Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 11 avril 2008

Le billet d’humour de Robert Solé : Références

LE MONDE | 09.04.08

Pour dénoncer "l'atlantisme" du président de la République, François Hollande (PS) a invoqué les mânes du général de Gaulle.

Le premier ministre, François Fillon (UMP), lui a répondu aussi sec en faisant référence à François Mitterrand.

On imagine que si Olivier Besancenot (LCR) participait au débat dans l'hémicycle, il aurait cité Mussolini ou Franco.

Jean-Marie Le Pen, lui, se serait certainement réclamé de Che Guevara...

L'avantage du panthéon politique, c'est qu'il est aussi riche que la Bible et le Coran réunis. Chacun y trouve ce qu'il veut, à l'appui de sa thèse du moment. Tout dépend du passage choisi.

De Gaulle n'avait-il pas porté les espoirs des partisans de l'Algérie française, avant d'incarner l'indépendance ?

Et François Mitterrand ne vouait-il pas aux gémonies la Ve République, ce "coup d'Etat permanent", avant de régner quatorze ans ?

En politique (comme en journalisme d'ailleurs), on peut tout dire et son contraire. Les virages à 180 degrés s'oublient vite et se pardonnent aisément, du moment qu'ils respectent le sens du vent. Le vent de l'Histoire, naturellement.

Posté par Kozett à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

JUSTICE - Les juges financiers chèrement logés

LE MONDE | 10.04.08 | 15h18

Les fonds de pension américains ont failli faire déménager le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, dont le loyer a considérablement augmenté. Les circonstances du renouvellement de bail ont alerté la commission des finances du Sénat, qui a consacré une audition, mercredi 9 avril, aux investissements locatifs du ministère de la justice.

Selon le sénateur (UMP) Roland du Luart, la location de l'immeuble de la rue des Italiens (ancien siège du journal Le Monde) augmenté de plus de 30 %, pour atteindre près de 4,5 millions d'euros, soit un coût de 600 euros au m2 et de 25 200 euros par agent. Le personnel y est à l'aise, avec 36 m2 par personne.

Pour les sénateurs, la chancellerie s'est préoccupée trop tardivement - en mars 2007 - du renouvellement du bail, qui expirait fin décembre. Fin mai 2007, le propriétaire, dont les fonds de pension sont actionnaires, a donné congé sans proposer de renouvellement. En août, il a changé d'avis et proposé un nouveau loyer plus cher.

DÉMÉNAGEMENT - Le directeur des services judiciaires, Léonard Bernard de la Gatinais, estime qu'il était "hors de question de déstabiliser la justice financière de Paris, ce qui aurait entraîné des réactions". Surtout en plein débat sur la dépénalisation du droit des affaires. Le bail a été signé le 31 mars, pour au moins six ans. Le pôle devrait ensuite déménager dans le futur palais de justice, qui est toujours dans les limbes.

Le sénateur (UMP) Philippe Marini a évoqué "un choix effectué dans une conjoncture qui était loin de s'être améliorée". Le siège de l'inspection des services judiciaires - 1 100 m2, place Vendôme, pour 1 million d'euros par an - est également dans le collimateur des sénateurs.

Question subsidiaire du président de la commission, Jean Arthuis (Union centriste-UDF) : la carte judiciaire. "Nous allons quitter des locaux mis à disposition gratuitement par des collectivités locales pour des locaux à louer ou à construire par l'Etat", a reconnu Rémy Heitz, directeur de l'administration générale et de l'équipement au ministère de la justice.

Le coût immobilier de la réforme est désormais estimé par la chancellerie à 545 millions, "en baisse constante". Le ministère privilégie la "densification" à la construction. En clair : il va falloir se serrer dans les tribunaux. 

Posté par Kozett à 00:03 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dix millions de Népalais ont élu une assemblée pour abolir la monarchie

TV5MONDE - KATMANDOU (AFP) - 10/04/2008 16h23

Dix millions de Népalais ont élu jeudi une assemblée constituante censée abolir la monarchie et proclamer la République, avec l'espoir de consolider la paix signée il y a un an et demi avec la guérilla maoïste.

N_pal

"Le peuple venu voter a fait preuve d'un enthousiasme écrasant", s'est félicité auprès de l'AFP Kieran Dwyer, porte-parole de la Mission des Nations unies au Népal, à la fermeture des 10.000 bureaux de vote.

Le chef de la commission électorale, Bhojraj Pokhrel, a estimé "le taux de participation à environ 60%" des 17,6 millions d'électeurs

Parmi les premiers à voter à 100 km de Katmandou, le chef maoïste, Prachanda "le redoutable", qui veut être président de la République, a déclaré à l'AFP que "les rêves de milliers de martyrs s'étaient réalisés". "Nous sommes en train d'écrire l'histoire et c'est fantastique", a-t-il dit, acclamé par la foule.

A Patan, près de Katmandou, des centaines d'hommes et de femmes de tous âges et de toutes conditions ont fait des heures de queue devant des tentes servant de bureaux de vote, dressées entre les superbes temples bouddhistes et hindouistes médiévaux inscrits au patrimoine de l'Unesco. "C'est un jour historique et nous espérons la paix", a dit tout sourire Prasanna Shrestha, une jeune comptable.

"Ces élections vont nous apporter la paix et la démocratie. Nous ne voulons plus de la monarchie", a renchéri Julum Lal Chitrakar, 67 ans, qui a choisi le parti des maoïstes, considérés comme des "terroristes" par les Etats-Unis.

Les Népalais ont participé au premier scrutin national depuis 1999 et un tiers votaient pour la première fois. Ils ont élu 601 députés chargés de rédiger une nouvelle Constitution pour ce royaume stratégique coincé entre l'Inde et la Chine et séparé du Tibet par l'Himalaya

Mais quel que soit le résultat --qui n'est pas attendu avant des semaines-- cette assemblée devrait transformer la seule monarchie hindouiste du monde en République, selon un accord scellé en décembre entre les sept partis népalais et les maoïstes, qui ont signé la paix le 21 novembre 2006. Ils gouvernent tous ensemble depuis avril 2007.

Un tel scénario était inimaginable il y a deux ans lorsque la classe politique s'était alliée aux insurgés d'extrême gauche dans les manifestations du printemps 2006, forçant le roi Gyanendra à renoncer à ses pouvoirs absolus.

Depuis, cet héritier de 239 années de dynastie des Shah a été dépouillé de toutes ses prérogatives et, jeudi, il était invisible.

Mais les maoïstes ont accusé des royalistes, notamment des généraux, de "comploter pour préparer un coup d'Etat" et d'être derrière de récents petits attentats.

La journée a pourtant été calme, en dépit d'"incidents dans quelques circonscriptions", selon l'ONU.

Un candidat indépendant, un militant et un inconnu ont été tués dans le sud et 15 maoïstes armés de grenades ont été arrêtés après avoir incendié un bureau de vote dans l'ouest.

Au moins 135.OOO policiers étaient déployés, épaulant 800 observateurs internationaux, dont 120 de l'Union européenne.

Car l'accord de paix de novembre 2006, qui a mis fin à la "guerre du peuple" maoïste lancée en février 1996, au prix de 13.000 morts et d'une économie ruinée, reste fragile.

L'International Crisis Group redoute "une période post-électorale difficile et dangereuse" puisqu'aucun parti ne devrait obtenir la majorité. D'autant que 50% des Népalais restent attachés à une "monarchie symbolique", selon des sondages. Une majorité voit en Gyanendra l'incarnation du dieu Vishnou, même si elle "hait" cet autocrate arrivé sur le trône à la faveur du massacre mystérieux du précédent roi Birendra et de sa famille le 1er juin 2001.

Mais "quel que soit le dirigeant, il devra redresser l'économie et rien ne se fera sans la paix", a déclaré à l'AFP Rajendra Mulmi, président de l'association des organisations de la jeunesse.

Posté par Kozett à 00:02 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

REPRESSION AU TIBET - La Chine refuse la visite au Tibet d'une représentante des Nations unies

NOUVELOBS. | 10.04.2008 | 15:17

Après les violences de la mi-mars à Lhassa, le Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l'homme, avait demandé à pouvoir se rendre sur place. Impossible à l'heure actuelle, rétorque Pékin.

La Chine a rejeté une demande de Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, de se rendre au Tibet, a-t-on appris jeudi 10 avril de source onusienne.

Après les violences de la mi-mars à Lhassa, Louise Arbour a demandé le 27 mars à pouvoir se rendre sur place, a rapporté son porte-parole, Rupert Colville. Les autorités chinoises lui ont fait savoir qu'une telle visite n'était pas possible à l'heure actuelle, a-t-il déclaré à l'AFP.

Louise Arbour avait exhorté le 14 mars les autorités chinoises "à permettre aux manifestants d'exercer leur droit à l'expression et leur droit de réunion" au Tibet. (avec AFP)

Posté par Kozett à 00:01 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pollution: la grogne monte en Europe face au refus de payer de l'industrie

BRUXELLES (AFP) - 10/04/2008 – TV5 Infos

Le refus des grands groupes industriels européens de payer pour la pollution et leurs menaces de délocalisations en vue de pousser les dirigeants de l'UE à renoncer à une telle mesure suscite des irritations grandissantes.

Le patron de Shell France, Christian Balme, l'a constaté cette semaine à Bruxelles au Parlement européen lorsqu'il a évoqué un arrêt des investissements du géant pétrolier en Europe si les permis d'émission de CO2 dans l'UE deviennent payant, comme le prévoit un plan d'action européen contre le réchauffement climatique.

"Si les quotas sont mis en enchères, cela va coûter très très cher. Pour le groupe Shell, cela représentera l'équivalent de ses profits en Europe. C'est impossible. Alors il n'y aura plus d'investissements de Shell en Europe", a-t-il averti lors d'un débat.

Les pays de l'Union européenne se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz a effet de serre, dont le CO2, de 20% d'ici à 2020. Pour y parvenir, la Commission européenne a présenté en janvier un plan d'action visant en particulier à faire payer à partir de 2013 les droits d'émissions accordés aujourd'hui gratuitement à quelque 12.000 entreprises européennes. La mesure pourrait rapporter 40 milliards d'euros par an.

Les dirigeants européens, sous pression des industries énergivores pour assouplir le dispositif, entendent trouver un accord fin 2008.

"Le changement climatique est une réalité et il nous faut d'urgence mettre en oeuvre des dispositifs pour le freiner", a rappelé l'eurodéputée socialiste française Catherine Guy-Quint aux représentants des groupes Lafarge (ciment), Bayer (Chimie), Shell (pétrochimie) venus participer à ce débat.

Le cimentier Lafarge a menacé de geler près d'un milliard d'euros d'investissements prévus en Europe pour obtenir l'abandon du projet de mise aux enchère des droits de polluer.

Le plan européen sur le climat "a un coût pour l'Europe, il faudra trouver chaque année ente 70 et 160 milliards d'euros pour assumer toutes nos responsabilités", et le système d'enchères permettrait de débloquer des fonds, a-t-elle souligné. Elle fait valoir que "le budget de l'Union européenne est bloqué à 130-140 milliards d'euros par an jusqu'en 2013", qui donne peu de marge de manoeuvres.

A ses yeux, les délocalisations des industriels constituent un "chantage" et seraient contre-productives en terme de coûts.

Ce sentiment est partagé par les ONG. "Il ne faut pas se moquer du monde. Ces méga-groupes engrangent des superprofits alors qu'ils sont les principaux pollueurs de la planète", soutient Sebastien Godinot de l'Organisation les Amis de la Terre.

Les grands émetteurs de gaz a effet de serre "bloquent les responsables politiques dans un schéma archaïque qui veut que plus de croissance impose plus d'énergie afin de produire plus", déplore-t-il.

Pour les écologistes, le passage à un système de "pollueurs-payeurs" est justifié par le fait que le mécanisme gratuit actuel se traduit par une poursuite de la hausse des émissions de CO2 de l'industrie européenne qui, à leurs yeux, ne jouent donc pas le jeu. Elles ont augmenté l'an dernier de 1% environ.

Les émissions de CO2 de l’industrie -plus de 2 milliards de tonnes- représentent la moitié des émissions de gaz à effet de serre de l'UE. L'autre moitié provient des transports, de l'agriculture, des déchets.

Posté par werdna à 00:01 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ban Ki-moon n'assistera probablement pas à la cérémonie d'ouverture des JO

LEMONDE. avec AFP | 10.04.08 | 21h13

Pour des raisons de calendrier", Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, ne sera "peut-être pas" à Pékin le 8 août pour assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. La décision a été prise il y a plusieurs mois, assuraient, jeudi 10 avril, les collaborateurs de M. Ban à l'ONU. Soit avant la polémique sur les moyens de sanctionner Pékin pour sa répression des manifestations au Tibet.

Selon un responsable de l'ONU, ce problème de calendrier est lié à une éventuelle visite de M. Ban en Chine, plus tôt dans l'été. De sources onusiennes, on indique que M. Ban devrait se rendre en Chine à l'occasion d'un voyage en Asie, qui devrait le mener au Japon pour le sommet du G8. Ce sommet des principales nations industrialisées se tiendra du 7 au 9 juillet dans la station balnéaire de Toyako, au Japon.

Comme pour Gordon Brown mercredi, la décision du secrétaire général n'aurait donc rien de politique.

No comment …!  Si ! quel courage ...

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3