vendredi 21 mars 2008
CHINE - Vingt-six prix Nobel appellent à la fin de la "répression"
NOUVELOBS.| 21.03.2008 | 11:21
"Nous déplorons et condamnons la violente répression du gouvernement chinois contre les manifestants tibétains", affirment-ils dans un appel à l'initiative du prix Nobel de la Paix, Elie Wiesel.
Vingt-six lauréats du prix Nobel ont lancé, jeudi 20 mars, un appel au gouvernement chinois afin qu'il mette fin à la "répression" contre les manifestants tibétains.
"Nous (...) déplorons et condamnons la violente répression du gouvernement chinois contre les manifestants tibétains" et "exhortons les autorités chinoises à faire preuve de retenue face aux manifestants pacifiques et non armés", écrivent les signataires, dont le Sud-Africain John Maxwell Coetzee, prix Nobel de Littérature 2003, le Nigérian Wole Soyinka (Littérature 1986), ainsi que plusieurs lauréats notamment en médecine, physique, chimie, économie.
"La campagne infondée" - "Nous protestons contre la campagne infondée menée par le gouvernement chinois contre sa sainteté le dalaï-lama, notre co-lauréat du prix Nobel". Ce dernier, "contrairement aux accusations répétées des autorités chinoises, ne cherche pas la séparation (du Tibet) avec la Chine, mais l'autonomie culturelle et religieuse", ajoutent-ils.
Les 26 signataires de cet appel à l'initiative d'Elie Wiesel, prix Nobel de la paix 1986 et ami de longue date du dalaï-lama, lui-même prix Nobel de la paix 1989, "appellent le gouvernement chinois à reprendre les discussions avec les représentants du dalaï-lama le plus tôt possible en vue d'une solution pacifique et bénéfique aux deux parties".
Les autorités chinoises accusent le dalaï-lama d'être derrière les violences qui ont commencé après les manifestations du 10 mars à Lhassa, affirmant qu'il veut saboter les jeux Olympiques.

Elie Wiesel
Appels à manifester pour le Tibet dans de nombreuses villes de France
Mardi 18 mars 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)
Les manifestations à Lhassa, depuis le 10 mars dernier, ont été violemment réprimées par la police chinoise qui a ouvert le feu, faisant selon certaines estimations une centaine de morts. La répression, dans la capitale tibétaine, se poursuit désormais à huis-clos, tandis que le mouvement de révolte se propage à travers tout le Tibet. C’est un mouvement pour la liberté et l’expression d’un peuple qui sont étouffés dans le sang par la Chine, à quelques mois des Jeux olympiques de Pékin. La gravité de la situation exige de la France, à travers la voix de son chef de l’Etat et de son ministre des Affaires étrangères, qu’elle se positionne clairement et sans ambiguïté.
Voici, à ce jour, les différentes manifestations prévues en France : d’autres manifestation sont en préparation : voir les mises à jour sur Tibet Info (JMB) et France-Tibet
19 mars : Montpellier, Toulouse,
20 mars : Bordeaux, Clermont-Ferrand, Colmar, St Brieuc,
21 mars : Paris, Angers, Crest
22 mars : Marseille, Rennes, Nantes, Lagarde
26 mars : Toulouse.
6 avril : Pau
Paris, vendredi 21 mars
Appel de la communauté tibétaine en France
pour une manifestation pacifique des Tibétains et de tous les amis citoyens français en soutien aux Tibétains au Tibet pour leur dire que le monde extérieur est avec eux.
Le vendredi 21 mars 2008 de 15h à 19h45
sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, Paris.
Métro : Trocadéro
www.tibetan.fr - email : comtibre@hotmail.com
Toulouse, mercredi 19 mars
Place du Capitole
Avec Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité"
Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr
Montpellier, mercredi 19 mars
sur la place de la comédie à Montpellier à 18h00
Contact : tibet.languedoc@orange.fr
Nantes, samedi 22 mars
Dès 15 heures place Royale
Rassemblement et informations
à l'appel de Enfants de l'Espoir, AET et France-Tibet Maine / Anjou,
Bordeaux, jeudi 20 mars
place de la Victoire à 18h00
organisé par l’association "Nos amis de l’Himalaya"
Clermont-Ferrand jeudi 20 mars
place de Jaude à 18h00
Colmar, jeudi 20 mars
de 17H30 à 19h00 autour de la statue de la liberté, route de Strasbourg (rond point nord)
organisé par Liberté au Tibet, Sélestat.
Contact : cmary2@wanadoo.fr
St Brieuc, jeudi 20 mars
à 17H30 devant la préfecture de Saint Brieuc
Marseille, samedi 22 mars
à 14h, aux Mobiles (en haut de la Canebière / Réformés)
Rassemblement suivi d’un défilé pour dénoncer la répression sanglante des manifestations en cours au Tibet et appeler la France à condamner publiquement cette répression par le régime de Pékin.
Contacts : Tibet Destination Rangzen et Alternative tibétaine
Tél : 06 87 57 67 85 - 04 42 20 71 26
Rennes, samedi 22 mars
11h30 place de la mairie
Toulouse, mercredi 26 mars
Place du Capitole
Avec Autodétermination-Tibet 09/31" et le "Cercle Tibet Vérité"
Contact : verneuil.jean@wanadoo.fr
ANGERS : Nouvelle opération d'informations chez :
" Carte d'Embarquement" , 18 rue Toussaint
vendredi 21 mars de 14h à 19h
Contact : France-Tibet Maine / Anjou, Simone Le Gall Rive, tel :02 4173 05 21
CREST ( 26) Point presse à Crest sur les événements au Tibet :
Vendredi 21 mars à 16 h 30 un " point presse " se tiendra en mairie de Crest à l'initiative du Député-Maire, Hervé MARITON, membre du Groupe d'Etudes sur le Tibet à l'Assemblée Nationale, en présence de Christiane CHAIX-BROUSSAUD, présidente de Tibet Vallée de la Drôme, et de Philippe Eyraud, membre de France-Tibet.
LA GARDE ( près de Toulon, 83) samedi 22 mars à 10 heures.
Maison de la Culture Gérard Philippe
Auditorium
Table ronde autour des récents évènements au Tibet, et plus généralement, de la question tibétaine.
Puis dépôt d'une gerbe devant le drapeau tibétain à la mémoire des victimes du génocide tibétain, et des victimes de la récente répression des manifestations de ces derniers jours au Tibet,avec des élus.
France-Tibet/ Var
Contact Olivier Viviani : 04 94 46 03 20
Pour que la violence cesse, il est important de se mobiliser, c'est pourquoi nous vous invitons à venir nombreux et à diffuser ce mail autour de vous.
Merci à tous pour votre soutien au peuple tibétains et à sa culture.
Regardez, ils sont heureux au Tibet (See, they are happy in Tibet)

© Tenzin
Tenzin est un dessinateur tibétain !
Régis Debray : « Le livre doit se remuer »
Régis
Debray : « Le livre doit se remuer »
Publié
le 07 mars 2008 par dg

Dans
Le Monde daté du 7 mars, le philosophe raconte qu'il vient d'apprendre qu'une
commission mise en place par l'Elysée et présidée par Marc Levy, Paul-Loup
Sulitzer et Michel-Edouard Leclerc aura pour objectifs de « réformer la lecture et moderniser le livre
». Un canular qui pointe habilement quelques tentations actuelles.
Sous
le titre « Dépoussiérer les
livres... », Régis Debray a fait paraître, dans Le Monde de jeudi 6 mars (daté 7 mars), un
canular qui, il faut bien l'avouer, démarre sous les aspects de la plus
attristante véracité. Régis Debray y raconte en effet qu'il vient d'apprendre
qu'à la demande de l'Elysée une commission s'est mise en place, qui a pour
objectifs de « réformer la lecture et
moderniser le livre ». Présidée par le romancier Marc Levy, elle
compterait notamment, parmi ses membres, Paul-Loup Sulitzer et Michel-Edouard
Leclerc. Dans un pré-rapport, ladite commission propose déjà d'explorer des
pistes pour redynamiser cette « branche industrielle passablement nécrosée » :
abolition du dépôt légal pour tous les ouvrages — ne seraient plus déposés que
les ouvrages figurant dans les listes de meilleures ventes ; abrogation de la
loi Lang (le « prix unique » étant synonyme de « pensée unique »…) ; abandon du
projet de bibliothèque numérique européenne et soutien « atlantiste » à
l'initiative de Google ; autorisation de la publicité pour le livre sur les
grandes chaînes privées de télévision, etc.
Publié, en début de soirée, sur
le site du quotidien, ce texte avait déjà recueilli, à 22h, plus d'une vingtaine
de réactions d'internautes… dont beaucoup, n'ayant pas compris qu'il s'agissait
d'une farce (enfin, pour l'instant…) s'alarmaient de ces informations, preuve,
s'il en fallait encore, que plus rien, hélas, n'étonne de la part de l'actuel
gouvernement.
Joint dans la soirée par courriel, Régis Debray a répondu
brièvement à quelques questions :
Livres
hebdo : Quelle était votre intention, en publiant ce texte
?
Régis Debray : Désamorcer, par l'ironie, certaines velléités ambiantes,
assez dangereuses, à la fois populistes et capitalistes.
LH
: Avez-vous déjà reçu des réactions ?
RD : À ce stade, quelques sourires de connivence.
LH
: Vous évoquez des mesures (publicité à la télé sur les chaînes privées,
abrogation de la loi Lang.. .) qui sont effectivement dans un certain « air du
temps », portées par des gens qui voudraient en effet « moderniser »,
disent-ils, le marché du livre : déplorez-vous l'absence d'une contre-offensive
virulente ?
RD : Oui, et je me demande bien pourquoi elle n'a pas lieu.
LH
: Les professionnels de la culture ont récemment manifesté contre les projets du
gouvernement. Pensez-vous que le monde du livre devrait, lui aussi, se bouger
?
RD : Oui, le livre doit se remuer, sinon on bougera pour lui
LH
: Refuser une certaine "marchandisation" et certaines voies triviales passe
aujourd'hui pour de l'élitisme. Doit-on assumer cet élitisme, s'agissant du
livre, ou revendiquez-vous une autre voie ?
RD : Oui, assumons la méritocratie
républicaine, le fameux « élitaire pour tous » de Vitez. Sinon, on aura la
partition américaine : le drugstore d'un côté, la librairie universitaire de
l'autre, Da Vinci Code ici et la
thèse sur le néoplatonisme là. Ce grand écart menace. Prenons les devant.
TIBET : BOYCOTT DES JEUX OLYMPIQUES !
© FRAP
Lhassa brûle, mais surtout d’envie de liberté...
Lhassa brûle, mais surtout d’envie de liberté...
17/03/2008
J’ai passé en ce vendredi 14 mars 2008 la journée la plus intense et la plus violente de toute ma vie. Je pèse mes mots, tous mes mots dans la description qui suit. Arrivé a peine la veille au soir après une longue journée de plus de 130 km, je m’apprêtais à manger tranquillement aux alentours de midi quand tout a basculé.
Un camion de militaires passe devant moi avec le pare brise cassé. Les commerces sont encore ouverts pour la plupart, mais une tension est palpable dans la rue, avec de nombreux groupes de gens sur les trottoirs qui observent ce qui se passe. Qu’observent-t-ils ? Je m’approche. Un groupe de militaires bloque l’accès d’une rue qui permet de se rendre à un monastère. Quelques jets de pierre en direction des trois camions de militaires stationnés dans la zone provoquent rapidement leur fuite, laissant les militaires, une petite vingtaine, seuls devant la foule. Les jets de pierre augmentent, finissant tous sur les boucliers des militaires bien esseulés. La foule finit par avancer, puis se met subitement à courir vers eux. Ils fuient. A partir de ce moment, tout s’est enchaîné très vite. Les militaires n’étant plus là, les cibles changent. D’abord un magasin chinois est détruit à coups de pierres. Puis tous les véhicules qui empruntent cette avenue et qui sont considérés comme appartenant à des chinois sont pris pour cible. Une moto est incendiée, son propriétaire assailli par une dizaine de tibétains dont la haine de l’occupant chinois s’exprime alors sans retenue. Puis ce sera le tour d’autres motards, de personnes à vélo, de passants... Quand plus personne ne passe dans cette avenue, et après qu’un drapeau chinois ait été brûlé au milieu de la route, un premier magasin (tous sont désormais fermés, rideaux de fer baissés) est attaqué. Le rideau de fer finit par céder sous les coups de pieds rageurs d’hommes, de femmes, de jeunes... Son contenu intégral est jeté au milieu de la route et incendié. Les gens dans leur grande majorité ne volent pas, mais détruisent et "libèrent l’espace", "récupèrent une partie du territoire" comme il m’a été dit. La foule se déchaîne alors contre des dizaines et des dizaines de magasins. Dans les rues brûlent d’innombrables foyers dans lesquels vélos, motos, vêtements, marchandises diverses, frigos et bouteilles de gaz... se consument avec le danger permanent d’explosions qui ne tardent pas à se faire entendre dans toute la ville. Malgré les "conseils" de plusieurs personnes parlant, étonnamment ici, un bon anglais et me recommandant de rentrer à mon hôtel (police en civil certainement) je décide de rester et de bouger dans ce centre-ville désormais à feu et à sang, avec mon appareil photo et ma caméra. Je vois alors des voitures renversées, la majorité d’entre elles étant en feu, un camion de militaires lui aussi mangé par les flammes, des tas de vélos (de véritables tas de plusieurs mètres de haut) eux aussi en proie aux flammes... La ville se couvre d’un épais nuage de fumée noire à travers lequel le soleil a du mal à percer. Le vent attise ces foyers
géants. Beaucoup me demandent de prendre des photos. Nous sommes au maximum une dizaine d’occidentaux à être restés dans la rue, les autres étant retranchés dans les hôtels environnants. Régulièrement des mouvements de foule se produisent, suite à une explosion ou au passage d’un véhicule blindé. Au détour d’une rue, je me retrouve face à une charge des militaires qui remontent au pas de course une avenue. Les gaz lacrymogènes fusent. Je cours. Je tousse. Mes yeux rougissent. Je reprends mes esprits dans une ruelle, au milieu de nombreux tibétains dans la même situation que moi. Je crache. Noir. Plus tard, vers la fin de journée, je côtoie aussi la mort : plusieurs hommes en larmes portent un cadavre. Les cris et les pleurs succèdent au passage de ce convoi funèbre. On me demande de le prendre en photo. Je refuse expliquant les risques que je cours à mon tour à prendre tous ces clichés. Je ne sais pas toujours qui est qui. Policier en civil ? Tibétains ?... Je croise un anglais qui me dit s’être fait arrêter par la police et confisquer ses cartes mémoire d’appareil photo. La situation évolue, je sens que je dois rentrer mettre mes photos et vidéos à l’abri. Ce ne sera pas chose facile, les barrages de militaires étant désormais plus nombreux. Au milieu des flammes et dans une fumée épaisse qui parfois ne permet de voir qu’à quelques mètres, je finis par rejoindre l’hôtel désormais privé d’électricité et de téléphone (la rue étant une des rues particulièrement touchées). J’y reste bloqué deux jours, car dès le samedi, c’est le couvre-feu dans la ville et toute sortie est interdite, l’armée bloquant tout. Dimanche, ce sont des convois militaires énormes qui traversent la ville. Le calme est revenu, en apparence seulement, car la force ne résout rien. Les bilans diffèrent. Une dizaine de morts officiellement. 70 selon les tibétains exilés en Inde.
Lhassa a brûlé... d’une envie féroce de liberté.
Voir les photos dans la galerie "Tibet" (photos 62 à 75). (Personne n'est reconnaissable sur ces photos, c’est volontaire.)
PS : Deux nouvelles ont été mises en ligne coup sur coup.
© http://pierregloberouleur.free.fr/
"Les Tibétains n’ont pas peur de mourir"
"Les Tibétains n’ont pas peur de mourir"
Témoignage d’un Tibétain en provenance de Lhassa
jeudi 20 mars 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)
Ceux qui ont utilisé la violence le 14 mars à Lhassa pour protester contre la présence chinoise n’ont "rien à perdre", ne craignent pas les représailles, "n’ont pas peur de mourir", affirme un jeune Tibétain.
Pour beaucoup, marginalisés économiquement et dans l’impossibilité de pratiquer leur religion librement, "la vie vaut à peine d’être vécue", dit Abo, 28 ans.
S’exprimant cette semaine à son arrivée à Chengdu en provenance de
Lhassa, Abo (un surnom) a raconté à l’AFP les violences qui ont suivi
la manifestation pacifique des moines à l’occasion du 49ème
anniversaire du soulèvement anti-chinois de la capitale tibétaine. Des
images d’incendie, de destruction, de haine, diffusées à la télévision
chinoise.
Mais Abo affirme aussi avoir vu les forces de l’ordre prendre possession de la ville : "des soldats et des troupes paramilitaires patrouillant, des chars positionnés partout".
Le jeune homme craint que le nombre de morts soit élevé dans les quartiers tibétains de la ville, pris en tenailles. "Dans
certains endroits personne ne pouvait entrer ni sortir. Maintenant que
les gens sont enfermés, on peut imaginer ce qui va se passer, ils vont
probablement être tués".
Un ami lui a rapporté la mort de son oncle, un moine en robe "touché par cinq ou six balles" alors qu’il tentait de protéger des manifestants derrière lui.
"Neuf ou dix autre personnes ont été tuées en même temps, dont des femmes et des jeunes filles", lui a raconté son ami.
Le gouvernement chinois assure qu’aucun coup de feu n’a été tiré. Le bilan officiel est de 13 morts, des "innocents tués par les émeutiers",
selon Pékin, mais une centaine de morts ont déjà été recensés, presque
tous Tibétains, et certains rapports laissent entendre qu’il y en
aurait probablement plusieurs centaines..
Pour Abo, ce torrent de violence illustre la frustration d’une
partie de la population dans une région sous contrôle chinois depuis
1951.
"Si la vie était bonne, les Tibétains ne
manifesteraient pas. Mais ils n’ont rien à perdre, leur vie vaut à
peine d’être vécue (...) ils n’ont pas peur de mourir", dit Abo.
"Le gouvernement chinois dit qu’il est bon avec les
Tibétains, qu’il investit de l’argent. Mais les responsables politiques
s’en mettent plein les poches. L’argent ne va pas au petit peuple", poursuit-il.
"Les Hans et les Huis (Chinois musulmans) ont tous
les privilèges, les Tibétains n’ont rien. Ils n’ont pas l’éducation,
pas l’argent. Il faut de l’argent pour démarrer un business".
Si les difficultés économiques et sociales semblent avoir mis le
feu au poudre le 14 mars, la dimension religieuse n’est pas absente de
cette révolte populaire : "Il n’est pas possible de pratiquer librement. Vous savez, il n’est même pas possible de prononcer le nom ’’Dalaï Lama’’".
© http://www.tibet-info.net/www/Les-Tibetains-n-ont-pas-peur-de.html
L’Appel pour la Solidarité est fortement suivi
L'appel pour la Solidarité est fortement suivi
jeudi 20 mars 2008 par Redaction Tibet Info (JMB)
L’appel de Solidarité avec le Peuple Tibétain, relayé par de nombreux médias, radios, télés et sites internet a déjà reçu plusieurs centaines de signatures, dont la liste est en train d’être mise à jour.
Parmi les personnalités nouvellement ajoutées, citons Sophie Marceau, Hervé Vilard, Michel Drucker, les écrivains Amélie Nothomb, Patrick Rambaud, Gonzague Saint Bris et les députés Alain Vidalies, Jean-Patrick Gille, Richard Mallié, Joel Giraud, Olivier Jardé, Gérard Bapt, le président de la région Ile de France Jean-Paul Huchon, l’ancien ministre Françoise Hostalier qui ont rejoint les premiers signataires. Vous pouvez désormais donner votre signature en ligne en cliquant sur la ligne "signer l’appel". Merci de votre engagement.
© http://www.tibet-info.net/www/L-Appel-pour-la-Solidarite-est.html
Drapeaux tibétains sur les mairies : encouragez votre maire !
Drapeaux tibétains sur les mairies : encouragez votre maire !
jeudi 20 mars 2008 par Jean-Paul Ribes
La maire de Lille Martine Aubry (PS) a décidé de faire hisser le drapeau tibétain sur la mairie le 21 mars au moment de l’installation du nouveau conseil municipal en solidarité avec les Tibétains.
Lille avait déjà hissé le 10 mars dernier, comme tous les ans, le drapeau tibétain pour marquer l’anniversaire du soulèvement contre la Chine du 10 mars 1959.
Dans le Nord/Pas-de-Calais plusieurs dizaines de communes hissent ce drapeau tous les ans à la date du 10 mars, en coordination avec l’association "Tibet 59-62" (les numéros des départements, ndlr).
Outre Lille, les plus importantes qui effectuent cette démarche sont Tourcoing (PS), Arras (Modem), Valenciennes (UMP), Douai (UMP).
La ville de Lens (PS) laisse ce drapeau flotter toute l’année.
Le député-maire PS de Liévin (Pas-de-Calais) Jean-Pierre Kucheida, qui effectue également cette démarche, a pris position de son côté pour le boycott des JO de Pékin.
Encouragez votre mairie à hisser le drapeau tibétain en solidarité avec le Tibet, et faites-nous connaître les communes et villes qui le font de façon permanente. Nous essaierons d’en établir la liste sur cette page. Merci !

La Maison des drapeaux propose à la vente un drapeau du Tibet (60 x 90 cm). NB : Tibet-Info n’a pas de liens commerciaux avec cette société. Si vous connaissez d’autres sociétés proposant à la vente le drapeau Tibétain, merci de bien vouloir nous les communiquer.
© http://www.tibet-info.net/www/Drapeaux-tibetains-sur-les-mairies.html
Les internautes menacés à propos du Tibet
Les internautes menacés à propos du Tibet
jeudi 20 mars 2008 par Jean-Paul Ribes
Reporters sans frontières a reçu une copie d’un message qui interdit aux internautes de parler des événements au Sichuan et dans les provinces à peuplement tibétain. Le message en chinois a circulé sur la messagerie instantanée QQ utilisée par les Tibétains qui vivent en dehors du Tibet :
Annonce du Bureau de la surveillance de l’Internet
Nous informons les internautes qu’il est interdit de publier des informations sur les événements tibétains. A partir de ce jour, le Bureau de surveillance de l’Internet va assurer le filtrage et la censure.
Il est interdit de poster, de faire circuler et de discuter d’éventuels rapports concernant les événements tibétains à Chengdu.
Tout contrevenant verra son adresse IP transmise aux organes de police qui prendront des mesures nécessaires
Source : RSF 20 mars 2008
© http://www.tibet-info.net/


