mercredi 9 avril 2008
Les bourses étudiantes plus simples mais moins généreuses
véronique soulé - mercredi 9 avril 2008
«Nous avons les mêmes revenus modestes et les mêmes charges, pourtant la bourse que percevra mon fils pour l’année 2008-2009 sera de 2 100 euros, contre 3 600 euros cette année. Handicapé à 80 %, il n’est pas question pour moi de trouver un boulot pour l’aider.»
Le lecteur, qui a envoyé ce courrier à Libération pour dénoncer le «scandale», n’est pas le seul dans ce cas. Le nouveau mode de calcul des bourses, officiellement destiné à simplifier les choses, a apparemment fait de nombreuses victimes. Selon l’Unef, 2 000 étudiants boursiers - sur 700 000 - vont voir leurs allocations diminuer à la rentrée prochaine. Et parmi eux, 2 000 devraient voir leurs bourses supprimées. Plusieurs critères, venant s’ajouter aux revenus des parents pour calculer les bourses, ont été supprimés, notamment celui de parent isolé et la situation de handicap.
Le ministère admet qu’il peut y avoir des perdants, mais assure que le chiffre de l’Unef est irréaliste. Interrogée, Valérie Pécresse, qui se veut la «ministre des étudiants», a promis d’être «vigilante sur toutes les situations nées de la transformation du système». Et rappelé qu’en janvier, elle avait augmenté de 7,2 % les bourses des 100 000 étudiants les plus défavorisés.
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