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lundi 7 avril 2008

La flamme olympique à Paris : un important dispositif de sécurité pour faire face à des actions attendues

La flamme olympique, copieusement chahutée dimanche à Londres par des manifestants dénonçant la répression des autorités chinoises au Tibet, effectue lundi 7 avril à Paris sa dernière étape européenne, sous la menace de nouvelles manifestations. La flamme olympique est arrivée dimanche à 23 h 45 au pavillon d'honneur de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, où l'attendaient l'ambassadeur de Chine en France, M. Kong Quan, l'ancien athlète et ex-ministre des sports, représentant du CIO en France, Guy Drut et le sous-préfet chargé des aéroports, Patrick Espagnol. Elle a ensuite été transportée sous haute protection à l'Hôtel Méridien, boulevard Gouvion-Saint-Cyr, dans le 17e arrondissement de Paris, non loin de la place de l'Etoile.

Tandis que la neige, première invitée surprise de cette jounée, s'est abattue sur Paris, de nombreuses autres "perturbations" sont attendues sur le parcours de la flamme. Portée par 80 relayeurs sur 28 km, elle partira peu après midi du premier étage de la tour Eiffel pour arriver au stade Charléty vers 17 heures, après être passée notamment devant l'Arc de triomphe, sur les Champs-Elysées, l'île de la Cité, et le boulevard Saint-Germain. L'organisation Reporters sans frontières, qui avait déjà réussi à déjouer les services de sécurité lors de la cérémonie d'allumage de la flamme, a déjà prévenu qu'elle prévoyait de mener des actions "symboliques, spectaculaires (...), mais respectueuses des  Jeux" sur le parcours de la torche. Les Tibétains de France organisent également une "journée citoyenne de solidarité" sur  le parvis des Droits de l'homme, au Trocadéro.

À LONDRES, LE PORTEUR DE FLAMME DANS UN BUS À IMPÉRIALE

Un impressionnant dispositif de sécurité, digne de la protection d'un chef d'Etat, est prévu, avec pas moins de 3 000 policiers mobilisés, sur terre, dans les airs et même sur la Seine. Un cordon d'environ 200 mètres de long sera constitué autour du porteur de l'emblème des JO, composé de 65 motards, 100 policiers en rollers et autant de pompiers de Paris. Le porteur de la flamme sera suivi par 32 véhicules de CRS, soit 160 hommes, un groupe de motards fermant la marche. 1 600 policiers devraient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.

    Les athlètes français devraient porter un badge arborant les anneaux  olympiques, le mot "France" et le slogan "pour un monde meilleur", un geste en faveur des droits de l'homme, en Chine et ailleurs. Sur la façade de l'Hôtel de Ville sera déployée une banderole proclamant : "Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde." En revanche, il n'y aura pas de drapeau tibétain sur le fronton de l'Assemblée nationale, mais le Comité France-Tibet a prévu de se montrer.

Après son périple européen, la flamme olympique partira lundi soir pour les Amériques, où deux étapes l'attendent, à San Francisco mercredi et à Buenos Aires vendredi. Les médias officiels chinois condamnent,lundi, les "vils méfaits" des manifestants qui ont perturbé le passage à Londres de la flamme olympique. Au moins 35 personnes ont été arrêtées par la police britannique, qui a dû faire monter le porteur de flamme dans un bus à impériale dans le centre-ville face à la tentative d'une centaine de manifestants de s'en emparer.

      
© Le MONDE

Posté par Lung Ta à 08:36 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le très courageux badge de la france pour les JO

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© SNUT

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La crise du "subprime" a fait gagner des milliards aux courtiers perspicaces

NEW YORK (AFP) - 06/04/2008 – TV5 Infos

La crise du "subprime" a aussi fait des heureux. En 2007, les courtiers les mieux payés au monde ont encaissé des milliards de dollars en voyant avant tout le monde arriver l'effondrement du marché des titres adossés à des créances hypothécaires à risque.

"Pour les gens qui parient sur une crise, pire est la crise, plus ils gagnent", souligne John Challenger, du cabinet Challenger, Gray & Christmas.

Début 2006. L'emballement du secteur immobilier aux Etats-Unis aveugle le monde financier, mais John Paulson est persuadé qu'une crise va finir par arriver. Depuis ses bureaux de Manhattan, ce patron du fonds d'investissement Paulson & Co mise, via des instruments financiers complexes, sur un effondrement à venir des produits financiers adossés aux crédits immobiliers "subprime". Il commence par y perdre, mais persévère.

2007. La bulle explose. A 52 ans, cet ancien étudiant de Harvard, sans lien de parenté avec le secrétaire au Trésor Henry Paulson, empoche le jackpot, pendant que son employeur dans les années 80, la banque Bear Stearns, tente en vain de limiter la casse et doit être sauvée par les pouvoirs publics.

Selon le magazine Trader Monthly, qui publie dimanche son classement annuel des 100 courtiers et gérants de fonds les mieux rémunérés, John Paulson arrive loin en tête, avec des commissions estimées à 3 milliards de dollars sur l'année dernière pour lui et son équipe. Cela serait la plus gros chèque annuel jamais vu à Wall Street.

La débâcle des secteurs immobiliers et bancaires, qui pourrait coûter 400 milliards de dollars aux banques d'après le Fonds monétaire international (FMI), a également été une aubaine pour le deuxième ex-aequo du classement, Phil Falcone, 45 ans, également de New York. Les revenus de cet ancien de Barclays Capital, qui dirige désormais le fonds Harbinger Capital Partners, sont estimés à 1,75 milliard de dollars.

Et la crise du "subprime" aurait été un pari gagnant pour plusieurs autres courtiers stars, comme Richard Perry, 27e du classement avec 325 millions de dollars, ou John Burbank, de San Francisco, 31ème avec 275 millions.

"On a un système où les gérants de fonds peuvent miser de grosses sommes d'argent sur des événements défavorables. Plus la volatilité est grande, plus on voit des gains extraordinaires pour ceux qui sont du bon côté", commente M. Challenger, les courtiers se faisant payer généreusement le fort retour sur investissement apporté à leurs clients.

Quelle que soit leur stratégie gagnante, en 2007, les 100 courtiers les plus payés au monde, travaillant pour la plupart dans des "hedge funds", un type de fonds très spéculatifs, ont gagné en moyenne 303,6 millions de dollars. Cinq d'entre eux ont vu leur rémunération dépasser le milliard.

Et John Paulson, qui a depuis attiré dans son équipe le très médiatique ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, continue de jouer la carte de la crise.

Pas de crise pour les spéculateurs toujours gagants. Et plus de toit pour les petits emprunteurs malchanceux… Changez tout !

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Quand l'Europe lutte contre l'inflation, les salariés trinquent

Lundi 07 Avril 2008 – Marianne - Hervé Nathan

L'Ecofin (Conseil pour les Affaires Économiques et Financières, rassemblant les ministres des finances des États membres) s'alarme de l'inflation et exige des salariés qu'ils se serrent la ceinture, soi disant pour défendre les travailleurs pauvres.

Le conseil économique et financier de l'Union européenne s'est tenu vendredi et samedi dans la capitale de la Slovénie Ljubljana. Croyez-vous qu'il ait pris des mesures sérieuses contre la crise financière ? Ou pour prévenir les effets de la récession américaine ? Pour réguler la profession de banquier, toutes décisions qui apparaissent de plus en plus indispensables et urgentes ? Et bien non ! Les ministres des finances de la zone euro, ont entonné, avec Jean-Claude Trichet, le grand chœur de la hausse des prix. Et avec quel coffre, quel lyrisme ! L'hydre infâme de l'inflation est de retour ! Sonnez l'alarme des gouvernants! Tous les épargnants aux abris ! Mobilisation générale de la presse responsable ! «L'Europe s'alarme de la hausse des prix» titre aussitôt le Figaro samedi, précédé, cependant mardi par Le Monde qui avait barré sa une d'un impressionnant «L'inflation s'installe en Europe».

Les salariés se sont appauvris
Mais fait de quoi parle-t-on? Il y aurait danger parce que l'inflation a augmenté d'un point. Bigre. Au cours du «Club de la presse Internet» de la semaine passée, le professeur Fitoussi avait bien raison de rappeler qu'une hausse des prix à ce niveau n'est un problème que pour la banque centrale européenne qui s'est fixé comme objectif une progression de 2% par an en moyenne. Un objectif qui ne s'est d'ailleurs quasiment pas réalisé depuis 8 années que l'euro existe.
Mais le consensus orthodoxe est tel que ce niveau de 2% qui n'était qu'un critère de la BCE (et qu'elle a défini seule), doit devenir la règle pour les 270 millions de citoyens de l'Europe. C'est ainsi qu'on a vu l'Eurogroupe appeler à la rigueur salariale afin de rattraper la hausse des prix. Explication : l'inflation, pour le moment, est principalement le résultat de la hausse des matières premières, le pétrole en particulier. Jusqu'à présent, les salaires sont restés très sages. Autant dire qu'ils ont encaissé l'inflation. Ils se sont donc appauvris. Les ministres des finances demandent donc aux salariés de continuer à respecter ce régime minceur.

Ils visent en particulier les fonctionnaires allemands, qui viennent d'obtenir , en menaçant de faire grève, une augmentation de 8% en deux ans (ce qui n'est pas mirobolant, puisque en deux ans, l'inflation, si elle ne régresse pas, aura en aura absorbé les deux tiers)… alors que les fonctionnaires travailleront 39 heures contre 38,5 auparavant)
A qui profiterait cette politique de désinflation salariale ? Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, prétend défendre «nos concitoyens les plus pauvres et les plus vulnérables», «ceux qui gagnent entre 300 et 700 euros par mois». Mais qui a généralisé le modèle du «travailleur à temps partiel», lequel est devenu un «travailleur pauvre» ? Le conseil des ministres de l'Union européenne, dans la stratégie de Lisbonne visant à rendre le travail toujours plus «flexible» !
En fait, la lutte contre l'inflation est le cache-sexe de la défense du taux de profit des grandes entreprises et des actionnaires, qui n'a jamais été aussi élevé dans les économies occidentales que depuis les politiques de désinflation imposées dans les années 1980 et 1990.


Vive l'inflation ?

Faut-il pour autant tenir pour négligeable le retour très relatif d'inflation, et même rêver que l'enchaînement prix-salaires nous ramène au temps béni des Trente Glorieuse, lorsque les rémunérations galopaient au rythme de la croissance ? Pas sûr.
D'abord parce que l'inflation actuelle est pour partie l'effet d'un mouvement général des épargnants pour garantir leurs avoirs. On sait par exemple que 20% de l'augmentation des prix du baril de pétrole est dû à la «spéculation». Ladite spéculation n'est autre que l'effet de la chute du dollar. Pour éviter une dépréciation de leurs actifs, les fonds d'épargne placent leur argent sur le pétrole. Qui monte. L'or (à plus de 1000 dollars l'once), cela n'a aucune importance. Mais le fer, le nickel, le zinc, l'aluminium, etc. si ! Parce que cela s'inscrit dans les prix industriels. Pire encore le pétrole entraîne les matières premières agricoles, le maïs, le blé, le colza, le soja, le sucre, le riz (plus 30% depuis janvier !) puisque désormais, avec ces produits, on fait des carburants. Ces hausses des prix, qui menacent des pays entiers de disette, sont donc un levier destiné à garantir, au moins momentanément, le rendement des dizaines de milliers de milliards de dollars de placements financiers au travers de la planète.

Conclusion : 10000 à 35000 manifestants ont défilé dans les rues de Ljubljana à l'appel des syndicats européens contre la rigueur salariale et les orientations destructrices du conseil et de la commission européens. La banderole de tête proclamait : «Europe's workers need a pay rise» (Les travaillerus européens exigent une augmentation de salaire). Mais l'Europe du capital ne veut rien entendre. Il faudra crier plus fort, et être plus bien plus nombreux.

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La présidence française de l’UE par le petit bout de la lorgnette sociale

Revue Encadrement magazine CFE-CGC - mars 2008 – Bernard Salengro

Le monde a beaucoup changé depuis la dernière présidence française de 2001. L’Union européenne ne comptait alors que quinze membres, la Chine n’avait pas autant explosé économiquement, les citoyens français et néerlandais n’avaient pas encore dit non au traité constitutionnel européen, les problématiques de dumping social étaient moins pressantes.

Sept ans plus tard, de nombreux défis se sont fait jour : la mondialisation s’est accentuée, avec des effets bénéfiques mais aussi dévastateurs comme les délocalisations, la dépendance énergétique, la prise de contrôle par des intérêts extérieurs de secteurs industriels européens majeurs (sidérurgie par exemple), les difficultés à trouver des solutions communes en matière sociale (vieillissement de la population, temps de travail, flexisécurité, mobilité,…). En outre, l’UE doit apprendre à travailler à vingt-sept, sur la base d’un nouveau traité dit simplifié, devant être ratifié par tous en 2008 avant d’entrer en application comme prévu pour début 2009.

Une question sociale en rattrapage

La France prépare activement son « retour en Europe » depuis un an : tournée des capitales, présence assidue à tous les conseils des ministres de l’UE, aide à la présidence actuelle slovène, approfondissement des discussions sur les priorités d’actions souhaitées par la France en matière de politique coordonnée sur l’immigration, de relance de l’Europe de la défense ou de politique européenne de l’énergie. Mais pas un mot sur le social ! Aucune annonce officielle n’a été faite, alors qu’en général, c’est la France qui est le pays porteur de projets ou d’avancées sociales au niveau européen !

La centrale CFE-CGC n’a pas manqué de le souligner vivement lors des différents Comités du dialogue social européen et international (CDSEI*). Le Président de la république, lors de sa rencontre avec les partenaires sociaux le 19 décembre 2007 a concédé cette absence et à renvoyé le débat au sein du CDSEI.

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La France va proposer conférences, réflexions et prospective sur la thématique sociale…

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a donc réuni les partenaires sociaux français et européens le 19 février (enfin ! après deux reports depuis novembre…) pour examiner les sujets sociaux proposés à l’UE par la  présidence française.

Celle-ci donnera l’occasion de douze conférences à thématique sociale. Neuf seront liées au travail et trois relatives à la finance et à l’emploi. Cependant, la France souhaite rompre avec la pratique de l’agenda social qu’elle avait elle-même porté en 2001 ! Un travail de prospective (mission Laurence Tanugi) a été lancé depuis novembre pour un renforcement de la dimension sociale de la stratégie de Lisbonne. Est prévue notamment une réflexion sur des modalités d’évaluation des outils européens d’ajustement et de péréquation (Fonds social européen). Bien sûr, il faudra néanmoins répondre aux questions relatives au temps de travail, aux intérimaires, au comité d’entreprise européen.

Cette posture du gouvernement français donne la désagréable impression d’un engagement minimal sur les dossiers majeurs, uniquement pris sous l’effet de la pression syndicale.

Une nouvelle réunion est prévue avec le ministre du Travail le 19 juin prochain pour le fin mot sur le calendrier des réunions institutionnelles, les thèmes définitifs et la façon dont les partenaires sociaux seront associés…

* L'Union européenne et les Etats membres ont créé de nombreuses « structures du dialogue social ».
En France, il existe un « Comité du dialogue social sur les questions européennes et internationales » (CDSEI) composé de huit membres représentant les patrons et de huit membres représentant les salariés, dont 2 CGT, 2 CFDT et 2 FO. Ce Comité a pour mission « d'informer et de consulter les partenaires sociaux sur les travaux en cours dans les domaines du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et des affaires sociales. D'associer les partenaires sociaux à la mise en œuvre des lignes directrices pour l'emploi. De consulter les partenaires sociaux sur le projet de grandes orientations de politiques économiques».

Le CDSEI se réunit avant le Conseil européen mais aussi « dans le cadre de groupes de travail informels consacrés à l'emploi, à l'élargissement et aux normes sociales. » On peut supposer qu'il existe des structures analogues dans chacun des Etats membr
es.

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OTAN: Sarkozy veut sa part du choc des civilisations

Dimanche 06 Avril 2008 – Marianne - Jean-Louis Denier

A l'Alliance Atlantique intégrée, le Général De Gaulle disait «par ici la sortie !». Avec son douteux successeur, c'est plutôt «entrer en frappant». A n'importe quel prix, quelles que soient les options philosophiques de l'Alliance...

Par courrier daté du 28 février 2008, Nicolas Sarkozy, en sa qualité de chef d'Etat, s'adressait à ses homologues de l'Alliance Atlantique, leur annonçant deux choses. La première, «la France restera solidaire de ses Alliés et engagée en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire», la seconde précisant qu'«Il s'agira pour nous (…) aussi de montrer à l'opinion publique le sens profond de cet engagement collectif». Le 3 avril 2008 lors du sommet de l'Otan se tenant à Bucarest, il poursuivait sur cette lancée atlantiste en affirmant qu'«à l'issue de la présidence française [NDLR : de l'Union européenne à partir du second semestre 2008], le moment sera venu (…) de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l'OTAN».

Une institution sans «raison d'être»
«Toute sa place»... Mais toute sa place dans quoi? Dans l'Otan justement, dont l'actuel patron - le général néerlandais De Hoop Scheffer –rappelait encore qu'elle supporte de bien lourds fardeaux nécessitant, et une vision stratégique claire, et la réponse à cette question : «Quelle OTAN voulons-nous pour les années à venir?».
L'Otan toujours, à laquelle Bush veut assigner une mission prioritaire : vaincre la menace terroriste de nature islamique.
L'Otan, enfin, dont José Maria Aznar – ex-premier ministre espagnol – estime qu'elle traverse «probablement la crise la plus profonde et la plus sérieuse de toute son histoire» dans la mesure où selon lui y règne un «climat de crise permanente créé par la perception de la perte de sa raison d'être».
Ce diagnostic est posé dans une étude intitulée « L'OTAN, une alliance pour la liberté », publiée par le think tank d'Aznar, la Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales (FAES). La lecture de ce document est particulièrement instructive, si on la met en perspective avec les déclarations de Nicolas Sarkozy.

L'obsession de l'islamisme

Que dit la FAES ? Quatre choses très importantes :
1- Historiquement le principe fondateur de l'Otan n'était pas de résister à l'Union soviétique mais de «sauvegarder la liberté, l'héritage et la civilisation commune des populations [NDLR : des États membres], civilisation fondée sur les principes de la démocratie, des libertés individuelles et de l'État de droit».
2- A l'heure actuelle «le terrorisme islamiste est une nouvelle menace partagée d'envergure mondiale, faisant peser un risque sur l'existence même des membres de l'OTAN», lequel terrorisme «n'est que la partie strictement guerrière d'une offensive beaucoup plus large lancée contre le monde libéral et démocratique».
3- Compte tenu de cette menace à caractère offensif, la (nouvelle) mission de l'OTAN doit consister «à combattre le djihadisme islamique et la prolifération des armes de destruction massive essentiellement, mais pas uniquement, parmi les groupes et les gouvernements islamiques».
4- Cette mission nouvelle nécessite tout d'abord de «placer la guerre contre le djihadisme islamique au centre de la stratégie de l'Alliance» et ensuite d'élargir l'Otan afin d'y faire entrer Israël, le Japon, l'Australie en qualité de membres à part entière, mais également la Colombie et l'Inde, ceux-ci se voyant accorder le statut de membre associé.

Les positions des uns et des autres rappellent assez la logique du Choc des civilisations de Samuel Huntington, dans lequel laquelle un découpage civilisationnel du monde prend le pas sur les découpages nationaux, avec des conséquences en termes de souveraineté, d'implication choisie dans les conflits. A trop les observer pour s'y conformer, Nicolas Sarkozy fait prendre à la politique extérieure de la France - comme à sa défense - un virage extrêmement dangereux.

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JO: RSF veut mener des actions "spectaculaires" lundi à Paris

TV5 PARIS (AFP) - 06/04/2008 07h54

L'organisation de défense de la presse Reporters sans Frontières (RSF) prévoit de mener des actions "symboliques, spectaculaires" à l'occasion de l'arrivée à Paris lundi de la flamme olympique, a annoncé son secrétaire général Robert Ménard samedi devant la presse.

"On va faire deux choses", a-t-il expliqué en se déclarant "abasourdi" par les mesures de sécurité prises à cette occasion par la préfecture de police de Paris: "on appelle tous les Parisiens à venir massivement lundi sous la Tour Eiffel à partir de 12H00 pour dire que, certes il y a la flamme olympique, mais il y a aussi la réalité chinoise".

"On fera aussi une ou des actions symboliques, spectaculaires, mais respectueuses des jeux, des porteurs de l'olympisme, mais suffisamment spectaculaires pour que cela se voit", a-t-il ajouté.

"On avait prévu d'intervenir sur le parcours, on ne le fera pas, on fera d'autres choses", a-t-il indiqué, précisant que RSF avait dû modifier ses projets en raison de l'importance des mesures de sécurité autour du parcours de la flamme olympique à Paris. "On ne s'approchera pas directement de la flamme", a-t-il précisé. "Pour être proches de la flamme, cela nous entraînerait à des actions qu'on ne veut pas", a-t-il expliqué.

"On ne veut pas qu'il y ait un geste mal interprété, on ne veut pas que l'on puisse dire que la violence est de notre côté," a-t-il ajouté.

"Nous ne sommes pas des trublions, ni des provocateurs. Nous essayons d'attirer l'attention de l'opinion publique sur ce qui se passe en Chine", a souligné M. Ménard.

"Nous avons en partie gagné: il y a une prise de conscience sur ce qui se passe en Chine", a-t-il estimé.

"C'est invraisemblable", s'est-il indigné, évoquant les mesures prises pour sécuriser le parcours de la flamme olympique: "400 personnes pour protéger la flamme sur 200 mètres, 32 fourgons de CRS, 65 motards, un hélicoptère, des bateaux sur la Seine ... Même un chef d'Etat n'a pas cela".

"Il ne manque plus qu'à demander aux Parisiens de ne pas être dans la rue", a-t-il commenté.

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UIMM: L'adjoint de DGS veut 1,6 millions. Frederic Saint-Geours, le patron de l'UIMM, n'en a pas fini avec la caisse noire...

Par Michel DELEAN- Le Journal du Dimanche

Loin d'être achevée, l'affaire de la caisse noire de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) se poursuit sur deux fronts. En interne, des négociations serrées sont en cours au sujet des indemnités de départ des anciens dirigeants de l'organisation patronale. Selon nos informations, Dominique de Calan, ancien bras droit de Denis Gautier-Sauvagnac et toujours délégué général adjoint de l'UIMM malgré sa mise en examen, réclame une indemnité de départ équivalente à cinq années de salaire !


Ses émoluments mensuels étant de 27000 euros brut, le montant total de ses prétentions se monte à environ 1,6 million d'euros brut. Denis Gautier-Sauvagnac (dit DGS) a, quant à lui, déjà quitté l'UIMM et reçu une indemnité de 2,6 millions d'euros brut (1,5 million net). Une somme que les nouveaux dirigeants de l'UIMM souhaiteraient maintenant réduire de moitié. "M. Gautier-Sauvagnac est ouvert à la discussion", assure son défenseur, Me Jean-Yves Le Borgne, tout en précisant que DGS n'aurait en fait bénéficié "que de 600000 euros net après impôt".

Sur le front judiciaire, les choses avancent également. Selon des sources proches de l'enquête, le juge d'instruction Roger Le Loire a mis en examen jeudi Alain Noqué, le directeur des relations extérieures de l'UIMM. Ce proche de DGS se voit reprocher les compléments de salaires en espèces d'environ 1800 euros par mois qu'il a touchés de 2000 à 2006. La veille, le juge avait mis en examen pour les mêmes motifs un ancien directeur financier, Bernard Adam. Sur 19 millions d'euros retirés en espèces des caisses de l'UIMM entre 2000 et 2007, sous la présidence de DGS, les enquêteurs estiment à 3 millions les sommes dépensées en primes et compléments de salaires pour les dirigeants du syndicat patronal. Ce qui donne également lieu à une enquête des services fiscaux.

Prochain épisode: l'ex-président de l'UIMM Daniel Dewavrin, prédécesseur de DGS, est convoqué en début de semaine pour être mis en examen. Il reste au juge à retrouver les autres destinataires des fonds, parmi lesquels figureraient des syndicats et des politiques. DGS et Dominique de Calan se sont refusés à les identifier. Quant à l'UIMM, elle ne s'est pour l'heure pas constituée partie civile.


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Le ministre du Budget Eric Woerth annonce « 5 milliards de plus » de nouvelles mesures d’économies.

Propos recueillis par Yann PHILIPPIN - Le Journal du Dimanche – dimanche 6 avril

La chasse aux dépenses publiques ne fait que commencer. Nicolas Sarkozy a voulu marquer les esprits vendredi en annonçant 166 réformes dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). L'objectif: économiser 7 milliards d'euros d'ici à 2011, dont un peu moins de 2 milliards seront reversés aux agents de l'Etat pour compenser le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Dans un entretien au JDD, le ministre du Budget, Eric Woerth, annonce que ce vaste effort de rationalisation de l'Etat va s'accentuer, et qu'une nouvelle salve de réformes d'une ampleur comparable sera annoncée d'ici l'été. Il balaye au passage les critiques de l'opposition jugeant que "François Hollande n'a pas de leçons de réforme à nous donner alors qu'il n'a même pas réussi à réformer le PS".

Cinq milliards d'économies, c'est moins de 2% des dépenses de l'Etat. L'effort n'est-il pas trop faible vu l'état du déficit public?
C'est au contraire une démarche très forte. Pour la première fois, on parle de milliards d'euros d'économies prouvées et documentées. A soi seul, cela ne suffira pas à rétablir l'équilibre des comptes publics. Mais la RGPP n'est pas terminée. Le conseil de modernisation se réunira à nouveau d'ici l'été afin de boucler définitivement le projet. En tant que ministre du Budget, je souhaite obtenir lors de cette dernière phase de la RGPP le même niveau d'économies que ce qui a été annoncé vendredi, soit plus de 5 milliards d'euros supplémentaires d'ici à 2011.

Pourquoi voulez-vous poursuivre l'effort?
C'est indispensable pour atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé: limiter la progression des dépenses de l'Etat à l'inflation. Or, l'Etat doit faire face à l'augmentation des charges de la dette et à celle des pensions. Pour tenir la dépense, nous devons économiser 10 milliards d'euros en 2009: 5 milliards pour l'Etat et autant pour la Sécurité sociale. Si nous tenons ce cap, nous parviendrons à équilibrer nos comptes publics en 2012.

"Rendre l'Etat plus eficace"
Cela ressemble fort à un plan de rigueur...
Il s'agit au contraire de rendre l'Etat plus efficace. La rigueur, c'est augmenter les impôts et tailler dans les dépenses à coups de hache de manière aveugle. Nous faisons exactement le contraire: c'est par des réformes concrètes et précises que nous ferons des économies.

Par exemple?
Prenons l'outre-mer. Cela fait des années que des parlementaires tentent sans succès de mettre fin aux avantages dont bénéficient les fonctionnaires qui prennent leur retraite dans certains DOM-TOM alors qu'ils n'ont aucun lien avec ces territoires. Cette mesure sera votée d'ici à la fin de l'année, et rapportera 90 millions d'euros en 2011. En ce qui concerne les aides aux entreprises, leur recentrage sur les sociétés de moins de 5.000 personnes salariées va rapporter 200 millions d'euros.

Pourquoi réussiriez-vous là où les gouvernements précédents ont échoué?
Pour la première fois, les réformes sont assumées politiquement au plus haut niveau de l'Etat. Avez-vous déjà entendu un président de la République avoir le courage de dire qu'il allait baisser de 70 à 60% la proportion de Français éligibles au logement social et augmenter les surloyers des locataires de HLM les mieux lotis? C'est pourtant une mesure de justice sociale, qui va permettre de libérer des dizaines de milliers de places de HLM pour ceux qui en ont vraiment besoin. Mais seul Nicolas Sarkozy a eu le courage de prendre cet engagement.

Comment réformer alors que certains ministères semblent manquer d'enthousiasme, comme l'a déclaré le chef de l'Etat?
Pour réussir, nous devons maintenant concrétiser les réformes et assurer leur suivi. C'est le mandat que m'a confié le Président en tant que rapporteur de la RGPP. Je le dis avec force, chaque ministre devra assumer sa part de l'effort, en particulier en ce qui concerne le non-remplacement d'un fonctionnaire d'Etat sur deux.

"Le déficit, ce sont nos enfants qui le financeront"
Les lycées manifestent contre les suppressions de postes. L'Education nationale sera-t-elle moins touchée que les autres?
Pour faire des économies, il faut s'attaquer aux sujets sensibles, car il n'existe pas de réduction de dépenses faciles à faire. Nous ne parviendrons pas à tenir la règle d'un non-remplacement sur deux si l'Education nationale n'y contribue pas. Il peut y avoir d'éventuels ajustements en fonction des ministères, qui seront arbitrés avant l'été pour l'élaboration du budget. Mais l'Education nationale va devoir poursuivre les efforts à la rentrée 2009.

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La « gaffe » de Rama Yade

Ouest-France –07/04/08

La secrétaire d'État aux Droits de l'Homme avait parlé de « conditions » à la présence de Nicolas Sarkozy aux Jeux olympiques de Pékin. Elle a dû démentir.

La secrétaire d'État aux Droits de l'Homme, Rama Yade, a vivement critiqué la politique chinoise au Tibet dans un entretien au Monde paru hier. En revanche, elle a démenti avoir parlé de « conditions » à la présence du président Nicolas Sarkozy aux Jeux olympiques de Pékin en août. De son côté, Le Monde a assuré « avoir fidèlement retranscrit les propos de Rama Yade ».

Selon le quotidien, Mme Yade a déclaré que « trois conditions sont indispensables » pour que Nicolas Sarkozy se rende à la cérémonie d'ouverture. Ces « conditions », toujours selon les propos rapportés par Le Monde, sont « la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama ».

L'Élysée et Kouchner corrigent
L'Élysée s'est contenté de renvoyer « aux déclarations du président de la République » du 25 mars. Ce jour-là, M. Sarkozy avait déclaré que « toutes les options étaient ouvertes » sur un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des JO. Une position reprise par Bernard Kouchner. Interrogé hier soir sur France 2, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que la France ne pose « pas de conditions » à la Chine mais « tout est ouvert ». Avant le démenti de Rama Yade, les organisateurs des JO avaient estimé qu'un boycott de la cérémonie par Nicolas Sarkozy relèverait d'une « décision personnelle », sans incidence sur l'événement.

Les « conditions » avaient été pourtant accueillies avec enthousiasme par Robert Ménard, secrétaire général de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF). « Cela montre que les choses sont en train de bouger du côté des autorités françaises », avait-il jugé. Un représentant du dalaï-lama en France s'était aussi réjoui. « Nous souhaitions depuis longtemps que la France [...], pays des Droits de l'Homme, hisse son drapeau et fasse entendre sa voix », a déclaré Wangpo Bashi, secrétaire général du Bureau du Tibet à Paris.

Benjamine du gouvernement, Mme Yade, d'origine sénégalaise, est l'un des symboles de la diversité voulue par M. Sarkozy. Elle s'était illustrée par ses propos lors de la visite du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en décembre, en affirmant que la France n'était « pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Elle avait ensuite modéré ses propos et M. Sarkozy lui avait renouvelé sa confiance.

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Posté par werdna à 00:04 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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