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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mardi 22 avril 2008

Flamme olympique - de plus en plus sous haute surveillance

TV5MONDE JAKARTA (AFP) - 22/04/2008 09h18

Flamme olympique à Jakarta: fin du relais, réduit dans le temps et dans l'espace

Plus de deux mille policiers avaient été déployés pour tenir à l'écart d'éventuels manifestants, en petit nombre et qui n'ont pu s'approcher.

Peu avant le départ du relais, au moins neuf manifestants, parmi lesquels un ressortissant néerlandais, ont été interpellés par des policiers en civil. Les protestataires réunis devant le stade national Bung Karno ont brièvement scandé "Pas de droits de l'Homme, pas de jeux Olympiques" et "Un peuple uni sera invincible", avant d'être appréhendés.

Huit des manifestants ont été relâchés peu après tandis que le Néerlandais a été emmené au commissariat central de la police de Jakarta, selon des membres l'organisation de défense des droits de l'Homme Legal Aid.

La flamme olympique est arrivée dans la nuit de lundi à mardi à Jakarta pour une étape où elle ne pourra être vue que par des spectateurs dûment munis d'une invitation.

Jakarta constitue la cinquième étape du parcours asiatique de la flamme olympique après Islamabad, New Delhi, Bangkok et Kuala Lumpur. Mais le relais à Jakarta ne pourra être vu que par 5.000 personnes munies d'une invitation, la torche étant gardée par plus de 2.000 policiers, ont annoncé les organisateurs.

Le parcours qui a débuté mardi à 14H00 (07H00 GMT) a été réduit au strict minimum: la torche sera cantonnée dans l'enceinte du stade national Bung Karno, où ne pourront accéder que les invités, a expliqué Sumohadi Marsis, chef du comité indonésien pour la flamme olympique. "Personne ne pourra entrer dans la zone (le complexe sportif) sans invitation", a-t-il assuré.

"Nous souhaitions initialement donner à la population l'occasion de voir le relais de la flamme. Mais après des manifestations dans plusieurs pays nous nous sommes coordonnés avec le ministre chinois des Sports et nous avons décidé de changer le parcours", a indiqué Ritha Subowo, qui dirige le comité sportif indonésien.

Depuis que le symbole olympique a été allumé en Grèce le 24 mars, les militants pro-Tibet, ainsi que les défenseurs des droits de l'Homme ou de la liberté de la presse, se sont mobilisés sur son passage. Le passage de la flamme a été particulièrement mouvementé à Londres et à Paris.

Tibet_Jakarta

Djakarta

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Quelques renseignements généraux sur la justice des étrangers !

Nouvel Observateur 22/04/08 - le Blog de Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal du Paris

On peut y entrer comme on veut. Ces audiences sont réservées aux étrangers “en partance”. Ils ont été conduits dans des centres de rétention et le juge doit examiner leur situation à deux reprises, deux jours après leur arrivée et deux semaines encore plus tard. Dans le jargon des gens de robe on parle d’audiences de “35bis”. Parce que l’article de loi qui traitait la question portait autrefois ce numéro-là....

Quand je dis qu’on peut y entrer librement, c’est un peu exagéré. La justice est publique, certes, mais là, le principe est assez loin des réalités. À Paris, après s’être perdu quinze fois, avoir fait deux fois le tour du palais, demandé mille fois son chemin, s’il l’on a un peu de souffle et un brin d’obstination, il n’est pas exclu d’atteindre un escalier interminable en haut duquel s’entassent chaque jour des familles angoissées et les représentants de quelques associations méritantes.

Ne sous plaignons pas. Le citoyen qui souhaitait assister aux audiences de “35bis” au tribunal de Marseille, devait se rendre au Canet, au nord de la Ville. Une superbe salle aménagée installée au coeur même du centre de rétention. C’est évidemment plus pratique. Pas pour la justice, évidemment. Pour les escortes, l’administration, et plus généralement pour les statistiques. Si l’on veut atteindre 22, 25, 28.000 reconduites à la frontière, il faut rationaliser la production judiciaire. Toute la “chaîne” doit être regroupée en un même endroit pour réduire les dépenses inutiles et fluidifier les flux.

La palme de la productivité revient évidemment au tribunal de Toulouse. Le centre de rétention de Cornebarrieu a ouvert ses portes le 1er juillet 2006. Il faisait la fierté de notre administration. Il faudrait un jour rendre hommage à ceux qui ont construit ce bâtiment, au bord des pistes de l’aéroport de Toulouse. Quelle intelligence administrative! Quelle humanité budgétaire! Quel souci des deniers de l’état! Tout juste quelques mètres à franchir pour arriver à la passerelle de l’avion du retour tant attendu!


Cette magnifique invention d’une justice rapide, moderne, efficace, adaptée aux exigences de son temps, est due à Nicolas Sarkozy. Non pas le président de la République mais le ministre de l’intérieur qui avait fait voter cette loi - qui porte son nom -, loi du 26 novembre 2003. Elle a permis que ces audiences soient “délocalisées” et puissent se tenir dans une salle située “à proximité” du centre de rétention.

Las! Quelques petits pois de la cour de cassation, qu’on n’attendait pas à pareille fête, ont contrarié cette belle harmonie. Trois arrêts de la première chambre civile, présidée par monsieur Bargue, viennent de donner raison à messieurs Nourddine Boulzazane et Mehdi Abbas, ressortissants algériens, et à madame Christina Moraru, de nationalité moldave, qui se plaignaient d’avoir vu leurs rétentions prolongées par un juge des libertés dans la “salle d’audience” du centre de rétention du Canet. Le Syndicat des Avocats de France, le Conseil National des Barreaux et le Barreau de Marseille - auxquels il faut rendre hommage - appuyaient leur recours.

La cour de cassation casse et annule les ordonnances du premier président de la cour d’appel d’Aix en Provence qui n’avait rien trouvé à redire à cette procédure. Elle estime que la salle d’audience qui se trouve dans l’enceinte même du centre de rétention ne correspond pas aux exigences de la loi (article 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).

Effectivement, il n’est pas besoin d’être fin juriste pour saisir que l’expression “à proximité” est assez différente de l’expression “à l’intérieur”. On aimerait que la logique qui est à la base de cette loi soit sanctionnée. Que, comme l’avaient suggéré le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits de l’Homme et d’autres dès 2005, le principe d’un procès équitable, d’une justice impartiale serve de fondement à la censure de la cour de cassation, que la convention européenne des droits de l’homme soit invoquée plutôt qu’un article de loi qu’un autre article de loi demain peut compléter.


La justice doit être rendue dans un palais de justice et nulle part ailleurs. On peut rapprocher le juge du justiciable, dans des audiences foraines par exemples. On ne peut le confondre avec l’administration qui va exécuter la décision car à ce tarif-là les audiences de comparution immédiate se tiendront directement dans les maisons d’arrêt (nous en sommes aujourd’hui à 63.211 détenus, le record étant battu chaque mois).

J’étais donc arrivé, essoufflé comme tout le monde, dans les hauteurs du Palais de Justice de Paris, dans la salle des “35bis”. Il faut dire qu’à Paris, nous avions jusqu’en 2006, une centre de rétention délocalisé... dans le Palais de Justice. Une honte nationale. Un cul de basse fosse, sous les lambris de la cour de cassation, qui était régulièrement dénoncé par les autorités internationales. Là encore le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France s’étaient alliés pour mettre fin à cette ignominie qui avait duré si longtemps.

J’entre dans une salle presque vide. Quelques avocats, le juge, son greffier. Un justiciable, un seul. Je m’approche de lui pour discuter un peu et savoir qui est jugé aujourd’hui. Tiens! Drôle de citoyen. Il prend beaucoup de notes et remplit des fiches. Sur le siège, à côté de lui, le “rôle” de l’audience: la liste de toutes les personnes présentées aujourd’hui. Qui peut bien être ce singulier personnage? Je me penche un peu pour examiner les fiches qu’il remplit à chaque affaire. En voici la composition approximative.

COMPTE-RENDU D’AUDIENCE JLD (JUGE DES LIBERTÉS)
- Date
- Nom du magistrat
- Nom du représentant de la Préfecture
- Identité de la personne présentée
- Adresse
- Date et lieu de naissance
- Nationalité
- Passeport
- Interpellation
- Cause de nullité invoquée
- Cause de nullité retenue
- Décision
- Observations.

J’en reste bouche bée. Renseignements pris, notre homme est policier, membre des Renseignements Généraux, 12ème section, spécialisée dans l’immigration clandestine et le travail illégal. Depuis environ un mois, des fonctionnaires de RG se relaient pour assister à toutes ces audiences et remplissent ces fiches.

La mission de ce service? “La recherche et la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement”, selon le décret du 16 janvier 1995. Mais que peut bien apporter cette surveillance quotidienne des audiences alors qu’un représentant de la Préfecture de Police y siège en permanence, détient un double du dossier, a droit systématiquement à la parole, peut prendre immédiatement toute mesure utile et rend compte de son action? Quel besoin de savoir le nom du magistrat et celui du représentant de la Préfecture (qui peut être un avocat). Certes, les audiences sont publiques, et leur fréquentation régulière développe l’esprit civique. On ne peut donc que féliciter le ministère de l’intérieur d’assurer une telle formation à ses fonctionnaires, mais peut-être devrait-il prendre quelques précautions pour que ces notes si assidûment prises ne soient un jour malencontreux détournées de leur objet pédagogique.

Posté par werdna à 12:31 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quelques renseignements généraux sur la justice des étrangers !

Nouvel Observateur 22/04/08 - le Blog de Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal du Paris

On peut y entrer comme on veut. Ces audiences sont réservées aux étrangers “en partance”. Ils ont été conduits dans des centres de rétention et le juge doit examiner leur situation à deux reprises, deux jours après leur arrivée et deux semaines encore plus tard. Dans le jargon des gens de robe on parle d’audiences de “35bis”. Parce que l’article de loi qui traitait la question portait autrefois ce numéro-là....

Quand je dis qu’on peut y entrer librement, c’est un peu exagéré. La justice est publique, certes, mais là, le principe est assez loin des réalités. À Paris, après s’être perdu quinze fois, avoir fait deux fois le tour du palais, demandé mille fois son chemin, s’il l’on a un peu de souffle et un brin d’obstination, il n’est pas exclu d’atteindre un escalier interminable en haut duquel s’entassent chaque jour des familles angoissées et les représentants de quelques associations méritantes.

Ne sous plaignons pas. Le citoyen qui souhaitait assister aux audiences de “35bis” au tribunal de Marseille, devait se rendre au Canet, au nord de la Ville. Une superbe salle aménagée installée au coeur même du centre de rétention. C’est évidemment plus pratique. Pas pour la justice, évidemment. Pour les escortes, l’administration, et plus généralement pour les statistiques. Si l’on veut atteindre 22, 25, 28.000 reconduites à la frontière, il faut rationaliser la production judiciaire. Toute la “chaîne” doit être regroupée en un même endroit pour réduire les dépenses inutiles et fluidifier les flux.

La palme de la productivité revient évidemment au tribunal de Toulouse. Le centre de rétention de Cornebarrieu a ouvert ses portes le 1er juillet 2006. Il faisait la fierté de notre administration. Il faudrait un jour rendre hommage à ceux qui ont construit ce bâtiment, au bord des pistes de l’aéroport de Toulouse. Quelle intelligence administrative! Quelle humanité budgétaire! Quel souci des deniers de l’état! Tout juste quelques mètres à franchir pour arriver à la passerelle de l’avion du retour tant attendu!


Cette magnifique invention d’une justice rapide, moderne, efficace, adaptée aux exigences de son temps, est due à Nicolas Sarkozy. Non pas le président de la République mais le ministre de l’intérieur qui avait fait voter cette loi - qui porte son nom -, loi du 26 novembre 2003. Elle a permis que ces audiences soient “délocalisées” et puissent se tenir dans une salle située “à proximité” du centre de rétention.

Las! Quelques petits pois de la cour de cassation, qu’on n’attendait pas à pareille fête, ont contrarié cette belle harmonie. Trois arrêts de la première chambre civile, présidée par monsieur Bargue, viennent de donner raison à messieurs Nourddine Boulzazane et Mehdi Abbas, ressortissants algériens, et à madame Christina Moraru, de nationalité moldave, qui se plaignaient d’avoir vu leurs rétentions prolongées par un juge des libertés dans la “salle d’audience” du centre de rétention du Canet. Le Syndicat des Avocats de France, le Conseil National des Barreaux et le Barreau de Marseille - auxquels il faut rendre hommage - appuyaient leur recours.

La cour de cassation casse et annule les ordonnances du premier président de la cour d’appel d’Aix en Provence qui n’avait rien trouvé à redire à cette procédure. Elle estime que la salle d’audience qui se trouve dans l’enceinte même du centre de rétention ne correspond pas aux exigences de la loi (article 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).

Effectivement, il n’est pas besoin d’être fin juriste pour saisir que l’expression “à proximité” est assez différente de l’expression “à l’intérieur”. On aimerait que la logique qui est à la base de cette loi soit sanctionnée. Que, comme l’avaient suggéré le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits de l’Homme et d’autres dès 2005, le principe d’un procès équitable, d’une justice impartiale serve de fondement à la censure de la cour de cassation, que la convention européenne des droits de l’homme soit invoquée plutôt qu’un article de loi qu’un autre article de loi demain peut compléter.


La justice doit être rendue dans un palais de justice et nulle part ailleurs. On peut rapprocher le juge du justiciable, dans des audiences foraines par exemples. On ne peut le confondre avec l’administration qui va exécuter la décision car à ce tarif-là les audiences de comparution immédiate se tiendront directement dans les maisons d’arrêt (nous en sommes aujourd’hui à 63.211 détenus, le record étant battu chaque mois).

J’étais donc arrivé, essoufflé comme tout le monde, dans les hauteurs du Palais de Justice de Paris, dans la salle des “35bis”. Il faut dire qu’à Paris, nous avions jusqu’en 2006, une centre de rétention délocalisé... dans le Palais de Justice. Une honte nationale. Un cul de basse fosse, sous les lambris de la cour de cassation, qui était régulièrement dénoncé par les autorités internationales. Là encore le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France s’étaient alliés pour mettre fin à cette ignominie qui avait duré si longtemps.

J’entre dans une salle presque vide. Quelques avocats, le juge, son greffier. Un justiciable, un seul. Je m’approche de lui pour discuter un peu et savoir qui est jugé aujourd’hui. Tiens! Drôle de citoyen. Il prend beaucoup de notes et remplit des fiches. Sur le siège, à côté de lui, le “rôle” de l’audience: la liste de toutes les personnes présentées aujourd’hui. Qui peut bien être ce singulier personnage? Je me penche un peu pour examiner les fiches qu’il remplit à chaque affaire. En voici la composition approximative.

COMPTE-RENDU D’AUDIENCE JLD (JUGE DES LIBERTÉS)
- Date
- Nom du magistrat
- Nom du représentant de la Préfecture
- Identité de la personne présentée
- Adresse
- Date et lieu de naissance
- Nationalité
- Passeport
- Interpellation
- Cause de nullité invoquée
- Cause de nullité retenue
- Décision
- Observations.

J’en reste bouche bée. Renseignements pris, notre homme est policier, membre des Renseignements Généraux, 12ème section, spécialisée dans l’immigration clandestine et le travail illégal. Depuis environ un mois, des fonctionnaires de RG se relaient pour assister à toutes ces audiences et remplissent ces fiches.

La mission de ce service? “La recherche et la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement”, selon le décret du 16 janvier 1995. Mais que peut bien apporter cette surveillance quotidienne des audiences alors qu’un représentant de la Préfecture de Police y siège en permanence, détient un double du dossier, a droit systématiquement à la parole, peut prendre immédiatement toute mesure utile et rend compte de son action? Quel besoin de savoir le nom du magistrat et celui du représentant de la Préfecture (qui peut être un avocat). Certes, les audiences sont publiques, et leur fréquentation régulière développe l’esprit civique. On ne peut donc que féliciter le ministère de l’intérieur d’assurer une telle formation à ses fonctionnaires, mais peut-être devrait-il prendre quelques précautions pour que ces notes si assidûment prises ne soient un jour malencontreux détournées de leur objet pédagogique.

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Le bilan de la première année du règne de Sarkozy jugée bien décevante

sarkozy_bruni

Placide - http://www.leplacide.com/

Un an après le premier tour de la présidentielle qui l'avait conduit à la victoire, Nicolas Sarkozy suscite déception et scepticisme chez les Français alors que le climat économique et sociale est de plus en plus morose.

Les derniers sondages publié à l'occasion de cet anniversaire sont sévères pour le chef de l'Etat: 59% des Français considèrent que la première année de son quinquennat est "plutôt un échec", et ils sont 79% à estimer qu'en un an, il n'a pas permis d'améliorer la situation dans le pays.

Trop de "médiatisation", "style personnel" contesté, manque de résultats notamment sur la question du pouvoir d'achat dont il avait fait une priorité durant la campagne électorale: un sombre bilan pour un président qui avait entamé son quinquennat avec une popularité inédite depuis le général de Gaulle.

Malgré son retour récent à un style de présidence plus sobre et moins déroutant, l'institut Ifop le créditait dimanche de seulement 36% de satisfaits, son plus mauvais score depuis mai 2007, et le pire résultat pour un président après un an de mandat depuis le début de la Vème république en 1958.

Posté par werdna à 11:46 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Référendum en Birmanie : le scepticisme et la peur

©  Tinh Ý

http://karuna.anussati.org/

C’est un livre de 194 pages disponible dans toutes les bonnes librairies de Rangoun. Mais, à trois semaines du référendum sur le projet de Constitution concocté par la junte, l’ouvrage a peu de chance d’affriander une population réduite au silence et résignée sur l’issue du vote.


Alors que la propagande relayée par la presse officielle bat son plein en exhortant les électeurs à « Voter oui » le 10 mai, le scepticisme prévaut à l’égard de l’épais document réaffirmant la prépotence de l’armée.

« Pas besoin de lire ce livre. Même une femme au foyer comme moi a assez vécu sous le régime des militaires. Je pense que le but était simplement d’assurer leur pouvoir », explique Than Than une habitante de Rangoun âgée de 45 ans.

La version finale de la Loi fondamentale a été mise en vente à près d’un dollar, une somme bien trop élevée pour la majorité de la population qui peine à se procurer des biens de consommation courants.

Le référendum, organisé sous haute surveillance, sera pour les Birmans la première occasion d’aller voter depuis les élections législatives de 1990, qui avaient vu une victoire écrasante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de l’opposante Aung San Suu Kyi assignée à résidence.

A l’époque, les militaires avaient refusé de transférer le pouvoir et Mme Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix, a passé la majeure partie des 18 dernières années en résidence surveillée.

Le régime militaire birman affirme que la nouvelle Constitution ouvrira la voie à des « élections multipartites » en 2010, mais des opposants soulignent que le texte garantit la prédominance de l’armée dans la conduite des affaires de l’Etat, même après un éventuel transfert de pouvoir aux civils.

Truffée de subterfuges et d’exceptions le texte écarte surtout Aung San Suu Kyi, bête noire des militaires qui redoutent toujours sa popularité intacte.

Mme Suu Kyi serait empêchée d’être candidate à la présidence aux motifs controversés qu’elle a été mariée à un étranger, le Britannique Michael Aris, décédé d’un cancer en 1999, et que ses deux enfants sont des sujets britanniques.

Avant cette consultation, toute opposition a été soigneusement réduite à quia dans le pays. Mardi, dans la localité de Sittwe (ouest), au moins 23 personnes arborant des tee-shirts barrés du mot « Non » ont été arrêtés, selon la LND qui a appelé la population à rejeter « clairement et courageusement » le projet de Constitution.

Dans un pays gouverné par des juntes successives depuis 46 ans, rares sont ceux qui osent confier leur opinion et leur choix pour le 10 mai, par peur des représailles.

« Cela serait dangereux si nous votions +non+, car quelqu’un pourrait nous épier dans les bureaux de vote », redoute Ye Ye, 59 ans.

Mais le sentiment dominant est bien la résignation : « Je ne pense pas qu’ils (les militaires) partiront même si le résultat est +non+, mais je veux juste montrer clairement que je ne veux plus d’eux », dit cette habitante de 38 ans.

« Donc, même s’il n’y a pas grand espoir pour le +non+, je voterai +non+ quand même », assure-t-elle.

Posté par Lung Ta à 08:11 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

"A long terme, la seule solution à la crise alimentaire mondiale, c'est l'agroforesterie"

http://karuna.anussati.org/


matthieu_calame.JPGMatthieu Calame, ingénieur agronome, chargé de mission à la Fondation Charles Leopold Mayer, auteur de "La tourmente alimentaire - Pour une politique agricole mondiale" (Ed. CLM) - avril 2008).

Comment expliquez-vous l'ampleur de la crise alimentaire mondiale ?

La crise alimentaire actuelle vient de très loin. En général, deux types de réponses sont apportées, à court et long terme. Ceux qui proposent des mécanismes à court terme, indispensables compte tenu de la situation, occultent peut-être l'origine du problème et les mécanismes de long terme qu'il faudrait mettre en place.

Les prix des matières premières n'ont cessé de chuter depuis trente ans. De ce fait, des petits paysans se sont retrouvés ruinés, et non seulement ils ont arrêté de produire, mais ils sont allés gonfler les rangs des populations urbaines les plus pauvres, créant ainsi une « plébéisation », un peu à l'image de la plèbe romaine. On a donc une diminution de l'autoproduction d'un côté et une augmentation des bouches à nourrir en ville de l'autre. Par ailleurs, les paysans qui restent ne sont pas encouragés à investir. L'agriculture se révèle assez prédatrice.

La production n'en finit donc pas de diminuer et quelques incidents climatiques viennent alors se greffer sur le phénomène. Pour prendre une image, c'est comme une maladie qui arrive sur un organisme déjà affaibli. Par ailleurs la situation est aggravée par la spéculation, que l'on peut considérer comme une maladie opportune. L'effondrement des bourses mondiales engendrent un certain nombre de spéculation sur les matières premières. Mais tout cela n'est possible que parce que le marché est très tendu à cause des mécanismes expliqués auparavant.

Quelle était l'origine de ces prix très bas ?

L'origine est très claire. L'Europe et les Etats-Unis ont eu des politiques de dumping, qui bradaient des produits alimentaires en dessous de leur prix de production grâce à leur propre politique agricole et donc qui étouffaient les pays qui ne disposaient des moyens de subventionner leur agriculture.

Alors, d'accord pour faire à court terme des interventions pour nourrir ces populations urbaines actuellement au bord de l'émeute, c'est indispensable. Mais quand la réponse des Etats-Unis ou de l'Europe c'est de dire « on va faire une aide alimentaire » sous-entendu, c'est nous qui allons nourrir cette plèbe urbaine, ils ne font qu'accroitre le problème. Il faudrait commencer à nourrir les populations en achetant en priorité aux producteurs locaux, plutôt qu'en leur fournissant nos excédents à bas prix.

Beaucoup montrent du doigt le développement des biocarburants…

Les biocarburants aggravent la situation. C'est là encore une maladie opportune. A l'origine, les biocarburants ont été faits pour éponger les excédents des pays qui subventionnaient leur agriculture. C'est typiquement le cas des Etats-Unis et de l'Europe, où les biocarburants ont émergé lorsqu'a été mis en place le système de jachère, condition afin de poursuivre les subventions.

Mais, le grand processus qui entraine la surpopulation pauvre, ce sont les trente années durant lesquelles on a détruit la paysannerie mondiale.

Jean Ziegler appelle à la « végétariennisation », arrêtons de consommer de la viande, forte consommatrice de céréales afin de baisser les coûts. Qu'en pensez-vous ?

C'est évident que cela aurait un impact à long terme mais tout dépend de quel type de viande vous mangez. Si vous êtes en Suisse ou en Laponie, ou encore en Mongolie, vous vous situez au cœur d'écosystèmes qui dépendent de l'animal. Donc lorsqu'il y a surpâturage cela pose problème.

Par ailleurs, si demain, nous nous mettons tous à consommer moins de viande en Europe, cela ne signifie pas un rééquilibrage immédiat. Cela étant, il a raison sur le long terme, il faudra consommer moins de viande mais autre problème, la culture des céréales est loin d'être anodine sur le plan environnemental.

Pour moi, si l'on fait une projection à très long terme, la seule solution, c'est l'agroforesterie.

Pouvez-nous nous en dire plus ?

Au lieu d'avoir des régimes alimentaires à base de plantes annuelles comme les céréales, il s'agirait de recourir à des plantes venant des arbres. En terme de fixation du sol, parce que le problème sous-jacent est celui de l'érosion des sols, les céréales érodent les sols. Si on prend l'exemple du Sahara, ce qui a sauvé l'humanité dans la zone c'est l'olivier puis après le châtaignier. Ensuite les politiques agricoles ont été mises en place, sous l'influence des pays du nord qui n'étaient pas confrontés au même problème d'environnement. Certains pays, comme l'Espagne ont alors fait repartir une érosion énorme d'effets.

Je pense que l'on n'échappera pas à l'enrichissement de la gamme des produits alimentaires que nous consommons, notamment en privilégiant de plus en plus les produits venus des arbres. Et si demain, la PAC arrête de subventionner le blé et subventionne le châtaignier, l'écosystème s'en trouvera profondément modifié. Mais on est là dans de la prospective à long terme.

Et les OGM, sont-ils LA solution à la faim dans le monde comme certains le laissent à penser ?

La crise alimentaire est d'abord sociale et politique. C'est la capacité à mettre en place une politique qui résoudra le problème. J'ai très très peur des fuites en avant techniques et technologiques. Au fond, elles ne s'attaquent pas du tout au problème, elles détournent même le problème de la question sociale et politique qui est de savoir comment se fait la répartition de la production, et la capacité du pouvoir d'achat, ou comment amener des gens à produire par eux-mêmes et non pas à être ruinés et aller vivre dans des favelas.

Les OGM me posent donc deux problèmes majeurs. Tout d'abord on va vers une privatisation des semences par des grandes boites, donc on accroit le cout de production pour le producteur. Par ailleurs, les OGM sont favorables à une concentration à terme, parce qu'il faut vendre énormément pour pouvoir se payer ces semences qui sont chères, d'autant plus que l'on utilise beaucoup d'entrants.

Les OGM produites à l'heure actuelle ne présentent donc pour moi aucun intérêt pour résoudre la crise alimentaire. De plus, la monoculture de soja Round-up ready telle qu'elle se fait aujourd'hui en Argentine est une catastrophe écologique majeure. C'est l'équivalent de ce qui a été fait au Sahara sauf que cela se fait à coup de tracteurs et de Round-Up.

Pour moi les OGM sont inutiles et incertains. Mais si quelqu'un veut les défendre à tout prix, je veux bien. Certains travaillent à rendre le blé bisannuel, mais pour moi c'est de la science fiction, et le pari de miser là-dessus pour l'avenir me semble très risqué.

S'agissant du débat qui s'est tenu à l'Assemblée, je souscris complètement à ce qu'on pu dire le sénateur Legrand ou Nathalie Kosciusko-Morizet. Selon moi, c'est une loi Limagrain, faite pour notre champion national de la semence.

L'Europe a bien d'autres solutions qui s'offrent à elles.

> Pour en savoir + : "La Tourmente alimentaire - Pour une politique agricole mondiale" - Editions Charles Léopold Mayer - avril 2008.

Posté par Lung Ta à 08:09 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fonds de réserve des retraites : 3 milliards perdus en bourse

Fonds de réserve des retraites : 3 milliards perdus en bourse


L'information, parue dans le Canard Enchaîné du 9 avril, est passée totalement inaperçue. La crise financière mondiale qui a débuté l'été dernier a fait une victime collatérale : les retraités.

Le fonds de réserve des retraites, créé par Lionel Jospin, devait financer une partie des pensions de retraite à partir de 2020. Doté d'environ 30 milliards, ce fonds est essentiellement composé d'actions. Or, la caisse des dépôts et consignations chargé de gérer ce fonds n'a pas anticipé la chute des cours et a maintenu ses positions malgré la crise financière.

Résultat : le fonds a perdu en trois mois 3 milliards d'euros.

http://www.politique.net/2008041401-fonds-de-reserve-des-retraites-perte-de-3-milliards.htm

Bertrand Rio, Secrétaire Général

b.rio@cap21.net
06 64 88 54 03
Cap21 avec Corinne Lepage www.cap21.net

publié le lundi 14 avril 2008 à 20h39

Posté par Kozett à 00:15 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dessin de Chanu - Noël en 2012

Dessi_n_de_Chanu

Posté par Kozett à 00:10 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Happy birthday to you, Mr Président !

Edito de Marianne Lundi 21 Avril 2008 - 12:02

Avec i>Télé, la chronique de Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.

Il y a eu la grande désillusion. Maintenant, c'est la colère. La droite est furax contre son champion. Plus encore que contre Chirac après un an de règne. La pire des comparaisons pour Sarkozy. Pourtant, elle revient souvent, comme si une partie des Français voulait enfoncer l'actuel Président davantage encore, en comparant son immobilisme brouillon et bavard au reniement passif de son prédécesseur.

Selon le dernier sondage IFOF-JDD, ils ne sont que 36 % de Français à avoir une bonne opinion du chef de l'Etat contre 37% pour Chirac après un an de règne également. Le score le plus bas de tous les présidents de la Ve République, pour celui qui, dans l'hebdomadaire Le Point n'hésite pas à affirmer encore que «gouverner finalement est plus facile que ce que je pensais…» Inconscience ? Arrogance? Provocation?

Tous les sondages pourtant soulignent le même verdict. Ainsi, selon l'enquête de Viavoice pour Libération, 59% des Français jugent son bilan «comme un échec». A l'exception de la défiscalisation des heures supplémentaires - et encore, son appréciation est très partagée - il n'est guère de mesures qui trouvent grâce à leurs yeux.

Ainsi le paquet fiscal est-il majoritairement rejeté, de même que la réduction du nombre de fonctionnaires ou la suppression des régimes spéciaux de retraite. Mais, plus généralement, sa politique comme son style sont très majoritairement réprouvés, y compris par ceux qui ont voté Sarkozy. Les ouvriers et même les retraités, ces deux électorats qu'il avait su très habilement conquérir pendant la campagne, se sont détournés de lui et lui expriment, souvent brutalement, leur amertume, leur frustration et le ressentiment dont les députés UMP se font les porte-parole de plus en plus insolents chaque mardi en réunion de groupe à l'Assemblée. Elus et électeurs consonnent dans la dissonance rageuse.

Même les lecteurs du Figaro se disent «écoeurés» ! - Car ils y ont cru à Sarkozy, ils y ont mis leur passion qui se retourne maintenant contre lui. Allez, par exemple, sur le site du Figaro, vous y lirez, vous y entendrez le long et furieux lamento des électeurs trompés : « J'ai voté pour lui, et je suis écoeuré», protestent-ils en cocus mécontents.

Les uns incriminent encore son mauvais genre, son incapacité à s'élever au niveau respectable de la fonction, en dépit de ses efforts pour prouver qu'il a changé. Certes, quelques lecteurs figaresques affirment que «Carla est ce qui lui est arrivé de mieux», mais la plupart s'indignent toujours de son exhibitionnisme, de son égotisme, «de sa manière indécente d'exhiber sa femme comme un jouet, un trophée de guerre», et rappellent «nous ne voulons pas de Ken et Barbie à l'Elysée mais d'un couple qui soit à l'écoute».

Les récriminations les plus nombreuses portent sur sa politique. Beaucoup lui reprochent de «n'avoir rien fait pour les petites retraites ou les faibles salaires», mais «tout pour les privilégiés».

Plus nombreux encore sont ceux qui l'accusent de les avoir bernés en leur faisant croire qu'il était le Thatcher français, alors qu'il se révèle une «pâle copie chiraquienne». «J'espérais des vraies réformes, écrit ainsi l'un d'eux, et nous n'avons eu que des réformettes à la Chirac». «Ma déception est à la hauteur de mes espoirs, affirme l'autre. Je retrouve la France de son ignoble (sic) prédécesseur».

Quand un troisième prévient ni plus ni moins qu'il veut vendre tous ses biens et partir à l'étranger, car Sarkozy «va faire comme les autres et augmenter les impôts»… Celui-là incite à fuir, mais il en est pour en appeler à un sursaut national avec… un autre chef ! «Dans cette ambiance mortifère de fin de règne, la droite doit se trouver impérativement un autre leader».

Juppé le sauveur ? - Sarkozy n'est plus le roi mage, mais un politicien défait aux municipales et dont on se détourne déjà ! Quelques-uns, rares, évoquent le nom de François Fillon, mais beaucoup citent celui d'Alain Juppé. Eh oui, le maire de Bordeaux dont Nicolas Sarkozy disait qu'il était un «diplodocus», mort après sa défaite aux législatives, revient de l'au-delà du rejet populaire grâce à… la disgrâce de Sarkozy et à sa victoire aux municipales. Un retour de faveur qui ne lui a pas échappé d'ailleurs, puisque l'ancien Premier ministre confesse désormais ne rien exclure pour 2012…

Certains même en sont à évoquer le duel du futur : Juppé-DSK. En attendant, il y a quand même quelques sarkozystes, ravis, pour lui dire «Courage, tenez bon». A la vérité, ils ne sont pas nombreux du tout. Mais, basta ! Sarkozy a toujours dit que c'est dans l'adversité qu'il se révélait le meilleur. Il va falloir qu'il soit le meilleur des meilleurs. Car aucun Président jusqu'ici ne s'est remis d'une telle désillusion rageuse, sans en passer par un désastre électoral ! Sarkozy peut toujours demander à Villepin comment on organise des législatives anticipées désastreuses, qui permettraient ensuite une présidentielle triomphante !

Posté par Kozett à 00:08 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le dalaï lama et le dissident chinois Hu Jia "citoyen d'honneur" de Paris

TV5MONDE PARIS (AFP) - 21/04/2008 18h33

Le dalaï lama et le  dissident chinois Hu Jia  "citoyen d'honneur" de Paris, au risque de jeter de l'huile sur le feu

Les élus parisiens ont fait lundi le dalaï lama ainsi que le dissident chinois Hu Jia "citoyens d'honneur" de la Ville de Paris, au risque d'envenimer les relations entre la France et la Chine, mises à mal par le fiasco du passage de la flamme olympique dans la capitale française.

Le voeu de la mairie concernant le dalaï lama a été adopté "à l'unanimité mais avec beaucoup de non participation au vote", lors de ce premier conseil de Paris de la mandature, a reconnu le maire socialiste Bertrand Delanoë.

Les 72 socialistes ont voté pour, mais les trois élus PRG n'ont pas pris part au vote, de même que Christophe Girard, adjoint PS à la Culture, et Pierre Aidenbaum, maire PS du IIIème arrondissement. Les 54 élus UMP n'ont pas pris non plus part au vote, pas plus que les 5 MRC, les 8 PCF et les 9 élus du Centre et indépendants.

Lors du même conseil, les élus ont fait le dissident chinois Hu Jia, 34 ans, militant engagé dans la défense des malades du sida, de l'environnement et de la liberté d'expression et condamné à trois ans et demi de prison, "citoyen d'honneur" de la ville, dans un vote organisé sur proposition du groupe des Verts.

Le dalaï lama, prix Nobel de la Paix, et le dissident chinois, rejoignent ainsi comme citoyens d'honneur de la Ville de Paris l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, ou l'Iranienne Shirin Ebadi.

Ces votes interviennent au moment où, après la calamiteuse traversée de Paris par la flamme olympique, Nicolas Sarkozy s'efforce, par l'envoi d'émissaires à Pékin, de calmer le jeu, tout en continuant à réserver sa décision sur sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.

Bertrand Delanoë a affirmé lors des débats qu'"aider au dialogue est un des devoirs de la Ville de Paris" et a fait valoir que l'"engagement spirituel" du dalaï lama était de "son point de vue secondaire par rapport à l'avenir du peuple tibétain".

"Je suis laïc. Je ne suis pas devenu bouddhiste", s'est justifié le maire, pour qui "entre l'angélisme et le cynisme, il y a l'affirmation des convictions". M. Delanoë avait reçu officiellement le Dalaï lama en 2003.

"Je rencontrerai bientôt l'ambassadeur de Chine pour dialoguer avec lui", a dit M. Delanoë, arguant de la volonté de "faire avancer les choses" alors que la cérémonie prévue à l'Hôtel de Ville pour la flamme olympique, le 7 avril, avait été annulée à la demande des officiels chinois.

La Chine a été le théâtre de plusieurs manifestations anti-françaises pour protester contre la position de la France sur le Tibet. Il s'agit des premières manifestations dirigées spécifiquement contre la France depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1964.

Lors des débats au Conseil de Paris, le préfet de police Michel Gaudin, revenant sur le passage chahuté de la flamme olympique à Paris, a pour sa part estimé que celle-ci "ne méritait peut être pas autant d'assauts", et il a assuré que "tout avait été fait pour que les choses se passent le moins mal possible".

Posté par Kozett à 00:06 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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