Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 20 avril 2008

Laissez Venir A Moi Le Bon Gros Pognon Qui Sent Bon

© http://www.bakchich.info/

En 1945, dans une préface, nouvelle, à son livre "Fascisme & grand capital", paru neuf ans auparavant (et que tu devrais avoir lu, ou si tu veux que je tue ton iench), Daniel Guérin observe que "le lien entre fascisme et grand capital" est tout ce qu’il y a d’"intime".

J’y repensais en lisant "Le Journal du dimanche" de ce matin, et, à sa page 4, un entretien avec un certain José Luis Duran, qui fait le beau métier de "président du directoire de Carrefour", et qui "s’exprime pour la première fois sur la situation (…) en Chine" populaire, où un appel à boycotter "les hypermarchés" de son groupe a été comme tu sais "lancé via Internet".

Le gars est inquiet : il prend "la situation très au sérieux".

Ca ne signifie pas, du tout, comme tu pourrais le penser d’abord sur la foi d’une connaissance un peu superficielle des ressorts du libéralisme, que José Luis Duran compatit au sort des Tibétains que réprime Pékin (non sans le prompt soutien de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve qu’après tout, mâme Chabot, "dans quel pays au monde y a-t-il des endroits où les émeutes urbaines ne sont pas réprimées ?")

Ce qui le préoccupe, le José Luis Duran, c’est qu’il a "deux millions de clients qui se rendent chaque jour dans (ses) magasins chinois", et ça, n’est-ce pas ?

Ca représente, au bas mot, de gros.

Gros.

Gros.

Paquets de pognon.

(Des sommes auuuuutrement plus considérables que l’émolument, par exemple, que le groupe Carrefour consent aux fins de mois aux caissières de ses magasins de France.)

Et naturellement : José Luis Duran, commerçant, n’a aucune intention de se laisser miter le chiffre d’affaire(s) par des moines dépenaillés dont Jean-Luc Mélenchon a fort bien démontré qu’ils étaient l’obscur(antist)e survivance d’un âge ancien dont la Chine populaire et nouvelle a si joliment su libérer un gros sixième de l’humanité.

Du coup, José Luis Duran fustige les manifestants qui ont osé l’autre jour, dans Paris quadrillée comme Pékin par des keufs, perturber "le passage de la flamme olympique".

José Luis Duran confesse : "Lorsque j’ai vu les images, je n’étais pas fier".

(La fierté du grand capital m’est une source de joie qui jamais ne se tarit.)

José Luis Duran, psalmodiant le couplet qui a mené jadis la fine fleur olympique aux JO nazis de Berlin, énonce que : "S’attaquer au symbole de la flamme et aux athlètes, c’est contraire aux valeurs de l’olympisme".

José Luis Duran, cependant, ne dit rien de ce que lui inspire, en termes de fière fierté, la répression qui s’abat sur les rues de Lhassa (et d’ailleurs) - et dont il n’a dû voir, c’est vrai, que peu d’images, puisque aussi bien ses partenaires chinois, garants des valeurs de l’olympisme, se défient de la curiosité malsaine des reporteurs occidentaux.

Florence Muracciole, qui recueille pour "Le Journal du dimanche" la péroraison de José Luis Duran, lui pose alors cette question, incroyablement effrontée : "Carrefour a-t-il soutenu le dalaï-lama, comme le prétendent des médias chinois ?"

José Luis Duran sort de ses gonds, à cette seule évocation : "Carrefour ne s’implique jamais dans les affaires politiques ou religieuses des pays où il est implanté", non mais ça va pas, ou quoi ?

Il ajoute : "La situation au Tibet est complexe, et en tant que président de Carrefour, je ne me permettrai pas de porter de jugement".

(Carrefour a-t-il soutenu Salvador Allende, comme le prétendent des médias chiliens ?

Ah ben merde, non, alors : monsieur Pinochet dispose de trop de ce bel argent que nous aimons.)

José Luis Duran précise, pour le cas où tu douterais encore de sa maîtrise consommée du foutage de gueule (néo-)libéral : "Il faut arrêter d’opposer les intérêts économiques et le progrès social et moral".

Carrefour, par exemple, peut très bien se donner du plaisir économique dans des endroits où le progrès social consiste à loger une balle dans un manifestant.

L’agrent, vois-tu, n’a pas d’odeur - et à ce propos, Florence, voudriez-vous je vous prie fermer la fenêtre ?

Ces Tibétains morts qui se décomposent, je ne me permettrai bien sûr pas de porter le moindre jugement de fond - mais faut admettre qu’ils puent très fort.

LSD : "Rangoon Lhassa".

Posté par Lung Ta à 17:32 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les pharmaciens inquiets sur l'avenire de leur profession

pharmaciens_inquiets
© Tastet

A quelques semaines de la mise en libre-service de certains médicaments dans les grandes surfaces, les pharmaciens, qui défendent leur "mission première" de conseil, se sentent menacés par la grande distribution malgré des engagements renouvelés par la ministre de la santé Roselyne Bachelot.
Au cœur des inquiétudes, l'annonce faite par le gouvernement de la mise en libre service de quelque 200 médicaments ce printemps (antalgiques, antitussifs, médicaments ORL, sevrages tabagiques...).
Sur la défensive, l’ordre national des pharmaciens essaie d’éviter le débat, sur le thème : « Il ne faut pas confondre médicament et marchandise, pharmacien et chef de rayon, pharmacie et magasin ».

Posté par Lung Ta à 17:25 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Aimé Césaire - Les Martiniquais : «Son Panthéon, c'est ici»

Le Parisien samedi 19 avril 2008, 20h20 | AFP Thomas MORFIN

«Son Panthéon, c'est ici»: les Martiniquais souhaitent qu'Aimé Césaire demeure dans son «pays natal», alors que l'idée de transférer dans le temple patriotique la dépouille du poète, décédé jeudi, continue de susciter la polémique à Paris.

«L'homme du Retour au pays natal finissant à Paris, il y a quelque chose qui gêne», explique à l'AFP le sénateur PS Claude Lise, qui fut l'un de ses proches. «Ca pourrait apparaître comme une récupération par l'Etat français.
Un rebelle ne peut pas rentrer dans le circuit officiel».

De fait, sur l'île, aucun responsable politique d'envergure n'a demandé que l'hommage de la Nation à Césaire aboutisse à une panthéonisation.

Refus d'entrer à l'Académie française, pas une rue de Martinique à son nom: «il avait horreur des honneurs», souligne le député-maire de Fort-de-France, Serge Letchimy.

«Sa seule récompense, c'était la reconnaissance du peuple», affirme le président du Parti progressiste martiniquais, fondé par le poète-politique. «Maintenant, alors même qu'il n'est pas encore enterré, ce débat est déplacé», glisse un autre responsable du PPM.

Du côté des Martiniquais de tous âges qui depuis vendredi rendent par milliers un hommage tendre et respectueux à «Papa Césaire», la réponse est plus tranchante.

« Il était comme un bateau qui s'en va et qui revient toujours au port »

«Qu'il reste ici !», s'agace Nicole, qui vient de s'incliner samedi matin devant la dépouille d'«Aimé» au stade de Dillon, à la veille des obsèques nationales. Si on décidait de le transférer dans la nécropole parisienne, «ça se passerait mal avec les Martiniquais», menace-t-elle.

«Césaire a choisi de rester. Il était comme un bateau qui s'en va et qui revient toujours au port», argumente Philomène, une jeune maman. Adrassé exclut aussi l'éventualité d'un départ. Après un «dernier regard» à Césaire, la vieille femme se promet d'aller se recueillir «sur sa tombe à la Toussaint, pour son anniversaire». «Son Panthéon, c'est ici», assure Josselyn, alors que Césaire a choisi d'être inhumé au cimetière de la Joyau, dans sa ville.

Les aspirations des Martiniquais en ce jour de deuil n'empêchent pas la polémique de se poursuivre à Paris. Un débat que le gouvernement s'efforce de clore: « Il incarnait tellement sa terre qu'il n'est pas évident qu'il ait souhaité la quitter, même pour le Panthéon », a jugé la ministre de la Culture, Christine Albanel.

«Mon sentiment est que sa famille souhaite que son Panthéon, ce soit son île. L'arrachement à sa terre irait à l'encontre de son oeuvre», a déclaré Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer. La famille, sans le consentement de laquelle un transfert au Panthéon est impossible, a choisi pour le moment de ne pas s'exprimer publiquement.

Si l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a exhorté à ne pas «se déchirer sur cette question» - Césaire «est déjà entré dans le panthéon national» - Jean-Michel Baylet (PRG), en appelle quant à lui au président Nicolas Sarkozy, attendu dimanche aux obsèques. Selon lui, le natif de Basse-Pointe doit rejoindre les «grands hommes», conformément à «la volonté des Français».

Dès l'annonce de la mort du «nègre fondamental» jeudi, l'ancienne candidate PS à l'Elysée Ségolène Royal avait souhaité un tel hommage. Le Conseil représentatif des associations noires a demandé samedi qu'une plaque soit apposée dans le temple républicain. C'est le cas pour Toussaint Louverture, héros de la révolution haïtienne... et de Césaire lui-même.

Posté par Kozett à 10:00 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

TIBET - Le dalaï lama pourrait devenir «citoyen d'honneur» de Paris

Le Parisien 16 avril 2008,

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a annoncé mercredi qu'il proposerait lundi prochain au Conseil de Paris «d'attribuer au dalaï lama le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Paris».

Il s'agit de «rendre hommage à un combattant de la paix, partisan inlassable du dialogue entre les peuples», a indiqué M. Delanoë dans un communiqué, à propos du prix Nobek de la Paix.

«Paris souhaite également, par ce geste, assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits : sa dignité, sa liberté, et tout simplement sa vie», a affirmé le maire.

dalai_lama_1

Posté par Kozett à 09:05 - Humanisme - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Arnaques commerciales sur SMS

Mark, notre lecteur, a répondu à un jeu-concours figurant au dos de sa boîte de céréales, pour gagner l'une des cinq consoles ou des cent jeux vidéo. "Pour participer, il fallait envoyer un SMS depuis son téléphone mobile. Au prix du SMS (0,35 euro), même en déduisant le prix des lots, estimé à 2 500 euros, le fabricant de céréales rentre dans ses frais au bout de 7 000 envois", estime notre lecteur, qui s'interroge sur la légalité de ce procédé.

Cette pratique est légale, même si elle contribue à enrichir les organisateurs des concours et les opérateurs de téléphonie ; personne n'est obligé d'y participer...

En revanche, il existe des publicités plus envahissantes, sous forme de messages à caractère commercial, reçus sur les téléphones mobiles : par exemple, des remises à certaines dates, sur des produits. Selon la loi pour la confiance en l'économie numérique (n° 2004-575 du 21 juin 2004), cette prospection par SMS n'est légale que si le destinataire a donné son accord pour la réception de messages de ce type, ou s'il est déjà client de la société émettrice.

Pour faire cesser les envois, il suffit de répondre "Stop" par SMS. On reçoit en retour un message indiquant que la demande a été prise en compte. Il ne faut jamais non plus communiquer son numéro de téléphone mobile à un commerçant.

A l'inverse, l'envoi en grand nombre de messages commerciaux à des personnes avec lesquelles l'expéditeur n'a jamais eu aucun contact est considéré comme du spam illégal (article 34-5 du code des postes et communications électroniques).

C'est dans cette catégorie que rentrent deux autres types de messages : "Vous avez été tiré au sort à 9 h 56 et vous avez gagné le chèque numéro 409248. Pour en connaître le montant et le retirer, appelez le 08-99-78-79-84."

Au bout du fil, un automate invite à composer divers codes. Lorsqu'on appelle, on apprend que la société est basée à Londres et que l'on peut "consulter son compte cadeau" qui contient peut-être 3 000 euros, 30 heures de communications gratuites ou des sonneries téléchargeables. Il faut taper son numéro de téléphone et de département, sa date de naissance, accepter de recevoir des offres publicitaires... L'objectif est d'inciter à rappeler un numéro surtaxé : dans ce cas, 1,35 euro + 0,34 euro la minute.

NUMÉROS SURTAXÉS - Une autre technique, "l'appel en absence", consiste à envoyer un numéro de téléphone qui s'affiche après une seule sonnerie (ce qui ne donne pas le temps de décrocher).

Craignant d'avoir manqué une communication importante, le destinataire rappelle et tombe sur un répondeur où une voix lui dit "bonjour !". "Le tout n'a duré que quelques secondes, mais a coûté 0,83 euro, dont 0,30 euro pour l'opérateur de téléphone mobile, et le reste pour les escrocs. Lorsqu'il y a un million de victimes, le préjudice total s'élève à 800 000 euros", explique Fabien Lang, de l'Office contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). En juillet 2007, il a enquêté sur cette affaire, qui sera jugée en juin prochain.

Les sociétés responsables de ces arnaques louent des numéros surtaxés (commençant par 08) pour un service commercial auprès d'un opérateur français. Celui-ci n'a pas le droit d'accéder au contenu. Parallèlement, ces sociétés utilisent des automates d'appels qui génèrent des suites de numéros de téléphone de manière aléatoire et envoient des messages à grande échelle. Etre inscrit sur liste rouge ne met pas à l'abri.

Il ne faut jamais rappeler de tels numéros, mais alerter son opérateur, via le service client (malheureusement payant). L'opérateur transmet les plaintes à l'OCLCTIC. Selon l'article 313-1 du code pénal, de telles pratiques sont passibles de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende pouvant aller jusqu'à 375 000 euros.

Sur le site de l'Association française des opérateurs mobiles (www.afom.fr), Le Guide pour les parents qui souhaitent équiper leurs enfants d'un téléphone mobile informe sur les utilisations abusives et malveillantes du mobile.

LE MONDE | 19.04.08

Posté par Kozett à 09:00 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CDD ABUSIFS : Une filiale de l'Ifop dirigé par Laurence Parisot, la présidente du Medef condamnée aux prud'hommes.

Nouvel Observateur – 18/04/08

L'institut de sondage condamné

La société Phone City, filiale à 100% de l'institut de sondage Ifop, a été condamnée jeudi par les prud'hommes pour des recours abusifs aux CDD, écrit Le Parisien/Aujourd'hui en France dans son édition du vendredi 18 avril.
Les faits condamnés remontent à une période courant jusqu'à janvier dernier, alors que l'Ifop était dirigé par Laurence Parisot, la présidente du Medef.
Les juges du tribunal de Créteil (Val-de-Marne) ont considéré que Phone City, une plate-forme téléphonique spécialisée dans la réalisation de sondages, avait recours à tort à des CDD à répétition, et a procédé à des licenciements abusifs. Les contrats à durée déterminée ont été requalifiés en CDI par la justice.

Posté par werdna à 08:35 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Racines de l’incivilisation

Mars 2008 par Aspiral

De plus en plus nombreux sont les articles qui témoignent un peu partout de la dégradation violente de nombreux éléments de notre civilisation : on “s’exprime” partout et tout le temps ; on ne communique plus ; on ne fait plus part, la part des choses !

Quelle est donc, où est donc cette “pression” qui provoque autant d’”expressions” et de “dépressions” ?

On ne peut plus vraiment se le cacher derrière des statistiques dont chacun aujourd’hui connaît aussi les faiblesses structurelles : toutes les civilisations ont une fin. La chenille, en mourant, est appelée à devenir papillon, bien sûr, mais, de son point de vue à elle, elle ne peut que souffrir ici et maintenant des affres de la mort, sa mort ! Les appels à l’aide aux accents désespérés sont devenus au fil du temps un peu partout des hurlements de colère, par “déchaînement” du lien social, partout dans le monde.

A longueur de média, de doctes “ex-pères” mesurent les dimensions de cette prison et s’étalent de leur long, tout au long de longs débats très policés, dans leur latin d’église, leurs églises, sur les causes des sujets à la mode médiatique, devenus par le fait même objets de leurs observations microscopiques. Ils ne semblent pas vouloir ou pouvoir voir que la violence s’est propagée, comme un incendie, à la toiture, en passant par tous les étages, d’abord ! La poutre qui est dans leur œil les empêche-t-elle de voir ce qui leur brûle les yeux ? Des salaires exorbitants des patrons du CAC 40 à ce qui est qualifié de terrorisme, en passant par les dérives de la Sécurité sociale et les comportements sexuels “ordinaires”, la violence s’est distillée avec leur complicité “scientifiquement établie” dans tous les étages, sur un mode qui a toutes les apparences d’un viol intellectuel.

La racine du mot “violence” se trouve en effet être “viol”… !

Les ex-pères ont pris le pouvoir, se sont partagé le marché de la pensée en nous réduisant à la conviction d’être des citoyens lambda : s’autoriser à faire part dans ce contexte de monopolisation, où tout est toujours plus complexe que ce que nous croyons. Être “entendu” dans ce qu’on a à dire n’est plus possible que sous un pseudonyme, sur Internet, seul moyen d’éviter le piège du “tu dis cela parce que… ” !

La généralisation du complexe de Colomb est à l’origine de cette difficulté nouvelle de communiquer ! De deux choses l’une : ou l’interlocuteur arrive à mettre ce que vous dites dans son horizon de conscience, ou il vous demande à “comprendre”. Au lieu d’accepter comme tel ce qu’on lui décrit, il veut que vous le lui expliquiez, comme si votre expérience pouvait être “vu” par lui, à travers une explication qui évidemment n’est jamais qu’une photographie de la chose.

Cette condition de “comprendre” avant d’adhérer à ce que l’autre décrit est alors source de manque de respect. Quand en plus l’autre est votre supérieur hiérarchique, il ne peut donner que l’impression de jouer au petit chef : “je ne comprends pas ce que tu dis, donc c’est con”.

Cette impossibilité de faire part, tout simplement, sans émotion, discussion, répression, voire censure, trouve son origine dans le mythe scientifique qui s’est insensiblement généralisé depuis plusieurs générations. Le mythe scientifique cherche les causes du mal au lieu de chercher les lois de la nature humaine. Sans le savoir, il provoque alors le mal, en niant l’expérience ce qui ne fait que charger du rôle de bouc émissaire l’un ou l’autre lampiste ! Plus aucun rapport de pouvoir ne peut se gérer simplement, car tout le monde veut comprendre et être compris.

Les deux besoins fondamentaux de la relation sont la reconnaissance et le respect. A travers le mythe scientifique, ces deux éléments sont devenus la condition l’un de l’autre. On peut y voir la cause de l’épidémie de nudité qui sévit dans les médias, nudité physique ou psychique : c’est comme s’ils avaient “besoin” que soit “reconnue” leur vie intime avant de s’autoriser eux-mêmes à la respecter. On peut en constater les dégâts en politique aussi, où la valeur donnée au mot est devenue plus importante que celle de la réalité qu’il représente. Les chefs visionnaires ont été peu à peu remplacés par des séducteurs, ceux en les mots de qui la masse se reconnaît, ceux qu’elle “comprend”.

Dans ce même conditionnement, ceux qui sont au pouvoir, politique, scientifique et économique ne peuvent que s’y accrocher en exigeant qu’on leur “prouve” l’invalidité de ce qu’en réalité ils n’ont pas prouvé eux-mêmes. Les prophètes sont sous camisole chimique. Les visionnaires ne peuvent en effet pas être reconnus, par définition, et, donc, en ces temps de complexe de Colomb généralisé, respectés !

Ce lien conditionnel entre reconnaissance et respect est donc une erreur historique grave, liée à une mauvaise modélisation de l’espace-temps :

Le respect en effet appartient à l’horizontalité, la relation, la nécessité d’une biodiversité, la prise en compte de l’autre comme une globalité : il faut de tout pour faire un monde.
La reconnaissance se déroule dans la verticalité du temps : si dans un premier temps l’enfant doit d’abord être aimé avant d’oser, dans un deuxième temps, à partir de l’adolescence, il se doit d’oser avant d’être aimé, reconnu.

Quand on exige de vous comprendre avant de vous respecter dans votre complexité, on vous viole. La culpabilisation, à l’endroit comme à l’envers, c’est du viol. Tous violés depuis l’enfance par les “tu es…” qui tuent, les “tu fais cela parce que…”, préoccupés par ce passé, ce passif, nous ne voyons pas que nous nous faisons descendre en cascade dans l’échelle sociale.

Aux périphéries de la base de la pyramide sociale, il y a ceux qui ne peuvent même plus se trouver un chien à qui botter le cul, et qui révèlent le viol généralisé par une violence qui n’est que la partie émergée de l’iceberg, qui s’appelle maladie et délinquance et, avant cela, toutes les formes de drogue. Ils ne peuvent plus que renvoyer l’ascenseur !

Stressé d’être encore une fois violé, pris pour une partie de lui-même, chacun s’est construit un château fort de défenses, au milieu duquel il meurt de faim affective, car il n’y a ni porte ni fenêtre possible pour pouvoir aller se ravitailler (se donner à aimer, tout simplement), mais d’où il agresse l’autre sans le savoir en se défendant préventivement de ses peurs d’avoir à vivre encore une fois la répétition des traumatismes précédents. L’autre, lui, qui ne pensait à rien, sent sa bienveillance agressée, et en renvoyant l’agression, justifie la peur du premier. La boucle vicieuse de la solitude et de la violence généralisées est bouclée !

Pour sortir de cette boucle vicieuse, il nous faudrait faire cesser tout lien entre reconnaissance et respect en ne donnant la parole publique et le pouvoir qu’à ceux qui ont fait leurs preuves quant à un savoir-faire en la matière.

Le respect doit se gérer dans des règles de savoir-vivre, Code de la route de la communication.

La reconnaissance doit se mesurer au savoir-faire, pas à la séduction de l’emballage.

Posté par werdna à 00:04 - Réflexions - Citations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une tortue disparue refait surface

NOUVELOBS| 18.04.2008 | 10:13

Les biologistes du Zoo de Cleveland (US) auraient découvert un spécimen de tortue géante Rafetus swinhoei vivant à l’état sauvage au bord d’un lac au nord du Vietnam. Cette espèce était considérée comme éteinte dans son milieu naturel.

C’est au cours de recherche dans la région de Hanoi que cette incroyable découverte a été faite. Les populations locales affirmaient avoir aperçu une tortue d’eau géante. Les chercheurs ont trouvé l’animal se dorant tranquillement au soleil. Ils ont pu l’observer et la photographier.

Cette espèce peut atteindre la taille respectable d’un mètre pour 140 kg et vivre une centaine d’année. C’est un animal très présent dans le folklore vietnamien, l’apercevoir porte chance. Les habitants pensent reconnaître en elle la tortue qui, selon la légende, au XV ème siècle vint récupérer l’épée magique de l’empereur Le Loi après que celui-ci ait bouté l’armée chinoise hors du Vietnam.

Malheureusement, largement chassée pour sa chair et pour ses os utilisés en médecine traditionnelle, privée de son habitat naturel et victime de la pollution, cette espèce a été décimée.

Comme le précise Doug Hendrie, le correspondant du zoo au Vietnam, la tortue géante est la tortue la plus menacée au monde. C’est pourquoi l’emplacement exact de la découverte n’a pas été révélé.

Des démarches seraient en cours pour la protéger ainsi que son habitat. Hormis ce spécimen sauvage, on ne dénombre que trois tortues géantes au monde. Elles vivent en captivité, deux en Chine et une troisième au Vietnam, à Hanoi. Bien que les biologistes tentent de favoriser la reproduction de l’espèce dans un zoo, si aucun autre spécimen n’est retrouvé, l’avenir de Rafetus swinhoei semble bien compromis.

Mélanie Bourdon Sciences et Avenir

tortue

Posté par Kozett à 00:04 - Recherche - Science - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Communautés urbaines : la «vague rose»

Le Parisien vendredi 18 avril 2008,

Le «quatrième tour» des municipales, qui s'achevait aujourd'hui avec les dernières élections de présidents de communauté urbaine, a confirmé la «vague rose» des élections des 9 et 16 mars derniers. Si les communautés de Lille et de Bordeaux sont logiquement restées à gauche, la surprise est venue de Marseille où Jean-Claude Gaudin (UMP) avait sauvegardé de justesse son fauteuil de maire mais n'a pas pu conserver à la droite la communauté urbaine.

A la suprise générale, le candidat PS a été élu à la tête de communauté urbaine de Marseille. Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, a été élu jeudi à la surprise générale président de la communauté urbaine de Marseille qui regroupe 18 communes, au grand dam de l'UMP qui a crié au «déni de démocratie».

Au premier tour du scrutin à bulletins secrets, le candidat de la gauche a obtenu 79 voix contre 77 à Renaud Muselier, ancien premier adjoint UMP de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille, qui était pourtant favori. Un vote blanc a été comptabilisé.
La logique des rapports de force issus des municipales de mars aurait dû permettre à Renaud Muselier, ancien premier adjoint UMP de la ville, de prendre la tête de Marseille Provence Métropole (MPM), communauté de 18 communes créée en 2000.

C'est pourtant Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui a été élu suscitant de la part des Renaud Muselier des accusations de «trahison» à l'adresse des maires recensés à droite qui n'ont pas voté pour lui.

A Lille, Martine Aubry, a été largement élue aujourd'hui à la présidence de Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU), où elle succède à l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, président de l'institution depuis 19 ans.

La Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), la ville d'Alain Juppé, est allée au maire socialiste de Blanquefort (Gironde), Vincent Feltesse, candidat sortant et seul en lice, après un «accord de coopération» gauche-droite. La gauche y compte 61 représentants contre 59 pour la droite.

Le maire de Nice Christian Estrosi (UMP), seul candidat, a pour sa part été élu aujourd'hui à la présidence de la Communauté d'agglomération Nice Côte d'azur (Canca) avec 90% des suffrages exprimés.

Le Grand Nancy a réélu à sa tête le maire de Nancy et président d'honneur du Parti radical André Rossinot.

Le Premier ministre François Fillon avait été réélu mercredi à la tête de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, et la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, à celle de Valenciennes (Nord) le 11 avril.

Le même jour, le maire PS de Dijon François Rebsamen (PS) avait été réélu à la tête de la communauté urbaine, obtenant 78 voix sur 82.

Posté par Kozett à 00:03 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

EMPLOI - Chômeurs : le PS dénonce une "annonce hypocrite"

NOUVELOBS.| 19.04.2008 | 11:28

Razzy Hammadi dénonce l'intention de Christine Lagarde de lever la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi, qui s'inscrit pour lui dans la logique de "la guerre économique sociale et morale contre les générations" menée par le gouvernement

Le Parti socialiste a stigmatisé vendredi 18 avril "l'annonce hypocrite et purement idéologique" de la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a estimé que les chômeurs de plus de 57 ans et demi "doivent pouvoir chercher du travail"
Le secrétaire national à la Riposte du PS, Razzy Hammadi, a dénoncé dans un communiqué cette annonce "à la fois hypocrite et purement idéologique".

La proposition de Christine Lagarde, a-t-il souligné, "n'est qu'un alignement de plus des mesures gouvernementales sur celles préconisées par le Medef et (ndlr: sa présidente) Laurence Parisot".

"Culpabilisation des chômeurs" - 
"Ce type de mesure s'inscrit dans la logique coercitive et de culpabilisation des chômeurs, quel que soit leur âge, et dont les effets se mesureront à l'aune de la précarisation accrue des conditions de travail et d'acceptation des offres d'emploi pour les seniors", a estimé Razzy Hammadi.

"Par-delà les âges, de la réforme du système d'attribution des bourses (suppression des critères de handicap et de parents isolés pour la rentrée prochaine), au déremboursement des soins, en passant par la remise en cause des politiques familiales, le gouvernement mène une véritable guerre économique, sociale et morale contre les générations", a-t-il ajouté.

Posté par Kozett à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »