Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 5 avril 2008

Plan de rigueur

NOUVELOBS| 04.04.2008 | 19:20

Voici les principales réactions aux annonces faites par Nicolas Sarkozy dans son discours sur la modernisation des politiques publiques et la réforme de l'Etat à Bercy :

A GAUCHE :

A DROITE :

LES ECONOMISTES :

LES SYNDICATS :

Lire

On parle sans cesse d’économies  en les chiffrant !!  ce qui est irréaliste. Comment peut-on le savoir d’ici à plusieurs années ? Les  effets d’annonces sont récurrents …  !

Par ailleurs  on constate qu’il n’est jamais  question de la réduction de train de vie de l’état :  de la Présidence, des ministres ( lire ce qui concerne Mme Dati et son augmentation  récente de 100 000 euros déjà bien entamés ) et pourquoi pas des députés et sénateurs aussi ! 

Les avions ! les voitures !  les réceptions ! tout le service de police pléthoriques à chaque déplacement,  inexistant dans les pays  nordiques ou chaque ministre est régulièrement contrôlé …

Ce sont les petits retraités et les pauvres qui devront encore payer les factures…

Lire aussi comment le plan de rigueur ne s'applique pas au Président de la République

Posté par Kozett à 00:06 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

COURROUX d'un Député - Il tacle Air Force One

Sud-Ouest 04/04/08

Le député socialiste Jean-Claude Viollet n'admet pas que le chef de l'État ponctionne dans le budget de la Défense pour renouveler sa flotte aérienne 

Ainsi donc, le président Sarkozy voudrait renouveler sa flotte aérienne. En l'occurrence, l'Etec (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration), ex-Glam, et l'escadron 3/60 Esterel ? Cette flotte comprend notamment des Falcon 900 et 50, des hélicoptères Super Puma mais aussi cinq Airbus, deux A 340 et trois A 310-300, utiles au président de la République pour ses déplacements internationaux.


« Ces escadrons remplissent d'autres missions que le transport des autorités gouvernementales, tempère le député socialiste charentais, spécialiste des questions de Défense, Jean-Claude Viollet. Ils peuvent participer à des évacuations sanitaires, à des transports de troupes, d'organes pour des greffes ou au rapatriement d'otages, comme dans le cas d'Ingrid Betancourt. »


Cela dit, Nicolas Sarkozy ne serait pas entièrement satisfait des prestations de son A 340. Le président lui préférerait les commodités d'un A 330. Un avion dont il aimerait faire son « Air Force One », à l'image du Boeing de l'exécutif américain. « Je veux bien croire que les Falcon sont vieillissants. Mais les A 310 n'ont été achetés qu'en 2002 et les deux A340 en 2006. »


Le pire, pour Jean-Claude Viollet, c'est qu'entre les reventes et acquisitions, l'opération coûterait la bagatelle de 450 millions d'euros. Une somme directement ponctionnée sur le budget de la Défense. « Rien n'a jamais été discuté. Pourtant, l'information circule sur cette somme préemptée à la demande du président de la République. »

Rigueur. Le député met en doute l'urgence d'une telle mesure dans un contexte de rigueur économique. « Il n'y a pas que moi qui trouve ça fort de café. Les militaires aussi. Cette décision intervient alors que le gouvernement s'apprête à demander des efforts budgétaires à nos armées, et que l'on s'apprête à supprimer 53 000 emplois dans le secteur de la Défense.

Nos armées sont en sous-capacité. On parle d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan quand, là-bas, nous manquons d'hélicoptères. »


Jean-Claude Viollet n'en démord pas : « J'ai l'impression que la rigueur ne s'applique pas à tout le monde. Ce renouvellement de flotte voulu unilatéralement par le président doit au minimum faire l'objet d'une réflexion générale. » Le courroux du député s'exprimera dans une prochaine question écrite au gouvernement.

Posté par Kozett à 00:05 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

la France de Sarkozy réintégrée dans l'OTAN de Bush

Placide - http://www.leplacide

sarkozy_bush_otanlacide.com/

Posté par werdna à 00:04 - Armée - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Des HLM plus bas de plafond

TONINO SERAFINILibération samedi 5 avril 2008

Il faudra gagner moins pour en bénéficier.

Dans le domaine des politiques du logement, les mesures annoncées concernent surtout les HLM. Nicolas Sarkozy n’a pas parlé d’économies, mais d’un recentrage des attributions des logements sociaux au profit des ménages les plus modestes. A cet effet, les plafonds de revenus donnant accès à un HLM vont être abaissés de 10 %.

Pour obtenir un logement social, une famille avec deux enfants ne devra pas gagner plus de 35 728 euros annuels contre 39 698 euros avant réajustement (1). Dans les sphères gouvernementales, certains plaidaient pour un abaissement plus radical des plafonds (les chiffres de 20 à 30 % ont circulé). Mais, au cours des arbitrages, la ministre du Logement, Christine Boutin, a pointé le risque de voir les petites couches moyennes écartées du logement social, sans qu’elles aient les revenus suffisants pour se loger dans le privé, notamment dans les grandes villes. Les organismes de HLM craignaient, eux, une ghettoïsation du logement social. Le réajustement à 10 % est un compromis qui convient grosso modo à tous. Sarkozy a cru pourtant utile de forcer le trait pour justifier sa décision, affirmant qu’avec les plafonds antérieurs «70 %» des ménages étaient éligibles aux HLM. Mais le chiffre est biaisé : à peine plus de 30 % le sont effectivement, puisque 56,5 % de la population est propriétaire de son logement.

Une autre mesure vise aussi à réserver les HLM aux plus modestes : un «surloyer dissuasif» va être appliqué aux locataires aux revenus supérieurs aux plafonds de ressources. L’idée est de les inciter à quitter le parc social. Une «mesure révoltante», dénonce la Confédération nationale du logement. L’association de locataires dénonce «un processus d’expulsion qui ne dit pas son nom» visant des familles qui n’ont pas les moyens de «louer au prix du marché». Autre mesure qui risque de faire des vagues : le gouvernement songe aussi à «étudier» la mise en place d’un «loyer progressif en fonction des revenus» dans le parc HLM. La finalité est-elle de faire des économies sur les allocations logement, les locataires les moins pauvres payant pour les plus pauvres ?

(1) En Ile-de-France ce sera 45 615 euros contre 50 683 euros auparavant.

Pour résoudre la pénurie de logements sociaux, on restreint le nombre de demandeurs, fallait oser ! 

Posté par werdna à 00:04 - Logement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PRÉCARITÉ. -- La situation a encore empiré

SUD-OUEST Landes 04/04/08

Le Secours populaire, dont la priorité est l'aide alimentaire, déplore devoir faire de plus en plus d'assistanat
Une fois de plus, le bilan départemental de la précarité est plutôt catastrophique.


Comme les années précédentes, le président du Secours populaire (SP) Francis Cabanac est très inquiet de la situation au sortir de l'hiver 2007-2008. « Au niveau de l'aide normale, dit-il, on ne sait plus comment s'y prendre. Alors que notre rôle et d'aider ceux dont l'embarcation souffre de quelques voies d'eau, nous n'en sommes plus à maintenir le bateau à flots. Aujourd'hui, le paquebot a coulé et nous essayons seulement de maintenir la tête des nécessiteux hors de l'eau. Ce n'est plus de l'aide d'urgence, mais de l'assistanat. »

3 400 personnes aidées. - Actuellement, dans ses neuf comités locaux (autonomes) et les deux antennes de Soustons et Saint-Paul-lès-Dax, le SP vient régulièrement en aide à 3 400 personnes. « Nous sommes tout juste en avril, note le président, et avons déjà accompli ce que nous avions fait en neuf mois l'an dernier, puisque notre tâche va jusqu'à l'été. Et je ne vous parle pas de l'aide d'urgence, qui a véritablement explosé, à tel point que nous n'avons pas eu le temps de la chiffrer. Mais c'est au moins multiplié par trois. Et puis, notre aide ne consiste plus seulement à procurer alimentation ou vêtements ; il faut aussi fournir de l'essence pour la voiture, des billets de bus ou de train, régler des factures d'électricité ou des loyers impayés. »

Au passage, le Secours populaire déplore que les accueils de jour proposés en hiver soient fermés à partir du 31 mars, alors que les besoins sont surtout ceux de chaleur humaine, de solidarité.
En allant dans le détail, les responsables notent que les familles monoparentales représentent toujours la plus grande part de ce public (près de 40 %), mais que les familles normales (peu d'enfants) suivent de près, juste devant les personnes seules de plus de 50 ans.

Beaucoup de petites retraites, voire de jeunes retraités, qui ont divorcé juste après la fin de leur vie active. Il y a aussi des gens qui ont un emploi, mais sont classés comme « travailleurs pauvres ». Des CDD (contrats à durée déterminée) à temps partiel, mais dont l'amplitude horaire est telle qu'il est impossible de trouver un autre emploi.

Parfois, un grain de sable dans la vie quotidienne peut tout remettre en question : un simple moteur de voiture qui lâche, il faut emprunter pour réparer, les remboursements sont difficiles, et c'est le début de la catastrophe.
« On trouve aussi, se désole M. Cabanac, des personnes ayant des CDD à la journée, et une nouvelle forme de nomadisme. Des couples jeunes, parfois diplômés, qui font le circuit des saisonniers à la recherche des petits boulots. Les campings les refusent car il y a du bruit la nuit ou ils rentrent tard, alors ils dorment dans les voitures, parfois avec leurs enfants. »

Au bout du rouleau. - Autre constat : « De plus en plus de gens désocialisés, parfois envoyés par des assistantes sociales. À 35 ans, certains n'ont jamais eu d'emploi stable, ils sont découragés et perdent espoir. Ce ne sont pas des fainéants, mais on les sent au bout du rouleau, K-O debout dans un coin du ring. »

Bilan très noir donc, encore alourdi par les chiffres de l'origine sociale des gens dans le besoin : 41 % de Rmistes, 10 % de chômeurs faiblement indemnisés par les Assedic, autant d'intérimaires, un peu plus de gens souffrant d'un handicap. Mais seulement 12 % de vrais sans domicile fixe. Alors qu'il y a vingt-cinq ans, ce public était de loin le plus représenté.

Posté par Kozett à 00:04 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

OGM, biocarburants : le tango sarkozyste

Vendredi 04 Avril – Marianne – Bernard Maris

La semaine de l'environnement s'achève en même temps que le congrès de la FNSEA. Mais la nature ne sort pas vraiment gagnante de ces deux évènements. La semaine de l'environnement aura été marquée par le débat à l'Assemblée sur les OGM qui précède le vote de mardi prochain. Du côté de la FNSEA, on est plutôt satisfait du discours de Nicolas Sarkozy, quoi que celui-ci ait été imprécis sur pas mal de points, et notamment sur les OGM et les pesticides... Or, la France est le deuxième consommateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis. Le président de la République n'a pas évoqué la promesses faite au Grenelle de l'environnement de réduire de moitié la consommation de produits phytosanitaires par l'agriculture.

Les biocarburants en question
Le Président a parlé des biocarburants de la 2ème génération, ce qui est une manière, peut-être, d'enterrer les biocarburants de la première. La première génération ? Ce sont les biocarburants à partir de maïs, de blé, de soja, de colza, ou pire d'huile de palme (ce qui conduit à la déforestation que l'on sait). Pour la deuxième génération, c'est toute la plante au lieu de la graine, qui est utilisée. Des biocarburants beaucoup plus économes, en eau, en énergie, et moins concurrentiels de la nourriture humaine.
L'Allemagne, grande pionnière en la matière, est en passe d'abandonner le développement massif des biocarburants, pour une raison simple : outre le fait que l'économie de Co2 n'est pas évidente, ces biocarburants sont beaucoup plus corrosifs que les carburants classiques. Les moteurs et les voitures s'usent beaucoup plus vite.


Néanmoins le président a parlé d'une agriculture de production...Est-ce que cela veut dire en termes à peine voilés «vive l'agriculture productiviste, consommatrice d'eau et d'engrais et payée par l'impôt.»? Le président s'est engagé à défendre la PAC à Bruxelles pendant son mandat de président de l'Union. «La filière doit rester forte et attractive» a-t-il ajouté. Et il a parlé de «préférence communautaire» Comment ne pas rester fort et attractif quand on reçoit 10 milliards d'euros de subventions, alors qu'on ne représente que 2% de la population active, et qu'en plus, le revenu agricole explose depuis deux ans avec la hausse des produits céréaliers sur le marché international ?


La phrase du jour : Elle est signée Hugh Grant, PDG du groupe agrochimique Monsanto, «La performance de nos activités de semence nous met sur la voie d'une année exceptionnelle».

Bernard Maris pointe le recul de Nicolas Sarkozy vis à vis des engagements souscrits lors du grenelle de l'environnement. deux exemples : les OGM et les biocarburants.

Posté par werdna à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Allemagne abandonne les biocarburants

par Alexis Beauchamp - 04/04/08 - http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée


L'Allemagne se détourne des biocarburants pour des raisons économiques plutôt qu'environnementales. Des raisons économiques sont citées. Le gouvernement allemand, depuis longtemps un ardent promoteur de l'éthanol et du biodiesel, capitule.

Après avoir annoncé une cible visant une proportion de 20 % de biocarburants dans les carburants fossiles d'ici 2020, voilà que l'Allemagne abandonne sa cible intérimaire de 10 %.

Le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, a annoncé hier que la règlementation n'irait plus de l'avant parce que trop de voitures éprouveraient des difficultés techniques avec une proportion de 10 % de biocarburants. La proportion actuellement en vigueur en Allemagne est de 5 %, soit la même visée par le gouvernement du Canada en 2010.

M. Gabriel avait déjà fait part de ses réticences à cet effet, signalant que le programme serait arrêté si un million des 31 millions de véhicules en Allemagne ne pouvaient carburer au E10 ou B10.

Certains moteurs seraient plus exposés à la corrosion lorsque la proportion atteint 10 %. Ces véhicules auraient alors dû carburer à l'essence suprême, plus dispendieuse, qui n'est pas soumise aux exigences de biocarburants.

Critiquée de toutes parts
La plupart des médias allemands, de gauche ou de droite, se réjouissent de cette nouvelle qui est présentée comme la fin de l'ère des biocarburants en Allemagne.

Plusieurs se demandent toutefois comment le pays parviendra à respecter son engagement plus large visant une réduction de 40 % des émissions de GES par rapport à 1990 d'ici 2020.

L'Union européenne a pour sa part émis des doutes importants par rapport aux avantages environnementaux des biocarburants de première génération, comme l'éthanol à base de maïs et le biodiesel à base d'huile de palme, par exemple.

Bruxelles travaille actuellement à l'élaboration d'une norme qui imposerait des réductions de GES minimales aux biocarburants, et ce à partir d'une analyse du cycle de vie.

Il est trop tôt pour savoir quel impact le recul allemand aura sur la politique européenne sur les biocarburants. Cette décision de la première puissance économique du continent pourrait toutefois s'avérer un dur coup pour une filière de plus en plus critiquée.

Posté par werdna à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Projet de loi sur les OGM : pas d'amnistie pour les faucheurs volontaires, mais un "Haut Conseil" renforcé

LEMONDE. | 04.04.08 | 12h56

Reflet de l'enjeu du projet de loi sur les OGM, les députés ont pris un grand retard dans l'examen du texte, qui doit faire l'objet d'un vote solennel mardi 8 avril. Au terme de trois jours d'examen et de vingt-huit heures de travaux, cent quarante-quatre amendements (sur quatre cent soixante-dix-neuf au total) ont été examinés et un seul des quatorze articles adopté.

La séance a été levée peu après 1 heure du matin, dans la nuit de jeudi 4 à vendredi 5 avril, sans parvenir à aller jusqu'au vote de l'article 2, qui porte sur la création d'un "Haut Conseil des biotechnologies", chargé de formuler des avis sur l'utilisation des organismes génétiquement modifiés.

LE SORT DES "FAUCHEURS VOLONTAIRES" EN DÉBAT
Les députés se sont employés à renforcer cet organisme de contrôle, au sein duquel les sénateurs avaient accordé la primauté aux scientifiques, lors de leur première lecture du texte.

A été adopté un amendement du député PCF André Chassaigne garantissant la saisine du Haut Conseil "à tout citoyen par l'intermédiaire d'un député ou d'un sénateur", et un autre du rapporteur Antoine Herth (UMP) prévoyant que les avis et recommandations de cet organisme "sont rendus publics".

Les députés se sont aussi prononcés pour qu'en cas de "besoin urgent de santé publique", l'avis du Haut Conseil des biotechnologies puisse "faire l'objet d'une procédure d'examen prioritaire" à la demande du ministre de la santé. Enfin, ils ont approuvé un amendement précisant que le Haut Conseil se compose d'un "comité scientifique" et d'un "comité économique, éthique et social".

Le climat était moins tendu que dans l'après-midi. L'Assemblée avait alors entériné les "principes généraux" de l'utilisation des OGM, qui comprennent la formule "liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM", décriée par la gauche, qui y voit "un net recul" par rapport au Grenelle de l'environnement.

Le sort des "faucheurs volontaires" a provoqué un vif débat, se terminant par un refus de l'Assemblée d'accorder une "amnistie"  aux personnes actuellement poursuivies, saluées comme des "lanceurs d'alerte" par Noël Mamère (Verts) mais qualifiées de "voyous" par Christian Jacob (UMP).

La députée PS Delphine Batho avait mis en avant que "ces actes sont des délits", mais qu'"on ne peut pas nier que ces campagnes de fauchage ont contribué à exercer un droit d'alerte de la société, et attiré l'attention de l'ensemble des pouvoirs publics sur une situation de dissémination OGM". Des tribunes du public, des membres du collectif anti-OGM, parmi lesquels le leader altermondialiste José Bové, ont assisté aux travaux.

Posté par Kozett à 00:04 - Agriculture - Pêche - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Billet d’humour de Robert Solé

LE MONDE | 03.04.08 | 14h17

Histoire belge,

Un couple de faucons pèlerins s'est installé dans l'une des tours de la cathédrale de Bruxelles. Ayant consommé son amour en février, il va donner naissance à des quadruplés, sous l'oeil attendri des caméras du Musée des sciences naturelles.

Un accouchement près des cloches, à toute volée... L'événement passionne, paraît-il, le royaume d'Albert II. La femelle est la seconde compagne du pèlerin, qui se serait trouvé "une gentille petite allemande, baguée dans la Ruhr". Le mâle chasse en piqué toutes les nuits. L'autre soir, il a même pris une bécasse.

Tout ça n'est pas très catholique, mais aucun chanoine, pas le moindre bedeau, n'a l'air de protester. Et dire que la colombe (qui est le pigeon dans l'affaire) représente le Saint-Esprit...

Un autre couple de faucons niche dans l'église Saint-Hubert, à Watermael-Boitsfort, une commune proche de Bruxelles. Un phénomène de société ? Peut-être s'agit-il d'un couple mixte, flamand-wallon. Leurs cris d'amour bilingues seraient rassurants. Après tout, mieux vaut copuler dans la nef que d'échanger des noms d'oiseaux sur le parvis.

Posté par Kozett à 00:04 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Merci Monsieur CSA, merci Madame Sofres, grand merci Messieurs Opinion Way

Vendredi 04 Avril 2008 – Marianne - Philippe Cohen

C'est le miracle de la communication moderne : quand un message est martelé à la télé et à la radio, les personnes sondées finissent par recracher ce qu'elles ont entendu.

Des sondages vite faits –

Le «Buzz» a commencé juste après les élections municipales. Le Président avait compris la leçon de ses conseillers. Il allait s'habiller en président pour de bon. Fini Ray ban, montres Patek-Philippe et textos débiles, Sarkozy rejoint sa casemate de l'Elysée. Il parlera moins, mais mieux. Il allait se «représidentialiser», quitte à exiger de François Fillon qu'il mouille davantage sa chemise, et mette enfin les mains dans le cambouis. On verra après si sa cote de popularité reste scotchée au plafond! Tel était, en substance, le message distillé sur tous les médias durant une quinzaine de jours par les conseillers, porte-parole officieux de l'Elysée, d'autant plus bavards en «off» qu'on leur demande de moins s'exprimer en «on». Et ce vendredi 4 avril, un sondage CSA nous apprend que la cote de popularité du Président gagne deux points en avril, à 40%, tandis que celle de son premier ministre en perd cinq, à 50%.

Objectif numéro 1 : la satisfaction du client

Autre thème martelé ces derniers quinze jours, la nécessité de la «rigueur», un concept dont on a tant vérifié l'élasticité qu'il a perdu une grande partie de sa signification. Donc, en gros, le message asséné par des bataillons de pères-la-rigueur, d'éditorialistes, d'économistes «vus-à-la-télé» était toujours le même : la croissance va baisser, donc le budget de l'Etat, horresco referens, sera encore plus déficitaire que prévu. Mamma mia, on va être les cancres de Bruxelles ! Alors que voyez-vous, on devrait donner l'exemple, puisqu'on va être à la Présidence en juillet prochain, honte à nous, salauds de Français qui veulent pas qu'on touche à leurs «zaquis», et endettent leurs enfants avec insouciance ! Bref, le crécelle de la rigueur, usant toujours des mêmes métaphores imbéciles, du genre «Le budget de l'Etat c'est comme le budget d'un ménage»; ben non banane, un Etat ça existe depuis mille ans et pour mille ans, et pas un ménage… Bref, on en était encore à remuer son café en silence devant le sermon d'économie quotidien lorsqu'un autre sondage est tombé bien à point, dans le Figaro celui-là : 79% des Français sont pour la rigueur,, c'est-à-dire une forte réduction des dépenses publiques. Et qui est le commanditaire de cette étude miraculeuse quant à ces résultats ? Opinion Way, les 118-218 de la propagande sarkozyste.
Dans les manuels de management, on apprend que les entreprises de service doivent concourir à tout prix à la satisfaction de leurs clients. Sur ce point, les sociétés de sondage sont décidément un modèle. Pour plus de sûreté, elles ne révèlent jamais les commanditaires non médiatiques de leurs enquêtes politiques. Pour être davantage certain de contenter le client ?

Posté par werdna à 00:04 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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