Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 31 mars 2008

Humour - papier de verre

Le Monde check-list 31/03/08

  papier de verre

Hervé Le Tellier
Demain, Rachida Dati se détend un peu, Nicolas Sarkozy se tait et Martinon revient. Mais non, je plaisante, ce sera juste le 1er avril.

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Les six Français de L'Arche de Zoé ont été graciés par le président tchadien

Le Monde 31 Mars 2006 15 h 50

Les six membres de l'association, condamnés en décembre au Tchad pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France, ainsi qu'un intermédiaire tchadien, ont été graciés, lundi 31 mars, par Idriss Déby, selon deux décrets publiés à N'Djamena. (AFP

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Des lumières éteintes pendant "une heure pour la planète"

Des lumières éteintes pendant "une heure pour la Terre"

LEMONDE. | 30.03.08

Reportage 13 photos

Des centaines de villes, réparties dans une trentaine de pays,ont participé Samedi soir 29 Mars à l’opération une heure pour la Terre, qui consistait à éteindre les lumières des principaux édifices publics pendant une heure, entre 20 heures et 21 heures locales.

A l’initiative du Fonds mondial pour le nature (FMW) pour sensibiliser aux économies d’énergie ! La production d’électricité étant source de pollution et de réchauffement climatique.

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AFGHANISTAN - Le PS craint "un nouveau Vietnam"

NOUVELOBS. | 30.03.2008 | 12:03

Le député PS et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Jean-Louis Bianco estime qu'il "ne faut pas envoyer de troupes supplémentaires" alors que des débats sans vote auront lieu mardi au Parlement sur le renforcement du contingent français.

On peut craindre que nous ne partions pour un nouveau Vietnam", estime dans un entretien au Journal du Dimanche daté du 30 mars le député PS et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Jean-Louis Bianco, alors que des débats sans vote auront lieu mardi au Parlement sur le renforcement du contingent français en Afghanistan.
"Nicolas Sarkozy prend les choses à l'envers. Il décide et ensuite, il fait semblant de nous consulter. C'est absolument méprisant", déplore le député socialiste. "Nous sommes une des rares démocraties en Europe et peut-être dans le monde où l'on peut envoyer des troupes et les laisser sur place sans que le Parlement en débatte et encore moins ne vote", souligne-t-il.
Jean-Louis Bianco pense "qu'il ne faut pas envoyer de troupes". La "bonne méthode" serait que "l'on en débatte avant d'envoyer des troupes, et surtout avec les Européens", par exemple lors d'une "session extraordinaire au Parlement européen".

"Oubliant l'action de De Gaulle" -
"Renforcer la démocratie, faire en sorte que l'aide arrive, définir une stratégie militaire, voilà ce qu'il faut faire au préalable, faute de quoi on peut craindre que nous ne partions pour un nouveau Vietnam", ajoute Jean-Louis Bianco.

Pour le député PS, Nicolas Sarkozy, "oubliant l'action de De Gaulle" semble "prêt à rentrer" dans l'OTAN "sans obtenir de garantie sur le rôle" de l'Alliance atlantique "et celui qu'y jouerait la France".
Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée nationale, estime dans une interview également au JDD qu'il ne "faut pas reculer" en Afghanistan. Ce pays, souligne-t-il, "est le lieu d'activités qui menacent directement les intérêts français, d'une part en raison du terrorisme et du rôle des talibans et d'Al-Qaida, d'autre part en raison de l'importance des activités liées au trafic de drogue".
Ce qui "prévaut", ajoute-t-il, "c'est la défense des intérêts de la France et de la paix dans le monde. Tout conflit comporte une part d'incertitude. Comme l'a dit le président quand il s'est rendu sur place, il ne faut pas reculer en Afghanistan et nous n'avons pas le droit d'échouer".


Apaiser la polémique -
Les débats sans vote à l'Assemblée nationale et au Sénat sont destinés à apaiser la polémique qui enflait depuis l'annonce le 26 mars par Nicolas Sarkozy devant le Parlement britannique qu'il proposerait la semaine prochaine au sommet de l'OTAN à Bucarest de renforcer la présence militaire française en Afghanistan. La presse a évoqué l'envoi d'un millier de soldats supplémentaires, ce qui porterait le contingent français à près de 3.000 hommes.

La gauche, mais aussi des membres de la majorité, ont protesté contre cette annonce faite sans débat préalable au Parlement français, et qui plus est devant un Parlement étranger. (avec AP)

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«Les instruments de bord restent fixés sur la voie du productivisme»

Libération - lundi 31 mars 2008 –

Recueilli par CHRISTIAN LOSSON et CHRISTIAN CHAVAGNEUX (Alternatives économiques)

Interview de Patrick Viveret, conseiller à la Cour des comptes.

En janvier, Nicolas Sarkozy a demandé à deux prix Nobel, l’Indien Amartya Sen et l’Américain Robert Stiglitz, de réfléchir aux instruments de mesures du bien-être. Manière de prendre acte du décalage entre indices de croissance classiques et ressenti des Français. Patrick Viveret, conseiller à la Cour des comptes et auteur de Reconsidérer la richesse (éditions de l’Aube, 2003), commente.

Nicolas Sarkozy confie une mission sur la refonte du calcul de la richesse à deux Nobel d’économie iconoclastes. Un symbole ?

C’est le symptôme du changement d’air du temps, produit du Grenelle de l’environnement, initié par la société civile. Plusieurs institutions internationales avaient ces dernières années travaillé sur le sujet. Nicolas Sarkozy, avec l’onction de Stiglitz et Sen, y ajoute une dimension internationale symbolique.

Pourquoi la mesure du produit national brut ne suffit-elle plus ?

Parce que les agrégats de la comptabilité nationale ont été pensés dans un autre contexte : celui de la reconstruction industrielle d’après-guerre. Laquelle ignorait la question de l’environnement et celle des services, l’éducation et la santé en particulier.

Comment aboutir à ces nouveaux indicateurs ?

Plusieurs pistes existent. Il y a eu d’abord l’approche des indicateurs de développement humain, initiés par le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) à partir des travaux théoriques d’Amartya Sen. D’autres approches, comme le produit intérieur brut vert, visent à soustraire de la richesse produite des éléments destructeurs - comme les catastrophes écologiques (Erika, Katrina) - comptabilisés positivement quand ils sont générateurs de flux monétaires (réparations, indemnisations…). D’autres approches privilégient les composantes sociales, telles le rôle du «capital social» associatif ou du travail domestique dans la création de valeur, pouvant peser jusqu’à 120 % du PIB, selon les travaux de l’INSEE conduits par Annie Fouquet ! De nouveaux indicateurs synthétiques, comme l’indice de santé sociale, permettent de nouvelles comparaisons entre les sociétés. D’autres interpellent les acteurs sociaux, comme le collectif pour un Québec sans pauvreté, à l’origine du «produit intérieur doux».

L’Elysée fait, d’un côté, la promotion du libéralisme et, de l’autre, remet en cause le calcul de cette création de richesses en enrôlant deux économistes critiques de la mondialisation…

C’est une contradiction, certes, mais elle constitue un progrès sur la dénégation (le dogme de la croissance à tout prix, sa logique d’insoutenabilité environnementale, sociale ou civilisationnelle). A l’instar de la planète, qui se penche sur le réchauffement climatique à Bali mais laisse les institutions financières internationales camper dans la promotion du développement par la croissance à tout prix. L’Occident découvre qu’au jeu du laisser-faire, il va perdre la partie face aux pays émergents, portés par une forte démographie.

S’interroger sur de nouveaux indicateurs de richesse signifie-t-il le retour de la gouvernance, de la politique ?

Oui, à l’image de ce qu’imposent les enjeux climatiques ou la crise financière, il se dessine une phase de réhabilitation de l’action collective, de la gouvernance démocratique. On le voit à la sémantique actuelle, où les mots de planification, de régulation, de coopération, voire de taxation, hier honnis par la révolution conservatrice, font leur retour. On passe d’une phase historique de la mondialisation destinée à saper l’Etat-providence à une phase de crise de civilisation soluble par de nouvelles régulations planétaires. Des indices le disent, de la nobélisation du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, à la directive européenne Reach sur les substances chimiques.

Nicolas Sarkozy, entre sa récupération de la crise de civilisation chère à Edgar Morin et son souhait de changer les critères de richesse, aurait-t-il anticipé cela ?

Le politique doit réassumer sa responsabilité régulatrice car nous assistons à l’échec d’un capitalisme financier devenu écologiquement et socialement insoutenable. Et ce sera de plus en plus vrai pour les entreprises elles-mêmes. Au début, elles ont intégré la dimension développement durable comme facteur de com. Elles commencent à comprendre qu’il s’agit de leur avenir, de leurs marchés menacés par la gravité de la crise écologique et financière.

Ces nouveaux thermomètres peuvent-ils changer nos modes de vie, de consommation, de production ?

Non. Cela ne suffit pas bien sûr. Mais posons la question à l’envers. Que se passerait-il si nous continuions avec nos indicateurs actuels ? On se trouve dans la situation d’un marin qui veut changer de cap, mais dont les instruments de bord restent fixés sur l’ancienne voie de la croissance productiviste. Il ne suffit pas de changer les indicateurs de richesse, il faut aussi modifier les comportements. La question du développement humain soutenable, marginale hier, est en train de devenir essentielle.

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Appel à mobilisation – la Flamme olympique est de passage à Paris…

vendredi 29 février 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)

Flamme Olympique :
dimanche 6 avril à Londres - lundi 7 avril à Paris.

Action coordonnée par l’ITSN (International Tibet Support Network)

Lors du passage de la flamme olympique en Europe, diverses manifestations de soutien pour la cause tibétaine sont organisées.

Informations disponibles à ce jour concernant la flamme olympique officielle :

Les festivités londoniennes se clôturant aux alentours de 19 heures le dimanche 6 avril, la flamme olympique arrivera de Londres dans la soirée du dimanche, vraisemblablement vers 21 h. Elle doit arriver sous la Tour Eiffel. Le moyen de transport n’est pas encore connu.

Le relais de la flamme olympique aura lieu le lundi 7 avril en début d’après midi (vers 13 h 30), et partira de la Tour Eiffel. Le parcours fait 20 km et 80 relayeurs assureront le relais de la flamme.

Rappel du programme de Londres :

Six anciennes prisonnières politiques de Drapchi, dont Ngawang Sangdrol [1] et Phuntsog Nyidrol [2], et des athlètes de l’équipe Tibet [3] tiennent une place importante dans le programme du 6 avril à Londres.
Les activités de la journée incluront des manifestations le matin, le long du passage de la flamme, suivies d’un relais dans l’après-midi dans un square londonien pour allumer et célébrer la flamme de la liberté tibétaine.

Ce relais inclura la cérémonie de la flamme de liberté tibétaine et les retrouvailles de 6 nonnes de Drapchi chantant en "live" les chansons enregistrées dans la prison de Drapchi. Moment très certainement fort en émotions !

Des interventions auront lieu, dont celles de Ngawang Sangdrol ancienne prisonnière politique, Lhadon Tethong présidente de Etudiants pour un Tibet Libre, un parlementaire britannique et des athlètes de l’équipe olympique du Tibet (dont la participation aux jeux n’a pas été acceptée par le Comité Olympique !).

Musique et danses par le Groupe Chino de la Communauté Tibétaine d’Angleterre et d’autres musiciens tibétains avec le soutien de groupes anglais complèteront ce rassemblement.

La flamme de la liberté tibétaine sera ensuite emportée par Eurostar jusqu’à Paris, la ville relais suivante, par les nonnes de Drapchi et les athlètes de l’équipe Tibet. (Arrivée prévue à Paris Gare du Nord à 19 h le dimanche 6 avril)

Rejoignez-les dans l’Eurostar et participez au relais massif le lendemain lorsque la flamme olympique arrivera à Paris !

Activités prévues à Paris

Dimanche 6 avril :
Arrivée prévue de l’Eurostar vers 19h Gare du Nord : nous vous invitons à accueillir nos amis à leur arrivée, en compagnie de membres de la Communauté Tibétaine de France !

Si vous êtes à Paris dans la journée (le marathon de Paris a lieu dimanche matin avec 35 000 coureurs !), vous pouvez toujours vous balader avec drapeaux tibétains, tee-shirts aux couleurs du Tibet, et faire de la pub pour le rassemblement du lendemain !

Lundi 7 avril :
Accueil des militants et sympathisants dès 11h du matin, place du Trocadéro. (Métro Trocadéro)
De 11h à 16h environ : rassemblement sur le Parvis de la Place du Trocadéro, Dalle des Droits de l’Homme avec transfert si cela est possible, du rassemblement vers le Mur de la Paix, de l’autre côté du Champ de Mars.
Prises de paroles de la part d’intervenants sur le podium et animations.
Vente de Tee-shirts, drapeaux, autocollants, bandeaux, apportés par les TSGs (Groupes de Soutien au Tibet) français et la Communauté Tibétaine de France sur un stand tenu par des Tibétains.

Pour toutes les personnes désireuses de montrer les couleurs du Tibet dans Paris ce lundi 7 avril : soyez nombreux - objectif visibilité !

Tous les moyens de transport sont envisagés : à vélo, à Vélib’, en bateaux mouches, en bus touristique sur la plate forme supérieure, etc…

Apportez vos drapeaux ! Des tee-shirts spécial J.O. et bandeaux seront proposés à la vente !

Nous avons besoin de vous :
Rejoignez-nous pour le passage de la Flamme à Paris ou à Londres ; cette occasion ne se renouvellera pas.
Aidez-nous financièrement [4], y compris de manière symbolique. De nombreuses dépenses sont à couvrir : location et installation d’un podium, impression de flyers, réalisation de banderoles...

A nous de soutenir le peuple tibétain à l’occasion du passage de la Flamme Olympique des Jeux de Pékin !

Contact Communauté Tibétaine de France : comtibfr@hotmail.com
Contact hébergements Paris : marcellerouxtibet@yahoo.fr
Contact transport : rang.ben@wanadoo.fr

[1] Cf le livre : "La prisonnière de Lhassa" de Philippe Broussard et Danielle Laeng, relatant la biographie de Ngawang Sangdrol. Editions Stock

[2] Rebelle à neuf ans, prisonnière à onze, condamnée pour avoir enregistré, en prison, des chants de liberté, puis pour s’être insurgée contre les surveillantes, Ngawang Sangdrol n’a été libérée, comme Phuntsog Nyidrol, sa compagne de cellule et complice dans l’enregistrement des chants, que grâce à la pression internationale

[3] Vous pouvez soutenir l’équipe Tibet en visitant le site Team tibet

[4] chèque à libeller à l’ordre de la Communauté Tibétaine de France (préciser "flamme olympique") ; Communauté Tibétaine de France - 28 rue Sorbier - 75020 PARIS

Redaction Tibet Info (JMB)

Soirée spéciale Tibet sur Arte, 1er avril

Appel à la solidarité avec le peuple tibétain : relais dans la presse et premiers résultats

Plus d’une centaine de moines arrêtés au monastère de Ngaba Kirti (Sichuan)

Cas n° 21 - Tao Haidong (28 mars ’08)

Voyage de diplomates étrangers au Tibet encadré par les autorités chinoises

[...]

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RESTOS DU cœur : Fin de la campagne d'hiver

NOUVELOBS.COM | 30.03.2008 |

L'association déclare que "cette année encore, près de 700.000 personnes, dont des milliers de travailleurs pauvres, ont eu besoin des Restos pour pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires".

Après avoir subvenu, cet hiver, aux besoins alimentaires de près de 700.000 personnes, les Restos du Coeur terminent, dimanche 30 mars, leur 23e campagne d'hiver mais n'arrêtent pas pour autant leur aide aux plus démunis, selon un communiqué de l'association.
"Cette année encore, près de 700.000 personnes, dont des milliers de travailleurs pauvres, ont eu besoin des Restos pour pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires", indique le communiqué qui précise que près de 2.300 tonnes de denrées ou de produits pour les bébés ont pu être collectés dans plus de 2.700 supermarchés et grâce aux 27.000 bénévoles mobilisés".

L'aide aux démunis, dans leur démarche de réinsertion, continue
Cette collecte, ajoute l'association, "permet un complément pour assurer les distributions alimentaires d'été". Par ailleurs, "jusqu'à l'hiver prochain, les bénévoles vont continuer d'aider les plus démunis dans leur démarche de réinsertion".
Les Restos du Cœur attirent aussi l'attention sur "trois sujets inquiétants": l'état du logement et de l'hébergement d'urgence, la hausse du coût des matières premières et les contrats aidés. Sur ce dernier aspect, les Restos soulignent qu'ils aident 1.200 personnes dans 83 ateliers et chantiers d'insertion alors que de nouveaux sont en train d'être créés et demandent au gouvernement "de ne pas casser cet outil qui a prouvé son efficacité".

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Rachida au pays des merveilles

Nouvel Observateur - Jean-Marcel Bouguereau – 29/03/08

"LES CAISSES sont vides" nous a asséné Nicolas Sarkozy. Pas pour tout le monde.

Le site Internet Médiapart évoque "les folles dépenses" de Rachida Dati, la chancellerie ayant bénéficié fin 2007 d’une rallonge de 100.000 euros pour combler les trous de son budget. L’annonce par Nicolas Sarkozy, le 7 janvier, qu’il ne serait pas le président du pouvoir d’achat n’a en rien ralenti la folie dépensière de sa Garde des Sceaux.


"Fin mars, le montant des factures à honorer place Vendôme était de... 112.356,67 euros", un chiffre que n'a pas contesté le porte-parole du ministère. Selon Mediapart, certaines de ces dépenses concerneraient "des paires de collants" et des "frais de maquillage"... Alors qu’en 2007 les salaires ont augmenté de 2,6 %, soit un gain de pouvoir d’achat de 0,1% sur douze mois et que, pour un tiers des retraités, les pensions sont passées de 700 € à 707,7 €, Rachida Dati semble avoir oublié la France d’en bas qu’elle a réussi à quitter, à force de détermination et d’entregent, tout dans sa vie étant calculé, orchestré au millimètre près.


À l’heure où la Garde des Sceaux vient de s’attirer l’hostilité de la magistrature en fermant 130 tribunaux de province pour cause de rigueur budgétaire, Rachida Dati continue, comme elle l’a déclaré un jour, de vivre un "conte de fées" : "Ma vie, aujourd'hui, c'est Alice au pays des merveilles." Elle est la favorite de Nicolas Sarkozy, toujours à la place d'honneur : à la table du roi du Maroc, à Marrakech; à ses côtés pour arriver à la Maison-Blanche, à Londres, tout de Dior vêtue, en face de la Reine. Au point qu’on ne sait pas s’il s’agit de tourisme politique ou de voyages d’Etat.


Lors d’un récent voyage en Inde, elle devait rencontrer le président de la Cour suprême, le plus haut magistrat du pays. Elle a préféré, goût des paillettes et fascination pour les célébrités, lui poser un lapin pour rendre visite à Sonia Gandhi, l’héritière de la dynastie.

Son goût du luxe et sa proximité avec le président et, en son temps, avec Cécilia, la rendent cassante au point qu’elle use nombre de membres de son cabinet qui, tour à tour, démissionnent. Cette nouvelle affaire risque d’écorner un peu plus une image déjà détériorée. Elle ne paie pas seulement les controverses sur la carte judiciaire mais sa "pipolisation": à jouer sur tous les registres, à exhiber "son goût pour les belles robes et les jets privés", souligné jusque par ses amis, la fille d'ouvrier marocain venue de Saône-et-Loire est en train de gâcher son image.

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Manifestations anti-OGM dans plusieurs villes avant le débat à l'assemblée

TOULOUSE (AFP) - 29/03/2008 – TV5 Infos

Des manifestations "pour le droit de produire et consommer sans OGM" ont eu lieu dans plusieurs villes samedi, avant la discussion à partir de mardi du projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés à l'Assemblée nationale.

Ces rassemblements, organisés par un collectif d'associations et syndicats, dont Greenpeace, Attac, les Amis de la Terre, les Faucheurs volontaires, la Confédération paysanne et la Fédération nationale de l'agriculture biologique, se sont notamment déroulés à Rennes, Clermont-Ferrand, Toulouse, Bordeaux, Avignon, Nancy et Lille. Selon la Confédération paysanne, ils ont regroupé au total plus de 25.000 personnes.

A Rennes, plus de 5.000 personnes, selon la police, entre 13.000 et 15.000 selon les organisateurs, ont manifesté en criant "Monsanto, assassin. OGM on n'en veut pas. OGM dans les champs c'est la mort de nos enfants".

"La Bretagne a une importance majeure sur la question des OGM, car c'est là que se concentre la majorité de l'élevage en France et les OGM sont cultivés à 80% pour l'élevage", a expliqué Arnaud Apoteker (Greenpeace).

A Clermont-Ferrand, la manifestation, en présence du leader altermondialiste José Bové, a rassemblé entre 1.000 et 3.000 personnes. Après un pique-nique, les manifestants, portant des banderoles "maïs OGM = céréale killer" et "OGM: députés, dites non", ont formé une fresque humaine pour écrire "sans OGM = O%".

A Toulouse, 500 personnes ont scandé des slogans tel "Monsanto dehors, OGM non merci" sur la place du Capitole, devant l'Hôtel de ville. "Les oies du Capitole nous réveilleront. Alerte à la trahison", ont chanté les manifestants, portant sept oies et des banderoles anti-OGM.

Selon Jacques Dandelot, membre du Collectif anti-OGM 31 et des Faucheurs volontaires, 4.000 pétitions appelant les députés à "voter pour une loi respectant le droit de produire et de consommer sans OGM" ont été signées localement et seront envoyées à l'assemblée nationale.

Une cinquantaine de membres et sympathisants du Collectif anti-OGM 31 ont symboliquement "semé" du maïs biologique sur des pelouses devant l'usine de production de semences Pioneer à Aussonne (nord de Toulouse).

A Avignon, de 800 à 1.500 personnes ont manifesté jusqu'à la place de l'Horloge, non loin du Palais des Papes, où avait été installé un cercueil surmonté de fruits et de légumes symbolisant l'enterrement de la biodiversité.

A Bordeaux, plusieurs dizaines de manifestants, 300 selon les organisateurs, se sont rassemblés place de la Comédie, avant un pique nique bio devant le Grand Théâtre.

A Lille, des producteurs ont vendu leurs produits -légumes, miel, viande notamment- près de stands militants de Greenpeace, du WWF, des Amis de la Terre ou des Verts. A Strasbourg, une dizaine de personnes portant un masque blanc et brandissant de petits panneaux "Ni dans mon assiette ni dans les champs" ont manifesté silencieusement.

Les députés doivent débattre les 1er, 2 et 3 avril du projet de loi OGM, largement amendé, puis adopté par les sénateurs le 8 février. Selon le collectif anti-OGM, "cette loi est en contradiction avec la plus grande partie des engagements du Grenelle de l'environnement".

Le collectif souhaite que le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM soient inscrits dans la loi, et que "le principe de précaution (soit) pleinement appliqué".

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La vraie morale du système : bosser moins pour gagner plus

Vendredi 28 Mars 2008 – Marianne - Anna Borrel

Travailler plus, une aspiration majoritaire ? Mais pourquoi tout le monde fait-il la chasse aux meilleures combines pour devenir rentier. Cherchez l'erreur…

Ultime ambition : une vie à se prélasser...

A l'époque du «travailler plus», ceux qui ont un tout petit peu de capital ont tellement foi en la « valeur travail » que leur principale interrogation porte sur les placements susceptibles de leur offrir une rente à vie. Les médias généralistes ne s'y trompent pas, quitte à piquer le marronnier de la presse spécialisée : du Figaro à France info, on explique au lecteur ou à l'auditeur comment placer au mieux ses quelques dizaines de milliers d'euros. Et sur Internet, sites et forums commentent jusqu'à l'overdose les meilleurs moyens de vivre sans travailler.

Minimum requis : 400 000 €
L'e-magazine L'Internaute répond par exemple en détail à cette brûlante question : quel capital faut-il pour devenir rentier ? Grâce à une formule toute bête (A = (i * L)/1 - (1/1+i) n), le dossier conclut qu'un minimum de 400 000 euros est nécessaire pour percevoir 12 000 euros de rente annuelle. C'est assez pour compléter une petite retraite mais c'est un peu chiche pour vivre confortablement si l'on ne dispose pas d'autres revenus. Sur les forums de sites financiers, certains affinent la question : « Bonjour à tous, quel capital faut-il pour pouvoir vivre sans travailler avec un revenu annuel de 42.000 €, sans jamais puiser dans son capital, et en tenant compte de l'inflation ? », demande un internaute curieux. La quarantaine de conversations qui suivent ce petit post s'accordent sur 800 000 euros. La discussion se poursuit ensuite à l'infini sur la nature et la pertinence des placements : acheter et louer un meublé ? Placer sur un fonds en euros ? Acheter des actions ? On décèle la précision de professionnels de la gestion mais on voit aussi des autodidactes très avertis dispenser leurs conseils. Le sujet intéresse tellement que certains bloggeurs noircissent leurs pages d'analyses sur le sujet. Certains créent même des sites entièrement dédié à la question… ce qui les fait déjà avancer sur le chemin de la rente grâce aux quelques euros de publicité mensuelle qu'ils engrangent.

Le travail n'a plus la cote !
Pour se défendre du stress de la vie professionnelle et de l'angoisse de la précarité, devenir rentier semble être devenu l'ambition ultime. D'un côté, la faible taxation des successions (renforcée par le bouclier fiscal) facilite l'accession à des sommes importantes par voie d'héritage. De l'autre, la progression sociale par le travail ne fait plus rêver. Le rêve, louable s'il était réel, de Jacques Attali de « supprimer la rente » risque de se heurter à un nouvel obstacle imprévu : ces classes moyennes supérieures qui ne veulent plus travailler.

Devant le succès que rencontrent les méthodes en tout genre, plus ou moins honnêtes, qui fleurissent pour expliquer comment devenir rentier, on peut ressentir une certaine frustration lorsqu'on n'a pas un sou de capital de départ… ou tout simplement pas le goût à vivre de ses dividendes. Dans ce dernier cas, un passage sur le site devenir-rentier.com est indispensable. Pour devenir riche et ne plus avoir à pointer : devenez un vrai renard et apprenez à manipuler les pigeons

Posté par werdna à 00:04 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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