mardi 8 avril 2008
Cérémonie des JO : M. Sarkozy lie la participation française à la reprise du dialogue sino-tibétain
LEMONDE avec AFP et Reuters | 08.04.08 | 15h43
Très attendu sur le dossier, au lendemain du passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, Nicolas Sarkozy a posé, mardi 8 avril, ses "conditions" pour la participation de Paris à la cérémonie d'ouverture des JO. Première d'entre elles, "la reprise du dialogue entre la Chine et le Tibet", une demande que le chef de l'Etat a assuré avoir déjà transmise, par écrit, au président chinois, Hu Jintao. "C'est en fonction de la reprise de ce dialogue que je déterminerai les conditions de notre participation, d'autant plus que je serai à ce moment-là président de l'Union européenne, a-t-il expliqué. Il y a encore quelques mois, il n'y a pas de temps à perdre."
UN "SPECTACLE UN PEU TRISTE" - Samedi, la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, avait créé un couac gouvernemental en évoquant dans une interview au Monde trois "conditions" à la venue de M. Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux, avant de démentir l'emploi de ce terme.
Concernant le passage de la flamme olympique, lundi à Paris, le chef de l'Etat a dit qu'il avait trouvé "un peu triste" le "spectacle" des manifestations, assurant toutefois que le droit de manifester était "la règle en démocratie". Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a jugé pour sa part que ces incidents "compliquent la tâche" du président dans ses efforts pour amener les deux parties au dialogue.
La Chine a de son côté dénoncé les manifestations qui ont émaillé le passage de la flamme, à Paris comme à Londres. "Je comprends que la sensibilité chinoise ait été blessée par ce qui s'est passé, ce n'était pas des images positives", a indiqué Nicolas Sarkozy, pour qui le dialogue reste "la solution pour que les Jeux olympiques puissent se dérouler de façon apaisée". "Il faut qu'ils se parlent et qu'on évite de prendre en quelque sorte la flamme olympique en otage autour de questions qui sont par ailleurs extrêmement préoccupantes", a-t-il encore estimé.
Nicolas Sarkozy n'a jusqu'à présent jamais exclu un boycott de la cérémonie d'ouverture, qui doit se tenir à Pékin le 8 août. Le 25 mars, il avait déclaré : "Je veux que le dialogue commence et je graduerai ma réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises." L'Elysée avait jusqu'à présent réaffirmé que "toutes les options" sont encore possibles et que la décision sera prise "en fonction de l'évolution" de la situation.
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=295434&pid=8697909
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
