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vendredi 18 avril 2008

INSOLITE - 1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet

INSOLITE

1993 : Quand Bernard Kouchner préfaçait un livre sur le Tibet

NOUVELOBS.| 18.04.2008 | 13:17

Sans autre commentaire, voici la préface écrite en 1993 par Bernard Kouchner pour le livre "Tibet, l'envers du décor" (éditions Olizane). A rapprocher des déclarations du ministre des Affaires Bernard Kouchner depuis le début de la crise en mars...



Le Tibet meurt de nos silences

par Bernard Kouchner

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Au Japon, un temple bouddhiste s'oppose au passage de la flamme olympique

LEMONDE avec AFP | 18.04.08 | 11h19

Le temple bouddhiste Zenkoji de Nagano, qui devait servir de point de départ au relais de la flamme olympique au Japon le 26 avril, s'est soustrait du parcours à cause de la situation au Tibet, ont annoncé, vendredi 18 avril, les organisateurs. Le temple a justifié sa décision en raison de la "répression" chinoise au Tibet, selon l'agence japonaise Jiji. "Nous avons reçu leur demande de se retirer. Nous respectons la décision du [temple] Zenkoji et allons changer de point de départ", a déclaré le chef du comité d'organisation du relais de Nagano, Kunihiko Shinohara.

La ville montagneuse de Nagano, qui avait organisé les Jeux olympiques d'hiver en 1998, avait demandé à ce temple, à l'automne 2007, de servir de point de départ au parcours de 18,5 km de la flamme olympique au Japon. "Nous avions accepté cette demande de tout notre cœur", a expliqué un responsable du temple, mais "la situation a changé... Les moines sont très inquiets [de la situation au Tibet]". "Nous ressentons profondément que nous sommes les mêmes bouddhistes que les Tibétains", a déclaré un moine à l'agence Jiji.

Les autorités japonaises ont suivi avec attention le parcours mouvementé de la flamme des JO de Pékin. Cherchant à améliorer leurs relations avec la Chine, elles se sont engagées à œuvrer "pour empêcher toute action illégale" contre ce relais. Elles ont annoncé mercredi l'annulation du concert qui devait clore le relais dans le stade olympique de Nagano, en raison de craintes pour la sécurité.

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Temple bouddhiste Zenkoji, réputé dans tout le Japon, date du septième siècle et accueille chaque année quelque six millions de pèlerins

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Des historiens dénoncent un projet de loi visant à limiter l'accès aux archives

LE MONDE | 16.04.08

500 signataires contre "le culte du secret"

Les 500 signataires - historiens, sociologues, philosophes, généalogistes ou simples usagers, français mais aussi américains, anglais ou canadiens - de la pétition contre le projet de loi sur les archives, adressée à "Mesdames et messieurs les députés et sénateurs", affirment que ce projet "renoue avec le culte du secret" et "va à l'encontre des recommandations du Conseil de l'Europe et des pratiques et législations en vigueur dans les grandes démocraties occidentales". Parmi les signataires : Alya Aglan, Jean-Pierre Azéma, Philippe Artières, Christine Bard, Alain Blum, Raphaëlle Branche, Herrick Chapman, Emmanuel Faye, Marc Lazar, Gérard Macé, Marie-Anne Matard-Bonucci, Claude Mazauric, Gérard Noiriel, Todd Shepard, Patrick Weil, Annette Wieviorka...

Adopté dans l'indifférence par le Sénat, le 8 janvier, le projet de loi relatif aux archives, qui sera examiné par les députés à partir du 29 avril, suscite une vague de protestation. Ainsi, initiée le 12 avril par l'Association des usagers du service public des archives nationales (Auspan), une pétition visant à dénoncer le projet de loi a recueilli, en trois jours, 500 signatures d'historiens et chercheurs.

La fronde excède largement les seuls milieux académiques : tandis que le Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH) dénonce un projet qui "aggrave les conditions actuelles d'accès aux archives et porte atteinte aux droits des citoyens", la Ligue des droits de l'homme s'inquiète de la menace qui pèserait sur "l'instrument de connaissance et de mémoire partagée que représentent les archives publiques dans une démocratie".

La révolte paraît à la mesure des attentes déçues. A l'origine, le projet du ministère de la culture se présentait comme un texte d'ouverture, visant à libéraliser la grande loi du 3 janvier 1979 en permettant aux citoyens d'"accéder avec plus de facilité aux sources de leur histoire". Ainsi, le délai de trente ans, jusqu'ici préalable à toute consultation d'archive publique, était remplacé par le principe de la "libre communicabilité".

Quant aux cinq régimes d'exception, qui s'échelonnaient de soixante à cent cinquante ans, suivant qu'ils mettaient en cause la vie privée, la sûreté de l'Etat, les affaires judiciaires, les données médicales ou patrimoniales, ils n'étaient plus que trois : vingt-cinq, cinquante et cent ans. Dans toutes les catégories, les délais se trouvaient raccourcis. Certes, une nouvelle catégorie d'archives "incommunicables" était créée, portant sur les armes de destruction massive et la protection des agents secrets. Mais l'équilibre général représentait un réel progrès aux yeux des chercheurs.

LA PRESSION DES NOTAIRES - Or le Sénat, contre l'avis du gouvernement, a transformé le texte de façon très significative. Il a d'abord réduit la portée de certaines mesures (sur les actes notariés, les archives des juridictions et les registres de mariage), notamment sous la pression des notaires.

Bien plus : il a durci quelques aspects du régime existant. Ainsi, au nom de l'allongement de l'espérance de vie, le texte voté par les sénateurs fait passer de soixante à soixante-quinze ans le délai de consultation pour les "documents dont la communication porte atteinte à la vie privée". Une exigence fondamentale des citoyens, insiste René Garrec, rapporteur (UMP) du texte au Sénat.

Un prétexte fallacieux, rétorque Sonia Combe, membre du CVUH et auteur d'un livre intitulé Archives interdites (Albin Michel, 1994) : "En 1996, le rapport du conseiller d'Etat Guy Braibant avait souligné cette utilisation abusive de la notion de "vie privée", dès lors qu'elle est étendue aux agissements des fonctionnaires d'Etat. En France, on maintient fermées les archives des camps d'internement qui existaient sous l'Occupation au nom de la protection de la vie privée des gardiens... La législation allemande est beaucoup plus claire : pour elle, la vie privée ne peut pas concerner les actes commis sous l'uniforme ou dans l'exercice de telle ou telle fonction."

A l'instar de Sonia Combe, nombreux sont les historiens qui considèrent le texte du Sénat comme une immense régression : "Avec une telle loi, Benjamin Stora n'aurait pas pu réaliser ses travaux sur la guerre d'Algérie, déplore Denis Peschanski. Idem pour nous, historiens de la seconde guerre mondiale. On ne peut pas nous faire la leçon sur le devoir de mémoire et empêcher le citoyen d'avoir accès aux archives. Par exemple, les politiques souhaitent qu'on rende compte de ce qu'ont vécu les harkis. Si on recule les limites d'accès aux documents, comment faire cette histoire-là ?"

"ON EST DES GENS BIEN" - - Si le texte du Sénat devait être voté en l'état par les députés, notent les détracteurs du projet, certaines archives concernant la guerre d'Algérie ne seraient disponibles que soixante-quinze ans après la fin du conflit, soit en 2037.

Surtout, ces restrictions refléteraient la suspicion que l'Etat français continue de faire peser sur les chercheurs : "On est des gens bien, quand on nous connaît, ironise l'historienne Anne Simonin. En France, il y a une vision très fantasmatique du secret d'Etat, comme si on allait aux archives pour attenter à la mémoire officielle. Mais en dix ans, il n'y a pas eu une seule action intentée par le ministère de la justice pour usage abusif. Qu'on en finisse avec cette vision négative du citoyen ! Il faut espérer que l'Assemblée nationale réagisse..."

Il se pourrait qu'Anne Simonin et ses amis aient été entendus : la commission des lois de l'Assemblée a adopté une série d'amendements qui, s'ils étaient confirmés en séance, reviendraient sur certains des éléments les plus controversés votés par les sénateurs.

Pour les documents relatifs à la "vie privée", le délai de communication serait de nouveau ramené à cinquante ans. Parmi les arguments utilisés par la commission, on lit celui-ci : "Le maintien du secret pendant une trop longue période, loin de protéger l'action de l'Etat, paraît plutôt de nature à favoriser les fantasmes de toutes sortes sur l'histoire récente et les théories du complot."

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Hôpitaux : sans le regroupement point de salut !

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Roselyne Bachelot dénonce la "publicité mensongère" de Leclerc sur les médicaments

La publicité du distributeur, demandant à ce que les médicaments non remboursés soient disponibles en grande surface, crée des remous jusqu'à faire réagir la ministre de la Santé. Leclerc affirme en effet qu'il pourrait vendre jusqu'à 25% moins cher ces médicaments.

Roselyne Bachelot, elle-même pharmacienne de profession, a toujours farouchement défendu la corporation qui lui est chère... Elle a fermement dénoncé mardi dernier une "publicité mensongère".

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Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/

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Fin de la dispense : les chômeurs âgés devront chercher du travail

Afp LIBERATION - vendredi 18 avril 2008

La ministre de l'Economie Christine Lagarde confirme son intention de lever la dispense de recherche d'emploi qui concerne depuis 1985 les chômeurs de plus de 57 ans et demi.

Fin de la dispense: au boulot ! Après le chef de l'Etat qui avait annoncé le 8 avril une loi pour sanctionner les chômeurs qui refusent deux offres d'emploi, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé jeudi que les chômeurs de plus de 57 ans et demi "doivent pouvoir chercher du travail" confirmant son intention de lever la dispense de recherche d'emploi (DRE) pour cette catégorie de chômeurs.

Depuis 1985, les demandeurs d'emploi de plus de 57 ans et demi (ou de plus de 55 ans sous certaines conditions) peuvent conserver leurs droits à indemnisation sans avoir à effectuer les démarches régulières demandées aux autres chômeurs. En septembre 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé que les DRE seraient "progressivement supprimées pour ceux que cela concernera à l'avenir".

"A une époque où on essaie de privilégier l'emploi des seniors, ce que nous discuterons avec les partenaires sociaux c'est la possibilité pour les demandeurs d'emploi qui demain s'inscriront comme demandeurs d'emploi de continuer à pouvoir chercher du travail et puis retrouver un travail", a déclaré Christine Lagarde, qui accompagne François Fillon à Rabat pour un séminaire gouvernemental franco-marocain.

"Il n'est pas question de l'appliquer à ceux qui aujourd'hui sont en situation de demandeurs d'emploi de plus de 57 ans. On discute pour l'avenir, on discutera avec les partenaires sociaux, a précisé la ministre de l'Economie. Ce qu'on envisage, c'est pour l'avenir parce que tout simplement on est dans un monde qui vieillit mieux, qui vieillit bien et qui va travailler plus longtemps."

Qui va les embaucher ?

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Immigration : Le Medef entre deux chaises. Le patronat a besoin de cette main-d’œuvre… malgré son illégalité

Libération - vendredi 18 avril 2008 - SONYA FAURE

S’il y a bien un sujet sur lequel on a peu entendu le patronat, jusqu’à présent, c’est sur celui-là. Régulariser les salariés sans papiers ? «Le Medef n’a pas de position commune. Le conseil exécutif ne s’est pas réuni sur cette question, répond-on à la principale organisation patronale. Les branches patronales du bâtiment ou de la restauration ont dû travailler la question.» Et pour cause, avec le secteur de la propreté et de la confection, ils sont sans doute les plus concernés par l’emploi de travailleurs sans papiers. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui explique le silence du Medef : la question passionne peu les patrons du secteur bancaire ou informatique, et concerne plus directement les petites entreprises, où les syndicats sont faibles. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne trouve pas de sans-papiers sur les chantiers de grands groupes du bâtiment, ceux-ci sous-traitant leur activité à des sociétés plus petites…

Mais à la CGPME, qui défend justement les petites et moyennes entreprises, le discours flotte encore. «Mieux vaut raisonner au cas par cas, explique Jean-Eudes du Mesnil, son secrétaire général. Sinon on crée un appel d’air comme en Espagne. Il y a un manque de cohérence dans le dispositif français : comment un sans-papiers peut-il payer des impôts sans que l’administration s’en émeuve ?» Jean-François Veysset, chargé des questions sociales, sans appeler à des régularisations massives, est, lui, calé sur la ligne de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) : «Les sans-papiers qui paient des charges et l’impôt doivent être régularisés, particulièrement dans les métiers en tension Justement, dans l’un de ces secteurs en manque de bras, le bâtiment, la ligne est encore un brin différente : «On a suffisamment de demandeurs d’emplois en France pour ne pas avoir à recruter des sans-papiers», estime-t-on à la Fédération française du bâtiment.

«Panique». Les silences, hésitations ou divisions de leurs fédérations professionnelles n’ont pas toujours dérangé les employeurs, peu regardants sur les papiers de leurs candidats à l’embauche. « Dans des secteurs qui ont du mal à trouver des salariés et à les fidéliser, certains sont satisfaits de leurs sans-papiers qui eux, acceptent ce qui est inacceptable par les autres…», rappelle Antoine Math, de l’Institut de recherches économiques et sociales. Surtout quand le chômage de masse se réduit.

Mais des évolutions ont poussé certains à sortir de leur réserve. Les mouvements de salariés sans papiers, d’une part, médiatisés et désormais soutenus par des syndicats. De l’autre, les nouvelles réglementations imposées par les lois Sarkozy et Hortefeux. «C’est un peu la panique parmi les employeurs : non seulement il est plus difficile de recruter des sans-papiers puisqu’ils doivent systématiquement passer par la préfecture avant embauche. Mais il est aussi devenu difficile de les garder : les contrôles ont augmenté dans les entreprises.» Et certains employeurs ne cachent pas leur lassitude face à une certaine schizophrénie du gouvernement : plus grande sévérité d’un côté, et circulaire Hortefeux de l’autre, qui permet aux préfectures de régulariser sur demande de l’employeur. «Une procédure incertaine, rapporte Antoine Math. Des milliers se sont déclarés. Mais certains ont fini au centre de rétention.» 

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Cinq policiers en garde à vue pour violences sur des étrangers

REUTERS : jeudi 17 avril 2008 - Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Cinq policiers, dont un commissaire, ont été placés en garde à vue à l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices") après des incidents survenus dans un centre de rétention pour étrangers en instance d'expulsion à Vincennes le 11 février, apprend-on de source policière.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le parquet de Paris en raison d'allégations de violences. Les policiers avaient fait usage de pistolets "tasers", des armes à impulsion électrique. L'intervention de la Brigade anti-criminalité (BAC) a été filmée par des caméras de surveillance.

L'intervention des policiers faisait suite à des échauffourées dans plusieurs centres de rétention. Les organisations de défense des étrangers assurent que ces échauffourées sont liés à l'intensification des opérations d'expulsion d'étrangers en situation irrégulière.

Les centres de rétention seraient surpeuplés et la tension y serait de plus en plus vive, selon elles. Des objectifs chiffrés annuels d'expulsions ont été fixés à l'initiative du président Nicolas Sarkozy.

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Dati dans sa bulle

Libération vendredi 18 avril 2008

Françoise Cotta avocate, Nathalie Jaudel psychanalyste et Serge portelli magistrat.

Rachida Dati a un grand souci de son image, et multiplie les interviews. Mais pourquoi déteste-t-elle à ce point la contradiction ? Dimanche dernier, l’émission Ripostes, sur la 5, devait être consacrée au bilan de la Garde des Sceaux. L’équipe de Serge Moati nous a contactés. À l’issue de tractations délicates, Rachida Dati a refusé le juge et l’avocate, proposant des contradicteurs plus tendres. Serge Moati, dont nous saluons le courage, a préféré annuler l’émission plutôt que de se soumettre à de telles exigences.

La politique qu’elle met en œuvre mérite plus que jamais un vaste débat. Les réformes qui portent son nom depuis près d’un an traduisent un bouleversement non seulement de notre droit, mais surtout des principes fondamentaux de notre société. Sommes-nous fondés à détenir à vie des personnes estimées dangereuses une fois leur peine purgée ? Peut-on traduire devant un tribunal des malades mentaux déclarés inaccessibles à une sanction pénale ? Les enfants et les adolescents doivent-ils ou non faire l’objet d’une justice particulière ? Peut-on appliquer des peines automatiques aux récidivistes ? Comment répartir les tribunaux en France ? Comment concevoir la prison aujourd’hui ? De telles interrogations méritent un débat réel avec des interlocuteurs qu’on ne puisse soupçonner de complaisance.

Nous ne pouvons que regretter cette tentative de passage en force qui prive l’opinion d’un lieu de débat démocratique de qualité. Il faut dire que l’esprit de dialogue n’est pas le point fort de la ministre. Une fois enlevé son sourire conquérant, le style réel alterne agressivité et arrogance. On ne compte plus les groupes de travail qu’elle installe mais n’écoute pas. Celui sur la carte judiciaire en est l’illustration caricaturale. Inauguré en grande pompe, il n’a jamais fonctionné, la ministre préférant imposer autoritairement ses choix. Chacun connaît les raisons réelles des départs de ses conseillers : la désinvolture et la brutalité avec lesquelles elle les traite.

Si Rachida Dati a pour modèle absolu Nicolas Sarkozy, qu’elle aille jusqu’au bout d’une imitation qui a ses risques. Lui ne refuse pas le débat, si dur puisse-t-il être, même s’il tente parfois de choisir interlocuteurs et journalistes. Rachida Dati vit dans une bulle. Les récentes confidences qu’elle faisait, off, à une de ses amies, journaliste sur France 24, montrent qu’elle ne mesure pas son isolement et la réalité de la résistance à ses réformes. Ce n’est pas en refusant une fois de plus le dialogue qu’elle servira sa propre cause. Encore moins celle de la justice.

Posté par werdna à 11:39 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Répression du mouvement lycéen : l'arbitraire policier en question

Profitant d'être assermentés, les policiers abusent-ils d'accusations mensongères pour criminaliser la contestation sociale ? C'est l'accusation que portent les syndicats de l'Education nationale, dénonçant un "acharnement répressif" contre le mouvement lycéen.

Le récit suivant est fait par le quotidien L'Humanité du 8 avril dernier : «Les lycéens étaient calmes, assure le jeune enseignant. Il n’y avait plus aucune tension, lorsque j’ai vu plusieurs policiers en civil, sans brassard, se diriger vers un groupe d’élèves. Je me suis aussitôt rapproché en me disant qu’il fallait qu’un professeur responsable soit là. Mais je me suis rendu compte que ma seule présence les gênait…» Pour le moins. Rodolphe est reçu par un «casse-toi de là, t’as rien à faire là, laisse-nous faire notre boulot !» Le jeune homme ne se dégonfle pas. «J’ai le droit d’être là, c’est une manifestation autorisée.» Le ton passe à la menace : «On t’a repéré, t’as dix secondes pour dégager…» Rodolphe ne dégage pas. Des policiers l’encerclent alors par derrière. Un premier le ceinture, un second le tient par le col. Il ne résiste pas. Son sac est vidé à terre, on le palpe brutalement. «Tu fais moins le malin ?» lui lâche un policier. «Vous ne pouvez que contrôler mon identité, répond Rodolphe, car je n’ai rien à me reprocher.» Suffisait de demander… Selon le jeune homme, un des policiers aurait alors regardé l’un de ses collègues, faussement interrogateur : «Tu l’as vu jeter un caillou sur la police, non ?» «Oui», répond l’autre. «C’est là que j’ai commencé à comprendre que cela sentait le roussi…», dit aujourd’hui Rodolphe Juge."

matraqueLa suite ? Le professeur stagiaire de 25 ans est placé en garde à vue au commissariat du VIIème arrondissement de Paris, à 16h 20. Comme il refuse de signer le procès-verbal faisant état de "violence aggravée" et "insulte", l’officier de police judiciaire aurait pris sa carte d’identité pour imiter sa signature ! Après une nuit en cellule, il est déféré le lendemain, à 11 heures, au Palais de justice où la procureure refuse de le juger en comparution immédiate et renvoie l’affaire au 17 avril. S’il était par malheur condamné, sa carrière naissante d’enseignant serait brisée. Très vite, ses collègues et sa hiérarchie se mobilisent : "C’est un jeune professeur très sérieux, très consciencieux et très apprécié, témoigne ainsi Sylvie Pugnaud, une de ses professeurs d’Institut Universitaire de Formation des Maîtres. Il est absolument impensable qu’il ait jeté des cailloux et on n'a aucun doute sur ce qu’il dit." Une pétition est lancée par la CGT-Educ’Action, dont il est l'un des élus, qui appelle à un rassemblement demain, 17 avril, à 9h devant le Palais de justice de Paris où il doit comparaître.

Par ailleurs, un communiqué commun, signé par les sections du Val-de-Marne de quatre organisations danger_flashballsyndicales (CGT-Educ’Action, SNES-FSU, Sud Education et FCPE), dénonce "les provocations policières" et porte de graves accusations : "Les lycéens sont régulièrement chargés par la police qui n’hésite pas à faire usage de flash-balls. Ainsi, ce mercredi 9 avril au lycée Darius Milhaud, une élève mineure a été hospitalisée après avoir reçu un tir de flash-ball dans le ventre. Depuis lundi, le lycée est le théâtre d’interventions policières répétées. Chaque jour, des élèves mineurs sont placés en garde à vue et mis en examen (pour «coups et blessures», «outrage et rébellion»…) sur la base des seules accusations policières, démenties par des témoignages. Certains des lycéens arrêtés tentaient même au contraire de calmer la situation. L’un d’entre eux a reçu des coups par les policiers sur le dos et sur la tête alors qu’il était au sol. Ses parents vont d’ailleurs porter plainte. Un autre lycéen a été placé en garde à vue sans que ses parents n’aient été informés. D’autres encore ont été arrêtés à plusieurs centaines de mètres du lycée, devant une école primaire. Tous ces mineurs ont été soumis à un prélèvement d’empreintes génétiques… Cet acharnement répressif et ces provocations n’ont qu’un but : étouffer l’élan citoyen d’une jeunesse qui s’indigne des conditions d’étude que le gouvernement lui réserve et détourner l’attention des revendications légitimes des parents, lycéens et enseignants : restitution des postes supprimés, abandon des suppressions des BEP au profit de la généralisation des bacs pro 3 ans, un collectif budgétaire garantissant un service public de qualité. Ces tentatives d’intimidation nous confortent dans notre volonté d’amplifier la mobilisation."
Nous nous associons à leur crainte d’assister à une criminalisation de la contestation sociale, par la généralisation des accusations mensongères des agents de la force publique, profitant d’être assermentés.

Posté par Olivier Bonnet
© http://olivierbonnet.canalblog.com/

Posté par Lung Ta à 09:34 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le poète martiniquais Aimé Césaire est mort

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© Placide

Aimé Césaire est né en 1913 à Basse-Pointe, sur la côte nord de la Martinique dans une famille de petits fonctionnaires, Il fut confronté très jeune à la misère de la population rurale d'une île profondément marquée par deux siècles d'esclavage, qui avait alors le statut de colonie.

Etudiant à Paris dans les années 1930, il avait forgé avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, le concept de la "Négritude", la conscience de l'identité noire, la "fierté d'être nègre" et de revendiquer ses origines africaines. La "négritude" avait rapidement débordé le cadre des seuls intellectuels français pour se répandre dans les pays colonisés, en Afrique, dans les Caraïbes, et au delà chez les militants noirs américains en lutte pour les droits civiques. Son message avait dès lors pris un caractère universel, notamment après la publication de son "Discours sur le colonialisme" (1950), cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité".

De tous les combats contre le colonialisme et le racisme pendant 70 ans, l'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" a consacré sa vie à la littérature et à la politique. Il avait notamment été en 1946 le rapporteur de la loi sur la départementalisation des territoires de Martinique, Guyane, Guadeloupe et de La Réunion.

La France organisera dimanche des obsèques nationales pour Aimé Césaire. Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il se rendrait aux obsèques du militant anti-colonialiste. Ségolène Royal a demandé l'entrée au Panthéon de cet "éclaireur de notre temps". Jacques Chirac a salué "un homme de lumière", et le secrétaire général de la Francophonie, le Sénégalais Abdou Diouf, a exprimé la "très grande émotion" de toute la "famille francophone".

Posté par Lung Ta à 09:30 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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