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lundi 28 avril 2008

Sarkozy et son bilan : mise en scène et recadrage

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Posté par werdna à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les journalistes ont enlaidi la langue française

Marianne 27 Avril 2008 par rmh, mariannaute. Qui préfère lire les Misérables que les magazines.

Beaucoup de professeurs ne connaissent pas les règles élémentaires de grammaire et d'orthographe, il en est de même des journalistes de la presse écrite, Le Monde et le Figaro y compris.

Les journalistes de la radio et de la télévision ne sont pas les derniers en la matière et nous en sortent des vertes et des pas mûres tous les jours, s'appliquant par exemple à ne pas faire de liaison avec le mot euro sauf quand il ne faut pas en faire, exemple : «cent-z-euros», comme le présentateur vedette du 20 h sur la 2.

Dans les années 1980, j'étais abonné à plusieurs magazines hebdomadaires et mensuels, de gauche et de droite. Les journalistes ont enlaidi la langue française, inventant par exemple des féminins : professeure, essayez de prononcer le mot, c'est très joli. Je ne suis plus abonné à un seul magazine, je préfère relire Les Misérables...

La langue française n'est plus enseignée et j'ai même entendu un linguiste dire que cela n'était pas utile ! Heureusement, les ministres de l'éducation nationale sont revenus «aux fondamentaux» depuis pas mal d'années, le résultat ? Ben ça empire !

C'est normal, il ne suffit pas de revenir aux fondamentaux. Tant que des élèves entreront en 6e en ne sachant pas lire, ce sera la panique dans les classes. Quel intérêt peut avoir un enfant à suivre des cours qui ne le concernent pas ? Comment un élève de dix ans qui ne comprend pas un mot de ce que dit le professeur peut-il garder son calme durant des heures ? Et au lycée les professeurs se font agresser, poignarder. Il y a cinquante ans on entendait les mouches voler, même dans les classes de quarante élèves, sauf quand le professeur nous demandait de participer.


Parent d'élève, j'ai proposé à un principal de collège d'aider un professeur chahuté pas sa classe, naturellement cela n'a pas été possible. L'éducation nationale fossilisée ne reconnaît pas ses lacunes, pendant des années cette administration nous a menti en prétendant que le niveau montait alors que le nombre d'illettrés augmentait.

Pourtant, rien n'est plus facile que d'apprendre à lire à un enfant et rien n'est plus indispensable. C'est un crime que de ne pas enseigner la langue française et on en voit le résultat tous les jours, une grande majorité de Français ne comprend pas un texte simple d'une page et ont une peur panique du moindre contrat. C'est un handicap terrible pour les hommes et la société mais les hommes politiques s'en moquent !

Posté par Kozett à 00:03 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Carte militaire - Le gouvernement engage une réorganisation à haut risque

LE MONDE | 24.04.08

Lors de sa visite à Bordeaux, mardi 22 avril, le ministre de la défense, Hervé Morin, a eu confirmation - s'il en était besoin - de la mobilisation des personnels concernés par la vaste restructuration en cours de son ministère. Les banderoles et tracts affichant un "non à la casse de l'outil de défense", qui l'ont accueilli à l'entrée de la base aérienne 106 de Mérignac, étaient à l'image de ce qui se passe dans les nombreuses villes de France qui risquent d'être frappées par les décisions d'"abandon de garnison", de fermetures et regroupements de sites, sans compter les réductions d'effectifs de divers régiments.

Ce plan de réorganisation des armées s'inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la rédaction du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, qui doit fixer le contrat opérationnel des armées, et donc leurs besoins en hommes et en équipements.

Dans les villes qui risquent d'être touchées par ce bouleversement de la carte militaire, les élus locaux s'inquiètent et multiplient les pressions pour éviter des mesures qui ne manqueront pas d'avoir de lourdes conséquences économiques. A Bordeaux, par exemple, le maire et ancien premier ministre Alain Juppé s'efforce d'obtenir que l'Ecole de santé navale ne soit pas supprimée

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Le ministre de la défense lui-même s'inquiète des conséquences sociales de son plan. Dans une lettre adressée le 28 mars au premier ministre, dont Le Monde a eu connaissance, M. Morin insiste sur la nécessité de mettre en place rapidement des "outils d'accompagnement social adaptés" à l'ampleur de la réforme et à la spécificité des personnels de la défense

Le ministre souligne que ce plan va entraîner "une modification considérable des implantations territoriales des unités", qui va imposer aux personnels civils concernés une mobilité géographique et fonctionnelle "inédite dans son ampleur".

L'effort du ministère de la défense, poursuit-il, sera supérieur à celui réalisé pour professionnaliser les armées dans la période 1997-2002, qui avait engendré une réduction d'effectifs d'environ 15 000 personnes sur six ans.

Evoquant la prochaine loi de programmation militaire, M. Morin précise que "l'effort attendu sera sans précédent". Selon le ministère de la défense, quelque 6 000 emplois (sur environ 427 000 fonctionnaires, dont 80 000 civils) devraient être supprimés chaque année pendant six ou sept ans.

Dans ce courrier adressé à François Fillon, M. Morin souligne que l'effort envisagé "s'appliquera de façon très importante aux fonctions de soutien, au sein desquelles la population militaire est plutôt en seconde partie de carrière, et dont les perspectives de reconversion sont, en conséquence, plus difficiles".

Le ministre de la défense demande au chef du gouvernement d'envisager rapidement cinq dispositifs d'accompagnement social en contrepartie de cette réduction des effectifs :

une augmentation de l'intégration des militaires au sein de la fonction publique ; la création d'"un pécule modulable d'incitation à une seconde carrière pour les militaires de moins de 50 ans, dont le versement d'une partie du montant sera conditionné par la reprise d'une activité professionnelle" ;

la mise en place d'un congé spécifique destiné à aider les militaires souhaitant créer ou reprendre une entreprise ; la création d'une indemnité spécifique de préparation à la reconversion ;

et, enfin, la prorogation, "pour une durée à définir, des dispositifs de départ liés à une pension de retraite majorée au profit des seuls militaires de plus de 50 ans, et dont l'application serait étendue aux sous-officiers de carrière".

La réorganisation de la carte militaire va donner lieu à une "densification" d'implantations, par un regroupement de certaines unités, et surtout par la création de quelque quatre-vingt-dix "bases de défense" conçues pour permettre une mutualisation des fonctions de soutien, dans une logique interarmées.

Une étude et une validation "aussi rapide que possible" des textes qui seront nécessaires "consolideraient le maintien d'un climat social apaisé, alors qu'il commence à se tendre avec les partenaires sociaux", souligne M. Morin, qui conclut sa lettre au premier ministre par cette note manuscrite : "Il faut aller vite dans les arbitrages, car nous ne pouvons pas présenter le plan de restructuration si nous ne sommes pas en mesure d'annoncer l'ensemble des mesures d'accompagnement."

Les syndicats des personnels civils de défense ont annoncé une grève nationale peu avant le 19 juin, date à laquelle le ministre compte présenter la liste définitive des sites militaires touchés par la réorganisation des armées.

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Armée - Limoges s'inquiète du projet d'"abandon" de sa garnison en 2010

LE MONDE | 24.04.08 | LIMOGES CORRESPONDANTE

Les militaires vont-ils être "limogés" ? Dans la capitale limousine, siège de l'un des quatre états-majors de force en France, aujourd'hui menacé par la réorganisation des implantations de l'armée de terre, le jeu de mots ne fait pas rire.

Inventé par Marcel Proust, le terme "limoger" renvoie aux généraux incompétents expédiés dans la ville par le maréchal Joffre, en 1916.

Aujourd'hui, il ne s'agit pas de recueillir des officiers, bien au contraire : l'abandon de la garnison y serait envisagé pour 2010, selon les hypothèses formulées dans des documents du ministère de la défense.

Près d'un millier de personnes seraient concernées par cette fermeture, dont environ 300 civils. L'état-major de force n° 4 (EMF4), créé en 2000, serait dissous, le 15e bataillon du train aussi.

Les personnels "libérés" seraient affectés à l'EMF2 de Nantes. L'état-major de la 3e brigade mécanisée et la 3e compagnie de commandement et de transmission seraient, d'autre part, transférés à Clermont-Ferrand. Si ces projets se confirment, il n'y aurait donc plus de soldats à Limoges d'ici deux ans.

De la caserne Beaublanc, où se trouvent les états-majors, rien ne filtrait, mardi 22 avril. Sous couvert d'anonymat, certains militaires confient que "c'est l'incertitude pour tout le monde". L'intersyndicale des personnels civils rechigne, elle aussi, à s'exprimer sur "une rumeur". "C'est encore trop tôt, les gens sont très tendus, commente Jean-Paul Fleytou, responsable CGT. Si cela arrivait, ce serait une catastrophe pour l'économie locale."

Au total, avec les familles, "environ 2 300 personnes seraient touchées et beaucoup de cadres vont partir", souligne Vincent Léonie, ancien militaire, devenu responsable des Jeunes actifs de l'UMP en Haute-Vienne. "Cela représente une importante manne financière, ajoute-t-il, de l'ordre de 20 millions d'euros en masse salariale." Selon lui, l'image de la ville en souffrirait : "Les militaires sont les ambassadeurs de Limoges quand ils se rendent en mission à l'étranger."

Inquiets, les parlementaires ont demandé des précisions. "Je n'en sais pas plus", avoue Marie-Françoise Pérol-Dumont, députée PS de la Haute-Vienne, qui a posé une question écrite à l'Assemblée nationale.

Le conseil municipal a adopté une motion d'urgence le 4 avril, pour dénoncer "une mesure qui porte atteinte au bon développement de la ville et de sa population". Alain Rodet, le député et maire de Limoges, devrait rencontrer début mai le ministre de la Défense.

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SNCF - Les grandes disparités de la nouvelle tarification

LE MONDE | 26.04.08 |

Depuis le changement du système de tarification de la SNCF le 7 octobre 2007, suivi d'une augmentation des prix le 23 janvier, de nombreux lecteurs s'étonnent des fluctuations du billet de TGV pour un même trajet, à la même heure, selon le moment où il est acheté, y compris pour les possesseurs de carte de réduction.

Un lecteur avait réservé sur Internet, avec sa carte 12-25 ans, un billet Montpellier-Le Mans en seconde classe à 83,80 euros pour un aller le 24 février, et à 106,50 euros pour un retour le 7 mars. Lorsqu'il s'est présenté au guichet pour retirer et payer ses billets, l'ordinateur n'avait pas gardé trace de sa commande. A sa grande surprise, l'employée lui a délivré, aux mêmes dates et aux mêmes heures, un aller à 77,70 euros en première classe et un retour à 65,10 euros en seconde, soit 47,50 euros de moins au total !

A la SNCF, on répond qu'il a dû bénéficier d'une annulation des places d'un groupe qui s'est désisté à la dernière minute ou d'une remise dans le circuit d'une "option" posée par un client sur ce trajet et qui serait venue à expiration.

Le nouveau système repose sur le principe du yield management mis au point par les compagnies aériennes : le prix du billet vendu bon marché trois mois à l'avance augmente au fur et à mesure que le train se remplit.

Même avec les cartes de réduction commerciales, les prix jouent au yo-yo avec une ampleur d'autant plus grande que l'échelle des réductions a été amplifiée, pouvant aller jusqu'à moins 60 % pour la carte 12-25 ans.

"La réduction s'effectue toujours par rapport au prix "loisir standard" (le plus cher) de la classe (première ou seconde) et du niveau de TGV (période de pointe ou normale)", indique-t-on à la SNCF. D'où la grande diversité des tarifs relevée lors des simulations auxquelles nous avons procédé.

Pour un billet Montpellier-Paris en seconde classe avec une carte 12-25 ans, réservé sept semaines à l'avance, on obtenait, à la date du mercredi 4 juin, trois niveaux de prix, selon les TGV : de 30,80 euros à 37,80 euros. Et, curieusement, l'iDTGV (train permettant de voyager "à petits prix" sur des destinations situées à plus de trois heures de Paris, en réservant et en payant exclusivement sur Internet) offrait, à cette même date, un tarif inférieur au palier le plus élevé (34,90 euros en seconde comme en première classe) ! La carte de réduction n'est donc pas toujours avantageuse.

A la date plus rapprochée et plus demandée du vendredi 23 mai, on relevait, au tarif 15-25 ans, cinq paliers selon l'horaire : 30,80 euros, 39 euros, 42 euros, 47 euros et 50 euros. Parallèlement, les clients ne bénéficiant d'aucune réduction se voyaient offrir à cette même date, des prix "loisir" à 50 euros, 58 euros, 66 euros, 77,10 euros et 80 euros. Huit jours avant le départ, les tarifs "loisir" passaient à 77,10 euros, 94,50 euros et 112 euros. Ainsi, deux personnes voyageant à bord du même train peuvent avoir payé du simple au double.

Il faut aussi savoir qu'aucun billet bon marché n'est proposé en période de pointe, même s'il reste des places invendues, ce qui était le cas pendant la semaine de Pâques, où l'on ne trouvait, du mardi au jeudi, que le tarif maximum sur tous les TGV.

Enfin, il arrive que le site Voyages-sncf.com propose simultanément à la vente deux billets dans un même train à des prix différents : par exemple Montpellier-Le Mans, le 7 avril (départ 7 h 18, arrivée à 12 h 59) au tarif 12-25 ans, en première classe, à 77,70 euros, et 80,70 euros ! Selon un responsable, cet écart serait dû à ce que les deux places se trouvaient dans deux rames jumelées sur le trajet Paris-Le Mans : leur taux de remplissage étant différent, la tarification dans les deux rames ne peut pas être identique.

Il faut savoir enfin que, pour des raisons techniques, le site Voyages-sncf.com ne peut afficher plus de six trains à la fois, iDTGV obligatoirement inclus. Si, par exemple, on veut voir les trains de l'après-midi et pas seulement ceux du matin, il faut lancer une deuxième requête. Cependant, pour remédier à cet inconvénient, la totalité de l'offre sur une journée et l'affichage des trains complets devraient figurer sur la page de réservation, courant juillet

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Assise, ville du saint des pauvres, adopte un arrêté anti-mendicité

La Suisse – 24 Heures – 28/04/08

Le maire d'Assise, ville de l'ouest de l'Italie où est né et mort Saint François (1182-1226), qui a consacré sa vie à la défense des pauvres, a adopté un arrêté controversé interdisant la mendicité, a rapporté le journal La Repubblica.

L'arrêté pris par le maire Claudio Ricci (droite) interdit de mendier à moins de 500 mètres des églises, lieux de culte, places et bâtiments publics. La mesure comporte également l'interdiction de s'allonger ou de s'asseoir par terre près de l'entrée des lieux de culte et des bâtiments publics.

Le maire a justifié la mesure en affirmant que son objectif était de "préserver le caractère sacré d'Assise sans renoncer à la notion d'accueil".

"Mendier n'est pas un délit. Je ne comprends pas pourquoi il faut l'interdire en adoptant une loi. Même si certains peuvent en profiter, aider ceux qui en ont besoin est toujours une bonne chose", a réagi Mgr Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et paix. "Saint François est le saint des pauvres et son enseignement est toujours d'actualité. En tant que chrétien, je ne comprends pas" ce type de mesure.

Pour le Père Vincenzo Coli, responsable du couvent franciscain d'Assise, "il est difficile de dire ce que ferait aujourd'hui Saint François, car les temps ont changé". "Mais il préconisait de recourir à la mendicité seulement lorsque il n'était pas possible de se sustenter en travaillant", a-t-il déclaré à l'agence Ansa.

Fils de marchand, Saint François s'est converti à une vie de piété et de pauvreté et a fondé l'ordre des frères franciscains après une courte expérience militaire et quelques années agitées.

Posté par werdna à 00:02 - Religion - Spiritualité - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Grande Bretagne vient de lancer discrètement cette semaine un dispositif de caméras intelligentes

La Suisse – 24 Heures – 28/04/08

La Grande Bretagne vient de lancer discrètement cette semaine un dispositif de caméras de surveillance des automobilistes, il s’agit de lutte antiterroriste et de coopération internationale, puisque les informations recueillies peuvent être envoyées à d’autres services à l’étranger. Selon les experts en sécurité internationale.

Une nouvelle arme dans la lutte contre le terrorisme international, on appelle ça, la caméra intelligente, en Grande Bretagne et c’est très discrètement cette semaine que ces caméras ont été mises en place, dans les rues, avec comme objectif, le recueil d’informations sur les automobilistes, un dispositif discrètement déployé parce qu’il a ses détracteurs dans la classe politique notamment, les informations recueillies pouvant être divulguées à d’autres services notamment étrangers.

L’avantage de cette nouvelle mesure britannique c’est qu’elle va permettre de généraliser l’échange de renseignements sur les terroristes ou les apprentis terroristes qui se croient à l’abri dès qu’ils quittent leurs pays, et qui envisagent d’aller faire ou du renseignement ou des opérations à l’étranger, le nouveau dispositif va permettre l’échanger d’informations avec des services de police des pays émetteurs en matière de terrorisme, et le pays dans lequel ou peuvent se dérouler les attentats qui lui va pouvoir continuer à suivre les personnes dangereuses grâce à une information de départ qui est donnée par le service de police du pays d’origine du terroriste.

Techniquement c’est ce qu’on appelle les cameras intelligentes, qui ont un système de reconnaissance morphologique du visage à l’instar de ce qu’on voit dans les séries américaines, les cameras son capables d’enregistrer les formes du visage, les formes du corps, les démarches et même si l’individu met un bonnet par exemple ou a changé sa coupe de cheveux ou s’habille de telle ou telle manière, il sera reconnu par la camera, et sera suivi dans une foule, il sera en plus suivi par le central pilotant les cameras, et sera systématiquement identifié partout ou il se trouve dans la ville grâce à ces systèmes très performants qui sont maintenant développés.

s_curit_

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AFRIQUE - Dégradation de l'image de la France

NOUVELOBS | 26.04.2008 | 15:33

Selon des télégrammes envoyés par des diplomates français basés en Afrique, il y a une incompréhension entre l'opinion française, qui tend à voir dans les Africains "des gens pauvres parce que corrompus", et l'opinion africaine qui voit une France "frileuse, doutant de ses intérêts, méfiante à l'égard de la jeunesse africaine".

Selon une série de télégrammes diplomatiques citée, samedi 26 avril, par le journal le Monde, les ambassadeurs Français en poste en Afrique soulignent la dégradation de l'image de la France sur ce continent.

L'image de la France "oscille entre attirance et répulsion dans nos anciennes colonies, au gré du soutien politique ou des interventions, militaires notamment, dont ont fait l'objet ces pays", d'après un télégramme de synthèse cité par le journal.

En automne 2007, les avis des 42 ambassadeurs de France en poste en Afrique avaient été sollicités, après notamment un discours du président Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet, très critiqué dans l'opinion et les capitales africaines.
L'un des diplomate cité par le journal affirme que "la France n'est plus la référence unique ni même primordiale en Afrique. Les Français ont du mal à l'admettre".


"Dégâts durables" fait par l'Arche de Zoé -
La présence de bases militaires françaises en Afrique "alimente le fantasme d'une France qui n'agit qu'au profit de gouvernements iniques et pour des causes opaques" est-il écrit.
"On nous reproche à la fois de trop intervenir et de lâcher l'Afrique. Quoi qu'on fasse, on a tort", estime encore un ambassadeur.

Un diplomate français met aussi en exergue les "dégâts durables" pour l'image de la France de l'affaire de l'Arche de Zoé, l'association qui a tenté de faire sortir clandestinement du Tchad des enfants supposés être des réfugiés du Darfour.
Les télégrammes mettent également en avant l'incompréhension entre l'opinion française qui tend à voir dans les Africains "des gens pauvres parce que corrompus", et l'opinion africaine qui voit une France "frileuse, doutant de ses intérêts, méfiante à l'égard de la jeunesse africaine".

Connaissance irremplaçable du terrain -
La France dispose toutefois parmi ses atouts de la "terrible demande" pour la langue française, et est créditée d'une "connaissance irremplaçable du terrain".

Le ministère des Affaires étrangères, interrogé samedi par l'AFP, n'avait pas de commentaire officiel à faire sur la parution de ces extraits dans le journal.
Selon des diplomates, ces télégrammes entraient dans le cadre plus vaste d'une réflexion interministérielle sur l'action de la France en Afrique, qui se poursuit encore.
"Nous analysons l'ensemble des paramètres de notre action pour la refonder et peut-être mieux l'inscrire dans un cadre européen, dans un objectif d'efficacité de l'action de l'Etat", a assuré un responsable du Quai d'Orsay, en ajoutant "qu'aucune conclusion ni décision n'ont été arrêtées".


France : "gendarme de l'Afrique" -
Des exercices similaires sont en cours sur d'autres régions du monde, assure-t-on également au Quai d'Orsay.
Nicolas Sarkozy, à Dakar, avait été critiqué pour avoir notamment évoqué "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire".

A l'occasion d'un déplacement en Afrique du sud en février, il avait souhaité contrer l'image d'une France paternaliste et "gendarme de l'Afrique" en annonçant une révision des accords de défense liant Paris à plusieurs pays de ce continent.

A la suite du départ le mois dernier du secrétariat d'Etat à la Coopération Jean-Marie Bockel, qui s'était aliéné plusieurs dirigeants africains par ses critiques sur la "Françafrique, la volonté réelle de la France de revoir en profondeur sa relation avec l'Afrique a toutefois fait l'objet de nouvelles controverses ".

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TUNISIE - Mokhtar Trifi : "Nous espérons que la visite de M. Sarkozy n'aura pas un caractère purement économique"

LE MONDE | 26.04.08 | 14h05  •  Mis à jour le 27.04.08 | TUNIS ENVOYÉE SPÉCIALE

ENTRETIEN LA DÉFENSE DES DROITS DE L'HOMME EN TUNISIE

Avocat connu pour son engagement dans la défense des libertés, Mokhtar Trifi, 58 ans, est depuis 2000 le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), la plus ancienne Ligue d'Afrique et du monde arabe. A la veille de l'arrivée de Nicolas Sarkozy à Tunis, il rappelle sous quelle chape de plomb - invisible pour le visiteur étranger - vit la société tunisienne, depuis vingt ans que le président Ben Ali est au pouvoir

Qu'attendez-vous de la visite officielle du président français, Nicolas Sarkozy, en Tunisie, du 28 au 30 avril ?

En juillet (2007), quand le président Sarkozy avait effectué une visite éclair à Tunis, il avait totalement ignoré la société civile tunisienne. Nous aimerions que ce ne soit pas le cas cette fois-ci.

Mais, à l'avant-veille de ce nouveau déplacement, aucun de nous n'a été contacté ni par l'entourage de M. Sarkozy, ni par celui de Rama Yade (secrétaire d'Etat aux droits de l'homme).

Au cours de sa campagne électorale, M. Sarkozy avait dit et répété que les droits de l'homme seraient un élément fondamental de la politique extérieure de la France. Nous espérons que sa visite en Tunisie n'aura pas un caractère purement économique. Les Tunisiens réclament depuis longtemps la démocratie. Cette question était d'ailleurs une condition posée à l'accord d'association entre l'Union européenne et la Tunisie, mais elle est restée lettre morte. M. Sarkozy pourrait user de son amitié pour rappeler que la démocratie en Tunisie est de l'intérêt de tous.

Savez-vous pourquoi une mission de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) s'est récemment vu interdire de venir en Tunisie ?

C'est la deuxième fois en six mois que la FIDH se voit refuser l'accès du territoire tunisien. De tout temps, elle a été la cible des autorités tunisiennes qui l'accusent d'être partiale (opinion que je ne partage absolument pas).

L'un des précédents présidents de la Fédération, l'avocat français Patrick Baudoin, a été refoulé à quatre reprises de Tunisie ! C'est une Tunisienne, Souhayr Belhassen, qui en est à la tête, à présent, ce qui n'arrange peut-être pas les choses. Mme Belhassen est d'ailleurs en permanence la cible d'attaques d'une violence et d'une grossièreté inouïes, bassement sexistes, de la part d'une certaine presse en Tunisie.

Quelle est la situation actuelle, en Tunisie, en matière de démocratie ?

La situation ne s'améliore pas. Les défenseurs des droits humains restent la cible d'innombrables tracasseries : harcèlement, intimidation, agressions physiques, assèchement économique (pour ceux qui exercent des professions libérales), utilisation du fisc comme moyen de pression et de punition, campagnes de dénigrement dans les journaux, piratage du courrier électronique...

Il n'y a toujours pas de liberté d'expression, ni d'association. L'Association tunisienne des femmes démocrates, qui a vu le jour en 1989, est la dernière association indépendante qui ait été légalisée. Ni le Conseil national pour les libertés, ni l'Association de lutte contre la torture, ni l'Association de soutien aux prisonniers politiques n'ont reçu leur agrément...

Quant à la presse, elle est toujours muselée. Le journal Al-Mawquif (opposition) est poursuivi en justice. Il risque de devoir fermer. La justice tunisienne est de plus en plus souvent appelée à la rescousse par le pouvoir, plus encore que la police.

Qu'en est-il de la Ligue tunisienne des droits de l'homme ?

La Ligue est paralysée depuis 2000, en proie à un imbroglio politico-judiciaire kafkaïen. Elle a eu droit à pas moins de 34 procès intentés par des gens proches du parti au pouvoir, le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique). Elle les a évidemment tous perdus...

Officiellement, il s'agit de dissensions internes à la Ligue, mais tout cela est, bien entendu, politique. Aucune tentative de sortie de crise n'a abouti. La Ligue n'a plus d'activité, même si, officiellement, elle n'a pas été dissoute. Ses locaux sont interdits d'accès. Nous nous retrouvons ainsi réduits, depuis des années, à nous battre pour continuer d'exister, au lieu de nous battre pour les droits de l'homme en Tunisie, comme ce devrait être notre rôle.

Comment se présente l'élection présidentielle de 2009 ?

Pour l'instant, elle ne semble pas devoir se tenir dans la transparence ni dans la démocratie. Grâce à un amendement constitutionnel, fait sur mesure, des candidats d'opposition sérieux tels que Nejib Chebbi (fondateur du Parti démocratique progressiste, PDP), ou le docteur Mustapha Ben Jaafar (secrétaire général du Forum démocratique), se retrouvent écartés de la compétition.

Le pouvoir désigne pratiquement les candidats qu'il accepte d'avoir en face de lui. Le président Ben Ali n'a pas dit qu'il allait briguer un cinquième mandat, mais cela ne fait guère de doute...

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dimanche 27 avril 2008

NANTES - Un quatrième mur pour des graffitis « légaux »

Avec la Ville de Nantes, le collectif Pick Up coordonne aujourd'hui quatre sites dédiés à la pratique du graff.

Le « Plan Graff », dispositif légal permettant aux graffeurs nantais d'avoir accès à des sites dédiés à la discipline, vient d'inaugurer son 4e mur, lors du festival Hip Opsession.

De la gaîté chromatique sous la grisaille : depuis le week-end dernier, les habitants du quartier de la Bottière se frottent les yeux. La réalisation d'une fresque graffitis, s'étendant sur plusieurs dizaines de mètres, a fêté l'inauguration du quatrième site nantais de « pratique légale » de graffitis.

« Le Plan Graff », coordonné par Pick Up et soutenu par 100pression (collectif oeuvrant pour la promotion de la culture graphique), répond à la demande croissante des « artistes aérosols » de la ville : alors que le nombre de pratiquants et de jeunes initiés ne cesse d'augmenter, il n'existait pas, jusqu'en décembre, date de la mise en place du dispositif, de site légal pour peindre.

Polémiques - En travaillant main dans la main, depuis 2 ans, avec la Ville de Nantes et les graffeurs, et en s'inspirant de l'expérience rennaise, le collectif Pick Up coordonne aujourd'hui 4 sites. C'est auprès d'eux que les graffeurs doivent se procurer l'arrêté municipal les autorisant à peindre.

Seules contraintes ? « S'engager à ne pas prendre de risque, ni à peindre ou proférer des propos injurieux auprès des passants, si hostiles à la discipline soient-ils », précise Nicolas Reverdito, de Pick Up. Et puis accepter de partager, puisque la fresque est visible un mois durant avant d'être repeinte par d'autres graffeurs.

C'est là « une période test », puisque la discipline du graff, victime des sempiternelles critiques qui l'accusent de favoriser la logique « de la vitre cassée » (le cercle vicieux qui voudrait que le graffiti renforce une ambiance d'insécurité) est loin d'être acceptée par tous. Et même si l'accueil du dispositif par les graffeurs de longue date est plutôt positif, il n'en demeure pas moins une crainte de l'institutionnalisation, peu compatible avec l'origine subversive de la discipline.

Sans doute par peur de voir se perdre son caractère spontané, un graffeur nantais avoue : « Je préfère peindre dans des usines désaffectées. »

Travailler à la lumière du jour, pour lui, c'est « risquer de se faire repérer par les autorités ». Le droit pénal français prévoit, pour les auteurs de graffiti sur supports non autorisés, des amendes pouvant aller jusqu'à 30 000 €, et des peines d'emprisonnement.

À forte répression, clandestinité oblige, et la prise de risque, chez les graffeurs, n'est pas chose rare. La mise en place du « Plan Graff » arrive donc à point nommé, offrant l'opportunité de peindre sans guet ni lampe torche. Un pas de plus vers une reconnaissance de la discipline ? Sans doute. On peint reclu dans l'ombre depuis Lascaux, mais il semblerait que la route soit encore longue.

Les sites à visiter : boulevard de Cardiff (en bas de la butte Sainte-Anne), route de Sainte-Luce (près de l'arrêt Souillarderie). Les 2 et 3 mai, peinture du mur de l'allée Baco (sous le pont près du Lieu unique).

pickupprod.free.fr

Graffitis

Ouest-France 25/0408

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