Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

dimanche 30 mars 2008

BRÉSIL • Ah, qu'il est doux de ne rien faire !

Courrier International 26 Mars 2008 avec photo

Un créatif – stressé mais repenti – a créé à Porto Alegre un club dont l'objet est d'apprendre à ne rien faire. Pour ne pas se laisser engloutir par la frénésie ambiante, pour se faire du bien, explique l'hebdomadaire Istoé.

Rien d'étonnant à ce qu'un sincère "pardon ?" soit la première réaction de celui qui entend parler d'un groupe qui est en train de conquérir toujours plus de membres au Brésil : le Club du Nadismo ["rien faire"]. C'est exactement ça : un groupe de personnes dont la philosophie est… de ne rien faire – de temps en temps.

Son fondateur, le designer Marcelo Bohrer, 32 ans, qui vit à Porto Alegre, apporte quelques précisions : "Ne rien faire, parfois, c'est fondamental pour une bonne qualité de vie. Ce n'est pas évident à mettre en œuvre : au début au moins, on se sent coupable, on pense qu'on perd son temps." Il a eu cette idée après avoir connu, en 2003, un syndrome d'épuisement professionnel provoqué par le stress, qui l'a incité à réfléchir à son rythme de vie frénétique de l'époque. Il assure qu'il vit mieux aujourd'hui, après avoir créé ce club, dont le nom, reconnaît-il, provoque l'étonnement. "La première réaction, c'est de trouver ça amusant, mais ensuite les gens en comprennent le but", explique-t-il.

Les membres du club prennent donc au sérieux le "rien faire". A l'image de Rubens Miranda, 57 ans, cadre originaire de São Paulo, qui a décidé de revoir ses habitudes après que deux de ses amis ont eu un infarctus. "Quand j'ai compris que cela pourrait m'arriver, j'ai décidé d'agir de façon préventive", raconte-t-il. Il a découvert le groupe sur Internet et aujourd'hui, cinq mois après, il sent que les relations avec sa famille se sont améliorées.

Les réunions du club ont lieu une fois par mois dans des parcs ou sur des places de Porto Alegre. On y trouve toujours un grand cube blanc symbolisant le vide. Au programme : quarante-cinq minutes d'inactivité absolue. Il n'y a pas vraiment de règles. La personne peut rester assise ou allongée. Mais on n'a pas le droit de dormir. "La consigne, c'est que tout le monde garde les yeux ouverts. Dormir, ce n'est pas rien faire, c'est une nécessité", souligne Bohrer.

Rubens Miranda estime que le nadismo peut même être pratiqué chez soi. Deux fois par jour, il débranche les téléphones et, assis dans le salon, il ne fait rien pendant dix minutes. Sa femme ne s'est pas encore habituée à cette nouvelle philosophie. "Quand je lui ai parlé du groupe, elle m'a traité de fou, elle a trouvé cela ridicule. Elle voulait savoir ce que j'y gagnerai. Eh bien, j'ai gagné de la qualité de vie. On apprend à satisfaire ses besoins d'une façon moins effrénée", résume-t-il.

Selon Bohrer, ne rien faire correspond à la radicalisation de mouvements comme le Slow – qui prône la valorisation du temps. Celui qui vit plus lentement vit mieux. Ce qui n'est en rien nouveau pour le chanteur Martinho da Vila : Devagar, devagarinho ["Doucement, très doucement" est l'un des tubes de ce sambiste très populaire au Brésil] ; lui-même est parvenu à l'âge de 70 ans en appliquant ce précepte sans retenue. "C'est une philosophie de vie. Celui qui marche doucement arrive. Et il arrive reposé", plaisante-t-il. Pour le psychologue Esdras Vasconcellos, professeur à l'université de São Paulo, ne rien faire est une chose saine : "Quand vous videz votre tête, vous entrez dans une fréquence psychophysique très basse, et cela fait du bien."

Thaina Gallo, 17 ans, habitant elle aussi Porto Alegre, est un autre membre satisfait. Elle estime qu'elle est très agitée et se dit enthousiaste vis-à-vis de cet apprentissage. "Je dois admettre que ce n'est pas une chose normale. Je me suis même demandée ce que je faisais là. Par la suite, j'ai réussi à me relaxer. Je crois que cela m'aidera à être plus calme", affirme-t-elle. Ce n'est pas grand-chose… mais c'est déjà beaucoup !

Repères

Les règles essentielles du "nadismo"
- Oubliez vos engagements ; profitez du moment sans vous presser.
- Ne cherchez pas à démêler le vrai du faux. Le nadismo n'a aucun but.
- Privilégiez le silence et l'immobilité.
- Essayez de ne pas penser de façon productive.
• Dans la même veine que le "club du rien faire", mais plus répandus, on trouve les "clubs du rire", créé à l'origine en Inde par le Dr Mandan Kataria. Sa phrase fétiche : "Nous ne rions pas parce que nous sommes heureux, 
nous sommes heureux parce que nous rions." La "technique d'accession au bien-être par le rire" qu'il a mise au point est basée sur le yoga. Il existe plus de 5 000 clubs dans le monde, dont une dizaine à Paris.

Adriana Prado Istoé

Posté par Kozett à 00:08 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tibet - Nouvelles manifestations à Lhassa

NOUVELOBS.| 30.03.2008 | 12:00

Le gouvernement tibétain en exil affirme que des manifestations "réunissant très rapidement des milliers de personnes" se sont déroulées samedi matin dans la capitale, Lhassa.

Le gouvernement tibétain en exil a affirmé depuis Dharamsala (Inde) que des manifestations avaient eu lieu, samedi 29 mars, près d'un monastère de Lhassa, la capitale du Tibet.
Selon un communiqué diffusé sur le site du gouvernement tibétain en exil, "les manifestations ont eu lieu à 14 heures locales (06h00 GMT) devant le monastère de Ramoche".
"Des manifestations réunissant très rapidement des milliers de personnes se sont également déroulées à proximité", notamment près du temple de Tsuglag-khang (Jokhang)", précise le communiqué.


Les violences au Tibet ont fait officiellement 19 morts, selon les autorités chinoises. Selon les Tibétains en exil, la répression chinoise a fait environ 140 morts.

Posté par Kozett à 00:07 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lunettes : gros flou et grand écart sur les prix des verres !

Ouest-France – 30/03/08 - Pierre CAVRET

Remboursement dérisoire, prix de vente des verres non homogènes voire astronomiques : acheter des lunettes de vue de qualité va t-il devenir un luxe. Et si oui, à qui la faute ?

Enquête

« Si on met des lunettes de vue sur le bout de son nez, c'est forcément qu'on en a besoin ! Mais bientôt, vu les prix et comme pour les soins dentaires, on aura des gens sans lunettes et sans dent, faute d'argent ! » « J'ai 50 ans, je vois moins bien mais je ne change pas mes verres. Quand on m'a annoncé le prix des progressifs, je n'ai pas voulu le croire. 700 euros sans la monture, désolé, mais je suis obligée d'attendre un peu... »

Ces témoignages, de plus en plus fréquents, montrent combien l'équipement optique est devenu inabordable pour un grand nombre de patients prêts, par nécessité, à se risquer à commander leur paire de lunettes correctrices à prix discount en Asie, via internet.

« Aujourd'hui, nous sommes dans un marché de business et pas dans une réponse à des besoins humains, regrette, sous couvert d'anonymat, une salariée d'un fabriquant français. Hier, l'opticien était un technicien, il est devenu un commerçant. Si vous saviez les prix des verres, départ usine, vous seriez abasourdis. »

Des offres en trompe-l'oeil ?

Jugez-en. Quand les verres unifocaux (des loupes !), toutes options (aminci, anti reflet, durci), vous sont facturés de 80 à 120 € pièce, leur prix de fabrication oscille entre 5 et 15 €. Les marges s'envolent quand il s'agit des verres progressifs de haute qualité. Prenons le cas d'un verre personnalisé (le mot à la mode) progressif, organique, antireflet, aminci, durci, lui aussi et au champ de vision ultra large. Il sort de l'usine à 100 € pièce, il est revendu par l'opticien entre 300 ou 400 € pièce, sans compter le prix de la monture. Une belle culbute sur un marché en progression soutenue avec le vieillissement de la population. Un marché juteux.

28 millions de verres ont été vendus en France en 2007 pour 2,6 milliards d'€. Dont 55 % de progressifs proposés par des enseignes qui se partagent 75 % du marché français à grands renforts d'offres. En trompe-l'oeil ? « Mais qui peut ainsi croire qu'un opticien donne une deuxième paire de lunettes gratuite. Au final, vous la payez : il ne faut pas prendre les gens pour des idiots. »

Un nouveau magasin par jour

« Le progressif : c'est là-dessus que la bataille va faire rage entre tous les opticiens. » Cette concurrence féroce qui a déjà commencé conduira-t-elle à une baisse des tarifs à l'heure où il est tant question de pouvoir d'achat ? Pour le moment, curieusement hormis sur des prix d'appel, il n'en est rien pour le patient trop souvent considéré comme un consommateur. « Il veut un prix et, en raison d'une information rudimentaire, il ne compare pas toujours des choses comparables », se défend un opticien rennais indépendant tout en reconnaissant, face à la jungle tarifaire, le désarroi de la clientèle à l'heure où en France, s'ouvre un magasin d'optique... par jour !

« Même si les remboursements s'améliorent du côté des mutuelles, lorsqu'on a la chance d'en avoir une, les cotisations vont augmenter car l'inflation des dépenses conduira l'assureur à augmenter ses primes. Demain, oui, bien voir sera un vrai luxe. » Pour certains, c'est déjà le cas.

Posté par werdna à 00:07 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grand-messes - Lucet, Bern, et les mystérieux "signes importants" de Windsor

Chronique Arrêt sur images Le 27/03/2008 Par Judith Bernard 

Les commentateurs français s'épuisent à décrypter des "signes" mystérieux. La presse anglaise n'en a que pour Carla Bruni, nue et habillée. Et même les journaux allemands font la Une !

Lucet, Bern, et les mystérieux "signes importants" de Windsor

Boulimie de symboles en direct, au 13h de France2

Mercredi 26 mars, 12h56 : Elise Lucet annonce les titres du 13h, sommaire chargé comme toujours, varié comme il se doit, d’entente illicite entre banques en inquiétude face au gel dans les vergers de la Drôme, en passant par le décès du journaliste sportif Thierry Gilardi... « Mais d’abord priorité au direct » - eh oui, c’est tout de suite, quelle chance ! Sarkozy et sa femme vont arriver à Windsor où ils sont reçus par Ze Queen.

Et ça ne rigole pas si l’on en croit Lucet : « le chef de l’Etat veut jeter les bases d’une nouvelle fraternité entre Paris et Londres, vous voyez sur ces images l’épouse de Nicolas Sarkozy vêtue d’une robe et d’un bérêt gris clair  ». Le ton (gris clair, donc) est donné : ce n’est pas des enjeux politiques de cette rencontre qu’il sera question mais de son enjeu «symbolique ».

Une sémiotique sans signifié

Et symbolique, hélas, est à entendre dans son sens le plus trivial, en ce qu’il renvoie aux… signes, mais vidés de toute substance, et notamment de signifié. Signes vestimentaires, on l’a vu (et encore on n’a pas tout vu), mais surtout « signes symboliques ». Il faut au moins cette redondance grotesque pour qualifier le régime sémiotique que nous sommes invités à contempler, absurde fatras d’exigences protocolaires aux significations insondables. Insondables, parce que le commentaire auquel se livre Elise Lucet, qui s’est offert pour l’occasion les services du spécialiste des têtes couronnées Stéphane Bern, n’a de cesse de souligner la très haute « importance » des « signes » constitutifs de cette cérémonie, sans jamais dire ni pourquoi ils sont importants, ni ce qu’ils signifient.


En plein coeur de ce "moment important", ce fameux moment de la révérence, signe majeur du spectacle, nous sommes pratiquement rendus dans le commentaire de patinage artistique (a-t-elle fait son triple axel ? l'a-t-elle bien réussi ? Avec quelle grâce, quel sourire ?). Nelson Montfort eût pu faire l'affaire aussi bien que Stéphane Bern, s'il ne s'agissait que de qualifier l’exécution d’exigences formelles dénuées de sens - non que les impératifs du protocole royal britannique soient insignifiants  : ces signes ont une histoire, une justification, et donc, forcément, une signification. Mais le fait est que ni Elise, ni Stéphane ne nous la donnent, se contentant de décrire en gloussant ce que nos yeux voient déjà.

L'art du "small talk"

Leur rire sent l’ironie d’ailleurs, et l’on devine Elise Lucet pas dupe de « l’importance » qu’elle prétend reconnaître dans ce déroulé du protocole. La répétition même de cette « importance » - six occurrences dans les seuls petits extraits montés plus haut - a quelque chose d’antiphrastique (il faut beaucoup répéter quelque chose à quoi l’on ne croit guère pour espérer faire entendre qu’on y croit quand même).

Mais alors qu’Elise Lucet choisisse son camp : si elle se marre parce qu’elle trouve qu’au fond, on s’en fout, alors qu’elle passe à autre chose et lâche son direct totalement absurde. Au lieu de cela, elle poursuit inlassablement, s’adonnant avec une jubilation gamine au journalisme de gala, faisant parfois mine de vouloir rendre compte de la signification politique de l’événement sans vraiment nous en donner les clefs :

A nouveau la sur-affirmation "d’importance" (encore cinq occurrences dans ces petits bouts d’extraits), jointe cette fois à la qualification de « symbolique » ; oui, c'est vrai, cette visite d’Etat de Sarkozy à Windsor est hautement symbolique, elle organise le spectacle d’un projet de fraternité entre les deux nations qui peut avoir des conséquences politiques considérables, mais ce n’est pas cette symbolique-là que nos deux acolytes explorent, accaparés qu'ils sont par la description des tout petits symboles – ou comment « la reine invite Sarkozy à passer devant elle, ce qu’il n’osait faire ».

Et ça va continuer comme ça, pendant d’interminables minutes de ce que les anglais appellent si justement le « small talk », petite papote évoquant les six cents pièces du château, dont cinquante réservées à Sarkozy et la délégation française, la table de 55 mètres, la différence entre calèches et carrosses, le port du chapeau obligatoire, le menu du dîner de gala, le travail des femmes de chambre et la livraison des valises par la porte arrière. Les « journalistes » feront bien une dernière simili tentative pour nous informer sur de plus substantielles perspectives, mais à nouveau, un tout petit signe viendra perturber leur louable entreprise :

Trop dommage ! On aurait presque pu parler de la transformation du duo franco-allemand en un trio adjoignant la Grande-Bretagne, on y était, là, juste au bord de l’analyse politique, mais non : Nicolas n’a pas pu s’empêcher de rechercher les doigts de sa dulcinée, dans un attendrissant mouvement du buste pour cacher aux yeux de la Reine Mère cette entorse au protocole – pourquoi d’ailleurs il ne faut surtout pas se toucher devant la reine, on ne nous le dit pas non plus, encore un signe creux, vidé de son signifié, en tout état de cause c’est sans doute de la plus haute « importance symbolique », comme on nous dit à chaque fois qu’on veut nous fasciner sans nous informer.

Et donc le pulsionnel Sarkozy, ce grand enfant, n’a pas pu s’empêcher, et les « journalistes » dans la foulée n’ont pas pu s’empêcher de le commenter, tout aussi pulsionnels, tout aussi grands enfants. Comptant sans doute que nous le serions aussi : pulsionnels, grands enfants, gourmands de "signes importants" à manger comme des bonbons, dans leur emballage clinquant, écoeurants de sucre et ne nourrissant pas.

Il est 13h29 lorsque Elise Lucet  passe enfin à la suite du menu, à la valeur nutritionnelle plus conséquente : « Venons en maintenant aux autres titres de l’actualité ». Après 33 minutes de boulimie de « symboles » de la plus haute « importance », il n’y a plus guère de place pour dire le monde réel.

Pas un sujet, par exemple, et pour ne parler que de ce que je sais, sur le mouvement lycéen et enseignant qui paralyse depuis plus d'une semaine l’académie de Créteil, ses lycées bloqués jour après jour, ses manifestations protestant contre les 637 suppressions de postes (8000 dans toute la France) qui menacent très directement et très concrètement l’avenir d’une région déjà à la peine. Silence complet au 13h de France 2, malgré les nombreuses dépêches AFP explicites et chiffrées.

Sans doute cette mobilisation, durable, nombreuse, chargée de conséquences préoccupantes ne fait-elle pas une « information », parce qu’elle ne constitue pas, elle, un « signe important ». Mais alors dites, mesdames messieurs les journalistes, c'est quoi, les critères, pour accéder au statut de "signe important" ?

Posté par Kozett à 00:07 - Médias - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RETRAITES - 56% des Français contre un allongement de la durée de cotisation

NOUVELOBS| 29.03.2008 | 20:05

C'est ce qu'indique un sondage Ifop pour le quotidien Ouest France. 56% des Français contre un allongement de la durée de cotisation. 62% contre l'idée de reculer l'âge légal du départ au-delà de 60 ans.

Près de six Français sur dix se disent contre l'allongement de la durée de cotisation pour réformer le système des retraites et plus de six sur dix sont opposés à un recul de l'âge légal de départ à la retraite, indique un sondage Ifop à paraître dimanche 30 mars dans le quotidien régional Ouest France.

Interrogés sur des "solutions envisagées pour réformer notre système de retraites", 56% des sondés se disent défavorables à l'idée d'allonger la durée de cotisation, contre 44% qui y sont favorables. Un clivage net apparaît entre les sympathisants de gauche, défavorables à 71%, et ceux de droite, favorables à 58%.
Selon un autre sondage, réalisé par CSA pour le Cercle des épargnants et publié jeudi, 62% des Français pensent que le passage de la durée de cotisation de 40 à 41 ans d'ici 2012 est "nécessaire".


Une majorité contre un recul de l'âge légal de la retraite

Le sondage Ifop indique par ailleurs que 62% des Français sont défavorables à l'idée de "reculer l'âge légal du départ à la retraite au-delà de 60 ans", contre 38% qui se déclarent favorables.
Et 57% des Français sont pour "compléter le système de retraites par répartition au moyen de fonds de pension", contre 40% défavorables et 3% sans opinion.
Une large majorité (67%) de Français se disent en faveur d'un prélèvement de cotisations sociales sur les stocks options (29% contre et 4% sans opinion).
Par ailleurs, 92% des sondés sont défavorables à l'idée d'une diminution du niveau des retraites (8% favorables) et 75% sont contre une augmentation des cotisations sociales (25% pour).

- Etude réalisée du 27 au 28 mars auprès d'un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas
.

Posté par Kozett à 00:06 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La première grande vague de centenaires

Ouest-France samedi 29 mars 2008

Ils sont 20 000 en France : du jamais vu dans notre Histoire. Un fait considérable, récent et qui va s'amplifier, souligne l'Institut d'études démographiques.

« Une femme à barbe et un centenaire sont deux choses aussi rares à voir », soulignait un dicton au XIXe siècle. Pour les femmes à barbe, on ne sait pas. Mais, pour le très grand âge, on dispose désormais de chiffres étonnants. L'Ined - Institut national d'études démographiques - révèle que 20 000 centenaires vivent actuellement en France. On n'en comptait qu'une centaine en 1900 et 3 760 en 1990.

Notre doyenne s'appelle Clémentine Solignac, 113 ans ;  Récemment sont décédés les deux derniers poilus, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli ; ils avaient 110 ans.

Ils ne font plus leur âge « Autant de centenaires, c'est une révolution dans l'histoire de l'humanité, un événement considérable », constate Thierrey Halay, auteur d'un ouvrage sur ce thème (1). Les êtres humains ont toujours cherché à prolonger la vie en se protégeant des bêtes sauvages, du feu, des catastrophes naturelles, des maladies... Pour faire patienter la mort, « ils ont misé sur le pouvoir des plantes, des potions magiques, de l'alchimie. » Il a fallu longtemps (le XIXe siècle) pour qu'ils fassent confiance aux médecins et à la science.

Vivre longtemps, certes. Mais, aussi, rester en bonne santé, alerte... Deux siècles avant J.-C., l'empereur chinois Wou-Ti avait financé des recherches pour mettre au point un élixir de jeunesse. Issu de l'Antiquité, le mythe de la fontaine de Jouvence a traversé les siècles.

Aujourd'hui, tout a basculé. Les vieux rajeunissent, ils ne font plus leur âge, comme on dit. Dans les pays riches, notamment la France, l'espérance de vie a notablement augmenté : elle a progressé de quatre mois, pour les femmes, depuis 2006.

Les changements décisifs sont dus aux progrès de la médecine, aux soins adaptés, à une prévention plus efficace, à une meilleure hygiène, à une alimentation diversifiée, à de nouveaux comportements (moins de tabac, davantage de sport...).

Cette longévité bouleverse l'imaginaire, notre vision du temps, les relations amoureuses et familiales. Elle a des répercussions socio-économiques importantes. En 2002, Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche, mettait en place l'Institut de la longévité. Avancées médicales, formation des soignants, financement des retraites, il y a fort à faire. Selon l'Insee, la France comptera 16,6 % de citoyens âgés de plus de 75 ans en 2050 (contre 8 % aujourd'hui) et 60 300 centenaires.

Clémentine Solignac, 113 ans, doyenne des Français, vit en Haute-Loire.

Posté par Kozett à 00:03 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CHINE - Dans le Kham tibétain, les maladresses du pouvoir chinois ont exaspéré la population locale

LE MONDE | 29.03.08 | 15h08  •  KANGDING (Sichuan) ENVOYÉ SPÉCIAL

Tsewang sursaute chaque fois que la serveuse frappe à la porte de la pièce particulière où se tient notre conversation, dans un salon de thé tibétain de Kangding, chef-lieu de la préfecture autonome tibétaine de Ganzi (province du Sichuan). Agé d'une trentaine d'années, Tsewang - nom d'emprunt - travaille dans le milieu associatif. Son activité est entièrement dépendante du bon vouloir des autorités locales, et il se sait sur la liste des "suspects habituels". 

Il est aberrant de dire que les protestations au Kham (ancien nom de Ganzi) ont été instiguées par the "Big D" (ainsi qu'est désigné le dalaï-lama dans toute conversation en anglais avec un Tibétain). Tout Tibétain qui a appris l'histoire du Tibet et est confronté aux mesures imposées par les Chinois souhaite au fond de lui-même que ce genre de manifestations ait lieu. Je voudrais aussi y participer. Mais je ne veux pas être amené à tuer quelqu'un, ni à me battre contre les Chinois", confie-t-il.

Connu pour ses guerriers, qui ont souvent, dans l'Histoire, servi de rempart au Tibet contre les Han, l'ancien Kham tibétain est en ébullition : des mouvements de protestation ont à ce jour éclaté dans près de huit localités des districts de Daocheng, Ganzi, Dawu, Litang, Seda et Luhuo. "Les Chinois ont particulièrement peur du Kham, car les gens, ici, savent se battre", nous dit Tenzin - dissimulant lui aussi son identité sous un nom d'emprunt -, originaire de Tagong où, un matin, les habitants ont découvert un drapeau tibétain hissé sur un pylône de téléphonie mobile.

Le déploiement des forces paramilitaires et de police vers l'intérieur de la préfecture, interdite d'accès aux étrangers au-delà de Kangding, est massif. Dans nombre de ces localités, les tensions accumulées remontent à plusieurs mois, voire plusieurs années.

Seda est connu pour la mise au pas, en 2001, par les autorités, des 8 000 étudiants d'un célèbre institut bouddhiste. A Dawu, pendant l'été 2007, des habitants ont mis le feu à plusieurs voitures appartenant aux membres du gouvernement local, ainsi qu'aux employés d'une mine de zinc, des Han, car ceux-ci exploitaient le mont Yala, considéré comme sacré. Des personnes âgées qui avaient adressé des pétitions aux autorités locales ont été malmenées. "Après ces événements, la police armée est passée dans chaque maison pour exiger de l'argent en réparation, ou bien confisquer des choses", dit un témoin.

Le district de Litang a été, lui, le théâtre, en août 2007, d'un incident qui a eu un grand retentissement dans la région : Ronggye A'drak, un nomade tibétain de 52 ans, chef de clan, est monté sur l'estrade lors d'une cérémonie de la fête des chevaux, en pleine commémoration des 80 ans de l'Armée populaire de libération (APL), pour mettre au cou du lama présent une écharpe blanche. S'emparant du micro, il a alors déclaré ouvertes à tous les terres de son clan. "Il y a plusieurs années, le gouvernement a décidé que chaque clan se verrait attribuer des terres délimitées par une clôture. Cette politique a créé beaucoup de conflits parmi les Tibétains, et elle a été dénoncée plusieurs fois par le dalaï-lama comme inepte", explique D., issu lui aussi du milieu associatif tibétain.

Du haut de son estrade, alors que les officiels chinois présents, ne comprenant rien à ses discours, l'applaudissaient, Ronggye A'drak a dénoncé nommément deux Tibétains collaborateurs puis souhaité "mille ans de vie au dalaï-lama". Il a aussitôt été arrêté. Le soir même, une foule a encerclé le siège du gouvernement local pour réclamer sa libération. La police a tiré en l'air. Ronggye A'drak a été condamné en octobre 2007 à huit ans de prison. Selon D., "cet homme, tout seul, a fait paniquer les autorités".

Indice de ce climat très chargé, le gouvernement de la préfecture de Ganzi a lancé, en septembre 2007, une nouvelle "campagne d'éducation patriotique". Dans les monastères ou les administrations publiques, les autorités ont imposé des engagements écrits dénonçant le dalaï-lama. Dans les villages, les habitants ont été convoqués à des dizaines de sessions éducatives. On leur a fait conspuer le drapeau tibétain, et louer ce que la "libération" du Tibet leur avait apporté.

Toutes sortes de restrictions ont été mises en oeuvre dans le sillage de cette campagne : "Jusqu'alors, c'était toléré d'avoir chez soi une photo de "Big D." Plus maintenant", dit l'un de nos interlocuteurs. L'interdiction des monastères aux moines âgés de moins de 18 ans, qui était peu appliquée, est devenue stricte.

A plusieurs occasions, dans la région de Litang, des moines ou des nomades ont interrompu des sessions d'éducation patriotique, appelant à chaque fois au retour du dalaï-lama. Leur arrestation a mis la population en émoi. En 2007, tous les fusils des nomades ont été rachetés par les autorités ou confisqués. "Le (terme de) génocide culturel employé par le dalaï-lama est totalement correct", dit D. Il évoque la sédentarisation forcée des nomades et les multiples ingérences dans les pratiques traditionnelles, dont la religion.

Des paysans aux nomades en passant par les moines, les jeunes désoeuvrés, et même ceux qui sont plus éduqués, une partie croissante la population s'est ainsi raidie face au pouvoir chinois. Paradoxalement, la campagne d'"éducation patriotique" a contribué à éveiller la conscience des gens : "En réalité, beaucoup de Tibétains, ici, ne savaient même pas, avant, à quoi ressemblait le drapeau tibétain !" confie notre interlocuteur.

Posté par Kozett à 00:01 - >>> Résistances <<< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tibétains - La dernière chance

SUD-OUEST 28 03 08



ÉVÉNEMENTS DU TIBET. --à Bordeaux, une boutique des Himalayas commence à mobiliser les bonnes volontés. Son animatrice raconte l'exil obligé et la répression dont sont victimes les Tibétains

Le 14 mars, quand les trois principaux monastères de Lhassa ont été fermés par les autorités chinoises, et les moines privés de nourriture, Kolshang Dolma était en Inde, dans le camp de réfugiés de New-Delhi.

Normal. Cette Tibétaine, installée à Bordeaux depuis quinze ans, y va chaque année pour l'anniversaire du soulèvement de Lhassa, le 10 mars 1959, dont la sanglante répression s'était traduite par le départ du Dalaï Lama et de centaines de Tibétains pour Dharamsala, au nord de l'Inde. « Moi aussi, je suis née en Inde, dans l'Orissa, au sud-ouest du pays, où la communauté tibétaine est très importante. Mes parents y avaient fui au début des années 60, mais je n'ai jamais osé leur demander ce qu'ils avaient subi. Je n'ai su que plus tard que mon père avait été arrêté par les Chinois et que ma mère avait tenté de se suicider. »

Au Népal. Ayant grandi dans le respect de la langue, de la culture et du bouddhisme tibétain que seul permet le départ, Kolshang a également travaillé au bureau du Tibet au Népal, là où le gourvernement tibétain en exil accueille les réfugiés. « J'y ai entendu des horreurs. Des nonnes torturées avec un bâton frotté de piment enfoncé dans leur vagin ; un jeune garçon qui avait du manger la doublure de son blouson en prison et qui s'est cassé la jambe en s'enfuyant, réussissant malgré tout à traverser les montagnes? » C'est aussi au Népal que la jeune femme a rencontré celui qui allait devenir son mari, Roland Rangeard. Tous deux ont ouvert rue des Ayres la galerie Art céleste, spécialisée dans les arts asiatiques en général et les objets des cultures himalayennes en particulier.

Depuis les événements, la photo du Dalaï Lama affichée en vitrine depuis toujours s'accompagne de textes de pétitions envoyées à Bernard Kouchner et à Rama Yade, d'un extrait du blog d'Alain Juppé qui s'étonne que les pays occidentaux puissent demander à Pékin de « tuer avec retenue », et du drapeau tibétain? Du coup, de plus en plus de Bordelais poussent la porte pour proposer leurs services. Certains étaient d'ailleurs à la manif d'hier. « On organise donc une réunion-débat, ce 28 Mars avec des associations humanitaires, politiques ou bouddhistes. des voyageurs, aussi », annonce Roland Rangeard (1).

Le moment ou jamais. Rentrée d'Inde où sa communauté continue à manifester chaque jour, Kolshang Dolma suit les événements comme elle peut, sur les sites communautaires (www.phayul.com) ou par mail, même si, depuis quelques jours, plus aucun témoignage n'a l'air de filtrer. « Je suis évidemment révoltée par les morts qu'il y a eu. Mais je suis aussi soulagée par la révolte des jeunes Tibétains, qu'on croyait perdus à cause du mode de vie imposé par les Chinois, et de tout ce qu'ils ont confisqué. Depuis l'ouverture de la ligne ferroviaire Pékin-Lhassa, il en arrive 8 000 tous les jours et nous, nous sommes si peu nombreux ! Si peu nombreux, même, que, contrairement à ce que prétend la propagande chinoise, nous n'aurions aucun interêt à employer la violence. »

L'exilée parle comme le Dalaï Lama de non-violence (« au bureau du Tibet, quand je voyais des Chinois, sachant ce qu'ils avaient fait subir aux Tibétains qui avaient fui, je ne pouvais que fermer les yeux ») et du peu d'efficacité d'un boycott des Jeux Olympiques (« il faut y aller pour exiger des choses : c'est la seule chance du peuple tibétain aujourd'hui »).

Elle dit sa compassion pour le peuple chinois « qui souffre aussi » et regrette que les grandes puissances aient peur de la Chine (« je ne comprends pas quels interêts la France entretient en Chine puisque cela se traduit toujours ici par des fermetures d'usine »). Optimiste malgré tout « parce qu'il le faut et que notre culture nous sauve », elle rêve du drapeau tibétain flottant au fronton de la mairie de Bordeaux. « Juste un jour, par solidarité, ça serait bien. ».

(1) Réunion d'information ce 28, à 19 heures, à la galerie Art céleste, 53 rue des Ayres à Bordeaux.

Posté par Kozett à 00:01 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dessin de Oliver - Chine

Courrier International 29/0308

Le lancer de marteau boomerang ! Tel est le nouveau sport olympique inventé par les autorités chinoises. La répression contre les manifestations au Tibet a en effet provoqué de très vives réactions au sein de la communauté internationale, et Pékin se retrouve aujourd'hui sous le feu de nombreuses critiques.

Dessin de Oliver  paru dans Der Standard Vienne

Tibet_lancer

Posté par Kozett à 00:01 - Droits de l'Humain - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1