lundi 17 mars 2008
Chine/Tibet : Pékin redoute la contagion. La répression aurait déjà fait des centaines de morts
Georges Abou RFI - le 17/03/2008
Le Tibet est fermé à la presse. Aucun journaliste n’a pu transmettre une information de cette région depuis le début des troubles, il y a une huitaine de jours. Faute de sources indépendantes, les faits sont invérifiables. Les quelques récits et images qui parviennent aux journaux ont été recueillis à la dérobée, auprès de témoins courageux ou de touristes de retour de Lhassa, la capitale régionale. Les téléphones portables « passent » parfois. Au bout du fil, des voix font état d’une ville bouclée, sous tension, quadrillée par un important dispositif militaire et policier. Impossible de dresser un bilan exhaustif de ce « printemps tibétain » précoce. Selon le gouvernement chinois, il y a eu 13 morts, et les émeutiers se sont livrés à des actes de barbarie sur les forces de l’ordre et, également, sur des citoyens chinois non tibétains, Hans et Huis, musulmans dont les biens ont été vandalisés. Ces informations sont confirmées par des témoignages et des documents. Selon plusieurs sources, la ville est sous couvre-feu depuis samedi soir ou dimanche matin.
A Dharamsala, en Inde où elle est réfugiée depuis 1959, la direction politique tibétaine en exil estimait lundi que la répression chinoise avait fait des centaines de morts. La veille, le Dalaï-lama décrivait l’établissement d’un « régime de terreur » sur la province. Dans son communiqué, le Parlement en exil en appelle à l’ONU et réclame une enquête internationale. Pourtant, la position des autorités tibétaines en exil demeure la même : pas de rupture avec Pékin, pas d’appel au boycott des Jeux Olympiques. La direction tibétaine reste fermement cramponnée à sa ligne politique prônant l’autonomie de la province au sein de l’ensemble chinois, seule voie raisonnable selon elle à la satisfaction de ses revendications.
Risques d’extension
A l’évidence, le Tibet est au cœur d’un déploiement massif de forces de l’ordre pour mater la rébellion et prévenir toute extension des troubles aux provinces limitrophes. C’est d’ailleurs des provinces voisines du Gansu et du Quinghai, où vivent de nombreux Tibétains, que nous parvient l’essentiel des informations attestant que, pour Pékin, la situation est hautement préoccupante. Les reportages en provenance des ces provinces, où la circulation est encore possible, font état d’un déploiement important de militaires. Les autorités sont nerveuses. Des incidents ont eu lieu. Et, selon nombre d’observateurs, les autorités sont obsédées par les risques d’extension par contamination à d’autres régions. La Chine ne manque pas de peuples, ou de groupes sociaux, qui ne demandent qu’à s’exprimer pour peu que l’opportunité se présente. Et, à quelques mois des Jeux Olympiques, les occasions de gâcher la fête ne manquent pas, qu’ils s’agissent de politique ou de droits, humains ou sociaux.
Ces derniers événements évoquent un tournant parmi les Tibétains. La modération du Dalaï-lama est aujourd’hui malmenée, voire contestée, par une jeune génération née en exil et qui fait le constat de l’échec d’une position de consensus qui ne mène nulle part. Les religieux bouddhistes eux-mêmes semblent avoir abandonné les principes de non-violence ; ils ont renoué avec la tradition des moines-soldats. Drapés dans leur toge safran, ils participent aux manifestations et font le coup de poing contre la police, comme des militants ordinaires. La marche entreprise le 10 mars de Dharamsala par les organisations non-gouvernementales des Tibétains en exil n’avait pas reçu l’aval, officiellement, du gouvernement en exil. Les marcheurs n’ont pas été autorisés à aller au-delà de quelques dizaines de kilomètres. Ils ont été stoppés net par la police indienne et les meneurs les plus déterminés ont été condamnés à de courtes peines d’emprisonnement. Il n’empêche : au 49ème anniversaire du soulèvement des Tibétains et de l’exil du Dalaï Lama, cette année 2008 était incontestablement une date à ne pas manquer pour rappeler la vivacité de la revendication identitaire des Tibétains.
Le Tibet, une affaire intérieure
Dans ce contexte, en dépit d’une opinion publique plutôt amicale à l’égard de la cause tibétaine, la communauté internationale semble tétanisée à l’idée qu’elle pourrait irriter Pékin. Des Jeux Olympiques, personne n’évoque l’hypothèse de ne pas s’y rendre. Au contraire : c’est un discours de participation qui est réaffirmée. De partout fusent des appels à la retenue et au dialogue. Les protestations sont tout juste tolérées. Au Népal, les manifestations de soutien ont été réprimées aux gaz lacrymogènes, et plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. C’est la déclaration lundi du ministère russe des Affaires étrangères qui offre la meilleure synthèse du sentiment qui se dégage de l’impotence des chancelleries étrangères. En substance : « Le Tibet est chinois et les relations entre Pékin et le Dalaï Lama sont une affaire intérieure chinoise ».
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Un rassemblement à Paris contre la "persécution" chinoise dimanche dernier
NOUVELOBS.COM | 17.03.2008
Un demi-millier de personnes se sont rassemblées, dimanche 16 mars à Paris, en soutien au peuple tibétain, pour dénoncer la "persécution" chinoise au Tibet.
Les manifestants étaient réunis, notamment à l'appel des associations France-Tibet et Etudiants pour un Tibet libre (ETB), sur une place du VIIIe arrondissement, non loin de l'ambassade de Chine devant laquelle étaient stationnées des forces de l'ordre.
Arborant des drapeaux et des bandeaux aux couleurs du Tibet ainsi que des banderoles et des calicots, les personnes présentes scandaient "la Chine ment, les Tibétains meurent", "Tibet libre", "les Chinois hors du Tibet" ou encore "JO 2008, jeux de la honte" en référence aux prochains Jeux Olympiques organisés à Pékin.
Gaz lacrymogènes et interpellations
La manifestation s'est déroulée sans incidents dans un premier temps puis quelques personnes ont tenté de forcer le cordon de gendarmes et policiers qui empêchaient l'accès à l'édifice diplomatique. Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour les faire reculer.
De son côté, un homme est parvenu à passer pour escalader la façade et enrouler le drapeau tibétain. Un gendarme a tiré sur la hampe mais seul le drapeau chinois est tombé. Plusieurs personnes ont été interpellées. Les manifestants ont ensuite reculé, se sont assis dans la rue devant l'ambassade et ont allumé des bougies.
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En France, la piste du boycott a été écartée par la France. "Boycotter, cela ne sert à rien. Si demain, on me dit que ne pas faire les Jeux olympiques, cela va ouvrir la Chine, redonner les droits de l'homme, régler tous les problèmes, c'est de l'utopie, du rêve", a déclaré Bernard Laporte. "Même le dalaï-lama a dit qu'il ne faut pas boycotter, car cela va permettre à tout le monde de voir de l'intérieur ce qui se passe en Chine. Bernard Laporte a par ailleurs exclu tout "signe symbolique" de l'équipe de France lors du défilé de la cérémonie d'ouverture des JO. "Je ne veux pas mélanger les genres. Un sportif n'est pas fait pour faire de la politique, il est fait pour faire du sport."
"Faire flotter le drapeau tibétain sur les édifices publics" (Sénat français)
En revanche, le ministère des Affaires étrangères a exprimé le souhait de la France "que les moines arrêtés ces derniers jours soient rapidement remis en liberté" et rappelle "que la liberté d'expression est inscrite dans le Pacte international sur les droits civils et politiques que la Chine a signé". Pour sa part, le président du groupe d'information du Sénat sur le Tibet, Louis de Broissia (UMP), a appelé lundi le gouvernement français à "exiger la fin immédiate des massacres" et à faire flotter le drapeau tibétain sur les édifices publics "en signe de soutien". Une initiative déjà lancée samedi par le député-maire socialiste de Liévin (Pas-de-Calais).
Quelle position adopter à l’égard de l’hôte de la plus grande manifestation sportive au monde ? Le boycott peut-il être un signe fort lancé à Pékin ? L’ensemble de la communauté internationale a appelé les autorités chinoises "à la retenue". Mais la question du boycott aux prochains JO revient au centre du débat, chez quelques intellectuels, comme BHL ou l’acteur Richard Gere, ainsi que dans les milieux politiques.
Hommage appuyé de la droite aux deux dernier poilus de l'UMP

Placide - http://www.leplacide.com/
Municipales 2008:Un nouveau Sarkozy attendu dès ce lundi
Courrier International - 16.03.2008
Défaite annoncée aux municipales, surf de l'opposition sur la baisse du pouvoir d'achat et le style présidentiel jugé trop clinquant… Les nuages s'accumulent au-dessus de la popularité de Nicolas Sarkozy, en chute libre dans les sondages.
Pour reprendre la main, le chef de l'Etat a déjà annoncé qu'il tiendrait «naturellement compte» du résultat des élections de dimanche. Tout en excluant un changement «en profondeur» du gouvernement.
Pour le politologue Dominique Reynié, le chef de l'Etat a compris la sanction de dimanche dernier — et celle attendue ce dimanche — comme une demande de son électorat de se réinscrire à droite, en finir avec «cette politique d'ouverture très commentée, très spectaculaire, et (dont) les résultats ne sont pas très bons».
Barre à droite
Pour Dominique Reynié, le chef de l'Etat devrait revenir à une «politique beaucoup plus classique, c'est-à-dire affermir son positionnement à droite, assumer le clivage gauche-droite». Même si, comme le croit Médiapart, le nouveau site d'information lancé dimanche, un plan choc est dans les tuyaux, avec une «possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales», le changement le plus notable pourrait concerner Nicolas Sarkozy lui-même. «L'idée n'est pas de parler moins mais de concentrer le message sur quelques grands objectifs et de faire de la pédagogie, assure un proche du chef de l’Etat. Il faut aussi arrêter avec les idées neuves, on a assez à faire avec le programme annoncé pour s'occuper.» En clair, tenter de donner une image plus présidentielle à Nicolas Sarkozy.
Changement de registre
Le chef de l'Etat semble ainsi vouloir adopter un style plus sobre. Une partie de sa dégringolade dans les sondages tient à l'agacement de l'opinion face à la surexposition de son action, l'affichage de sa vie privée et son goût affiché du luxe au moment même où il assurait que les caisses de l'Etat étaient «vides».
L'agenda du chef de l'Etat, la semaine prochaine, illustre déjà cette volonté de changer de registre. La mort du dernier combattant français de 1914-1918, Lazare Ponticelli, lui offre l'occasion d'un hommage aux «poilus» de la Grande Guerre, qui l'occupera une grande partie de lundi. Et le lendemain, il prendra physiquement et symboliquement de la hauteur en se rendant au plateau des Glières (Haute-Savoie), pour un hommage aux maquisards de la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, il achèvera la semaine en assistant vendredi à Cherbourg au lancement du dernier né des sous-marins nucléaire lance-missiles français, fer de lance des forces de dissuasion de la France.
On appelle ça renouer avec des thèmes fédérateurs à la droite et une défense et illustration de «l'identité nationale» dont il avait fait un de ses principaux arguments de sa campagne en 2007.

Aucune plainte déposée à ce jour par Laurence Parisot contre d'anciens dirigeants de l'UIMM
Les Echos - 14/03/08 -
Le parquet de Paris n'a enregistré ni plainte ni citation directe de la président du Medef, qui avait accusé Denis Gautier-Sauvagnac et son prédécesseur à la tête de l'UIMM, d'être de "sacrés menteurs" et annoncé une plainte pour diffamation
Aucune plainte de la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui avait annoncé à plusieurs reprises son intention de poursuivre d'anciens dirigeants de l'UIMM pour diffamation n'avait été reçue vendredi par le parquet de Paris, selon une source judiciaire. "A ce jour, nous n'avons enregistré ni plainte, ni citation directe de Mme Parisot", a-t-on affirmé au parquet.
Laurence Parisot a annoncé, à plusieurs reprises, son intention de déposer plainte pour diffamation après que Denis Gautier-Sauvagnac et son prédécesseur à la tête de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), Daniel Dewavrin, eurent affirmé le 8 mars qu'elle avait été informée plus tôt qu'elle ne le dit de l'existence d'un système occulte de retraits en espèces des caisses de l'organisation patronale.
La présidente du Medef avait immédiatement accusé Denis Gautier-Sauvagnac et Daniel Dewavrin d'être de "sacrés menteurs", fustigeant deux membres de la "vieille garde de l'UIMM" et annoncé son intention de porter plainte pour diffamation. Laurence Parisot avait réaffirmé, le 11 mars dans Les Echos, qu'"une plainte en diffamation au pénal serait déposée aujourd'hui (mardi)" par son avocat.
Selon le service de presse du Medef, interrogé par l'AFP, Laurence Parisot n'a "aucunement" l'intention de renoncer à déposer plainte. (source AFP)
Finalement, après beaucoup de bruit et d’agitation, des petits arrangements discrets entre patrons …
Georges-Marc Benamou quitte l'Elysée pour la Villa Medicis
Les Echos - 17/03/08 -Grégoire Poussielgue
Le départ du co-fondateur de " Globe ", ancien proche de François Miterrand, intervient après plusieurs mois de conflit ouvert avec le ministère de la Culture et de la Communication. C’était un des symboles de l’ouverture sarkozyste. Il est remercié.
Le mini-remaniement que s'apprête à annoncer Nicolas Sarkozy n'épargne pas certains de ses conseillers. Outre David Martinon, le porte-parole de la Présidence qui pourrait devenir consul général de France à New-York, Georges-Marc Benamou, conseiller pour la culture et la communication à la présidence de la République depuis l'élection du Président, va lui aussi quitter l'Elysée. " A ma demande, je quitte l'Elysée pour rejoindre la Villa Medicis ", déclare-t-il aux " Echos ". Il devrait remplacer Richard Peduzzi qui avait été renouvelé à la direction de l'Académie de France à Rome en 2005.
Le départ du co-fondateur de " Globe " intervient après plusieurs mois de conflit avec le ministère de la Culture et de la Communication. Dès sa nomination, Georges-Marc Benamou s'est en effet présenté comme un " ministre-bis ", prenant la main sur plusieurs dossiers clés de l'audiovisuel. Au grand dam de Christine Albanel, la titulaire du portefeuille, et de son cabinet. " La ministre de la Culture et de la Communication, c'est moi ", avait-elle déclaré, un brin énervée, à Cannes en octobre dernier, lors du Mipcom.
Depuis l'automne dernier, le cli
mat s'est constamment dégradé entre la ministre et le conseiller élyséen. Mais ni l'un ni l'autre n'avaient été mis dans la confidence lorsque Nicolas Sarkozy avait annoncé, le 8 janvier dernier, à la surprise générale, la fin de la publicité sur l'audiovisuel public.
Georges-Marc Benamou s'était aussi créé certaines solides inimitiés dans le monde audiovisuel parisien : ses relations étaient ainsi exécrables avec Patrick de Carolis, le président de France Télévisions, qui le soupçonnait de tout mettre en oeuvre pour le faire partir.
Georges-Marc Benamou avait été chargé par Nicolas Sarkozy de rédiger, avec Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique, le rapport sur la réforme de l'audiovisuel extérieur français (France24, RFI et TV5 Monde). Un rapport très critiqué par le cabinet de la ministre, mais aussi par Alain de Pouzilhac, qui a été nommé à la présidence du holding et qui ne compte pas s'appuyer sur ce rapport de 80 pages pour mener à bien cette vaste réforme.
Outre la prestigieuse Villa Medicis, Georges-Marc Benamou entend se consacrer à l'adaptation que s'apprête à faire Milos Forman de son dernier livre, " Le Fantôme de Munich ". ". Vitrine culturelle de la France à Rome, la prestigieuse Villa Medicis a pour mission principale de favoriser la création artistique et littéraire dans tous ses domaines, en permettant notamment à de jeunes artistes d'être en résidence pendant un an dans la ville éternelle. Pour sa part, Georges-Marc Benhamou, qui devrait être nommé par décret sur proposition de la ministre de la Culture, Christine Albanel, y séjournera pendant trois ans au titre de son mandat. Au cabinet de la ministre de la Culture, on déclarait lundi en début d'après midi ne pas être au courant de l'arrivée de Georges-Marc Benhamou à la Villa Médicis.
JOURNAL EN LIGNE : Le site Mediapart est officiellement lancé
NOUVELOBS.COM | 16.03.2008 |
Le journal en ligne, dont Edwy Plenel est à l'origine, sera gratuit pendant trois jours puis payant à hauteur de 9 euros.
MediaPart, le journal en ligne payant créé par Edwy Plenel, l'ancien directeur de la rédaction du Monde, a été lancé dimanche 16 mars depuis le Salon du Livre.
Jusqu'à mardi, les internautes pourront découvrir gratuitement le site mediapart.fr. Ensuite, il leur faudra payer un abonnement de 9 euros (5 euros pour les moins de 25 ans et les chômeurs).
"Nous avons d'ores et déjà 3.300 abonnés", a déclaré vendredi à l'AFP Edwy Plenel en se disant "très confiant et serein" sur la réussite de son projet.
"L'objectif des 5.000 abonnements d'ici fin mars est tout à fait à portée de main" car vont venir s'ajouter des abonnements groupés (collectivités, entreprises, médias), a-t-il indiqué. Il se fixe un objectif de 25.000 abonnés pour mars 2009.
Des scoops
La rédaction, installée dans le XIIe arrondissement de Paris, comprendra 26 journalistes professionnels. Diverses "signatures" seront également "associées" comme Marc Kravetz, Jean-Michel Helvig, Philippe Ries, Jean-Yves Lhomeau, Pierre Georges, a précisé Edwy Plenel.
"C'est plus que le lancement d'un site, c'est la création d'un journal indépendant construit sur un nouveau modèle participatif", a considéré Edwy Plenel.
Depuis décembre, un "pré-site" MediaPart, présentant le projet et l'équipe, a commencé à mettre en ligne des articles dont certains contenaient des scoops notamment dans le domaine police/justice.
"Nous voulons privilégier le journalisme de terrain, l'enquête", a souligné Edwy Plenel.
Pour lancer le projet, Edwy Plenel achève de lever 3,7 millions d'euros. Les six fondateurs (dont Laurent Mauduit et François Bonnet), détiendront 60% du capital, le reste se répartissant entre la société des amis de MediaPart et trois investisseurs.
Edwy Plenel, 55 ans, a travaillé pendant 25 ans au Monde (1980 à 2005) après des débuts dans le journalisme à Rouge, l'hebdomadaire de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) puis au quotidien Le Matin de Paris. (avec AFP)
Petit manuel de survie par gros temps pour militant UMP
Dimanche 16 Mars 2008 - Marianne - Sylvain Lapoix
Fier de l'efficacité des notes sur les «sujets clés» du premier tour, l'UMP élargit la diffusion de l'argumentaire type de ses représentants à tous ses militants. Un document surréaliste dont nous vous livrons les «bonnes feuilles» !
Imaginez : militant UMP, vous croisez au lendemain des municipales un « ami » de gauche (acquis lors de l'ouverture) qui vous titille sur la question du logement, qui risque de revenir en pleine gueule du gouvernement au lendemain du scrutin. Que dire? Que faire? Comment réagir sans humilier votre chef spirituel par une déclaration maladroite?
Au secours des militants égarés
Grâce au nouvel Abécédaire des 9 premiers mois d'action de Nicolas Sarkozy (de François Fillon et du gouvernement), vous ne serez plus jamais seul face aux argumentaires sournois de l'opposition. Si un socialo-communiste ou un écolo-mondialiste vient d'ailleurs à vous défier, vous pourrez illico et textuellement vous référer à la lettre G, comme Gauche et dégainer qu'elle est «divisée et aphone» et qu'elle n'a «plus rien à dire sur les grands sujets de société.» Fier comme Devedjian chez Arlette Chabot, vous pourrez alors tourner les talons et vous en aller comme un prince des Hauts-de-Seine.
Vous pourrez ainsi rappeler que la réforme de la carte judiciaire «n'a pas été brutale» : «cette réforme amène, certes, à la fermeture de petits tribunaux, mais c'est dans l'intérêt des Français et de la justice.» Pour vous, l'Abécédaire se penche aussi sur des sujets sensibles, comme la «vie privée» Face à ceux qui ont lancés la «chasse au Sarkozy», vous pourrez déplorer qu' «il est dommage que les médias aient préféré parler à outrance de la vie privée du président de la République, plutôt que du bilan du gouvernement et des réformes engagées.» Une réplique que n'aurait pas renié Rachida Dati. Mais l'Abécédaire vous laisse aussi des marges de manœuvre en vous laissant toute latitude d'argument sur l'Extrême droite, le Rapport Attali ou encore la Proportionnelle dans les scrutins nationaux…
Approuvé par les plus grands spécialistes du sarkozysme
Le Secrétaire général de l'UMP venait lui-même promouvoir ce nouvel outil de la réforme dans l'émission de Jérôme Chartier, Réforme Hebdo. Les jeunes ? Ils auront «le service civique obligatoire», la «valorisation du bénévolat» pour les examens et le «contrat d'autonomie» en banlieue. La pêche? Elle bénéfice déjà d'un «plan de 310 millions d'euros». Une nouvelle manière de faire de la politique ? «Nicolas Sarkozy a été élu pour agir».
Ergonomie, finition, exhaustivité
Disponible en brochure à spirale, papier 280g couleur, ou bien en format électronique, « l'Abécédaire » a été doté de son propre site où chacun pourra consulter les définitions indispensables à vos soirées de débat politique endiablées avec vos amis. Ergonomique, reprenant le système éprouvé des «Annales du bac», il vous permet, en vous référant à la lettre correspondant au grand thème abordé, de trouver immédiatement les trois ou quatre points «A retenir» ainsi qu'un développement plus complet sur les objectifs du gouvernement et son action dans le domaine et enfin des renvoies aux entrées connexe. Par soucis de transparence, chaque entrée est frappée d'un sigle «Promesse tenue» ou «En cours».
Vu à la télé !
Fort d'une expérience de plusieurs soirées présidentielles, l'UMP s'est appuyé sur la performance de ses portes-paroles et représentants lors de la soirée du dimanche 9 mars où ils ont tous répétés inlassablement le même argumentaire choc élaboré par le même service de la Direction des études qui vous livre aujourd'hui l'Abécédaire.
Alors, vous aussi, pour vos soirées entre amis, vos campagnes électorales ou vos plans médias, choisissez « l'Abécédaire », le vrai outil qui manquait à la politique !

La suppression de l'impôt sur la fortune à l’étude
Médiapart - Par Laurent Mauduit – Journaliste – 15/03/08
Si le cap est donc encore peu précis, l’intitulé du premier groupe de travail (« compétitivité et attractivité ») donne un indice précieux sur l’une des ambitions du ministère des finances : reprofiler assez fortement la fiscalité pour que la place financière de Paris, et au-delà l’économie française, soit plus accueillante pour les cadres, les entreprises et les investisseurs. La fiscalité de l’épargne sera donc au cœur des réflexions.
La fiscalité sur le patrimoine sera aussi sur la table. Non pas les droits de succession, dont sont désormais exonérés près de 95% des assujettis depuis les dernières dispositions du « paquet fiscal » prises sitôt après l’élection présidentielle. Mais l’ISF, oui !
Bien que cet impôt ait fait l’objet d’une cascade de mesures depuis 2002, consistant à le « vider » de l’intérieur, pour que l’opinion ne puisse s’en alarmer, Bercy estime que des dispositions complémentaires mériteraient d’être prises. En particulier, le ministère fait valoir que l’ISF dans sa configuration présente « ne fait pas la distinction entre les contribuables qui sont actifs et ceux qui ne le sont pas». Ce qui pourrait donc constituer une première piste de réforme.
Cette piste serait de nature à satisfaire le monde patronal. Beaucoup d’investisseurs déplorent ainsi que l’exonération de l’ISF pour les biens professionnels n’entre en vigueur que pour les investisseurs qui contrôlent plus de 25% du capital d’une entreprise. Ou alors que le président d’un conseil d’administration soit exonéré de l’ISF tandis que le président d’un conseil de surveillance ne le soit pas.
Les pharmaciens sont hostiles au libre accès à l'automédication
LE MONDE | 17.03.08
La volonté du gouvernement de donner aux patients un accès libre aux produits d'automédication hérisse les pharmaciens. Un sondage Ipsos-Pharmagora-Wolters Kluwer, réalisé auprès de 201 pharmaciens les 12 et 13 février, révèle que 84 % d'entre eux jugent la mesure annoncée par Roselyne Bachelot"mauvaise", voire "très mauvaise" (55 % des réponses).
Bien des raisons fondent cette opposition. La plus évidente est que 68 % des personnes interrogées considèrent que ces médicaments en libre accès finiront sur les gondoles des grandes surfaces dans les prochaines années ; 36 % des réponses indiquent à cet égard une absolue conviction.
Le fait qu'un autre sondage, réalisé en janvier 2008 par Ipsos à la demande de l'ordre des pharmaciens, ait montré qu'à prix équivalent les patients préfèrent acheter en pharmacie, ne rassure pas spécialement les pharmaciens d'officine. Cette certitude de voir fuir une part de leur chiffre d'affaires les amène à porter un jugement négatif sur l'ensemble du dispositif : 71 % pensent que le libre accès ne fera pas "baisser le prix des médicaments", 82 % qu'il ne "permettra pas à la Sécurité sociale de faire des économies" et 89 % estiment qu'il permettra encore moins de "responsabiliser le patient sur sa consommation de médicaments".
Rien d'étonnant si les pharmaciens ne vont pas se presser d'aménager une zone de libre accès aux produits d'automédication : un quart (25 %) refusent catégoriquement l'idée, un tiers (31 %) n'ont pas pris de décision et 23 % vont traîner les pieds ("oui, mais pas tout de suite"). A l'opposé, moins d'un quart (21 %) vont faire réaliser les travaux "très vite". La majorité de pharmaciens (55 %) refusent ou vont attendre avant d'aménager une zone en libre accès ; ils justifient cette décision par l'angoisse du risque de "comportements dangereux de la part des patients" (52 %). Un argument qui arrive loin devant "le manque de place" dans la pharmacie (26 %), le "manque d'informations" sur les modalités de la création de cette zone (12 %), ou encore le "manque d'intérêt" de la part des clients (5 %).
Confusément, les pharmaciens sentent que c'est leur fonction de conseil qui est menacée. Ils ignorent au fond quelle sera l'attitude du patient : 41 % estiment qu'il continuera de demander conseil, et 42 % qu'il ne le fera pas. 43 % considèrent que le conseil aura lieu au moment du paiement et 49 % qu'il se fera sur la zone même de libre accès. Les trois quarts (74 %) se disent donc "inquiets" de la mesure.
Au sujet des franchises médicales, ils étaient moins inquiets… pharmacien ..tête de chien !
Le covoiturage une solution économique conviviale, et écocitoyenne
Réseau de covoiturage 123envoiture.com
Ce service fait partie du réseau national de covoiturage 123envoiture.com.
Conçue par Green Cove Ingénierie dans un souci d'efficacité, la base de trajets de covoiturage du réseau est mutualisée avec le site 123envoiture.com, avec les collectivités territoriales et nos partenaires. Ainsi, chaque collectivité participe à ce réseau de covoiturage unique en France. Pour chaque nouvelle collectivité, un nouveau site internet est conçu sur mesure, et elle bénéficie immédiatement des trajets déjà inscrits sur son territoire.
Ce service est mutualisé avec :
www.123envoiture.com : service national de covoiturage avec des trajets réguliers, occasionnels, événementiels.
le Green Center de Yahoo! France :disponible sur la chaine Auto de Yahoo! France.
leParisien.fr : la version web du journal d'Ile de France
Des collectivités territoriales:
www.covoiturage-oise.fr : Conseil général de l'Oise
www.roulonspourlavenir.123envoiture.com : MACIF
www.covoiturage.agglo-tours.fr : Agglomération de Tour(s) Plus
www.covoiturage.morbihan.fr : Conseil général du Morbihan
www.covoiturage.doubs.fr : Conseil général du Doubs
www.covoiturage94.fr : Conseil général du val de Marne
www.covoiturage.cr-franche-comte.fr : Conseil régional de Franche Comté
www.covoiturage.besancon.fr : Le Grand Besançon
www.covoiturage.bourges.fr : Agglomération de Bourges
www.covoiturage.autoclubaix.com : Agglomération du Pays d'Aix en Provence et l'Automobile Club
www.covoiturage.pays-thur-doller.fr : Le pays Thur Doller
www.covoiturage.ccpo.fr : Pays de Sainte-Odile
www.covoiturage.cc-vallee-sauer.fr : Communauté de communes de la Vallée de la Sauer
www.ventoux-comtat.com : Agglomération de Carpentras
www.n-py.com : Stations de ski des Pyrénées
www.covoiturage.uvsq.fr : Université de Versailles saint-Quentin
www.ville-clichy.fr : Ville de Clichy la Garenne
www.essarts-le-roi.org : Ville des Essarts le Roi
Des radios:
www.covoiturage.radiofrance.fr : Radio France
www.covoiturage.francebleu.com : Le réseau France Bleu
http://covoiturage.radioefm.fr : EFM, La radio de l'Essonne

