mardi 15 avril 2008
Silvio Berlusconi remet l'Italie à sa botte
Le milliardaire Silvio Berlusconi a largement remporté les élections législatives, en obtenant la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés. La coalition de droite obtient 47,1% des voix au Sénat contre 38,1% à Walter Veltroni, l'ex-maire de Rome dont la coalition au centre-gauche a fait disparaître les élus d’extrême gauche et les communistes…
Ce sera la troisième fois que Berlusconi, 71 ans, accèdera au pouvoir. En avril 2006, après un mandat de cinq ans et un bilan controversé, le magnat des médias avait été battu par son vieil adversaire de gauche Romano Prodi.
La Ligue du nord (régionaliste, anti-immigrés et anti-européenne) devrait réaliser un score bien meilleur qu'en 2006 en recueillant 8,3% des voix au Sénat, selon les projections d'Ipsos, contre 4,5% aux dernières législatives. Le chef de la Ligue Umberto Bossi, qui avait récemment menacé de "prendre les fusils contre la canaille romaine", a cherché à rassurer lundi soir: "Berlusconi est un ami. Nous avons respecté notre parole, il ne sera jamais otage de la Ligue".

Placide - http://www.leplacide.com/ 15/04/08
La presse UE doute de Berlusconi
Le Figaro – 15/04/08
La presse européenne ne croyait guère aujourd'hui dans la capacité du milliardaire de droite Silvio Berlusconi à réformer une Italie en panne économique, mais se réjouissait de la naissance d'un vrai bipartisme, terreau possible d'une rénovation politique.
"Le Berlusconi nouveau ressemble (...) à un mauvais lifting", ironise Libération.
Pour le Figaro , l'élection de Berlusconi est "un indice de la paralysie qui frappe le système politique italien", même si la confortable majorité obtenue "permettra de gouverner en ayant les coudées franches".
La presse belge souligne l'habileté de Berlusconi et salue l'émergence d'un bipartisme avec une opposition de gauche plus compacte sous la houlette de Walter Veltroni.
Le journal londonien Financial Times explique la large victoire de Berlusconi par sa capacité à "capitaliser sur l'anxiété d'une population qui a rendu le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi responsable de la montée de la fiscalité, des prix alimentaires et du pétrole".
En Espagne, le journal de centre-gauche El Pais constate l'immensité de la tâche qui attend Berlusconi: "les problèmes économiques et institutionnels sont énormes et il n'a pas contribué sérieusement à en solutionner aucun au cours de ses (deux) précédents mandats".

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