mardi 22 avril 2008
Pourquoi se gêner à travailler plus ?
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Voici un spam sympa, bourré au gros rouge de bonne intentions spéculatives...
toujours plus, pour ceux qui ne veulent pas se fatiguer à trimer dans une usine ou à la caisse de super marché ...
Un présidentialisme toujours pas rationalisé, par Patrick Jarreau
LE MONDE | 18.04.08 |
Les conflits entre le président et le premier ministre sont inhérents à ce régime bientôt cinquantenaire. Michel Debré, l'un de ses principaux architectes, l'avait défini comme un système de "parlementarisme rationalisé", mais il n'avait pas tardé à mesurer son erreur.
Premier chef de gouvernement dans le cadre de la Constitution qu'il avait en grande partie rédigée, il avait dû se plier à la conception de Charles de Gaulle, qui entendait être non pas un arbitre, une sorte de juge de paix des débats parlementaires, mais bien le maître de l'action.
Le caractère présidentiel du régime s'étant imposé et ayant été renforcé par le quinquennat, Nicolas Sarkozy et François Fillon étaient d'accord pour proposer, dans le programme de l'UMP aux élections de 2007, une sorte de présidentialisme rationalisé.
Le chef de l'Etat serait reconnu comme chef de l'exécutif, mais le Parlement aurait davantage de liberté pour imprimer sa marque sur le travail législatif, et un droit de regard sur certaines nominations. Les députés devaient accéder, pour ainsi dire, à un pouvoir de codécision, comme celui qu'a fini par se voir reconnaître le Parlement européen.
Nul ne sait ce qu'il adviendra du projet de réforme des institutions, qui nécessite l'approbation des trois cinquièmes du Parlement réuni en Congrès. Mais il est fascinant d'observer que les problèmes qui ont agité les esprits dans les premières années du régime ressurgissent toujours. La Ve République reste tributaire de ses origines, mettant en présence deux légitimités concurrentes, celle du président et celle des députés. Le premier ministre est situé, par définition, au point de rencontre de ces deux légitimités.
Tous les présidents de la République ont eu à résoudre l'équation épineuse que leur pose la Constitution. Il est rare, toutefois, que les rapports entre le chef de l'Etat et le chef du gouvernement deviennent problématiques dès le début du mandat présidentiel. Michel Debré avait tenu et obéi trois ans avant de donner sa démission, en 1962. De Gaulle le remplaça par le directeur de son cabinet à l'Elysée, Georges Pompidou. Celui-ci prit une stature politique telle que, trois ans plus tard, il fut déçu que le général ne s'effaçât pas en sa faveur à l'élection présidentielle. Mais, reconduit au poste de premier ministre, il remplit sa fonction avec zèle jusqu'à - et y compris - la crise de Mai 68.
Le précédent exemple d'une tension immédiate entre un président nouvellement élu, son premier ministre et la majorité parlementaire remonte à l'élection de M. Giscard d'Estaing. Ce n'est pas la première fois que la présidence de Nicolas Sarkozy suscite la comparaison avec celle du jeune réformateur choisi par les Français en 1974.
Certes, Giscard n'avait pas dissous l'Assemblée et avait dû composer avec des députés qui ne lui devaient rien. Mais les députés UMP d'aujourd'hui, réélus en juin 2007, étaient déjà là, avant l'élection du président. Et celui-ci a perdu, aux élections municipales, l'ascendant qu'il avait acquis sur eux.
Il y a trente-quatre ans, Valéry Giscard d'Estaing avait choisi comme premier ministre un jeune gaulliste qui avait oeuvré pour lui à l'élection présidentielle. Il s'appelait Jacques Chirac. Comme le chef de l'Etat avait l'intention de tout diriger lui-même et d'orchestrer à l'Elysée son programme de réformes, le rôle du chef du gouvernement était peu gratifiant.
On était au début de la crise provoquée par le premier choc pétrolier. L'état de grâce giscardien s'était dissipé. Constatant l'affaiblissement du président, le premier ministre avait claqué la porte en 1976. Pardon ! L'histoire, c'est bien connu, ne se répète jamais.
Courriel : jarreau@lemonde.fr.
La Banque d'Angleterre vole au secours des banques avec un plan de 50 milliards de livres
[ 21/04/08 - Les Echos
La banque centrale britannique va permettre aux banques d'outre-Manche d'échanger auprès d'elle des crédits immobiliers contre des emprunts d'Etat, qu'elles pourront utiliser pour se refinancer.
La Banque d'Angleterre (BoE) a adopté lundi un traitement de choc pour débloquer le marché du crédit et soutenir une économie britannique vacillante, en permettant aux banques de recycler leurs prêts immobiliers à hauteur de 50 milliards de livres (plus de 60 milliards d'euros).
Le principe est relativement simple : les banques vont pouvoir échanger auprès de la BoE des emprunts immobiliers qu'elles ont beaucoup de mal à revendre sur le marché du crédit depuis la crise du "subprime", laquelle a rendu les investisseurs très méfiants envers ce type de placements aujourd'hui perçus comme très risqués, contre des emprunts d'Etat, des titres considérés au contraire comme très sûrs, et qu'elles utiliseront ensuite pour se refinancer. L'opération durera de un à trois ans.
Grâce à ce tour de passe-passe financier, les banques, qui croulent sous des portefeuilles de crédits dont elles avaient le plus grand mal à se défaire, se retrouveraient avec des liquidités regonflées.
Les autorités espèrent que cela poussera les établissements à prêter à nouveau à des conditions plus favorables aux entreprises et aux particuliers, en particuliers aux primo-accédants, qui ont le plus grand mal depuis quelques mois à financer l'achat de leur logement. Et qu'elles consentiront enfin à répercuter sur les consommateurs la baisse de son taux d'intérêt directeur (tombé à 5% au début du mois contre 5,75% en juillet), alors qu'elles ont plutôt tendance à engraisser leurs marges.
En contrepartie, les autorités pourraient faire pression sur les banques pour qu'elles assainissent leurs comptes, d'une part en dressant un bilan exhaustif de toutes leurs dépréciations liées à la crise du subprime, et d'autre part en renforçant leurs fonds propres mis à rude épreuve par la crise financière, en recourrant si besoin est à des augmentations de capital.
La deuxième banque du pays, Royal Bank of Scotland, a justement confirmé lundi qu'elle projettait une telle levée de fonds, qui pourrait atteindre 10 à 12 milliards de livres (12 à 15 milliards d'euros), ce qui en ferait la plus importante jamais réalisée par une entreprise britannique. Ses concurrentes Barclays, HBOS (numéro un des prêts immobiliers en Grande-Bretagne) et Lloyds TSB pourraient suivre son exemple.
Ce traitement de choc qui alimente un climat de sinistrose en Grande-Bretagne - marque un tournant stratégique pour la Banque d'Angleterre. Celle-ci répugnait en effet jusqu'ici à soutenir les banques, craignant de les pousser à prendre des risques inconsidérés, comme l'a expliqué à plusieurs reprises son gouverneur Mervyn King en réponse à de nombreuses critiques sur sa gestion.
Le plan, concocté en lien étroit avec Downing Street, pourrait aussi aider à redresser la croissance britannique, qui risque de tomber à 1,4% cette année selon le FMI, contre 3% l'an dernier. Selon des commentateurs, l'avenir du Premier ministre Gordon Brown, dont la cote de popularité s'est effondrée au fur et à mesure que les perspectives économiques se dégradaient et que les prix immobiliers commençaient à chuter, pourrait dépendre de sa réussite.
La Chine veut se débarrasser de ses dollars US
alter infonet 20/04/08
Selon un reportage de « Naturel News, » le vice-directeur de la banque centrale de Chine, Xiu Jian, a déclaré que son pays envisage de transférer une grande partie de sa réserve de 1,4 trillions de dollars US en une monnaie plus stable telle que l'euro ou le dollar canadien. Suite à ces commentaires, le dollar US est tombé [cette semaine] à son niveau le plus bas face à plusieurs autres devises.
La Chine est le plus gros investisseur en bons du Trésor US et en obligations que tout autre pays.
« Nous allons favoriser les devises fortes plutôt que les plus faibles et nous allons nous réajuster en conséquence, » a déclaré Cheng Siwei, le vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale.
Mais il n'y a pas seulement que les investisseurs en devise US qui sont concernés. Parce que les fluctuations du dollar font grimper l'euro, les exportations ont diminué en Europe et elles ont engendré des craintes concernant la stabilité de son économie. Dans un récent discours, le président français Nicolas Sarkozy a joint sa voix à ceux qui lancent un appel à l'administration Bush afin que quelque chose soit fait pour stabiliser la monnaie.
« Le dollar ne peut pas demeurer un problème secondaire. Si nous n'y prenons pas garde, le désarroi monétaire pourrait se transformer en guerre économique. Nous en serons tous victimes. »
Sources : Washington Post : http://www.washingtonpost.com -
Une épidémie de rouille noire, redoutable parasite du blé, menace les grands pays céréaliers d'Asie
LE MONDE | 21.04.08 | 16h39
Alors que le cours du blé flambe, que ses stocks mondiaux sont au plus bas et que les émeutes de la faim se multiplient dans le monde, un nouvel élément risque d'aggraver encore la situation. Il s'agit de la rouille noire du blé (Puccinia graminis), un redoutable parasite connu depuis l'Antiquité, dont une souche virulente, apparue en 1999 en Ouganda (d'où son nom de Ug99), vient d'être repérée en Iran, après avoir été détectée au Kenya en 2001 puis en Ethiopie en 2003. En 2007, elle a occasionné de lourds dégâts dans ces pays et fait son apparition au Yémen.
Pour les experts de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), "la détection du champignon de la rouille du blé en Iran est très préoccupante, car sa progression pourrait rapidement compromettre la production de blé dans les pays à risque". La FAO vient de lancer une alerte sur son site (www.fao.org) car elle craint que les spores du parasite, transportées par les vents dominants, ne poursuivent leur course vers les grands pays céréaliers situés à l'est de l'Iran : Afghanistan, Inde, Pakistan, Turkménistan, Ouzbékistan et Kazakhstan.
" La menace est réelle", estime aussi Yvan Sache, spécialiste des rouilles du blé à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), d'autant que "80 % des variétés de blé cultivées dans le monde sont sensibles à cette souche". Pour arrêter sa progression, il faut s'y prendre très tôt, en utilisant des fongicides. Une fois l'épidémie enclenchée, et en l'absence de protection, la présence du parasite "peut se traduire par un rendement nul et une destruction complète de la culture", ajoute le spécialiste.
Puccinia graminis n'est pas un inconnu. Pendant la guerre froide, il était considéré comme une arme biologique par les Américains et les Soviétiques. Lors de sa dernière apparition aux Etats-Unis, en 1974, il a détruit 40 % de la récolte de blé. A la suite de cet événement, l'agronome américain Norman Borlaug, lauréat du prix Nobel de la paix en 1970, a développé plusieurs variétés de blé capables de résister à la rouille noire. Mais en 1999, une mutation apparue sur le champignon a rendu cette défense inopérante.
Des recherches sont actuellement menées par un institut basé au Mexique, le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé (Cimmyt), afin d'isoler et de croiser des variétés de blé résistantes à la nouvelle souche. Elles sont actuellement testées dans vingt-sept centres pilotes au Népal, en Inde, en Afghanistan et au Pakistan. Mais il faudra du temps avant qu'elles puissent être utilisées.
La dangerosité de Puccinia graminis tient à sa rapidité infectieuse. Une fois qu'il a atteint un champ de blé vert, il forme sur les tiges de grosses pustules noirâtres remplies d'une poussière constituée des spores du champignon. Ce sont des cellules isolées pouvant donner naissance à un nouvel individu sans fécondation.
Ces spores sont produites tous les quinze jours et en telles quantités qu'elles peuvent former un nuage visible à l'oeil nu. Elles s'envolent, suivent les vents dominants et sont capables de traverser de grands espaces. C'est ce qui s'était produit lors d'une épidémie de rouille jaune qui avait démarré, en 1986, dans le Nord-Est de l'Afrique et s'était propagée vers le Yémen et l'Iran, pour atteindre l'Asie centrale et l'Inde en 1997, provoquant plusieurs centaines de millions d'euros de pertes de récoltes.
Dans le passé, l'Europe a aussi été touchée par la rouille noire, mais en France, le champignon a été éradiqué quand on s'est aperçu, au début du XIXe siècle, qu'un arbrisseau, l'épine-vinette (Berberis vulgaris), utilisé comme clôture, était à l'origine des épidémies. " C'est l'espèce sur laquelle le champignon réalise sa reproduction sexuée, alors que les spores sont asexuées", précise Yvan Sache. Il se produit à cette occasion un brassage génétique qui favorise l'apparition de mutations.
A la suite de la découverte du cycle complexe de Puccinia graminis et du rôle de l'épine-vinette, des campagnes d'arrachage ont été lancées dans de nombreux pays, dont la France. La rouille noire reste dangereuse, occasionnellement, dans les régions à étés chauds d'Europe centrale et orientale, et pour les blés durs du sud de l'Europe.
JAPON • L'engagement en Irak déclaré anticonstitutionnel
Courrier International 18 Avril 2008
Le tribunal de grande instance de Nagoya a estimé, le 17 avril, que l'envoi en Irak de troupes aériennes des Forces d'autodéfense japonaises [le nom de l'armée japonaise] était anticonstitutionnel. Le même tribunal a néanmoins rejeté la demande de la partie civile de l'arrêt de cet engagement de Tokyo. Il s'agit d'un des onze procès intentés par des citoyens contre la guerre en Irak.
Si la justice n'a pas entièrement donné raison aux plaignants, pour les défenseurs de la Constitution dite pacifiste ce procès n'en constitue pas moins une victoire, précise le quotidien Asahi Shimbun. En effet, le fameux article 9 de ce texte fondamental adopté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale définit clairement le renoncement par le Japon de tout recours à la force comme moyen de résoudre les différends internationaux.
En 2003, le gouvernement a fait voter une loi spécifique permettant la participation de soldats nippons aux opérations des alliés de Washington en Irak dans les "zones dites de non-combat". Depuis, l'aviation japonaise assure le transport d'hommes et de biens entre Bagdad et le Koweït. Considérant que la capitale irakienne est une "zone de combat", le verdict place les autorités dans l'embarras.
Toutefois, pour le gouvernement comme pour le journal conservateur Yomiuri Shimbun, la décision de la cour de Nagoya n'empêche nullement l'importante mission du Japon pour la paix dans le monde.
Crise alimentaire: Ban Ki-moon et Lula tirent la sonnette d'alarme
TV5MONDE ACCRA (AFP) - 20/04/2008
La 12ème Conférence de l'Onu sur le commerce et le développement (Cnuced) s'est ouverte dimanche à Accra sur un cri d'alarme du secrétaire général des Nations unies et un plaidoyer vigoureux du président brésilien Lula en faveur du Tiers monde.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dit craindre des "crises en cascade" qui affecteront la croissance et la sécurité mondiales si la crise des prix alimentaires actuelle, qui a déjà donné lieu à des manifestations violentes dans plusieurs pays, n'est pas gérée correctement et en urgence".
Sinon, "elle pourrait déclencher une cascade d'autres crises multiples, ce qui déboucherait sur un problème multi-dimensionnel affectant la croissance économique, le progrès social et même la sécurité politique dans le monde", a averti M. Ban en ouvrant la conférence d'Accra.
"Nous ne pouvons plus attendre. La communauté internationale doit entreprendre des actions urgentes pour éviter des conséquences politiques et sécuritaires plus graves. Les Nations unies sont déterminées à prendre la tête de cette action pour coordonner une réponse globale", a-t-il poursuivi.
Selon lui, si la communauté internationale ne "repense pas ses stratégies", "nous risquons de retourner à la case départ. Nous sommes confrontés à une urgence de développement".
Dans un discours pugnace, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s'est quant à lui fait l'avocat des pays en développement, premières victimes, selon lui, de la crise actuelle. "L'économie internationale est confrontée à une crise causée par la gouvernance financière des économies les plus puissantes du monde. Les pays pauvres ne devraient payer la facture", a-t-il poursuivi.
"La mondialisation, selon lui, ne peut se transformer en un moyen de transférer les pertes aux pays en développement, alors que ce sont justement eux qui ont le plus contribué à maintenir le niveau de croissance mondial".
Lula a notamment appelé les pays riches - notamment les Etats-unis et ceux de l'Union européenne - à supprimer les subventions agricoles à l'exportation et à leurs producteurs, et à ouvrir leurs marchés, au moment où les pays en développement sont frappés de plein fouet par la flambée des prix alimentaires et du pétrole.
"Ces subventions massives fonctionnent comme une drogue sur leurs propres producteurs, et les principales victimes en sont les agriculteurs des pays les plus pauvres. Nous devons rester vigilants face à la tentation de pratiques protectionnistes des pays riches", a-t-il lancé à la tribune.
En arrivant samedi au Ghana, Ban Ki-moon avait d'emblée donné le ton: "nous sommes dans une situation inquiétante qui représente une menace pour la stabilité de nombreux pays en développement".
Quelques semaines avant le rendez-vous d'Accra, le secrétaire général de la Cnuced, le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi, avait averti que celui-ci allait se dérouler à "un moment où le monde est dans une période d'incertitude et où les craintes de récession sont crédibles".
C'est dans ce contexte inquiétant que pendant cinq jours les 193 pays membres de la Cnuced doivent se pencher sur les "divers impacts économiques de la mondialisation".
"Quelles sont les options pour améliorer les systèmes monétaires et financiers internationaux et ainsi éviter de futures crises? Comment acquérir les capacités commerciales et de production nécessaires à la compétition mondiale? Le boom des prix des matières premières peut-il créer davantage d'emplois?", sont des questions qu'évoqueront également les délégués.
Dans son discours d'ouverture, Ban Ki-moon a apporté sa lecture personnelle et métaphorique de la mondialisation: "La marée économique n'a pas soulevé tous les navires. 142 bateaux sont partis mais 50, les plus pauvres du monde, sont restés à quai. Le boom global les a oubliés".
Asie/JO: conditions de travail éprouvantes dans l'industrie du textile de sport
TV5MONDE BRUXELLES (AFP) - 21/04/2008 08h58
Les droits des travailleurs dans l'industrie du textile de sport dans plusieurs pays d'Asie sont bafoués, les heures supplémentaires n'étant pas payées et les conditions de travail de plus en plus éprouvantes à mesure qu'approchent des Jeux olympiques de Pékin, révèle un rapport international.
Des chercheurs travaillant pour la campagne de "Play Fair 2008" ont découvert que les conditions de travail chez les fabricants de textile de sport s'étaient peu améliorées depuis les JO d'Athènes en 2004 et que "d'importantes violations des droits des travailleurs étaient encore la norme".
L'étude publiée lundi a été effectuée auprès de 300 employés de firmes textiles basées en Chine, en Inde, en Thaïlande et en Indonésie notamment dans des usines Adidas, principal fournisseur des JO, Nike et New Balance.
Outre "les pressions intenses pour respecter les quotas de production", les travailleurs voient fréquemment leurs heures supplémentaires rester impayées, sont exposés à des produits chimiques toxiques et font l'objet de brimades et de harcèlement, selon le rapport.
Beaucoup de salariés reçoivent des salaires insuffisants et nombre d'employeurs n'appliquent pas les hausses du salaire minimum et le temps de travail officiel, selon la même source.
"Nous devons coller à deux 120 paires de chaussures par heure", a souligné un travailleur fabriquant des chaussures de sport New Balance dans une usine appartenant au sous-traitant Yue Yuan à Dongguan, en Chine. "Nous travaillons sans relâche et avons toujours peur de ne pas travailleur assez vite pour fournir les semelles à la chaîne de fabrication suivante", a indiqué cet employé aux chercheurs.
Dans un autre cas, des travailleurs à la chaîne fabriquant des produits Adidas qui refusaient de faire des heures supplémentaires ont été transférés pour travailler au contact de produits chimiques ou ont été contraints de rester debout pendant des heures.
Dans une usine située dans le delta de la rivière des Perles (sud de la Chine) et fabriquant des ballons et des équipements pour Adidas, Nike, Umbro et Fila, la plupart des employés travaillent sept jours sur sept. "Il est ridicule que nous n'ayons même pas un jour de congé par mois !", a regretté l'un de ces employés. "Nous sommes tellement fatigués physiquement et épuisés psychologiquement", a-t-il dit aux chercheurs.
Dans cette usine, les chercheurs ont constaté que le nombre d'heures supplémentaires pouvait aller jusqu'à 232 heures par mois alors que le salaire moyen représente moins de la moitié du minimum légal.
Cette enquête a été réalisée pour la campagne du Play Fair 2008 qui a été notamment lancée par la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Fédération internationale des travailleurs du textile, du cuir et de l'habillement.
Le secrétaire général de la CSI, Guy Ryder, a regretté que le Comité olympique international n'ait pas assuré le suivi de la question des droits des travailleurs en dépit d'avertissements répétés quant à l'existence de violations. "Cinq ans après notre premier contact avec le CIO à ce sujet, aucun engagement concret n'a été pris et il est difficile de savoir quelles actions seront menées face aux actuelles violations du droit du travail", a-t-il déclaré.






















