grande distribution" déclare Véronique Gallais, d’Action Consommation. Même son de cloche pour laurent Levard, délégué général d’Artisan du Monde qui refuse l’entrée en grandes surfaces. Joaquin Munoz, Président de Max Havelaar France, a un avis différent. Il dit oui à la grande distribution car il souhaite "démocratiser" cette forme de commerce. "Ce ne sont pas deux ou trois sacs que l’on veut vendre, mais des containers" dit-il.
Retour à la question de départ : comment s’y reconnaître ? "la nécessité aujourd’hui vis-à-vis de nous-mêmes, des consommateurs et des producteurs est de fixer des règles claires" répond Laurent Levard, d’Artisans du Monde. "En jeu, une définition précise des différentes formes du commerce équitable et surtout, la mise en place d’un organisme de certification pour décerner avec un maximum de garanties publiques un véritable label" concluent Catherine Maussion et Laureen Ortiz.
Toujours dans Libération et sous la plume de nos deux journalistes, on lira avec intérêt un dialogue entre Tristan Lecomte, fondateur d’Alert Eco et Christian Jacquiau, économiste et auteur du livre Les coulisses du commerce équitable qui illustre l’analyse précédente.
le site Autour du Bio précise l’importance grandissante des produits du commerce équitable vendus en grande surface à travers la gamme des produits Entr’aide dans les centres Leclerc, Monoprix Gourmet et Monoprix Bio chez Monoprix ou Carrefour Agir Solidaire. "Il y a encore du chemin à faire, mais ça progresse" conclut l’article.
Et les petits producteurs ? Michel Taille, correspondant de Libération à Bogota, en Colombie, est allé les rencontrer. Il s’est intéressé à une communauté indienne locale les Emberas Chamis "unis au sein d’Asprocafé Ingruma, dont la production est vendue à travers les réseaux du commerce équitabble à Max Havelaar et l’Américain Equal Exchange notamment". Nouvelles façons de penser, microprêts, agriculture biologique ; la bataille des coopératives n’est pas facile mais comme l’exprime le paysan Evelio Aguirre : "On ne deviendra pas riches grâce au café. Mais grâce à l’équitable, on survit mieux ».
Ils prient pour faire baisser le prix de l'essence
WASHINGTON (AFP) - 05/05/08
A une station d'essence Shell de Washington, une demi-douzaine de fidèles, les mains jointes et la tête courbée, prient avec ferveur pour que le prix de l'essence redescende.

Photographe : Paul J. Richards AFP :: Des fidèles d'une église adventiste américaine prient pour que les prix de l'essence baisse, le 1er mai 2008 à Washington dans une station Shell
"La semaine dernière à cette station, le gallon (3,78 litres) d'essence était à 3,51 dollars. Maintenant il est pratiquement à 3,60 dollars, cela fait 9 cents de plus en une semaine", s'exclame Rocky Twyman, qui a fondé la semaine dernière le groupe "la Prière à la pompe" pour implorer le ciel de faire baisser les prix.
"Seigneur tout puissant, viens à nous et donne-nous de la force pour que nous fassions baisser ces prix de l'essence trop chers", déclame M. Twyman, suivi par de fervents "amen" de ses acolytes.
"Mon Dieu, les prix ont monté à cette pompe depuis la semaine dernière. Nous savons que tu es capable, que tu as tous les pouvoirs du monde", continue-t-il avant que ses compagnons -- une ancienne Miss Washington, un petit entrepreneur, et deux bénévoles à la soupe populaire locale -- entonnent un chant: "Nous aurons une baisse de l'essence, nous aurons une baisse de l'essence !".
"La prière est la réponse à tous les problèmes. Nous appelons Dieu pour qu'il intervienne dans la vie de ces gens égoïstes et avides qui font monter les prix", explique-t-il.
Selon lui, avec la hausse des prix de l'énergie, "il y en a qui font beaucoup d'argent et c'est très, très mal".
Le week-end dernier, Rocky Twyman était à la tête d'un groupe de 200 personnes en prière devant des pompes à essence de San Francisco où le gallon atteint presque 4 dollars.
Pour Judy Dugan, de l'organisation de consommateur Consumer Watchdog, certains Américains en viennent à invoquer Dieu parce que le gouvernement ne semble pas se préoccuper de la flambée des prix: "C'est ce que vous finissez par faire quand vous n'avez personne à vos côtés et les consommateurs n'ont pas le gouvernement américain à leur côté, pour sûr".
Lors d'une audition jeudi au Congrès, élus et experts ont dépeint un sombre tableau des conséquences de la hausse des prix de l'essence et de l'alimentation, la plus forte depuis 17 ans.
Les Américains sont contraints d'adopter "un régime de récession", a déclaré la parlementaire Carolyn Maloney, soulignant que les ménages modestes remplaçaient désormais viande, poisson et légumes par des pâtes et des conserves.
Marcia Frazier-Foster a rejoint le groupe de prières parce que chaque jour elle fait un trajet de 53 km pour aller travailler: "Le coût de la nourriture a tellement augmenté. Ce qu'on nous donne à la banque alimentaire diminue. Le prix de l'essence a flambé et je dois dépenser plus pour mon trajet".
"Et pourtant, personne dans les hautes sphères n'est vraiment préoccupé par la hausse des prix de l'essence. Le président Bush ne croit même pas que nous soyons en récession", se plaint-elle avant de répéter les prières du guide: "ces prix vont tomber de la même manière que les murs de Jéricho sont tombés dans la Bible".
REVISION DE LA CONSTITUTION - Bernard Debré ne votera pas la réforme constitutionnelle
NOUVELOBS. | 04.05.2008 | 12:10 (avec Reuters)
"Si elle n'est pas amendée, transformée, je ne la voterai pas", déclare le député UMP et fils de Michel Debré, l'un des rédacteurs de la Constitution de la Ve République.
Le député UMP Bernard Debré annonce dimanche 4 mai qu'il ne votera pas en l'état le projet de révision de la Constitution. Il en critique plusieurs points, notamment l'article permettant au président de la République de s'exprimer au Parlement.
"La présence du président de la République à l'Assemblée nationale me semble complètement psychédélique : cette disposition risque d'abaisser la fonction présidentielle parce que le chef de l'Etat, en venant dans l'hémicycle, se fera huer par l'opposition, quel que soit le président, quelle que soit l'opposition", explique-t-il dans l'interview accordée au Journal du Dimanche.
"Vous imaginez le président malmené par les députés passant le soir sur toutes les chaînes de télévision !"
"Je ne la voterai pas" - Bernard Debré critique aussi l'instauration d'une commission consultative sur les nominations dans les grands postes de l'Etat ("on n'a pas besoin de changer la Constitution pour cela") ou la disposition établissant le nombre de ministres que doit compter un gouvernement.
"Cette réforme, si elle n'est pas amendée, transformée, je ne la voterai pas", ajoute-t-il en notant que le groupe UMP de l'Assemblée avait eu cette semaine une réunion "très houleuse".
"Je suis et je resterai rebelle", affirme le fils de l'ex-Premier ministre gaulliste Michel Debré, un des "pères" de la Constitution de la Ve République.
Il se dit d'accord en revanche pour inscrire dans la Constitution que le président de la République ne pourra pas exercer plus de deux mandats.
"De manière consensuelle" - Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a estimé quant à lui que cette réforme ne pourrait être adoptée "que de manière consensuelle". Il doit rencontrer mardi 6 mai son homologue socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault pour évoquer le texte.
"La réforme de la Constitution ce n'est pas toutes les semaines, c'est un rendez-vous historique. C'est une manière de renforcer les pouvoirs du parlement et il m'a semblé que ça avait du sens d'en parler avec Jean-Marc Ayrault", a-t-il déclaré sur Europe1.
Pour être adopté, le projet de révision doit réunir la majorité des 3/5e au Parlement.
Christine Lagarde voudrait mettre fin aux abus des niches fiscales

Placide - http://www.leplacide.com/ | |
La ministre de l'Economie Christine Lagarde remettra dans les prochains jours aux commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat un rapport sur les "niches fiscales" en estimant qu'il fallait "mettre fin à certains abus". "Lorsqu'il n'y a pas de plafond, lorsqu'il y a des possibilités d'abus, elle permettent à certains contribuables qui devraient payer de l'impôt de s'en affranchir" et "cette situation-là n'est pas normale", a-t-elle déclaré sur France 5. "Je crois qu'il faut mettre fin à un certain nombre d'abus, et je ferai des propositions aux commissions des Finances auxquelles je remets ce rapport sur les niches fiscales dans les jours qui viennent", a-t-elle poursuivi. Les niches fiscales sont des dispositifs dérogatoires (investissements dans les DOM-TOM, emploi d'un salarié à domicile...) qui permettent à certains contribuables de réduire leur impôt, notamment sur le revenu. Il existe aujourd'hui "plus de 359" dispositifs de ce type, selon la ministre. Le montant de ces crédits d'impôts atteindrait actuellement au moins "une cinquantaine de milliards d'euros", a relevé de son côté le ministre du Budget Eric Woerth. "Nous allons travailler sur les niches fiscales", a-t-il ajouté, en jugeant "important qu'on ne puisse pas s'exonérer totalement de l'impôt". |
Pour financer les retraites, exhumons Robin des Bois!
Dimanche 04 Mai 2008 – Marianne
Par V., Mariannaute, qui nous propose sa propre réforme des retraites : il suffit, selon lui, de plafonner les pensions des nantis.
Il serait possible de financer les retraites et pensions de tous les salariés, à un excellent taux de remplacement, à condition de plafonner les retraites des nantis. Par exemple, on pourrait limiter les sommes versées à 4 500 € mensuels maximum par retraité, - somme tout à fait respectable y compris d'ailleurs pour des salariés en activité - et reverser le surplus dans les caisses de retraites et dans le budget général de la nation pour les pensions des ministres et des hauts fonctionnaires privilégiés.
Est-il normal, aussi, que des retraités cumulent des retraites plus que confortables avec des revenus spéculatifs et des rentes de situation immobilières ou mobilières ? On pourrait, tout autant, moduler et indexer les sommes versées au titre des retraites et pensions en fonction des autres revenus perçus par les intéressés (revenus fonciers, stock-options, revenus financiers, rentes ...).
De la sorte, on pourrait revenir pour chaque salarié du privé et du public à une durée de cotisation de 37, 5 annuités avec un taux de remplacement décent pour chacun. Les fausses solutions qui nous sont présentées comme inéluctables (allongement de la durée de cotisation, cumul emploi-retraite, date limite de départ repoussée à 65 voire 70 ans) peuvent être contredites avec succès par des mesures alternatives de ce type. A condition, toutefois, que les petits et moyens salariés sachent l'imposer et se trouver maintenant des représentants de la classe politique et syndicale en rupture avec le catéchisme néo-libéral.
Voir l'article de Pauline Delassus (la retraite de papy Fillon)
Un an déjà de de Sarkofrance : Bling Blang Bing
Dimanche 04 Mai 2008 - juan - Marianne
Cela fait donc un an. Un an que Nicolas Sarkozy a été élu Président. A regarder les 52 semaines écoulées depuis le 6 mai, on se demande ce que Nicolas Sarkozy a pu nous épargner. Retour en arrière, en 52 constats.
1ère semaine: le germe du Bling Bling
Il commence son mandat en beauté: le Fouquet's, la Concorde version Neuilly-France Dimanche, puis l'escapade à Malte, en yacht & jet privé prêté par l'ami Bolloré, un bon sondage qui dit que les Français ne sont pas choqués, commenté dans le Figaro par Anne Fulda. Ces symboles sont prémonitoires d'un comportement Bling Bling génétique, que l'opinion publique ne percevra que plus tard.
2nde semaine: l'intronisation : Nicolas SARKOZY est intronisé, son gouvernement nommé, la gauche dynamitée. On entend déjà Martin Hirsch se plaindre des futures franchises médicales. Le Figaro s'interroge sur la découpe du Ministère de l'Economie en trois segments (Travail, Emploi et Budget).
3ème semaine: état de grâce
Sarkozy modère déjà quelques unes de ses promesses de campagne. La défiscalisation des heures supplémentaires sera partielle; le service minimum également. Mais la presse n'en a cure. Elle jouit à pleines pages: "une famille d'aujourd'hui à l'Elysée" (PARIS MATCH, 22 mai), "Façon Kennedy ou Grimaldi, le glamour s'invite sous les ors de la République avec un président qui ne veut rien laisser au hasard" (VSD 23 mai), "Large victoire de la droite attendue aux législatives" (LE FIGARO, 21 mai) ou "le style SARKOZY séduit les Français" (LE FIGARO 25 mai) ; "La révolution SARKOZY" (l'EXPRESS , 24 mai)
4ème semaine: les deux erreurs de Sarkozy
Sarkozy gagne son pari européen : il décroche un mini-traité "simplifié" mais incompréhensible. Il commet ses deux premières erreurs politiques. Le paquet fiscal est en route, on sait qu'il va creuser les déficits. Les peines planchers sont lancées, on sait que les prisons sont engorgées.
5ème semaine: le danger des pleins pouvoirs
Le 10 juin, 67 ans après un autre funeste 10 juin, on est en droit de s'inquiéter sur les futurs pleins pouvoirs du Président. Les élections législatives s'annoncent gagnées. La droite se pavane...
[6ème semaine: sursaut démocratique
... Mais quelques jours plus tard, la droite déchante. L'électorat sarkozyste ne s'est pas mobilisé. L'opposition a frôlé la disparition institutionnelle. Sarkozy s'est montré ivre (ou stressé) au G8, dans une video vue 12 millions de fois en 5 jours.
7ème semaine: course de vitesse
se confie: il veut vider le centre gauche, comme il a vidé l'extrême droite. Et pour ce faire, il adapte son (second) gouvernement Fillon : une secrétaire au Droits de l'Homme inexpérimentée mais noire; un libéral socialiste alsacien à la francophonie, une beurette laïque sous les ordres d'une Catho & Soumise. Nous lui souhaitons d'aller vite, très vite: "La seule véritable chance de ce pays est d'avoir un Président qui veut aller vite. Plus vite il ira, plus vite les malentendus se dissiperont."
8ème semaine: toutes des salopes
"Cloporte", "résidus", "salope", l'insulte fusent chez les sarko-boys. Sarkozy laisse déjà les autres gérer l'intendance de ses promesses : la vente de 5% de France Télécom pour se payer un second porte-avion, l'absence de coup de pouce au SMIC la suppression de 10 000 postes de fonctionnaires à l'Education Nationale.
9ème semaine : lettre à mes amis sarkozystes
Un mois s'est écoulé depuis l'élection. Il est temps de s'adresser à mes amis sarkozystes, de leur faire remarquer que les premières mesures annoncées sont socialement pénibles et financièrement désastreuses.
10ème semaine : Gosplan
Sarkozy apparaît comme et aux allocations chômage, un président d'inspiration libérale qui veut gérer le pays comme on gérait le Gosplan dans les années 1950 en Union soviétique : il veut contrôler la BCE, creuse les déficits de son paquet fiscal, et brusque sa (nouvelle) majorité UMP qui redresse son bouclier fiscal (de 39 à 50%). En quelques semaines à peine, il ruine son crédit de compétence et de concertation.
11ème semaine: "communication hypocrite"
Cette semaine débute avec les petits fours du 14 juillet et se termine dans la repentance. Cécilia, dans ses derniers jours d'apparence en épouse réconciliée avec son adultérin de mari, a soigné la fête. Overdose de communication, et ... de commissions: Sarkozy semble créer autant de commissions, comités, et consultations qu'il a fait de promesses électorales.
12ème semaine : "la honte"
L'Hyper-Président envoie sa femme récupérer les infirmières bulgares en Libye, puis va signer un accord de défense et de livraison d'un réacteur nucléaire ; la dictature libyenne. Pour son premier déplacement, il va expliquer à Dakar "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire."
13ème semaine: "promesses tenues"
La session extraordinaire du Parlement est bouclée. Sarkozy a satisfait son électorat de droite: loi sur la récidive et la délinquance des mineurs et paquet fiscal sont votés. Exit la promesse d'équilibre budgétaire. Nous sommes en août, Sarkozy a grillé ses cartouches budgétaires avant la crise des subprimes. Il part en vacances dorées aux Etats Unis. "Ami Sarkozyste, où es tu ?" demandais-je pour la première fois.
14ème semaine : "l'éthique à l'épreuve"
A Amiens, un jeudi matin d'août vers 7h45, un jeune clandestin russe du nom d'Ivan saute par le fenêtre pour échapper à la police. Quelques intellectuels africains expliquent à Sarkozy (et Henri Guaino) qu'ils n'ont que faire de ses conseils racistes. La Sarkofrance n'est plus décomplexée. Je commence à vraiment chercher mon ami Sarkozyste.
15ème semaine : "expulsions"
Le premier été de Sarkozy Président s'achève. Après le yacht maltais, la villa américaine du New Hampshire. Il faudra s'habituer. Les médias y sont déjà accrochés. Le couple présidentiel est plus que jamais un sujet de la presse people (Cécilia, Cécilia, Cécilia ). Les expulsions continuent.
16ème semaine : "recours à la victime"
Les derniers chiffres de la croissance la crise boursière venue des Etats Unisont achevé de convaincre les indécis que les prévisions annuelles du gouvernement ne tiendront pas. L'opposition attendait ce retour de vacances pour interroger Cécilia Sarkozy l'affaire libyenne. Le tout premier sondage révèlait que les Français ne sont pas dupes sur leur pouvoir d'achat. Mais Sarkozy sort son joker : "la victime." La victime (de crimes sexuels) n'est pas assez considérer. Il faut juger les fous ! Belle diversion quand les nuages économiques s'amoncellent.
17ème semaine : "essoufflement ?"
Rentrant de vacances, Sarkozy semble essoufflé. Il parle aux 180 ambassadeurs de France, pour sa rentrée, puis à l'université d'été du Medef.
18ème semaine : "gouvernement de bleus"
Les couacs et autres approximations gouvernementaux se multiplient. Les Bleus sont au pouvoir : [Bernard Laporte a fait lire la lettre de Guy Moquet ]url:http:/sarkofrance.blogspot.com/2007/09/rugby-une-norme-erreur-de-gestion-de-la.html/aux Bleus quelques heures avant leur match contre l'Argentine, lecture fatadique d'après certains. Fadela Amara ouvre un skyblog pour parler de son plan "anti-glandouille" pour la banlieue. Rama Yade perd ses nerfs, Christine Lagarde évoque un "plan de rigueur" pour les fonctionnaires. [Un tiers du cabinet de Rachida Dati ]url:http:/sarkofrance.blogspot.com/2007/09/le-krcher-dati-2-nouveaux-dparts-son.html/n'a pas supporté plus de 3 mois l'autoritarisme de son ministre.
19ème semaine : les blogs se radicalisent
La blogosphère vigilante se radicalise et se regroupe. "4 mois après le 7 mai, et cette élection présidentielle, les blogs s'énervent contre la Sarkofrance et son président."
20ème semaine : A-D-N
"Aucun sujet n'est tabou" déclaré Brice Hortefeux à l'Assemblée Nationale en cette fin septembre. L'amendement Mariani qui propose des tests ADN aux candidats immigrés au regroupement familial ne sert à rien sinon à vexer.
21ème semaine : accélérer pour ne pas trébucher
Pour la première fois depuis le 7 mai, la presse se fait l'écho de ses premiers échecs, de sa nervosité croissante en public. Paradoxalement, Sarkozy tient ses promesses de moyens, pas de résultat.
22ème semaine : merci Sarko
La personnalité du président devient sujet de conversation: rumeur de séparation , tics nerveux, etc. Finalement, il n'a pas tant changé que cela. C'est la vraie fin de l'état de grâce.
23ème semaine : les digues ont sauté
Candidat, Sarkozy appelait cela la "rupture." Maintenant qu'il est Président, les digues républicaines ne peuvent que sauter: la création d'un Ministère de l'identité nationale entraîne les tests ADN. La commission Attali récemment installée veut débrider la croissance française. Même le mythe de sa famille recomposée lui a pété dans les mains. Cécilia l'a quitté.
24ème semaine : semaine noire pour NS
Elle est partie. Il a fallu le confirmer. Sarkozy déprime.
25ème semaine : "mensonges d'Etat"
Rachida Dati a menti sur ses diplômes, le divorce Cécilia-Nicolas était en place depuis avril.
26ème semaine : "régime spécial"
Sarkozy s'augmente de 172%; la délocalisation du Conseil des Ministres en Corse mobilise 2 Airbus et 2 000 CRS ; les députés ont finalement accepté de réformer leur propre régime spécial de retraite ; et Rachida Dati laisse le Parquet s'opposer ; une enquête contre le nouveau secrétaire d'Etat au Sport.
27ème semaine : "effet boomerang"
La stratégie politique de Sarkozy est-elle en passe de devenir contreproductive ? On est en droit de s'interroger : le nombre de réformes réellement engagé est finalement très faible (même pour l'UMP).
28ème semaine : "infection de mythes"
Un triste Arche de Zoé fait parler de lui, tout comme une réforme des retraites mal préparée. L'efficacité du Président est mise en doute jusque dans les sondages.
29ème semaine : "la démocratie a une fin"
Le Président élu depuis 6 moins a écrasé tous ses rivaux institutionnels: les députés se taisent. Les ministres sont des porte-paroles. Le premier Ministre un exécutant. La justice se tait et la presse aussi. La France contemple l'action du Président, ses émotions, ses coups de gueule et ses accès de sincérité : "personne ne me résiste" a-t-il déclaré aux journalistes des Echos, Nicolas Sarkozy vit ses dernières heures d'omnipuissance.
30ème semaine : ruptures ?
La rupture n'est pas là où on l'attendait: aucune rupture en banlieue (Villiers Le Bel s'enflamme); aucune rupture dans la pratique politique (la langue de bois se répète); aucune rupture pour le pouvoir d'achat (il ne décolle pas).
31ème semaine : "premiers départs"
Noël approche, les promesses sont loin. La venue de Kadhafi en grandes pompes, le jour du 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme des Nations Unis, est la goutte d'eau qui fait déborder le vase des promesses éthiques.
32ème semaine : "l'humiliation"
Kadhafi vient de partir, après avoir saccagé l'amour propre de la majorité. le mythe d'une confiance retrouvée est définitivement tombé : le spectre de la crise de 1929 revient. Mais Sarkozy se trouve une nouvelle compagne à Eurodisney, Carla Bruni.
33ème semaine : "retournement médiatique"
La presse s'emballe, le Bling Bling repart. Nicolas et Carla font les une des magazines. La France découvre un Président qui veut prendre du bon temps.
34ème semaine : la rupture n'est pas là
Nicolas n'a pas changé. La vraie rupture est dans la pratique présidentielle: Sarkozy n'a pas le ridicule de Giscard. Mais il nous fait regretter le grand De Gaulle, le sphinx Mitterrand et même l'immobile Chirac
35ème semaine : "résistance médiatique"
On aurait pu croire que la trève de Noël aurait refroidi les impatiences de la presse, que les différentes diversions présidentielles auraient servi. Elles ont été nombreuses : une nouvelle compagne, des vacances "people" à Louxor, un carnet de notes pour ministres, un ciblage contre les "chômeurs-fraudeurs", des voeux vainement modernisés. La technique du vacarme a joué à plein.
36ème semaine : "problème de comportement"
L'expression est de Cécilia Sarkozy, dans le livre contesté d'Anna Bitton publié le 11 janvier. "Nicolas Sarkozy a un réel problème de comportement". On le savait nerveux, agressif contre ses contradictoires. On l'a découvert capable de s'enflammer, de s'exhiber comme un garçonnet fier de son nouveau jouet. "Et pourtant, il a la bombe !" s'exclame un ami blogueur.
37ème semaine : la politique de la culotte
Président Bling Bling ? Bing bing dans la Présidence ! Un sondage de fin de semaine l'annonce moins populaire que son premier ministre. C'est donc un problème de comportement, et/ou une question de responsabilité. Nicolas Sarkozy est devenu inaudible (chez les pêcheurs, sur la religion, à propos du pouvoir d'achat). Chacune de ses interventions fait long feu.
38ème semaine : mauvais goût
Le Président est devenu le handicap de sa majorité, à peine 9 mois après son élection. La majorité parlementaire ne se gêne pas pour grogner, à la marge certes.Les candidats UMP aux élections municipales cachent leur appartenance au camp présidentiel
39ème semaine: Alzheimer
L'équipe gouvernementale fait feu de tout bois pour rassurer l'électeur, à quelques semaines des élections mnicipales: retraites revalorisées au-delà des 1,1% prévus ; soutien public à l'usine d'Arcelor-Mittal; débloquage de 250 millions pour les sans-abris. Le Sarkozysme se transformerait-il en une entreprise clientéliste ?
40ème semaine: "président anxiogène"
On sait ce qu'il a fait, ce qu'il n'a pas fait. On se demande surtout ce qu'il va faire. Qu'il s'agisse de sa vie privée ou de son action politique, Nicolas Sarkozy inquiète. Il paraît fébrile ou nerveux. Sarkozy ne sait pas prendre du recul. Il corrige sa trajectoire en courant. Il change de direction sans ralentir. La base UMP est déboussolée. La discorde enfle entre les ministres.
41ème semaine: Fillon président en 2012 ?
Surprenant retournement, le premier ministre devient le dirigeant préféré des Français. Pour défendre leur président en détresse, les sarkozystes tentent de riposter avec la théorie du complot.
42ème semaine : droite complexée
Cette semaine, Nicolas Sarkozy a fait sonner la charge. Plainte contre un blogueur, Rama Yade qui crie au racisme, méthodes de la STASI, Laurent Wauquiez nous traite de terroristes, journaliste entendu par la police. Roger Karoutch a raison, la période actuelle ressemble de plus en plus aux années trente... Il y a même des ministres mis en examen pour détournement de fonds.
43ème semaine : populisme présidentiel
Le Conseil Constitutionnel invalide la rétro-activité demandée par Rachida Dati dans sa loi sur la rétention de sûreté. Qu'importe, le président qui fait appel au "peuple" contre les "élites", l'opposition accusée d'indulgence criminelle, une députée UMP demande une loi d'exception.
44ème semaine : Sarkozy sait il travailler ?
Sarkozy a fini par être noté par 45 millions d'électeurs. Au 1er tour des élections municipales, les candidats de la majorité ont recueilli 40% des suffrages. Déroute ? Sarkozy continue de mitrailler de ses annonces. On ne l'écoute plus.
45ème semaine: je ne vous ai pas compris
Dimanche 16 mars au soir, les équipes présidentielles ont usé de toutes les ficelles pour nier une sanction électorale. Nicolas Sarkozy n'a retenu qu'une leçon de ses difficultés sondagières : l'électorat frontiste l'a lâché. Il doit se droitiser
46ème semaine : Nicolas a fait Bling
Nicolas continue son "agitation immobile": comme s'il craignait d'affronter la réalité, et surtout sa révélation aux Français, il multiplie les leurres : nomination d'un jeune conseiller spécial "anti-rumeur"; inauguration d'un porte-avion nucléaire, réforme des institutions, célébration d'un résistant, etc...
47ème semaine : la normalisation
Fillon est devenu premier ministre. Cette semaine, il a bien fallu annoncer les mauvaises nouvelles : les comptes 2007 sont mauvais; les prévisions pour 2008 sont faiblardes; et les grandes promesses fiscales et sociales sont enterrées sine die.
48ème semaine : rigueur inachevée
Le moral des ménages est peut être au plus bas depuis 21 ans, mais la droite s'impatiente. Où Sarkozy va-t-il tailler ? Trois actions sociales sont touchées : l'accès au logement social ; les dépenses de santé; et les emplois aidés.
49ème semaine : "chef de clan"
Aaprès l'annonce de son plan d'économies, Sarkozy se fait discret. Il a servi son clan. La seule mesure populaire, la défiscalisation des heures supplémentaires, a été évaluée cette semaine : inefficace et coûteuse.
[
50ème semaine : "droite "snif snif"]url:http://
Malheureusement, la réalité rattrape le Président : une semaine de couacs gouvernementaux (carte famille nombreuse, déremboursement des frais d'optique, sanctions contre les chômeurs, etc) a donné à la majorité présidentielle un nouveau surnom : la droite snif snif. Sarkozy doit parler aux Français.
51ème semaine : question de franchise
A l'issue d'une belle intervention télévisée de 280 000 euros, Nicolas Sarkozy abuse de la franchise politique ("ne me jugez pas avant 2012") et invente la franchise sociale : même le Revenu de Solidarité Active sera ainsi financé par des économies sur la "prime pour l'emploi."
[
52ème semaine : la realpolitik au plus bas.]url:http://
Le Président termine son année en beauté : un voyage au soleil, officiel cette fois, Carla Bruni à son bras, pour célébrer les progrès démocratiques du coin, vendre un peu de nucléaire et signer quelques accords commerciaux.
Un an déjà !
Ami Sarkozyste, où es-tu ?
Juan récapitule un an de régime sarkozyste. Tant de bourdes qu'on avait déjà oubliées...

