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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 28 mars 2008

Nucléaire: l'armée de l'air fermera sans doute deux DAMS (Dépôts ateliers de munitions spéciales)

Libéblog - Jean-Dominique Merchet – 27/03/08

Annoncée par le président de la République, vendredi dernier à Cherbourg, la réduction d'un tiers des forces aériennes stratégiques (FAS) - de 60 à 40 avions - ne sera pas sans conséquence sur les DAMS, les Dépôts ateliers de munitions spéciales. Dans ces lieux très protégés, sont stockées et assemblées les armes nucléaires, montées ensuite sur les missiles air-sol moyenne portée (ASMP) de l'armée de l'air et de la marine.

Selon nos informations, trois DAMS (Saint-Dizier, Istres et Avord) sont en cours de rénovation afin de pouvoir accueillir le nouveau ASMPA (A pour Amélioré) et surtout les nouvelles têtes nucléaires TNA. Le sort des deux derniers DAMS (Luxeuil et Mont-de-Marsan) n'est pas tranché, mais il n'est "pas exclu" que l'armée de l'air conserve l'un deux. Au vu des réductions à venir, l'existence de trois DAMS semble toutefois suffisante.

La localisation des DAMS n'implique pas obligatoirement celles des escadrons des FAS. Jusqu'à présent, les avions étaient basés à Luxeuil et à Istres (et éventuellement à bord du Charles-de-Gaulle). En cas de crise grave, les appareils seraient en partie redéployés sur d'autres bases, où ils seraient armés avec les armes stockées dans les DAMS.

Le nombre exact des missiles ASMP, et donc des têtes nucléaires confiées à l'armée de l'air est secret. Après la mise en oeuvre des réductions annoncées, il se situera sans doute entre quarante et cinquante, peut-être moins. L'armée de l'air aura, à terme, une quarantaine de Rafale dédiés aux frappes nucléaires et l'aéronavale guère plus d'une dizaine. Chaque avion n'emportant qu'un seul missile, posséder plus de missiles que d'avions capables de les lancer n'est, du coup, pas très utile.

3 000 hommes au combat en Afghanistan, avec le matériel ad hoc, ça coûte au budget de la Défense !

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Un gros bobard de Devedjian : Avec lui, plus c'est gros, mieux ça passe.

27/03/2008 - Libéblog

- Alain Auffray

Lundi 17 mars 2008, Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, reçoit la  presse au siège du parti, rue de la Boétie, pour tirer les leçons des élections municipales  de la veille. 

Il veut démontrer que la défaite n'est que "toute relative" .

Dans les villes de plus de 30 000 habitants,  la gauche avait perdu 39 villes en 2001, la droite n’en a perdu que 38 pour ce nouveau scrutin. iIl est, par ailleurs, à noter que 18 des 22 ministres ont été élus ou réélus, alors qu’en 2001, l’ensemble des ministres du gouvernement Jospin avait été battu.

C'est faux ! Plusieurs ministres de Jospin ont été élus maire en 2001.

Mais les journalistes présents —nous sommes une bonne trentaine— ne réagissent pas. Devedjian est tellement péremptoire qu'on se dit qu'il doit dire à peu près la vérité. On l'avait d'ailleurs entendu la  veille sortir impunément le même bobard sur les plateaux de télévision.

En réalité, sur les 33 membres du gouvernement de Lionel Jospin, 18 étaient têtes de liste aux municipales: 13 ont été élus ; et cinq battus (Guigou à Avignon, Moscovici à Montbéliard, Lang à Blois, Gayssot à Béziers et Voynet à Dole).

Parler tant qu'on a la parole, contrer l'adversaire à tous prix, sans craindre de dire tout et son contraire: c'est une habitude chez les politiques. Et en période électorale, les mensonges, petits et gros se ramassent à la pelle.

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REFORME DES RETRAITES : "Favoriser l'emploi des seniors"

Interview de Henri Sterdyniak par Chloé Dussapt, Nouvel Obs - (le jeudi 27 mars 2008)

Xavier Bertrand entame ce jeudi la concertation avec les syndicats sur la réforme des retraites. Ils doivent notamment discuter de l'allongement de la durée de cotisation qui doit être portée à 41 ans. Les choses ne sont-elles pourtant pas réglées depuis la loi Fillon de 2003 ?

- La loi de 2003 prévoit en effet que le système des retraites soit équilibré à l'avenir par une augmentation de la durée de cotisation. Cette mesure avait à l'époque été acceptée par la CFDT, la CGC et la CFTC. Et ce, au détriment d'autres initiatives comme une hausse des cotisations ou une baisse du niveau des retraites.
La loi Fillon prévoit un passage à 41 ans de cotisation en 2012, puis à 42 ans à terme. Cette idée n'est pas aberrante. Il faut en effet tenir compte d'une réalité tout simple: les gens vivent de plus en plus longtemps et en bonne santé.
Reste aujourd'hui à mettre en œuvre cette stratégie.

Justement, par quel biais cette mesure doit-elle être mise en œuvre ?
- Principalement par l'emploi des seniors.
Il faut convaincre les entreprises de faire en sorte que leurs salariés acceptent d'exercer leur activité jusqu'à 60 ans, voire jusque 64 ans, en fonction de leur profession.
Or dans ce domaine, nous ne notons aucun progrès depuis 2003. Le taux d'activité des personnes de 50 à 55 ans n'a pas progressé. Le taux moyen de fin de cotisation s'élève à 58,5 ans seulement. Pourtant, il est nécessaire de trouver des emplois pour les personnes jusqu'à 60 ans.
C'est un problème culturel. Les Français sont habitués à quitter leur travail à 55, 57 ou 58 ans, contrairement à ce qu'on peut observer dans les pays scandinaves ou aux Etats-Unis.

Concrètement, comment favoriser l'emploi des seniors ?
- Une amélioration du taux d'emploi chez les seniors passe par les trois acteurs: syndicats, entreprises et Etat.
Il faut tout d'abord que les syndicats poussent les entreprises à jouer le jeu. Ils doivent être particulièrement attentifs aux politiques d'embauche et de licenciement menées, notamment au sein des entreprises qui ont tendance à se séparer de leurs salariés à 58 ans, monnayant des indemnités attractives. Ces personnes sont alors inscrites deux ans au chômage, avant de prendre effectivement leur retraite. Ce système s'avère très coûteux pour la société.
L'Etat doit par ailleurs aider les entreprises par le biais d'une politique d'incitation à la formation permanente. Les salariés doivent être reformés pour qu'ils soient aptes à exercer leur fonction. Il serait bon également d'aménager les postes de travail.
Et enfin, d'aider financièrement les entreprises qui embauchent des personnes de plus de 50 ans. Ces mesures coûtent effectivement de l'argent à l'Etat, mais il s'agit d'un bon investissement.

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Rachida Dati bientôt entendue dans l'affaire de la fondation d'art contemporain Hamon ? Nicolas Sarkozy concerné.

LEXPRESS.fr – 27/03/08

La garde des Sceaux Rachida Dati pourrait être entendue par la justice dans le cadre de l'affaire de la Fondation Hamon, concernant des détournements de fonds publics dans les Hauts-de-Seine. Le nom de Nicolas Sarkozy est aussi mentionné dans cette affaire.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a été saisie d'un recours de Me Philippe Guméry, conseiller du collectionneur d'art Jean Hamon, qui réclame l'audition de plusieurs responsables du conseil général des Hauts-de-Seine. Rachida Dati a été adjointe du directeur général des services au conseil général en 2005, selon des informations du Monde.

Nicolas Sarkozy concerné
Me Guméry réclame que la saisine du juge, limitée à des infractions financières présumées commises entre 2001 et 2003, soit élargie aux conséquences financières de ces prises illégales d'intérêt, c'est-à-dire jusqu'en 2007. Me Gumery a indiqué dans Le Monde que cette demande d'audition concernait également Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine.

"Le nom du président n'apparaît pas dans les demandes écrites de nouvelles auditions formulées par Me Gumery", a cependant indiqué une source judiciaire. Dans une lettre signée par Nicolas Sarkozy datant du 13 octobre 2004, l'actuel président de la République attesterait avoir connaissance du dossier Hamon.

Santini et Pasqua au centre de l'affaire
L'affaire en question porte sur des infractions présumées commises lors de la création avortée de la fondation d'art contemporain Hamon. Dans un bâtiment sur l'Ile-Saint-Germain (Hauts-de-Seine), celle-ci devait exposer 192 toiles données au Conseil général par le riche promoteur et mécène Jean Hamon.

La justice s'interroge notamment sur une somme de 750 000 euros versée au mécène via le syndicat mixte de l'Ile-Saint-Germain, dont le vice-président était André Santini et le président Charles Pasqua. Après quatre ans d'enquête, la juge versaillaise a clos son instruction en octobre. A ce jour, 12 personnes ont été mises en examen, parmi lesquelles André Santini et Charles Pasqua.

La cour d'appel de Versailles doit se prononcer vendredi sur l'opportunité de recueillir le témoignage de Rachida Dati dans le cadre de l'instruction concernant des détournement de fonds publics présumés dans la fondation Jean Hamon.

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A 65 Autoroute Langon-Pau - Les opposants y croient

SUD-OUEST Landes 27/ 03/ 0 8

A 65. -- Après l'avis défavorable du CNPN et l'engagement du ministre à faire revoir la copie des travaux, les opposants à l'autoroute espèrent arriver à stopper le projet

Depuis que Jean-Louis Borloo, s'appuyant sur l'avis défavorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN), a annoncé samedi à Guéthary que le groupe A'liénor allait devoir reprendre ses études pour mieux adapter ses ouvrages aux exigences de protection d'espèces tel le vison d'Europe, les opposants à l'A 65 ont un moral d'acier.

Hier matin, ils étaient quelques-uns réunis à Pujo-le-Plan, dans les Landes, pour faire le point. Bernadette Durac, la présidente de l'ARPL (Alternative régionale Langon-Pau), sa vice-présidente Yvonne Labourdette et son mari Georges, ainsi que François de Luzan, le président de l'Aipeqvir (Association intercommunale de la protection de l'environnement et de la qualité de vie rurale).

Des inconnus qui ferraillent sans relâche depuis 1993 contre le projet d'autoroute Langon-Pau. Une simple poignée d'irréductibles landais au départ, soutenus aujourd'hui par 300 adhérents, des milliers de sympathisants et toutes les grandes associations de protection de la nature régionales et nationales de la Sepanso à FNE, en passant par le WWF ou la Fondation Nicolas-Hulot.

« Tout est faux ». « Nous refusons de gober la multitude de fausses informations diffusées, du genre trafic à 12 000 véhicules par jour d'ici à 2010, développement économique des communes environnantes, dimi nution de l'accidentologie, tout est faux, on cherche à nous rouler dans la farine, assène François de Luzan,

On veut encore créer une autoroute, au mépris des règles environnementales de surcroît, alors que le trafic routier baisse partout en France, que le prix du baril de pétrole flambe et que dans le cadre du Grenelle on vient de décider de ne plus choisir de telles infrastructures. Alors nous résistons et nous nous battrons jusqu'au bout. Si les travaux commencent, nous déposerons un recours suspensif devant le Conseil d'État et nous irons devant la Cour de justice européenne.

Les politiques régionaux peuvent bien dire que nous sommes des écolos, des emmerdeurs, des combattants d'arrière-garde, nous n'en avons rien à faire. Nous n'avons jamais autant cru à notre victoire. S'il y a encore une justice, nous ne pouvons pas perdre. »

Planteurs volontaires. Réunis dans le salon des Labourdette, sous des aquarelles de palombes, les « résistants » planchent sur la manif de dimanche. « Après les faucheurs volontaires, vous allez découvrir les planteurs volontaires, annonce Yvonne Labourdette. Dimanche à 15 heures, nous allons replanter des arbres sur la partie illégalement déboisée à l'automne dernier à Escaudes, près de Bernos-Beaulac. »

L'ancienne institutrice jubile à l'avance en montrant le tract qui sera distribué. « A 65 : ils se plantent, replantons ! Le rythme des disparitions d'espèces sera mille fois plus rapide que dans une situation naturelle, la planète se réchauffe, votre élu ne comprend pas ? Dites-lui avec un arbre. »

Quand on avance que se battre pour le sauvetage de quelques écrevisses à pattes blanches peut paraître dérisoire, la réponse fuse. « On nous traite de rétrogrades alors que nous sommes en avance, contre-attaque Bernadette Durac. Une écrevisse est pour nous le témoin d'une qualité de vie qu'on veut bousiller pour construire une autoroute, au moment où on doit reconsidérer les modes de transport. »

Déterminés. Sur l'écran d'un ordinateur, défilent les images filmées le 27 décembre dernier à Saint-Gein (Landes), de 8 heures à 20 heures. Sur la chaussée noyée dans la brume, le trafic semble très faible. « C'était un vendredi, jour de pointe des vacances, et il n'est passé que 6 853 véhicules, triomphe François de Luzan. On est loin des chiffres annoncés par A'liénor. Tout est bidon ! Vous voyez cette impression de vide. C'est ici qu'on veut faire une autoroute ? »

Les « résistants de l'A 65 » n'ont jamais été aussi déterminés. « L'avis défavorable du CNPN a déjà été ajouté à nos recours en Conseil d'État et devant le tribunal administratif et ce n'est qu'un début. Et si l'A 65 n'était qu'un projet qui ne verra jamais le jour ? lance Yvonne Labourdette. Pour nous le mot chantier n'a jamais existé. »

Dehors dans les volières, les palombes roucoulent au soleil.

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POUVOIR D'ACHAT -La loi sur le rachat des RTT aura des effets limités

NOUVELOBS | 27.03.2008 | 09:57

"Non seulement les effets sur le pouvoir d'achat global seront limités mais, en outre, la mesure de rachat des jours de RTT, par sa complexité, participe du maelström juridique engendré par le détricotage des 35 heures", affirme le groupe Alpha, référence en matière d'emploi.

Le Centre d'études économiques et sociales du groupe Alpha indique mercredi 26 mars que la loi autorisant le rachat de jours de RTT ainsi que le déblocage anticipé de la prime de participation "aura des effets limités".
Le groupe Alpha, spécialisé dans le conseil et l'assistance aux entreprises ou comités d'entreprises, est une référence en matière d'emploi.
"Au final, non seulement les effets sur le pouvoir d'achat global seront limités mais, en outre, la mesure de rachat des jours de RTT, par sa complexité, participe du maelström juridique engendré par le détricotage des 35 heures", selon un résumé de son étude, publiée cette semaine.

Tout d'abord, explique l'étude, les deux dispositifs (rachat des RTT et déblocage de la participation) "concerneront au mieux la moitié des salariés".
Ensuite, "le volume des jours de RTT 2008 et 2009, que les employeurs seraient prêts à rembourser, sera peu significatif, sans incitation financière suffisante pour qu'ils y aient massivement recours".



Volume faible de jours monétisés -
"En ce qui concerne le rachat des jours RTT 2007, l'incitation financière est certes importante pour les employeurs mais, le volume de jours monétisés devrait être faible puisqu'un grand nombre de jours RTT a déjà été pris", met en avant l'étude.


Enfin, "le montant de participation déblocable ne dépasserait pas 3 milliards d'euros, contrairement aux estimations annoncées (10 milliards d'euros). Le supplément de consommation en résultant ne devrait pas excéder 750 millions d'euros, contre les 4 milliards d'euros prévus".
La loi pour le pouvoir d'achat, la deuxième depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, a été promulguée début février.

Critiques contre la loi TEPA -
La première, la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA), qui a supprimé les cotisations sociales et la fiscalité sur les heures supplémentaires au 1er octobre, avait déjà été critiquée pour sa complexité. Plusieurs économistes doutent qu'elle parvienne à améliorer significativement le pouvoir d'achat d'une majorité de salariés.
Le ministère de Finances a confié récemment à Pierre Ferraci, issu du groupe Alpha, la préparation de la réforme de la formation professionnelle.

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SOLIDARITé SANS PAPIERS - Au soutien de Teko

SUD-OUEST 27 Mars 2008

SANS PAPIERS. -- Hier, des lycéens de Marguerite-de-Valois ont tenté de mobiliser l'opinion sur le cas de leur ami Teko, un jeune Togolais menacé d'expulsion

Samedi, Teko a eu peur d'apparaître avec le collectif des sans-papiers ( édition de lundi). Hier, ce jeune Togolais de 22 ans est sorti de l'ombre, poussé par ses amis du lycée Marguerite-de-Valois, pour médiatiser sa souffrance, sa crainte d'être expulsé bientôt dans son pays d'origine, où son statut de militant opposé au pouvoir en place ne lui fait guère miroiter qu'un funeste sort.

L'histoire de Teko n'est pas si différente de celle de nombreux jeunes Africains, contraints à l'exil pour échapper à une fin programmée pour opinion divergente. À 22 ans, Teko a déjà vu la mort de près, dit avoir été menacé par les soldats du régime togolais s'il persistait dans sa volonté de rejoindre les rangs des opposants de l'UFC (Union des forces du changement).
Teko, lycéen dans son pays, a connu les camps béninois, avant de se donner le droit de vivre une vie décente. Un passeur l'amène jusqu'à Roissy, en décembre 2006, où il est arrêté. Relâché, Teko rejoint un oncle en Charente, obtient une autorisation provisoire de séjour (APS) auprès de la préfecture, en attendant que son dossier soit pris en compte par l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides). Le jeune Togolais reprend le cours de ses études, à Marguerite-de-Valois, où son intégration, de l'avis de ses camarades de la terminale CFE (Comptabilité finance des entreprises), est un modèle du genre.

Jusqu'à ce mois de février, où tout bascule : l'Ofpra refuse de donner suite à sa demande d'asile. Teko prend peur, n'ose plus venir au lycée, quitte son logement, où il craint d'être arrêté et se réfugie chez « des amis angoumoisins » (son APS arrive à échéance le 28 avril prochain). Pas question de repartir au Togo : Teko n'a plus aucune nouvelle de ses proches depuis son arrivé en France. Il dit s'inquiéter pour leur sort.

Chez le maire. « Au lycée, on n'a pas compris où était Teko. Il ne ratait pourtant aucune journée de cours, raconte Coralie, sa camarade de classe. La direction de l'établissement n'a pas voulu ébruiter l'affaire dans un premier temps ». Seul son ami André était au courant? « On trouve complètement injuste ce qui arrive à Teko, dit-il. Il s'était reconstruit une vie. Pourquoi la lui enlever ? »
En fin de semaine dernière, la nouvelle s'ébruite. La FCPE, via son président Georges Tritz, prend le dossier en main. Une pétition et des tracts circulent. Hier, quelques amis lycéens de Teko ont voulu porter son désarroi en ville, en brandissant des pancartes devant la mairie.

Alerté, Philippe Lavaud a accepté de recevoir Teko et ses amis dans son bureau. « On va soutenir votre dossier pour que le Préfet accepte de revoir votre situation », lui a promis le nouveau maire, qui souhaite également solliciter l'Élysée : « Vous êtes quelqu'un qui travaille et qui a envie de réussir. Le président Sarkozy a argumenté sur la valeur travail et l'insertion par le travail dans sa campagne. Il conviendra de le lui rappeler? Nous allons donc tenter d'obtenir un sursis à exécution, au moins pour que vous puissiez terminer vos études ».

Teko et ses amis ont ensuite rejoint la préfecture, où ils n'ont pas pu rencontrer François Burdeyron. « Mais, demain, le préfet doit examiner une dizaine de dossiers avec le collectif des sans-papiers, dont celui de Teko », explique Georges Tritz. Le jeune Togolais attend le verdict : « J'avais perdu espoir, concède-t-il. Mais cette mobilistaion m'a redonné du courage ». Une mobilisation qui pourrait se poursuivre la semaine prochaine avec le renfort des enseignants et parents d'élèves

Sans_papiers_Seko

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Après la France, la Roumanie dit non au maïs OGM

Echo Nature - Le magazine d'information environnementale – 28/03/08


Avec 3 millions d'hectares de maïs cultivés chaque année, la Roumanie est le premier producteur de maïs de l'Union européenne (UE). Après avoir testé, avant de l'abandonner, le soja transgénique, le pays avait ouvert ses portes au maïs MON 810 de Monsanto.

En 2007, si 300 hectares avaient été encore semés en MON 810, la saison 2008 s'annonce à 100 % sans OGM, Attila Korodi, le Ministre de l'Environnement et du développement durable ayant déclaré aujourd'hui être ". en possession d'études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l'environnement. Nous avons donc mis en place un comité des biotechnologies qui va travailler à partir de ces études et rendre un avis scientifique (vers le 15 avril, N.D.L.R.)". En attendant, le ministre, qui s'exprimait au cours d'une réunion organisée par Greenpeace sur les aliments bio roumains, a demandé aux agriculteurs de ne pas semer de maïs MON 810, considérant qu'il y a ". trop de questions pour laisser cultiver des OGM en Roumanie sans rien faire".

Greenpeace se félicite évidemment de cette annonce, Arnaud Apoteker considérant que "Avec des moratoires en France et en Roumanie, ce sont les principaux producteurs de maïs européens qui refusent les OGM. Ils envoient ainsi un message fort au reste du monde et à la Commission européenne sur les risques que cette technologie comporte".

Alors que la Roumanie est le 7e pays de l'UE à interdire les OGM, après la France, la Hongrie, l'Italie, l'Autriche, la Grèce et la Pologne, l'Espagne, seul pays où les OGM demeurent cultivés à grande échelle, se trouve de plus en plus isolée sur la scène européenne. Néanmoins, rappelons qu'au niveau mondial les OGM ont encore progressé en 2007.

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Les loyers lyonnais ont augmenté de 50% en dix ans !

27/03/2008 - Libéblog - A.Gd. –

LOGEMENT – Les professionnels de l’immobilier et les investisseurs s’en félicitent, les locataires lyonnais certainement beaucoup moins. En dix ans, les loyers lyonnais (du parc privé) ont augmenté de plus de 50% (1). 5% par an : une des plus grosses hausses en France puisque la moyenne nationale est de 3,5 % par an sur la même période. C’est ce que révèle une étude de CNAB Lyon (confédération nationale des administrateurs de biens) rendue publique ce jeudi…

En 2008, un appartement à Lyon se loue en moyenne 11,7 euros du mètre carré. Avec une particularité : le prix est désormais quasiment identique d’un arrondissement à l’autre. Ainsi, l’arrondissement le plus cher, le 2è, sur la presqu’île, est à 14,4 euros du mètre carré. Soit seulement 4 euros de plus que l’arrondissement le moins cher, le 9è (10,3 euros le mètre carré).

Un lissage qui s’est opéré progressivement ces dernières années. « Auparavant, il y avait de grosses différences de loyers entre les secteurs. C’est spécifique à Lyon. Dans des villes comme Paris ou Marseille, on a des écarts allant de 1 à 2 entre les arrondissements », note Michel Mouillard, professeur d’économie et rapporteur de l’étude de la CNAB.

Ce qui ne veut pas dire que les loyers sont homogènes à Lyon. En effet, si le quartier, tout comme la présence de dessertes de transports en commun, semblent curieusement n’avoir que peu d’influence, l’équipement des immeubles, le standing et l’entretien des appartements restent déterminants. Ainsi, par exemples, de grosses différences de prix apparaissent entre des immeubles équipés ou pas d’ascenseurs. Les écarts peuvent d’ailleurs aller de 1 à 5 sur des surfaces comparables. Par exemple, selon cette étude, le prix d’un studio à Lyon va de 5,8 euros le mètre carré à plus de 20 euros le mètre carré.

« Le marché lyonnais est sain. C’est une bonne nouvelle pour les propriétaires bailleurs », se félicite Patrice Rosier, le président de la CNAB Lyon qui espère… que la hausse se poursuivra.

(1) L’étude porte sur les nouveaux baux et ne concerne pas les baux qui n’ont pas été renouvelés.

50% ! Mais pourquoi cela ???

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jeudi 27 mars 2008

DETOURNEMENT DE FONDS - Le nom du Président de la République serait cité dans l'affaire Hamon

NOUVELOBS.| 27.03.2008 | 15:11

Une lettre signée par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, serait apparue dans le dossier judiciaire de l'affaire Hamon, qui porte sur des détournements de fonds publics.

Une lettre signée par Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président du conseil général des Hauts-de-Seine, est apparue dans le dossier judiciaire de l'affaire Hamon, qui porte sur des détournements de fonds publics, révèle Le Monde jeudi 27 mars.

Me Philippe Gumery, le conseil du collectionneur d'art Jean Hamon, s'est appuyé sur cette lettre pour demander à la juge d'instruction Nathalie Andreassian d'enquêter sur les flux financiers autorisés par Nicolas Sarkozy.
Selon Me Philippe Gumery, la lettre signée par le chef de l'Etat le 13 octobre 2004, à l'époque où il était à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, atteste de sa connaissance du dossier Hamon.


Mise en examen de Santini -
André Santini, le secrétaire d'Etat à la fonction publique, est mis en examen pour "prise illégale d'intérêt", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics" à l'occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d'art contemporain Hamon.Pour Me Philippe Gumery, les faits reprochés à André Santini pourraient aussi concerner Nicolas Sarkozy.
L'avocat demande, en outre, l'audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine.
La cour d'appel de Versailles devrait se prononcer, vendredi 28 mars, sur un complément d'information réclamé par Me Philippe Gumery.

Posté par Kozett à 17:30 - Justice - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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