dimanche 23 mars 2008
Belgique Le gouvernement Leterme obtient la confiance du Parlement
NOUVELOBS.| 23.03.2008 | 10:03 Extrait
Après neuf mois de crise politique marqués par le spectre d'une partition du royaume, les partis politiques belges sont parvenus à un accord pour la formation d'un gouvernement national, le cabinet d'Yves Leterme succède au gouvernement intérimaire.
Le gouvernement du chrétien-démocrate flamand Yves Leterme, désigné jeudi par le roi Albert II comme Premier ministre de la Belgique à la tête d'une fragile coalition de cinq partis, a obtenu samedi 21 mars la confiance du Parlement belge.
Le cabinet d'Yves Leterme, composé de 15 ministres et sept secrétaires d'Etat issus de cinq partis, succède au gouvernement intérimaire du libéral flamand Guy Verhofstadt après neuf mois de crise politique marqués par le spectre d'une partition du royaume.
Les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) emmenés par Yves Leterme avaient été les grands gagnants des élections législatives du 10 juin dernier, mais ils doivent compter avec le Centre démocrate humaniste (CDH), le Parti socialiste (PS) et le Mouvement Réformateur (MR), trois formations francophones, pour faire fonctionner la coalition. Les Libéraux et démocrates (VLD) de Guy Verhofstadt sont le seul autre parti flamand présent dans le nouvel exécutif, qui demandera un vote de confiance samedi.
Des milliers de manifestants à New York contre la guerre en Irak
20Minutes 23 Mars 2003
Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le centre de New York à l'occasion du cinquième anniversaire de l'intervention militaire américaine en Irak, demandant le retrait immédiat des troupes américaines.
Les manifestants, plus de 10.000, selon les organisateurs, ont scandé "Finissez la guerre maintenant" et "pas un dollar de plus, pas un mort de plus" et ont observé une minute de silence pour commémorer les morts de la guerre.
"Il est temps de cesser de jouer les policiers de l'empire", a déclaré un ancien combattant du Vietnam, Hugh Bruce, 65 ans. "La guerre est illégale, immorale et la plupart des Américains y sont opposés", a-t-il ajouté.
Des manifestations pour marquer le cinquième anniversaire de la guerre en Irak se sont déroulées dans plusieurs villes américaines cette semaine, mais n'ont jamais drainé les foules des premières manifestations qui avaient éclaté juste avant l'invasion.
Samedi les manifestants à New York portaient de faux cercueils recouverts de drapeaux américains et irakiens ainsi que des caricatures comparant le président Bush à Hitler.
TIBET - Yahoo! aurait aidé la police chinoise
NOUVELOBS | 23.03.2008 | 08:03
Yahoo Chine aurait publié vendredi les portraits de 19 hommes recherchés par les autorités chinoises avec une notice incitant le public à appeler la police s'il dispose d'éléments pouvant conduire à leur localisation. La direction du groupe dément avoir mis en ligne ces photographies.
Le groupe internet américain Yahoo! a démenti samedi 22 mars avoir lui-même mis en ligne des photographies des 19 manifestants les plus recherchés par la police chinoise après les émeutes de Lhassa, la capitale tibetaine.
Yahoo Chine et le portail chinois Sina ont publié vendredi les portraits de 19 hommes pris lors des manifestations du 14 mars à Lhassa avec une notice appelant le public à appeler la police s'il dispose d'éléments pouvant conduire à leur localisation.
"Contrairement à ce qui a été dit par des médias, Yahoo! n'affiche pas sur ses sites web d'images de personnes recherchées par les autorités chinoises en lien avec les récents troubles au Tibet", a affirmé le groupe dans un communiqué transmis à l'AFP à Paris.
Alibaba - Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Yahoo! en France, qui a requis l'anonymat, a confirmé que "des images [d'émeutiers, ndlr] ont été diffusées sur Yahoo! Chine".
"Mais la marque Yahoo! Chine est opérée par Alibaba, société dont Yahoo! détient moins de 40% des parts", a précisé ce porte-parole.
"Yahoo! a demandé des comptes à Alibaba et l'a interpellé pour comprendre ce qui s'est passé, et pourquoi ces images avaient été mises en ligne", a ajouté ce responsable.
Liberté d'expression - Dans son communiqué, Yahoo! "déplore l'utilisation d'internet pour supprimer la liberté d'expression" et souligne être "une compagnie basée sur le principe selon lequel la promotion de l'accès à l'information peut fondamentalement améliorer la vie des gens et leur relation au monde qui les entoure".
Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d'avoir fomenté les émeutes pour saboter les Jeux Olympiques de Pékin en août et affirment que ces violences ont fait 19 morts, dont 18 civils "innocents".
Le gouvernement tibétain en exil dans le nord de l'Inde fournit de son côté un bilan "confirmé" de 99 morts au Tibet et dans les provinces chinoises voisines abritant des minorités tibétaines.
Le prix des choses
1) En
l'an de grâce 2000 après JC
nous avions 1 Dollar à 1.2 Euros et le Baril de Pétrole à 60 Dollars
soit le
Baril à 72 Euros
et on payait 1.00 Euro / litre de
carburant (0,99 € le 1er janvier 2001, à la généralisation de l’euro)
2) Aujourd'hui, en 2008 toujours après JC
Nous avons 1 Dollar à
0.65 centime d'Euro et le Baril de pétrole
à plus
de 100 Dollars.
soit le Baril à ......65 Euros (Oups !)
et on paye 1.25 Euros
/ litre de carburant ( le 95 sans plomb dépasse souvent
les 1,30 € )
Si
le Baril de pétrole est moins cher pour les Européens qu'en 2000
pourquoi l'essence est elle 25% plus chère qu'en 2000 ?
La TIPP n’explique pas tout, puisqu’elle est indexée sur le prix du
baril.


© YDEL
Est-il encore temps d'éviter la dépression mondiale ?
Est-il encore temps d'éviter la dépression mondiale ?
© LE MONDE
Ça y est, on y est. Sans même réellement s'en apercevoir, on est en train de franchir les étapes qui nous mènent à une vraie crise financière. Et pourtant, on ne peut pas dire que les banques centrales aient été inactives : baisse des taux d'intérêt, mise à disposition de masses énormes de liquidités pour que les besoins de financement des banques et donc de l'économie continuent à être couverts.
Le problème est que les banques centrales se heurtent à deux difficultés majeures. La première, c'est que tout le monde, quasiment sans exception, manque et de lucidité et de franchise, si bien que beaucoup d'acteurs font comme si de rien n'était. Et puis, le système financier mondial n'est pas confronté exclusivement à un problème de liquidités mais surtout à un problème de fonds propres des banques.
Pour schématiser : le système bancaire est obligé de reprendre – en les dépréciant parce qu'ils risquent fort de ne pas être remboursés – une large partie des crédits qu'il avait "titrisés", c'est-à-dire revendus à des entreprises spécialisées qui les plaçaient sur les marchés sous forme de valeurs mobilières; et cette contrainte va l'amener à resserrer sa politique de crédit.
A grande crise, grands moyens
Tout cela conduit à défendre l'idée suivante : si l'on veut éviter le pire, c'est-à-dire une vraie phase de dépression économique aux Etats-Unis et en Europe, il faut employer les grands moyens. Les grands moyens, c'est très facile à concevoir sur le papier et très compliqué à mettre en œuvre dans la réalité.
Cela consisterait à autoriser le système bancaire à étaler dans le temps ses reprises et ses dépréciations. Cela consisterait également à créer de grands instruments vraisemblablement publics qui récupéreraient une large partie de ces fameux actifs dépréciés et qui les cantonneraient en se donnant ainsi le temps et les moyens de mutualiser les pertes et de les étaler sur une longue période. Ce ne serait pas la première fois que l'on procéderait ainsi. Toute crise financière suppose à un moment de prendre en charge collectivement les pertes. Reste que plus l'on attend, plus cela coûte cher.
Mais analysons tout cela de plus près. Comme l'économiste américain Barry Eichengreen le soulignait récemment, il y a une sorte de nostalgie des temps passés, quand les banques jouaient un simple rôle d'intermédiation en prêtant de manière tout à fait raisonnable à des ménages et à des entreprises, et cela, dans le cadre de bilans parfaitement transparents et ajustés. Il suffirait donc de revenir au temps heureux où la titrisation n'existait pas, ou alors, autre version de la même approche, d'établir une régulation forte et définitive du système bancaire qui nous ramène à la période bénie des années 1960. Et c'est sûrement là l'une des tentations les plus fortes qu'ont aujourd'hui les autorités financières américaines et européennes.
Un mode de financement global
En réalité, le problème est beaucoup plus complexe, car la titrisation fait désormais partie d'un mode de financement global de l'économie mondiale dont elle n'est qu'un élément parmi d'autres et qui a dans l'ensemble joué un rôle positif. En fait, la titrisation n'est en aucune manière un objet isolé.
Elle va de pair avec la déréglementation des marchés financiers, qui a stimulé la création de nouveaux produits et permis aux établissements autrefois spécialisés d'exercer tous les métiers de la finance; elle participe d'un environnement de dématérialisation totale des flux de capitaux à l'échelle mondiale; enfin, elle résulte des nouvelles formes de régulation bancaire : les normes "prudentielles", définies à l'échelon international pour assurer la solidité des établissements de crédit, les obligent à avoir assez de fonds propres pour couvrir une certaine proportion des sommes qu'ils prêtent. Or, en "titrisant" leurs créances, les banques les faisaient sortir de leur bilan et n'avaient pas à augmenter leurs fonds propres en proportion.
Cela a eu pour résultat l'explosion des titrisations : elles ont augmenté de 150% en dix ans. Notamment, pour les asset based securities (titres basés sur des actifs), la variété la plus répandue de titrisations, les encours ont plus que doublé, passant de 1072 milliards de dollars en 2000 à 2238 milliards en 2007. Les chiffres évoqués ici concernent les Etats-Unis, mais se retrouvent à un degré moindre, très significatif cependant, en Europe. Ce qui est stupéfiant, c'est l'accélération du mouvement à partir de 2001, associé à la détérioration rapide du déficit commercial américain.
Faut-il pour autant le vouer aux gémonies, ce mouvement, comme cela pourrait être le cas ? Bien sûr que non. Le fait que les banques puissent sortir de leur bilan une partie des crédits a joué un rôle majeur dans cette économie de l'endettement porteuse de croissance mondiale. Jamais le déficit commercial américain n'eut été financé si l'on n'avait utilisé cette capacité de disperser les créances bancaires un peu partout à travers le monde. Jamais de nombreux financements, certes risqués, mais créateurs de valeur n'eussent pu avoir lieu si l'on n'avait eu cette capacité de décomposer et de répartir le risque. En réalité, il ne pouvait y avoir des transferts massifs d'épargne, constituée dans certaines parties du monde et investie ailleurs, sans cette innovation financière, ce qui est la version favorable de la mondialisation.
Ne nous trompons pas, ce moment de l'histoire financière mondiale ne s'arrêtera pas de sitôt, du moins tant que les niveaux de développement respectifs des grandes zones mondiales et leurs évolutions démographiques rendront nécessaires et souhaitables ces flux financiers. La question n'est donc pas de remettre en cause ces mécanismes mais de constater qu'ils ont été utilisés de manière excessive.
L'emballement de tout un système
Ces mécanismes de titrisation ont été détournés de leur véritable objectif, qui consistait à subdiviser un type de risque – les crédits immobiliers – pour répondre à une logique fondamentale du système bancaire : avoir en permanence une bonne gestion actif/passif (c'est-à-dire un équilibre entre le montant des engagements et les capitaux propres). Le mot-clé est l'excès : dans les cinq dernières années, on a assisté à l'emballement d'un système incontrôlé. On a beaucoup parlé de l'incroyable extension du crédit aux Etats-Unis, mais le mécanisme concerne aussi l'explosion des fusions-acquisitions : ces cinq dernières années ont été la période de toutes les folies, marquée par les dérives de la titrisation sous toutes ses formes.
En réalité, la titrisation a échappé aux directions financières des banques pour passer subrepticement sous le contrôle des salles de marché à la recherche de très forts rendements espérés. Rappelons-le, la titrisation consiste à sortir des actifs du patrimoine d'une institution, en les cédant sous forme de valeurs mobilières. Un véhicule ad hoc est créé – un Special Investment Vehicle (SIV), également appelé "conduit" – auquel les actifs sont cédés. Ce véhicule émet les titres et perçoit les flux de trésorerie générés par les actifs sous-jacents et les reverse aux investisseurs (paiement des intérêts et remboursement des titres).
En observant les mécanismes mis en œuvre, on s'aperçoit que les banques sont très souvent intervenues à tous les niveaux des opérations. Non seulement elles cédaient leurs créances, mais elles créaient parfois les entités qui les leur rachetaient (les SIV) et, dans ce cas, en montaient le financement; et ce sont elles aussi qui organisaient les émissions d'obligations correspondant à ces mêmes créances. C'est cette imbrication qui rend l'écheveau si difficile à dénouer.
Dans les faits, la titrisation a péché de deux manières. D'abord parce qu'on a exagéré le refinancement des dettes à long terme par des actifs à court terme, mais surtout parce qu'on a créé des conduits qui "titrisaient la titrisation" : ces produits dérivés comportaient des palettes de risques très diversifiés et étaient financés par l'endettement. C'est là la principale dérive du système : rajouter un endettement qui a pour seul objectif d'améliorer le rendement. La logique même du rôle du banquier prêteur est transgressée. Risques sur risques n'a jamais conduit à un financement sain d'une économie mondiale en pleine ébullition.
Mais les difficultés ne s'arrêtent pas là. L'une des sources des difficultés présentes et à venir est le fait que les banques de financement et d'investissement ne se sont absolument pas préparées à l'existence sérieuse d'un marché secondaire où s'échangent des titres fondés sur des créances. Il n'y a en fait aujourd'hui aucun des instruments qui permettraient le bon fonctionnement de ce marché. On est placé dans une situation absurde, et extrêmement dangereuse, où l'investisseur est censé conserver ses titres jusqu'à l'extinction de la créance, alors qu'un marché, pour bien fonctionner, doit être animé et liquide.
Le résultat de ces excès, de ces risques inutiles, de ces erreurs de conception, ne s'est pas fait attendre. Un monde sans liquidités organisées fait peur et crée ce qui est le cœur de toute crise financière, c'est-à-dire la perte de confiance. Celle-ci a touché toutes les formes de titrisations bien au-delà du premier choc de l'été 2007 et de la crise des subprimes. Les cours des émissions ont fortement baissé pour la raison simple que personne n'est capable d'évaluer les risques de ces titrisations, donc de formuler un prix raisonnable, d'autant que tous ces produits ne peuvent être réellement négociés sur le marché. Là se trouve, pour une large part, l'origine des formidables pertes des grandes banques américaines.
Jusqu'où tout cela ira-t-il ?
A une évolution cyclique classique de l'immobilier, qui aurait simplement ralenti la croissance américaine, britannique et espagnole, est venu se surajouter un dérèglement financier dont les conséquences pourraient être beaucoup plus graves et qui touche au premier chef les principaux bénéficiaires des cinq dernières années, les banques et les grands fonds spéculatifs. C'est ce qui explique que les primes de risques des banques se soient nettement plus dégradées que celles des sociétés industrielles. Mais les primes de risque ont augmenté, tous marchés et secteurs confondus, et continueront à le faire car elles intègrent désormais une perspective de récession macro-économique, et donc des taux de défaut supérieurs à ceux qui sont constatés aujourd'hui.
Jusqu'où tout cela pourrait-il aller ? Malheureusement on ne peut écarter une crise bancaire majeure, qui entraînera deux phénomènes : la réorganisation très rapide et violente des bilans des entreprises financières et le ralentissement, si ce n'est la disparition, de la titrisation. L'un et l'autre ont des implications très fortes, qui peuvent conduire à un relatif assèchement du crédit et donc au renchérissement de son coût. C'est sur ces deux points que doivent porter les efforts d'analyse et de réaction des autorités financières mondiales.
Faut-il le rappeler une nouvelle fois ? La titrisation est essentielle dans le fonctionnement d'une économie de crédit qui, elle, permet à l'économie mondiale de se développer. Dire cela, c'est rappeler que le choc sera double puisque les banques, non seulement y perdent un instrument de crédit mais par ailleurs, ayant à conserver ou à reprendre l'essentiel de ces titres dépréciés dans leur bilan, vont avoir des besoins massifs de fonds propres et des politiques de crédit évidemment beaucoup plus restrictives. Parler de cela au futur est d'ailleurs inapproprié car ce scénario d'une crise est déjà en train de se mettre en place.
Ainsi à la crise immobilière, qui en elle-même n'a rien de gravissime, d'autant qu'elle touche moins l'Europe que les Etats-Unis, s'ajoutent les éléments d'une crise financière systémique et mondiale, fondée sur un bouleversement des conditions de crédits bancaires et une baisse du prix des actifs, qu'il s'agisse des actions ou de l'immobilier. Chaque jour qui passe nous apporte la confirmation des risques encourus.
La tâche des banques centrales
Le pire n'est jamais sûr et rien n'interdit d'imaginer, comme ce fut déjà le cas dans des circonstances analogues, des politiques imaginatives et audacieuses. Mais le temps presse. Le principal atout que nous ayons aujourd'hui pour sortir de cette situation est la réactivité des banques centrales.
Deux remarques sur ce sujet. Leur efficacité repose sur leur crédibilité et cette exigence permet d'exonérer la Banque centrale européenne (BCE) d'un procès à charge trop rapidement mené, notamment en France. Les banques centrales ont eu globalement trois mérites : travailler de manière coopérative, injecter des liquidités et suivre de très près l'état de leur système financier. La Réserve fédérale américaine (FED) et la Bank of England ont ajouté à cela une politique très active des taux directeurs. La BCE fera de même dans les mois à venir, si elle porte son regard au-delà de l'augmentation de la masse monétaire et des indicateurs de hausse des prix.
Certes, les risques d'inflation en Europe peuvent inquiéter, mais ce n'est pas le problème d'aujourd'hui. La BCE a surtout à éviter une glissade brutale du dollar. Tout le monde est conscient de la hiérarchie des problèmes et c'est la raison pour laquelle le moment est venu de baisser les taux directeurs de la BCE même si ce n'est en rien une solution miracle.
A ces remarques-là près, le diagnostic des banques centrales a été rapide, juste et suivi d'effet. Dans une crise du marché interbancaire, elles ont su éviter aux Etats-Unis la faillite des banques hypothécaires et permettre à des grandes banques, en véritable danger, de réintégrer, sans risque de liquidités, une partie de leurs produits titrisés.
Jean-Hervé Lorenzi
Jean-Hervé Lorenzi est professeur à Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes, conseiller de la Compagnie financière Edmond de Rothschild, membre du Conseil d'analyse économique.
Ce texte reprend pour partie un article à paraître dans le prochain Cahier du Cercle des économistes, dirigé par Patrick Artus, et qui sera intitulé : "La crise financière : causes, effets et réformes nécessaires" (PUF 2008).
TIBET - Des parlementaires de tous bords se mobilisent pour le Tibet
TV5 PARIS (AFP) - 22/03/2008
Députés et sénateurs français de tous bords se mobilisent depuis une semaine en faveur du Tibet, condamnant "la répression chinoise" contre les manifestants tibétains, lançant des actions symboliques, et appelant au boycott des cérémonies officielles des JO de Pékin.
De nouvelles actions sont prévues après le week-end de Pâques par les parlementaires qui avaient commencé à réagir au tout début des troubles. Dès dimanche, alors que les premières images des violences arrivaient de Lhassa, les 44 membres du groupe d'information sur le Tibet au Sénat et leurs 62 collègues du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale avaient sonné la charge.
Louis de Broissia (UMP), président du groupe sénatorial, a appelé le gouvernement à "exiger la fin immédiate des massacres" au Tibet, et à faire flotter le drapeau tibétain sur les édifices publics.
Son homologue au Palais-Bourbon, Lionnel Luca (UMP), a décidé de manifester devant l'ambassade de Chine, pour protester contre "la répression" chinoise et réclamer des visas pour Lhassa.
Mardi, huit députés, ceints de leur écharpe tricolore, ont manifesté durant une heure devant la représentation chinoise. "Il faut saluer le courage de ceux qui acceptent de mourir pour qu'on parle d'eux", a déclaré M. Luca, accompagnés de socialistes Patrick Bloche et Jean-Louis Bianco.
"Nous sommes tous unis. Nous ne voulons pas que le Tibet disparaisse, nous voulons que s'ouvrent enfin des négociations, demandées depuis 20 ans par le dalaï lama", a renchéri M. Bianco, proche de Ségolène Royal.
Tout au long de la semaine, les réactions se sont succédé : les socialistes François Hollande et Jack Lang, l'UMP Daniel Spagnou, et le président du groupe Nouveau Centre François Sauvadet, notamment.
Les démarches symboliques se sont multipliées. Jacques Remiller (UMP) a hissé le drapeau tibétain sur sa mairie de Vienne (Isère). Son collègue PS, Jean-Louis Gagnaire, a démissionné du groupe d'amitié France-Chine.
S'ils n'ont pas appelé au boycott des Jeux, pour ne pas être "plus dalaï lama que le dalaï lama", plusieurs parlementaires ont évoqué le boycott des cérémonies olympiques.
"La représentation française aux cérémonies d'ouverture et de clôture doit se limiter au strict minimum", a affirmé Axel Poniatowski (UMP), président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée.
Vendredi, c'est au tour de Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, deuxième groupe en importance (204 membres), d'inviter le gouvernement à bouder la cérémonie d'ouverture pour adresser un "signal fort" à Pékin.
La mobilisation ne devrait pas faiblir. Des questions au gouvernement sont prévues mardi et mercredi, et un nouveau rassemblement de députés devant l'ambassade chinoise n'est pas écartée par M. Luca.
Au Sénat, une réunion "en urgence" du groupe d'information est convoquée pour mercredi, en vue de s'entretenir avec le représentant du dalaï lama, Jampal Chosang, et décider "d'initiatives très concrètes".
Les intentions éthiques, par Jean-Michel Dumay
LE MONDE | 22.03.08 | 13h31
Chantal Sébire meurt au surlendemain du rejet de sa demande d'être euthanasiée qu'elle formulait parce que, en toute conscience, elle préférait la mort au prolongement de ses souffrances. Permettre à quelqu'un d'aider autrui à mourir : est-ce éthique ? s'interroge-t-on, avant d'institutionnaliser prudemment la réflexion.
Carla Bruni tance les journalistes sur l'affaire du SMS engagée par le site Web du Nouvel Observateur - disons les "faux" journalistes, les "vrais" ayant respect à ses yeux. Divulguer des informations non précisément sourcées : est-ce éthique ? se demandent les journaux, avant d'arrimer l'interrogation à quelque charte fondatrice, qui mériterait peut-être un peu d'actualisation.
Denis Gautier-Sauvagnac reçoit 1,4 million d'euros d'indemnités nettes de cotisations sociales et, parce qu'il est bon de songer à ses vieux jours, 50 000 euros annuels de "retraite chapeau" qui s'ajouteront à sa pension ainsi que, parce qu'on ne sait jamais, une garantie sur les conséquences fiscales d'un éventuel correctif dans l'affaire des 19 millions d'euros retirés en liquide des caisses de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM)...
Laurence Parisot, la présidente du Medef, assure que les grands patrons sont désormais "unanimes" sur le besoin et "des principes forts" d'éthique. D'ailleurs, elle compte relancer le comité d'éthique de son institution (qui ne s'était pas réuni... depuis 2005). C'est dire.
Ethique, éthique, éthique. Le mot revient à tous les étages. Sur tous les sujets. Comme le signe d'une quête de valeurs et de repères, trop changeants. Comme le risque aussi, à n'y prendre garde, d'une notion globalisante et fourre-tout.
Paul Ricoeur, lorsqu'il parlait d'éthique, évoquait d'ailleurs plutôt "l'intention éthique", quelque chose sur le chemin de la loi morale, mais toujours bien en amont, qui peut éventuellement s'inscrire un jour dans la loi tout court, mais toujours très en aval. Interrogé en mars par la revue (jésuite) Etudes, le sociologue Jean-Pierre Le Goff invite précisément à se méfier des bonnes intentions et "à sortir des discours généraux et généreux sur l'amour et la fraternité, pour considérer les pratiques et leurs effets, que l'on ne maîtrise pas avec (celles-ci)".
Le propos du sociologue s'inscrit dans la poursuite de l'analyse critique qu'il avait faite au début des années 1990 de l'entrée en force du discours éthique dans l'entreprise (Le Mythe de l'entreprise, La Découverte, 1992). Il convient volontiers que l'éthique "a sa place dans l'entreprise", mais que, "si l'éthique oublie les finalités bien spécifiques de celle-ci (la production de biens et de services destinés à la vente sur le marché), elle se trompe de registre". L'entreprise n'est pas porteuse d'une morale faisant défaut à la société. Certains diront malheureusement. Les restructurations et les licenciements, les parachutes et les primes dorées constituent en ce sens des "épreuves du réel".
Prônons donc une sorte d'éthique pragmatique et réaliste. Que l'on aurait, par exemple, envie de susurrer, si ses intentions sont effectivement ce qu'elle dit, à l'oreille de la jeune femme qui annonce avoir créé en début d'année, grâce à un partenariat avec Google, un "Google solidaire", baptisé Ethicle.com, et sur lequel chacune des recherches permettrait de reverser 1 centime de dollar à l'ONG partenaire de son choix.
Problème : faute d'être clairement identifiée et (re)connue, faute de préparation peut-être, l'idée essuie les critiques. Des sites de blogueurs attentifs, ainsi que des organismes susceptibles de bénéficier de la manne ainsi créée, mettent en doute la pureté des intentions.
Courriel : dumay@lemonde.fr
La grande distribution touchée par un mouvement de grève national
Le Monde 22/03/08
A l'appel de la CGT et de la CFDT, des débrayages ou des grèves étaient organisés, samedi 22 mars, dans plusieurs enseignes de la grande distribution comme Carrefour, Tati ou Conforama, dont les salariés réclament des hausses de salaires.
Le mouvement est moins suivi que celui du 1er février, lorsque, pour la première fois, 4,5 % des salariés de la branche s'étaient mis en grève. Certains magasins épargnés en février sont toutefois entrés dans le mouvement samedi, ont indiqué la CFDT et la CGT, deuxième et troisième syndicats du secteur.
Toujours selon la CFDT et la CGT, les magasins Champion de Villeurbanne, Saint-Priest (Rhône), Calais (Pas-de-Calais), Quimper et Aubusson (Creuse), les Carrefour de Marseille, Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), Brive (Corrèze), ou encore l'Intermarché de Dinan (Côtes-d'Armor) étaient dûrement touchés.
A Rambouillet (Yvelines), une cinquantaine d'employés d'un magasin Bricorama étaient en grève, samedi, afin de réclamer une augmentation de leurs salaires de 5 %. Au Monoprix de la rue du Faubourg Saint-Antoine, à Paris, un nombre important de salariés se sont mis en grève pour réclamer des augmentations de salaires, selon une élue CGT, alors que quatre autres magasins parisiens de la marque avaient déjà débrayé jeudi. Dans d'autres magasins, comme les Casinos de Montauban et Decazeville (Aveyron), seules des distributions de tracts étaient organisées. Les salariés du Conforama d'Albi étaient en grève à 70 %, selon la CGT. Au magasin historique Tati du boulevard Barbès, à Paris, des salariés en arrêt de travail, au nombre de 70 à 80 sur 310 salariés au total, faisaient signer une pétition aux clients.
Des rassemblements inter-enseignes étaient prévus en milieu de journée, notamment à Strasbourg, Toulouse et Grenoble. Michèle Chay, responsable de la fédération CGT commerce et services, a qualifié cette mobilisation "pour le pouvoir d'achat et contre le temps partiel subi" de "satisfaisante".
DES "AVANCÉES" CHEZ CASINO ET ATTAC -Dessin de Pancho : Délicatesse

