Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 3 mars 2008

L'exception culturelle française n'est pas ce que l'on croit

tgnous

Posté par werdna à 00:03 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avec la lutte impitoyable menée contre les clandestins, «Nous assistons à l’avènement d’une xénophobie d’Etat»

Le Contre-journal – 02/03/08 - Recueillis par CAMILLE STROMBONI

«Les incidents au centre de rétention de Vincennes ne sont pas des bavures, ce sont des violences structurelles» estime Olivier Le Cour Grandmaison, enseignant en sciences politiques à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne. «Désormais il est assumé au plus haut niveau de l’Etat que l’étranger en situation irrégulière est une source de troubles et de maux. La traque, l’arrestation et l’expulsion deviennent donc une priorité nationale» analyse-t-il.

Olivier Le Cour Grandmaison a écrit et codirigé Le Retour des camps? aux Editions Autrement, en 2007. Il est également l’auteur de Haine(s). Philosophie et Politique, (PUF, 2002) et Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, (Fayard, 2005).

Vous parlez d’un «retour des camps» qu’est-ce qui vous permet aujourd’hui d’utiliser ce terme ? N’est-il pas trop chargé, excessif ou délicat par rapport à la mémoire des disparus de la Shoah notamment ?

Olivier Le Cour Grandmaison. « Ce type de camp n’a bien sûr rien à voir avec les camps de concentration, où le propre de l’interné n’est pas seulement d’être privé de sa liberté, mais également d’être massivement exposé à des tortures et à une mort de masse permanente. Il est pourtant tout à fait adéquat de parler de camp pour désigner les structures dans lesquelles sont aujourd’hui internés en masse des étrangers en situation irrégulière et destinés à être – selon la formule consacrée - renvoyés dans leur pays d’origine. Ça ne me paraît pas excessif.

Le point commun de tous ces lieux, c’est la technique répressive utilisée : l’internement administratif. Il s’agit de priver quelqu’un de sa liberté non sur la base d’un jugement prononcé par un tribunal, mais en vertu d’une décision prise par une autorité administrative. Nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire banalisation. À droite comme à gauche (pour ce qui est de la gauche parlementaire), l’enfermement des étrangers apparaît comme la solution adéquate. Il existe évidemment plusieurs désaccords concernant les modalités d’application et le traitement infligé, mais il existe un consensus sur la technique. Mais pourquoi estimer normal que, pour le simple fait d’entrer irrégulièrement sur le territoire national, des hommes et des femmes puissent être privés de leur liberté ?

S’agit-il d’une violation des droits fondamentaux ?

Ces camps nient assurément un principe de base : il ne devrait pas être possible de priver quelqu’un de sa liberté en dehors d’un crime et d’un délit dûment jugé par un tribunal compétent ! Cela ne signifie pas que les internés sont privés de tout droit, mais les garanties sont notoirement insuffisantes. Un état d’exception permanent est mis en place, à l’intérieur même de l’Etat de droit, conçu par l’Etat de droit ! D’un côté il existe un droit qui institue une sécurité juridique, pour les nationaux, et de l’autre un droit qui institutionnalise l’insécurité pour les étrangers en situation irrégulière. Même les étrangers en situation régulière, en concubinage voire mariés avec des Français(es), et avec des enfants en France, sont menacés avec la politique initiée par Nicolas Sarkozy. C’est une insécurité qui porte atteinte à un droit fondamental reconnu par le Conseil d’Etat : le droit à mener une vie familiale normale.

Les récents incidents dans le centre de Vincennes vous ont-ils surpris par leur gravité ?

Vincennes n’est que le dernier exemple sinistre en date. Ces violences ne sont pas des faits divers, ces violences ne sont pas des bavures, ces violences sont structurelles ! Elles sont induites par la nature même du camp, et par la stigmatisation des étrangers perçus comme dangereux, et qui même s’ils ne sont pas totalement dépourvus de droits, ne disposent que de prérogatives minimales. Ajoutez à cela des forces de police qui savent qu’elles opèrent dans des lieux globalement soustraits aux contrôles, la violence devient un phénomène banal et courant dans ces centres de rétention. Les événements de Vincennes n’ont donc rien d’exceptionnel concernant la violence, la nouveauté, on la trouve dans les mouvements de protestation qui ont suivis, ainsi qu’une petite opération politicienne tendant à faire croire que la police et le gouvernement menaient une politique de transparence en la matière. Il faut rappeler qu’une seule association peut pénétrer dans les centres : la CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués). Si le gouvernement veut aller jusqu’au bout, il faudrait commencer par autoriser toutes les associations qui défendent les droits de l’homme à entrer dans ces camps.

Les mêmes qui font grand cas de la préservation de l’unité familiale quand il s’agit de nationaux, ou d’étrangers vivant régulièrement en France, n’ont aucun scrupule à séparer les parents de leurs enfants, voire à expulser des enfants en violant pour cela une convention internationale ratifiée par la France et certaines dispositions express du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le nombre de personnes placées en rétention et expulsées a ainsi considérablement augmenté dès l’entrée de Sarkozy au ministère de l’Intérieur mais nous assistons à un phénomène encore plus grave : l’avènement d’une xénophobie d’Etat ! Désormais il est assumé au plus haut niveau de l’Etat que l’étranger en situation irrégulière est une source de troubles et de maux. La traque, l’arrestation et l’expulsion deviennent donc une priorité nationale. Des moyens matériels et humains considérables sont engagés à cette fin. Le ministère abracadabrantesque de Brice Hortefeux en est l’incarnation : ministère de l’immigration, de l’identité nationale de co-développement et de l’intégration. Sur son site officiel, une seule activité est d’ailleurs mise en avant : la traque, l’arrestation et l’expulsion. Les objectifs sont très élevés: pour 2008, le quota est fixé à 28 000 expulsions ! Et cela doit augmenter chaque année !

S’agit-il d’un retour du nationalisme ?

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la lutte contre les clandestins est pensée comme un élément essentiel de la préservation de la sécurité des nationaux et de l’unité nationale. Nous assistons à un retour d’une forme très convenue, xénophobe et parfois agressive du nationalisme, avec l’objectif de redonner aux Français une fierté qu’ils seraient supposés ne plus éprouver pour leur patrie. Il s’agit d’articuler une politique ouvertement xénophobe et la réactivation de grands discours sur la France, son passé prestigieux, ses origines chrétiennes, les beautés de sa colonisation réputée avoir été synonyme de civilisation…

Vous décrivez un phénomène d’externalisation parallèle à cette multiplication des camps sur le sol européen. Quel est son rôle ?

Les camps se multiplient en effet en Europe, principalement sur la «ligne de front» (Grèce, Malte, et les derniers entrants). L’externalisation se développe en parallèle pour redoubler et sanctuariser les frontières de l’Union Européenne. L’Europe ne cesse de sous-entendre ou même d’affirmer explicitement qu’elle est en guerre contre les «clandestins». Tous les moyens (ou presque) sont bons pour mener cette bataille ! La directive (en projet) va dans ce sens : la rétention administrative pourrait atteindre 18 mois ! Ce projet permettrait aussi de prononcer contre les étrangers en situation irrégulière et expulsés dans leur pays d’origine une peine d’interdiction de séjour de 5 ans sur le territoire des Etats membres de l’UE. L’avènement d’une xénophobie d’Etat n’est donc pas propre à la France, il s’agit d’une véritable «xénophobie d’institution» au niveau européen.

N’y a-t-il pas une certaine indifférence ou une trop faible mobilisation de l’opinion publique sur ces conditions de rétention ?

Effectivement. Et cela s’explique tout d’abord par l’extraordinaire démission des partis de l’opposition parlementaire, pour des raisons électorales. Les députés ont en effet un droit d’accès permanent aux camps de rétention, dont ils n’usent visiblement pas ! Ensuite, Ces centres sont des «hors lieux» : ils sont quasiment invisibles ! Qui sait lorsqu’il se rend à Roissy CDG qu’à quelques mètres seulement de lui se trouvent des étrangers placés en zones d’attente et dans certains cas en cours d’expulsion ? Il s’agit d’une invisibilité organisée. Cependant, entre le moment où ce livre a été écrit (2007) et aujourd’hui, les réactions se multiplient car la situation s’est aggravée, les quotas d’expulsions se sont durcis, et aussi grâce aux mobilisations de masse organisées par le Réseau éducation sans frontières (RESF). Ces derniers ont fortement contribué à sortir ce sujet de la marginalité »

Posté par Kozett à 00:03 - Immigrations - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Déficits: Christine Lagarde "dément" des mesures après les municipales

TV 5 PARIS (AFP) - 02/03/2008 18h27

La ministre de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, a "démenti" dimanche les "insinuations" de Laurent Fabius sur le fait que le gouvernement prendrait des mesures de lutte contre les déficits après les élections municipales.

L'ancien Premier ministre socialiste avait affirmé à Radio J que la France s'était engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires.

"Je démens catégoriquement ces insinuations. L'engagement que j'ai pris vis-à-vis de nos partenaires européens, c'est celui de poursuivre les réformes engagées, et rien d'autre", a déclaré Mme Lagarde à l'AFP.

"On insinue des choses qui seraient cachées et consenties à nos partenaires européens. Je trouve ça totalement malhonnête", a-t-elle ajouté.

Le 11 février, lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, ces derniers avaient un peu relaché la pression sur la France à propos de ses déficits, réitérant leur appel à un retour à l'équilibre de ses comptes publics d'ici 2010, mais à condition que la conjoncture ne se dégrade pas trop.

M. Fabius a affirmé dimanche que la France avait été "mise en accusation à cause de ses déficits". "La tonalité du débat qui a eu lieu c'est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a-t-il ajouté.

"Toute l'Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu'on cache aux Français", a insisté l'ancien ministre des Finances.

"Rien de ce tout ce qu'il affirme ne s'est passé", a répliqué Mme Lagarde auprès de l'AFP.

"Rien dans mes propos, au nom et pour le compte de la France, ne pouvait être interprétable comme étant: +Ne vous inquiétez pas, attendons les élections municipales et puis ensuite vous verrez+. Pas du tout. Je suis absolument catégorique", a-t-elle insisté.

La ministre a accusé M. Fabius de "prendre ses désirs électoraux pour des réalités", à une semaine du premier tour des municipales. Et aussi "d'essayer de réécrire une histoire à laquelle il a sans doute le regret de ne plus participer".

A l'issue de la réunion de l'eurogroupe, le 11 février, son président, Jean-Claude Juncker, avait déclaré que la France devait "faire en sorte d'atteindre l'objectif" d'équilibre de ses comptes publics "en 2010". Il avait dans le même temps rappelé que cet engagement était à atteindre seulement "si les conditions cycliques le permettent", autrement dit si la croissance ne ralentit pas trop.

Posté par Kozett à 00:03 - Fiscalité - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Scandale de l’UIMM : Réunion exceptionnelle lundi du bureau de l'UIMM. Sarkozy aurait été informé de tout dès 2004 !

NOUVELOBS| 02.03.2008 | 19:02

Son président Frédéric Saint-Geours veut "prendre les décisions qui s'imposent", au "vu de la campagne violente à l'encontre" de la fédération patronale. Laurence Parisot réclame la démission des membres de l'IUMM qui exercent des mandats dans des institutions.

"Au vu de la campagne violente de ces derniers jours à l'encontre de l'UIMM, M. Frédéric Saint-Geours, nouveau président de l'UIMM, a décidé de convoquer dès lundi une réunion exceptionnelle du bureau pour prendre les décisions qui s'imposent", a indiqué le porte-parole.
Frédéric Saint-Geours "appelle au plus grand calme dans la gestion de ce dossier, dans l'intérêt de l'industrie et dans l'intérêt de l'ensemble des entreprises françaises", a-t-il ajouté. 

gsau

"Trop, c'est trop. Je ne décolère pas", a-t-elle lancé, ajoutant que cela "abîme l'image des entreprises, du Medef, mon image".
La présidente du Medef a en outre affirmé dans un entretien au JDD avoir demandé à tous les membres de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) "qui exercent des mandats nationaux dans des institutions au nom du Medef de remettre immédiatement leur mandat à la disposition du Medef". (avec AFP)

Lire aussi : UIMM : derrière la transparence, l'omerta renforcée - Marianne du 03/03/06

-------------------------------------------------

Scandale de l’UIMM : Sarkozy informé dès 2004 ?

LIBERATION.FR : vendredi 23 novembre 2007 

L’hebdomadaire Marianne affirme que le cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, a été informé en 2004 des retraits en liquide par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM.

Selon Marianne, la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d'importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'organisation, l'UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef. Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon Marianne, à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300 000 euros de janvier à mai 2004.

Toujours selon l'hebdomadaire, en juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en aurait informé une première fois le cabinet du ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle. En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l'attente d'un feu vert pour sa transmission à la justice.

D'après Marianne, Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente».

Consignes relayées par Thierry Breton
Contacté par l'AFP, l'Elysée n'avait pas réagi vendredi à la mi-journée. Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d'Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme Marianne.

D'après l'hebdomadaire, c'est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances a donné, «avec l'accord de l'Elysée», son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice.

Le cabinet de Nicolas Sarkozy aurait été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM, affirme l'hebdomadaire Marianne dans son édition à paraître demain. Ces retraits, d'un montant de plusieurs millions d'euros, font l'objet d'une enquête de la brigade financière conduite sous l'autorité du parquet de Paris, saisie fin septembre.

"Trop, c'est trop" - S'exprimant samedi pour la première fois depuis la révélation d'une indemnité de départ de 1,5 million d'euros obtenue par Denis Gautier-Sauvagnac, lors de son départ de l'UIMM, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a dénoncé un comportement "méprisant et méprisable" sur France-2.

Posté par Kozett à 00:03 - Economie - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En Allemagne, le syndicat IG Metall met le feu aux poudres salariales

Magazine Challenges | 28.02.2008 Frédéric Thérin (à Munich)

Le syndicat de la métallurgie a obtenu la plus forte hausse des salaires depuis quinze ans.

Voici une annonce qui pourrait faire boule de neige et se transformer en une avalanche dévastatrice. En obtenant du patronat, le 19 février, une hausse des salaires de 5,2% à laquelle viendra s'ajouter une prime de 200 euros, le syndicat allemand de l'acier, IG Metall, n'a pas seulement décroché la plus forte augmentation de ces quinze dernières années. Il va également inspirer les syndicats des autres branches, qui vont brandir cet accord pour faire pression sur les entreprises.

La convention salariale, circonscrite pour l'instant aux 93 000 salariés des aciéries allemandes (c'est-à-dire une partie du secteur, plus large, de la métallurgie), a été jugée «adaptée» par le ministre du Travail, Olaf Scholz. Le président d'IG Metall, Berthold Huber, a salué ce «bon accord», qui comporte «plus de justice». Le président de la confédération patronale (BDA), Dieter Hundt, estime pour sa part que «l'accord reflète la situation actuelle et exceptionnelle d'une branche de l'acier en plein boom». Plus prudent, le ministre fédéral de l'Economie, Michael Glos, a jugé que les hausses de salaires consenties ne «faisaient pas de mal» à ce secteur «prospère», mais il a tenu à préciser que cette augmentation «ne doit en aucun cas servir d'exemple pour les autres branches».


Fortes revendications. Un appel à la modération qui risque de rester lettre morte pour les syndicats. La plupart des syndicats jugent en effet qu'ils n'ont pas récolté les fruits de la reprise de ces deux dernières années. C'est particulièrement vrai dans la fonction publique, qui multiplie les arrêts de travail. «Nous ne devons pas être à la traîne», résume Frank Stöhr, de la fédération des fonctionnaires allemands. Le syndicat Verdi réclame ainsi une hausse des salaires de 8%, mais il ne leur est offert qu'une revalorisation de 5% étalée sur deux ans, assortie d'une augmentation du temps de travail hebdomadaire à 40 heures, contre 38,5 heures jusqu'ici. Dans la chimie, les syndicats réclament 7% de mieux. Et, en septembre, IG Metall va annoncer ses desiderata pour les 3,2 millions de salariés que représente ce syndicat dans la métallurgie, l'électronique et l'industrie automobile. Sa victoire dans l'acier va sans aucun doute l'encourager à croiser le fer avec le patronat.


Ces augmentations consistantes sont une bonne nouvelle pour la consommation allemande, qui est censée prendre le relais des exportations et des investissements industriels, en perte de vitesse. L'accord dans l'acier risque toutefois d'inquiéter la Banque centrale européenne, qui craint que les hausses de prix conjuguées à la croissance des salaires ne provoquent une spirale inflationniste, un tabou outre-Rhin. Attention, danger !
 

Posté par werdna à 00:02 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Berlin pose ses conditions à l'entrée du Liechtenstein dans l'espace Schengen

LE MONDE | 01.03.08 | 14h49 BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN

En dépit du scandale fiscal qui l'oppose à l'Allemagne, le Liechtenstein a signé jeudi 28 février à Bruxelles un protocole d'entrée dans l'espace Schengen de libre circulation des personnes. La principauté espère intégrer la zone de libre circulation européenne, avec la Suisse, d'ici à la fin de l'année.

Toute nouvelle adhésion doit être ratifiée par les pays participants. "Lorsqu'on signe un accord, on a fondamentalement l'intention de le ratifier", a assuré le ministre allemand Wolfgang Schaüble lors de la réunion des ministres de l'intérieur européens jeudi à Bruxelles. Mais, a-t-il prévenu, "naturellement, il faut aussi que ce que promet le chef du gouvernement du Liechtenstein soit concrétisé" en matière fiscale.

La coopération judiciaire dans le domaine de l'évasion fiscale n'est pas couverte par les accords d'adhésion à la zone Schengen conclus avec le Liechtenstein et la Suisse, puisque ce qui est considéré comme un délit par les Vingt-Sept n'en est pas un dans ces deux pays.

Cependant, l'Allemagne conditionne sa ratification à la signature de l'accord de coopération contre la fraude actuellement négocié entre la Commission européenne et Vaduz. Le premier ministre de la principauté, Otmar Hasler, a fait part de son souhait de parvenir à un compromis "raisonnable", lors de son passage à Bruxelles jeudi.

Le processus d'adhésion du Liechtenstein est suivi de près par la Suisse, qui souhaite ne pas voir son entrée dans la zone Schengen, fixée au 1er novembre, prise en otage. "Il faut séparer le dossier fiscal de Schengen", défend l'ambassadeur de Suisse auprès de l'Union, Jacques de Watteville. En cas de décalage entre l'intégration dans Schengen du Liechtenstein et de la Suisse, cette dernière refuse notamment d'envisager l'établissement de contrôles aux frontières avec la principauté. Ce que l'Union européenne pourrait exiger.

Posté par Kozett à 00:02 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Intervention américaine en Irak : Cinq ans déja !

irak

Posté par werdna à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hugo Chavez depêche des chars à la frontière avec la Colombie

LEMONDE avec AFP et Reuters | 02.03.08 | 16h07

Le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné dimanche 2 mars à des bataillons de chars de faire mouvement vers la frontière avec la Colombie et a simultanément mobilisé l'armée de l'air, à la suite d'une attaque de l'armée colombienne en Equateur qui a tué le numéro deux de la guérilla des FARC, Raul Reyes. Il a en outre ordonné la fermeture de son ambassade à Bogota et le retrait de tous les diplomates vénézuéliens en raison de cette initiative, avertissant la Colombie que ses opérations risquaient de déclencher une guerre en Amérique latine.

Hugo Chavez avait violemment réagi, samedi, à l'annonce de l'élimination de Raul Reyes, dénonçant un"acte de guerre et d'irrespect violant la souveraineté de l'Equateur"."Réfléchissez et bien, président Uribe, ne vous avisez pas à faire de même sur ces terres, car ce serait un casus belli, un cas de guerre", a-t-il lancé à l'adresse de son homologue colombien. "C'est une claque contre ceux qui luttent pour un échange humanitaire", a pour sa part déclaré le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolas Maduro.

LES REBELLES "MASSACRÉS PENDANT QU'ILS DORMAIENT"
- A la suite de cette incursion, le président équatorien Rafael Correa a décidé dimanche de "retirer" son ambassadeur en Colombie. Selon M. Correa, son homologue Alvaro Uribe "a été encore une fois trompé ( par son armée) ou a menti au gouvernement équatorien". L'Equateur "ne permettra plus d'outrages du gouvernement colombien et nous sommes prêts à aller jusqu'aux ultimes conséquences", avait affirmé samedi  M. Correa lors d'une conférence de presse. "Il s'agit d'une agression contre notre territoire et notre patrie", a-t-il ajouté indiquant que son gouvernement allait envoyer à Bogota une note énergique de protestation et que des explications seraient "demandées dans les prochains jours".

Le président colombien Alvaro Uribe avait eu un entretien téléphonique samedi matin sur cette question avec Rafael Correa. Ayant envoyé l'armée équatorienne dans la zone où se sont déroulés les combats, le président Correa a indiqué que ses soldats "ont trouvé 15 cadavres de guérilleros et deux femmes blessées dans un campement improvisé des FARC à deux kilomètres en territoire équatorien près de la frontière". "Mais ces cadavres étaient en sous-vêtements, en pyjamas, ce qui revient à dire qu'il n'y a pas eu de poursuite à chaud et qu'ils ont été bombardés et massacrés pendant qu'ils dormaient", a-t-il accusé.

Posté par Kozett à 00:01 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3