samedi 26 avril 2008
MENACE SUR LE VIGNOBLE : Cuvées pesticides
NOUVELOBS.COM | 24.04.2008 | Gérard Muteaud
Une étude très sérieuse le prouve : les vins sont contaminés par les pesticides. Y compris les plus grands crus. Enquête sur un désastre écologique.
Faut-il ranger, la mort dans l’âme, nos Mercurey, Auxey-Duresses, Saint-Estèphe et autres Pomerol au rayon des produits toxiques avec une tête de mort tatouée sur l’épaule de la bouteille ? La fine fleur de nos grands crus, symbole du savoir faire de nos vignerons, cache-t-elle derrière ses tanins délicatement vanillés et ses arômes de petits fruits rouges quelques poisons violents?
François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDGRF) et administrateur du réseau Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) l’affirme: le vin est contaminé par des résidus de pesticides à des doses mille fois plus élevés que celles tolérés pour l’eau du robinet. Sur une quarantaine d’échantillons de vin rouge millésime 2002 piochés au hasard (1) et analysés par son association, tous, à l’exception de six bouteilles issues de l’agriculture biologique, contiennent des traces de quatre à dix pesticides différents. Des produits chimiques inscrits pour la plupart comme agents cancérigène, mutagène ou perturbateur endocrinien par la Directive européenne sur les substances dangereuses.
Le rapport, qui aurait dû faire l’effet d’une bombe au sein de la profession, n’a suscité qu’un vague communiqué du représentant de la Copa-Cogeca, principale organisation européenne agricole, mettant en doute la méthodologie de l’étude. En France, silence radio. L’Union des grands classés de Bordeaux estime que la question ne relève pas de sa compétence. Sur les dix vins français (trois bourgogne et sept bordeaux) passés au crible figurent pourtant trois crus vendus plus de 200€ le flacon. On imagine l’effet de ces révélations sur les acheteurs américains ou asiatiques sensibles aux thèses écolos. "Je m’insurge contre les déclarations des intégristes bio", déclarent Joseph Henriot, ingénieur agronome et propriétaire des champagne Henriot et des vins Bouchard (Bourgogne) et William Fèvre (Chablis). Depuis les années 90, les mentalités progressent et on améliore les méthodes. On est sorti de la folie productiviste des décennies précédentes durant lesquelles on a empoisonné jusqu’aux nappes phréatiques. Mais les maladies de la vigne existent et il faut bien les traiter". Pierre-Henry Gagey, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB) se veut rassurant: "Tous les produits utilisés dans l’agriculture sont validés par les services compétents du ministère de l’Agriculture."Prudent, le directeur de la maison Jadot précise tout de même "qu’à titre personnel", il est favorable à l’interdiction des herbicides pour les vins AOC et pour une diminution drastique des pesticides et des fongicides. "Aujourd’hui, ajoute-t-il, on peut accepter de vivre avec les insectes, les lombrics et les mauvaises herbes sans que cela nuise à nos vignes."
Alors, dangereux ou non pour la santé les molécules chimiques généreusement répandues sur les vignes? Pour Dominique Techer, propriétaire du château Gombaude-Guillot à Pomerol et membre de l’association Sève (2), le monde viticole a depuis longtemps adopté la tactique de l’autruche face aux sujets environnementaux. "Quand vous mettez ces questions sur le tapis, vous êtes considéré comme un traître. La profession se drape derrière des déclarations de principes sur l’agriculture raisonnée – en substance, on traite seulement à bon escient – et se fiche de l’impact de ces molécules pour l’environnement et la santé publique." Exemple? D’après un rapport du très sérieux Institut de veille sanitaire (INVS), entre mai et août, l’air en Gironde et en Champagne est saturé de produits comme le folpel (jusqu’à 1200 ng/m3), le trifluraline, le pendiméthaline, et l’endosulfan (de l’ordre de 1 ng/m3). Pis encore, on détecte aussi du lindane (insecticide de la famille des organochlorée considéré comme l’un des principaux polluants des nappes phréatiques), interdit depuis 1998. Les risques sanitaires pour la population ? Ils n’ont jamais fait l’objet d’une étude épidémiologique sérieuse.
Pour Claude et Lydia Bourguignon, microbiologistes des sols, herbicides, pesticides et fongicides entrainent la mort du terroir. "Les collemboles, acariens, nématodes, mille-pattes, araignées, lombrics et autres cloportes ont le pouvoir incroyable de digérer les déchets organiques et d’aérer le sol en creusant des millions de micro-galeries. On ne peut à la fois défendre la notion de terroir et en faire une terre morte." 80.000 tonnes de pesticides sont utilisés chaque année en France. La viticulture, qui représente 3% des surfaces cultivée, en a consommé 20% selon l’INRA.
(1) L’étude porte sur 40 bouteilles de vin rouge du millésime 2002 provenant de France, Autriche, Allemagne, Portugal, Afrique du Sud, Australie et Chili.
(2) Sève est une association de vignerons qui milite pour une viticulture respectueuse de l’environnement.
Sans-papiers impôsés par le fisc. Hortefeux dénonce une hypocrisie !
25/04/08 – Le Télégramme de Brest
Le ministre de l’Immigration , Brice Hortefeux , a dénoncé , hier sur RTL, « l’hypocrisie administrative », voire « l’hypocrisie d’Etat », qui consiste à percevoir les impôts de salariés en situation irrégulière, et assuré qu ’ il allait proposer d ’ y mettre fin. «C’est un travers de l ’ administration que d ’ être cloisonnée », a-t-il souligné. A la question de savoir si les sans-papiers ne devraient plus payer d ’ impôts, le ministre a répondu : « Précisément, qu ’ on clarifie les choses ! ».
A propos de l’actuelle mobilisation de travailleurs sans papiers visant à obtenir des titres de séjour, Brice Hortefeux a répété : « Il n ’ y aura pas de régularisation massive et générale ». Selon le ministre, environ 800 dossiers de travailleurs sans papiers ont été déposés dans les préfectures d’Ile-de-France en vue d’une régularisation.
L’objet qui tue : cette semaine, le papier toilette
Le 24/05/2006, par Alioune Zergal – Terra economica
Son invention, en Chine, remonte au XIVe siècle. Son côté pratique n’est plus à démontrer. Mais son impact sur les ressources forestières inquiète.
Un Européen utilise 13 kilogrammes de papier hygiénique par an. Une statistique qui rend l’industrie concernée tout sourire. Son chiffre d’affaires pour l’ensemble des papiers ménagers est en effet estimé à 8,5 milliards d’euros par an en Europe. Problème, dénonce l’organisation de protection de la nature WWF, "270 000 arbres sont utilisés chaque jour sur la planète pour la production de ces produits ménagers". Selon l’ONG, la situation est "grave" et doit d’urgence être améliorée.
Comment ? En étudiant la consommation de papier hygiénique en Suisse, l’organisation s’est aperçue que 10% seulement du papier ménager utilisé chez nos voisins était d’origine recyclée. Le WWF fait même dans la métaphore et estime que la consommation quotidienne de papier toilette en Suisse est équivalente à la superficie de 22 terrains de football, "soit 5 000 arbres". Une autre étude du WWF a décortiqué en 2005 le travail des cinq plus gros acteurs industriels du secteur (Procter & Gamble, SCA, Kimberly Clark, Metsa Tissue et Georgia Pacific). Consommation d’eau, d’énergie, émissions de CO2 : tout y passe.

Conclusion : la solution réside dans le recyclage du papier toilette. Seul hic : en France, le groupe Hygiène, qui rassemble les acteurs du marché, s’estime "incapable" de déterminer l’offre d’origine recyclée disponible. La priorité réside sans doute ailleurs.
Modification CONSTITUTiON - une réforme "américaine", par Patrick Jarreau
LE MONDE | 25.04.08 |
Voilà une querelle qu'on peut croire vaine, ennuyeuse et incompréhensible. Quand il est question de la modernisation de la Ve République, promise par Nicolas Sarkozy et objet d'un projet de Loi constitutionnelle approuvé, mercredi 23 avril, par le conseil des ministres, on en parle assez peu.
Autant le dire tout de suite, le sujet n'est pas d'une légèreté irrésistible. Son intitulé seul pousserait au désespoir le communicant le plus convaincu que rien ne peut résister à son savoir-faire. Cela s'appelle l'exception d'inconstitutionnalité. Si ce point de la réforme prochainement discutée au Parlement est adopté, un quidam mécontent de la loi qui lui est appliquée par un juge pourra tenter de la contester au nom des droits que lui garantit la Constitution. Comme en Amérique ? Comme en Amérique.
Tout est dit. Une partie du débat tourne, comme toujours quand il est question de la démocratie en France, autour du rapport conflictuel avec l'autre système né des Lumières, à la même époque, de l'autre côté de l'Atlantique. L'équilibre des pouvoirs, aux Etats-Unis, donne au citoyen la possibilité de faire valoir ses droits non seulement contre l'exécutif, mais aussi contre le Congrès, si celui-ci adopte une loi qui les viole. Le principe majoritaire est ainsi limité, à l'inverse du propos d'un socialiste de 1981 lançant à la droite : "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires."
En 1974, Valéry Giscard d'Estaing fit adopter par le Parlement le droit donné à soixante députés ou sénateurs de saisir le Conseil constitutionnel de toute loi avant sa promulgation. A présent, il s'agit d'ouvrir à tous les citoyens la possibilité de soumettre au Conseil une loi en vigueur.
Conformément aux recommandations du comité de réforme des institutions présidé par Edouard Balladur, cette démarche ne pourra intervenir que dans le cadre d'une procédure, et les juridictions suprêmes - Cour de cassation ou Conseil d'Etat - décideront du bien-fondé de la demande. Renaît ainsi un projet lancé en 1989, année du Bicentenaire de la Révolution, à l'initiative de Robert Badinter.
Alors président du Conseil constitutionnel, l'ancien ministre de la justice se souvient qu'il avait eu "du mal à convaincre François Mitterrand", foncièrement attaché à la souveraineté parlementaire. Au Sénat, les traditionalistes, notamment gaullistes, avaient fait échouer le projet, non pas en s'y opposant ouvertement, mais en y introduisant des conditions inacceptables pour l'Assemblée nationale. L'accord des députés et des sénateurs étant indispensable pour toute révision constitutionnelle, celle-ci avait dû être abandonnée.
Cette fois, les souverainistes risquent de perdre la partie. Comme le PSG, ils encourent la relégation en Ligue 2. Que va faire Henri Guaino, le conseiller spécial de M. Sarkozy, qui avait menacé de démissionner, pendant la campagne, si le candidat annonçait une telle capitulation devant le juridisme anglo-saxon ?
Les partisans de la réforme observent qu'un Français peut faire respecter les droits que lui garantit l'Europe, en saisissant la Cour européenne des droits de l'homme, mais pas ceux qu'il tient de sa Constitution nationale. Il faut donc, selon eux, devenir un peu plus américains pour pouvoir enfin être français.
Courriel : jarreau@lemonde.fr
A tort. Les querelleurs ont raison de prendre l'affaire au sérieux. Pour les uns, il s'agit de permettre au citoyen français d'accéder à l'âge vraiment adulte, celui de la défense de ses droits fondamentaux contre tous les pouvoirs qui peuvent y porter atteinte. Les autres voient, dans la disposition en question, la ruine de l'édifice démocratique français, issu de la Révolution de 1789.
Des contrôles de reconnaissance faciale dans les aéroports britanniques
(Relaxnews) 25 AVRIL 2008 - Libévoyages
Encore, encore… Après l’interdiction de tous les liquides et des petits pots en cabine, la prise d’empreintes digitales dans les aéroports américains, etc... les voyageurs européens à destination des aéroports britanniques devront se soumettre, dès cet été, à des contrôles de reconnaissance faciale pour entrer sur le territoire.
Cette nouvelle mesure "test" est mise en place pour renforcer la sécurité et fluidifier le flux des passagers.
Les ressortissants des 27 Etats membres de l'Union européenne, dont les citoyens britanniques, ainsi que les voyageurs issus des pays membres de l'Espace Economie européen (Suisse, Islande, Liechtenstein et Norvège) devront se soumettre au nouveau dispositif. Ils auront à passer un portique de sécurité disposant d'un scanner facial chargé de comparer l'image capturée avec la photo du passeport.
Un article du quotidien The Guardian, paru vendredi, explique que le gouvernement britannique n'a pas encore précisé combien d'aéroports testeront le nouveau dispositif. S'il s'avère efficace, le gouvernement prévoirait de l'étendre à d'autres plateformes aéroportuaires.
Le journal critique le déploiement de cette technologie l'accusant d'être mise en place pour empêcher les passagers inscrits sur les listes de surveillance des services de sécurité de circuler librement. Au final, toujours selon le quotidien, des voyageurs innocents pourraient être arrêtés et reconduits aux frontières.

JEUX OLYMPIQUES • La flamme brûle dans le cœur des Tibétains
Courrier International 25 Avril 2008
Malgré le refus du CIO de reconnaître son existence, l'équipe du Tibet espère bien participer un jour aux Jeux olympiques. En attendant cet instant, les sportifs se préparent et mènent campagne pour faire reconnaître leurs droits.
Tous les athlètes de l'équipe olympique tibétaine sont des fils de champions. Ils sont les descendants de la première génération des Tibétains qui ont traversé l'Himalaya en cordée pour atteindre la frontière avec l'Inde et fuir l'occupation chinoise. Du sang d'alpinistes et de marathoniens coule dans leurs veines. Ce sont des champions du monde nés.
Si le Comité olympique international (CIO) a refusé d'admettre le Tibet aux Jeux olympiques de Pékin, c'est tout simplement par peur. Les membres du CIO de Lausanne n'ont jamais pris en compte la demande d'inscription du Comité olympique tibétain constitué à Zurich en juillet 2007 pour que cette patrie sans Etat (à l'instar de la Palestine) puisse participer au grand rendez-vous sportif.
"Nous sommes allés plusieurs fois au CIO en délégation, mais nous avons toujours été éconduits avec arrogance par des fonctionnaires subalternes", raconte le président du Comité, Wangpo Tethong. "Finalement, nous avons réussi à parler avec le responsable du département des relations internationales, Michel Filliau, qui a rejeté verbalement notre requête. Nous en avons pris acte. Mais nous attendons toujours une réponse écrite." La réponse écrite n'est jamais arrivée. Ce serait pourtant une reconnaissance implicite (minime). Mais l'indifférence ne suffira pas à décourager les Tibétains.
Une envie irrépressible de se projeter en avant - "Nous avons tous le même destin", explique Dominik Kelsang Erne, 27 ans, de mère tibétaine et de père originaire de Berne, détenteur d'un titre de champion de tennis de table suisse. "Mon rêve est d'aller aux Jeux olympiques de Londres de 2012 et de battre un Chinois. Je sens plus que jamais que nous avons une mission à accomplir", ajoute-t-il.
Cette mission, c'est offrir un nouveau rêve aux 150 000 Tibétains dispersés dans le monde et aux 2 millions de Tibétains restés au Tibet (6,5 millions dans toute la Chine), un rêve moderne et romantique qui maintiendra le flambeau de la libération allumé.
Pour réaliser ce rêve une gigantesque opération de scoutisme s'est déployée dans le monde entier : essayer de trouver une goutte de sang tibétain chez tous les athlètes prometteurs de la planète, et aller frapper une nouvelle fois à la porte des autorités internationales. "Nous pensons que le sport peut offrir aux jeunes Tibétains un signe de victoire, qui montrera que leur peuple a repris son destin en main", assure Rigzin Gyaltag, 25 ans, cycliste et capitaine de l'équipe de cyclisme. "C'est très important, surtout pour nous, qui sommes nés et avons grandi à l'étranger. Nous vivons la religion avec plus de détachement et nous avons du mal à construire notre identité autour de la spiritualité et de l'héroïsme des moines et de Sa Sainteté le Dalaï-Lama."
Ils pourraient laisser leur passé derrière eux, mais beaucoup de Tibétains affichent au contraire une résistance culturelle qui guide même leur choix de se fiancer et de se marier au sein de la communauté tibétaine. "Ma mère me l'a répété depuis que je suis toute petite : tu épouseras un Tibétain", raconte Pema, une militante de l'European Tibetan Youth Association. "Au début, je n'ai pas voulu l'écouter. Mais maintenant, je comprends le sens de ses paroles. Notre culture est en train de mourir, et ce qu'elle me propose est l'une des armes les plus puissantes pour la défendre."
Vus sous cet angle, les 4 000 Tibétains résidant en Suisse semblent moralement invincibles. La Suisse est le premier pays au monde qui a offert, grâce à la Croix-Rouge internationale, l'asile politique aux réfugiés après l'invasion chinoise de 1950.
"Lorsqu'ils sont arrivés à Zurich dans les années 1960, mes parents ont eu un choc énorme", confesse le perchiste Gyentsen Zatul, qui a choisi le marathon comme spécialité. "Ils venaient directement de leur village, près de Lhassa. C'était comme s'ils avaient traversé le temps et étaient projetés brutalement dans le futur."
Aujourd'hui, tandis que le drapeau bleu et rouge avec un lion des neiges flotte sur les places du monde entier, les athlètes du Team Tibet, nom donné à leur équipe", s'unissent à l'appel du dalaï-lama pour ne pas boycotter les Jeux olympiques chinois. "Espérons plutôt que les athlètes profiteront de cette occasion pour exprimer de manière non violente leur solidarité et leur compréhension envers notre cause.
L'essentiel, c'est de rompre le silence", explique Kelsan Gope, l'un des fondateurs et défenseurs du projet.
Le 10 mars dernier, date marquant le 49e anniversaire de la première révolte contre la présence chinoise, la torche tibétaine, que les volontaires de vingt-cinq nations se passent de main en main, est partie d'Olympe. Leur objectif est d'arriver à la frontière entre l'Inde et le Tibet le 8 août prochain, le jour de l'ouverture des Jeux de Pékin.
Raffaele Panizza (Sportweek, Milan
JO L'Union européenne appelle la Chine au dialogue avec le Dalaï-lama
NOUVELOBS. | 24.04.2008 | 18:20
L'Union européenne demande à la Chine d'engager "un dialogue constructif et substantiel" avec le Dalaï-lama dans le but d'améliorer "la situation des Tibétains".
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a appelé, jeudi 24 avril, le gouvernement chinois à engager "un dialogue constructif et substantiel" avec le Dalaï-lama pour "réaliser des améliorations concrètes dans la situation des Tibétains".
De son côté, le président, Nicolas Sarkozy attendait "la concertation européenne pour arrêter sa position" sur sa participation à la cérémonie des Jeux Olympiques de Pékin, selon l'ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin.
Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, le vice-président de l'UMP expliquait que Nicolas Sarkozy "veut prendre sa décision en cohérence avec sa fonction de président de l'Union européenne au moment des Jeux olympiques. Il attend donc la concertation européenne pour arrêter sa position".
"Globalement, il ne me paraît pas dans ses intentions de modifier la ligne politique qu'il a exprimée à l'occasion de son voyage en Chine en novembre dernier. Il faudrait des événements nouveaux pour que cette ligne soit modifiée", observait-il.
