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lundi 17 mars 2008

Municipales 2008:Un nouveau Sarkozy attendu dès ce lundi

Courrier International - 16.03.2008

Défaite annoncée aux municipales, surf de l'opposition sur la baisse du pouvoir d'achat et le style présidentiel jugé trop clinquant… Les nuages s'accumulent au-dessus de la popularité de Nicolas Sarkozy, en chute libre dans les sondages.

Pour reprendre la main, le chef de l'Etat a déjà annoncé qu'il tiendrait «naturellement compte» du résultat des élections de dimanche. Tout en excluant un changement «en profondeur» du gouvernement.

Pour le politologue Dominique Reynié, le chef de l'Etat a compris la sanction de dimanche dernier — et celle attendue ce dimanche — comme une demande de son électorat de se réinscrire à droite, en finir avec «cette politique d'ouverture très commentée, très spectaculaire, et (dont) les résultats ne sont pas très bons».

Barre à droite
Pour Dominique Reynié, le chef de l'Etat devrait revenir à une «politique beaucoup plus classique, c'est-à-dire affermir son positionnement à droite, assumer le clivage gauche-droite». Même si, comme le croit Médiapart, le nouveau site d'information lancé dimanche, un plan choc est dans les tuyaux, avec une «possible suppression pure et simple de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), l’augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales», le changement le plus notable pourrait concerner Nicolas Sarkozy lui-même. «L'idée n'est pas de parler moins mais de concentrer le message sur quelques grands objectifs et de faire de la pédagogie, assure un proche du chef de l’Etat. Il faut aussi arrêter avec les idées neuves, on a assez à faire avec le programme annoncé pour s'occuper.» En clair, tenter de donner une image plus présidentielle à Nicolas Sarkozy.

Changement de registre
Le chef de l'Etat semble ainsi vouloir adopter un style plus sobre. Une partie de sa dégringolade dans les sondages tient à l'agacement de l'opinion face à la surexposition de son action, l'affichage de sa vie privée et son goût affiché du luxe au moment même où il assurait que les caisses de l'Etat étaient «vides».

L'agenda du chef de l'Etat, la semaine prochaine, illustre déjà cette volonté de changer de registre. La mort du dernier combattant français de 1914-1918, Lazare Ponticelli, lui offre l'occasion d'un hommage aux «poilus» de la Grande Guerre, qui l'occupera une grande partie de lundi. Et le lendemain, il prendra physiquement et symboliquement de la hauteur en se rendant au plateau des Glières (Haute-Savoie), pour un hommage aux maquisards de la Seconde Guerre mondiale.

Enfin, il achèvera la semaine en assistant vendredi à Cherbourg au lancement du dernier né des sous-marins nucléaire lance-missiles français, fer de lance des forces de dissuasion de la France.

On appelle ça renouer avec des thèmes fédérateurs à la droite et une défense et illustration de «l'identité nationale» dont il avait fait un de ses principaux arguments de sa campagne en 2007.

mickey_ko

Posté par werdna à 00:05 - Démocratie - Institutions - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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