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lundi 3 mars 2008

Nicolas Sarkozy a "chaleureusement félicité" Dmitri Medvedev pour sa "victoire convaincante" à la présidentielle russe

NOUVELOBS.COM | 03.03.2008 |

". Les observateurs estiment pourtant que "cette élection n'a pas été libre". 

"Le chef de l'Etat français a chaleureusement félicité Medvedev pour sa victoire convaincante à l'élection présidentielle et a confirmé son intention de continuer à renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays", a déclaré un membre de l'entourage de Dmitri Medvedev au gouvernement cité par les agences Interfax, Itar-Tass et Ria Novosti.
Le président français a invité le futur chef de l'Etat russe, actuel premier vice-Premier ministre, à lui rendre visite en France, poursuit cette source.
Le successeur désigné de Vladimir Poutine a été élu président de Russie avec 70,23% des voix, selon des résultats préliminaires officiellement annoncés lundi par le président de la Commission électorale centrale.
"Nous pensons que cette élection n'a pas été libre", a pourtant déclaré Andreas Gross, le chef de la délégation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, la seule mission d'observateurs occidentaux qui a pu suivre le déroulement du scrutin. "Elle n'est pas juste", a-t-il ajouté.

Merkel à Moscou ?
Selon des informations de presse, une visite d'Angela Merkel à Moscou pourrait intervenir dès samedi.
"Il ne fait nul doute que durant la campagne électorale les règles démocratiques n'ont pas toujours été respectées," a également souligné le porte-parole, M. Steg. "Et le gouvernement allemand a clairement fait savoir qu'il regrettait que les observateurs internationaux n'aient pas été en mesure de faire leur travail aussi bien qu'on aurait pu le souhaiter", a-t-il ajouté.

Londres jugera "sur ses actes"
Du côté de Londres, le Premier ministre britannique Gordon Brown a félicité lundi Dmitri Medvedev pour son élection, tout en prévenant que le nouveau gouvernement serait jugé "sur ses actes".
"Nous avons toujours dit que nous cherchions des occasions d'améliorer nos relations avec la Russie, et nous espérons avoir une plus grande coopération russe sur un certain nombre de questions", a commenté le porte-parole lors d'un point de presse.
"Mais nous devrons juger le nouveau gouvernement sur ses actes et le résultat de ces actes", a-t-il insisté.

On se souvient de l'emprisonnement du candadidat de l'opposition Gary Kasparov, pendant la campagne... La réalpolitique sarkozienne continue vaille que vaille...

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ENSEIGNANTS NOTES - La justice interdit les noms sur le site "note2be.com"

NOUVELOBS | 03.03.2008 | 14:02 Extraits

Le Snes-FSU, la FSU et six enseignants avaient assigné en référé le site et son co-fondateur, Stéphane Cola, pour avoir proposé aux élèves de noter leurs profs nommément

Le tribunal des référés a ordonné lundi 3 mars la suspension de toute donnée nominative sur le site "note2be.com", qui propose aux élèves de noter leurs profs nommément.
Le tribunal a enjoint la société éditrice "de suspendre sur le site
www.note2be.com l'utilisation de données nominatives d'enseignants aux fins de leur notation et leur traitement, ainsi que leur affichage sur les pages du site", y compris le forum de discussion, selon la décision.


Ce site internet avait provoqué une levée de bouclier dans la communauté éducative. Le juge des référés du TGI de Paris avait examiné le 25 février l'affaire, à la demande du Snes-FSU et la FSU.
Le syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, la fédération majoritaire dans l'Education et six enseignants personnellement cités sur le site ont assigné en référé mi février le site et son co-fondateur, Stéphane Cola.

Trouble illicite -
"Aucune disposition de la loi n'autorise à constituer un fichier nominatif de personnes cibles d'appréciations quelles qu'elles soient", est-il dénoncé dans l'assignation, qui invoque une infraction à la loi informatique et libertés.
Saisie de 17 plaintes, la Cnil doit de son côté rendre sa décision le 6 mars.

Co-animé par Stéphane Cola
- "Note2be.com" a été créé le 30 janvier dernier à la suite de la préconisation du rapport Attali sur l'évaluation des fonctionnaires par les usagers. Le site est co-animé par Stéphane Cola, un chef d'entreprise de 36 ans.

Celui-ci figurait sur la liste UMP aux municipales conduite par Pierre Lellouche, dont il était aussi le directeur de campagne, dans le VIIIe arrondissement de Paris, avant de démissionner le 14 février devant le tollé déclenché par son site.

Condamnation générale -
La totalité des syndicats d'enseignants, de gauche et de droite, de la maternelle à la terminale, de l'enseignement général, technique, professionnel et agricole, du public et du privé ont dénoncé l'existence de ce site qui cite les prénom et nom des enseignants, ainsi que leur discipline et l'établissement où ils exercent.
"Exercice réducteur et dangereux", "dénonciation gratuite", "antithèse de l'éducation", "lynchage public des personnels", "démagogique et immoral", "escroquerie choquante": les noms d'oiseaux ont fusé, émanant également des parents d'élèves FCPE et des lycéens de l'UNL.

Posté par Kozett à 14:43 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]

« Un cri de survie » , huit associations béarnaises liées ( à ) aux handicaps manifesteront le 29 mars à Paris

Sud Ouest Béarn 03/03/08

HANDICAP. --Parce que les allocations sont inférieures au seuil de pauvreté, huit associations béarnaises liées à aux handicaps manifesteront le 29 mars à Paris

Le 29 mars prochain, ils défileront jusqu'aux portes de l'Élysée. Une centaine d'associations liées à divers handicaps appellent à la mobilisation pour demander en urgence « un revenu d'existence » décent.
Le slogan ne s'embarrasse pas d'artifices : « Parce qu'entre handicap, maladie et pauvreté, il y a un intrus que l'on peut supprimer ». La pauvreté est précisément dans le viseur de ces organisations et de leurs déclinaisons béarnaises. Samedi, huit d'entre elles  ont entamé la sensibilisation du grand public.

Sous le seuil de pauvreté. Un chiffre résume la situation : « En France, le seuil de pauvreté s'établit à 827 euros par mois. Or, le montant de l'allocation adulte handicapé est à 628 euros », énumère Maurice Grouain, représentant local des adhérents de l'Association des paralysés de France (APF). Il ira à Paris à la fin du mois accompagné 147 personnes du département.

« À l'heure ou l'on revendique du pouvoir d'achat, nous demandons simplement des revenus dignes et décents »

« Un cri de survie, ajoute une bénévole de l'association, à l'heure ou l'on revendique du pouvoir d'achat, nous demandons simplement des revenus dignes et décents. Ce serait déjà un cadeau royal que la France reconnaisse ainsi le handicap comme une réalité quotidienne. »

Ni pauvre ni soumis. Un long chemin où les promesses semblent avoir été oubliées en route. Aussi depuis 2007, une centaine d'associations se sont réunies au sein du collectif Ni pauvre ni soumis, un mouvement interassociatif et apolitique : « Nous entendons échapper aux étiquettes, tous rassemblés derrière la bannière du handicap », poursuit Maurice Grouain.

Une manifestation n'est pas un geste anodin, la dernière en date remonte à 1999. Presque dix ans plus, pour les associations et leurs membres, la coupe est pleine. « Pendant un an et demi, les allocations ont été diminuées de 14 euros tous les mois. Il a fallu ferrailler pour les récupérer. Maintenant, nous voulons des réponses. En juin 2007, les président de la République s'est engagé à réévaluer les allocations de 25 % en cinq ans. On ne voit rien venir », déplore Jean-Lou Drapier, président de l'Adapei. La revendication de Ni pauvres ni soumis n'a rien de mirobolant : créer un revenu de remplacement égal au smic brut.

Accès à l'emploi. Pas question de faire l'aumône, mais une nouvelle fois de rappeler la société à ces exigences. Car derrière la revendication du montant des allocations se cachent d'autres problématiques. Notamment celle de l'accès à l'emploi. Sur les 700 000 bénéficiaires de l'allocation adulte handicapé, la moitié est en mesure de travailler. Or, décrocher un travail pour une personne handicapée se révèle être un véritable chemin de croix. Aussi, les manifestants du 29 mars prochain demanderont « une réelle politique offrant un accès réel à l'emploi ». Autre dossier d'ampleur, où le chemin parcouru est encore bien modeste. Si l'on prend l'administration, elle doit théoriquement l'obligation d'employer 7 % de personnels handicapés. En France, la moyenne dépasse les 3 %.

Contact, informations : www.nipauvrenisoumis.org

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Municipales et UMP : le doute s'installe

municipales

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Ils chassent les petits prix dans les rayons : une obsédante course au moins cher afin de boucler le mois

Ouest-France – 03/03/08 - Thierry BALLU

Comment vivre avec un petit revenu ? Enquête sur le pouvoir d'achat qui fait du surplace. Les Français sont de plus en plus nombreux à pratiquer le marathon du discount pour traquer la vie moins chère dans les rayons. Reportage.

Un Lidl à Bouaye, en Loire-Atlantique, planté en pleine campagne, dans une zone d'activités fraîchement sortie de terre. Sur le chemin d'accès, il reste encore quelques pieds de vigne. Les portes ouvrent à 9 h. Ce lundi, dès 8 h 45, ils sont déjà plusieurs à attendre.


Chaque début de semaine et chaque jeudi, c'est jour de promo dans les magasins jaune et bleu. Au menu d'aujourd'hui, des sous-vêtements et du petit mobilier de bureau. Pierre et Luce, retraités, ont été attirés par une veste d'homme repérée dans la pub. « Nous ne venons pas régulièrement. Simplement quand il y a des choses intéressantes. On en profite pour acheter de l'épicerie. C'est si cher ailleurs... » Lui était chauffeur routier. Elle à la SNCF. « Oui mais contractuelle, pas fonctionnaire ; attention, c'est pas pareil ! »

Petites pensions et temps moroses. Ils sont plusieurs à avouer avoir de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, comme Etiennette, scotchée au rayon des sous- vêtements. Elle extrait quelques paires de collants. « C'est pas forcément utile ce que j'achète, mais c'est bon marché... »

Mousses au chocolat et packs de jus de fruits vont tapisser le fond du chariot de Valérie, assistante maternelle. Elle a trois enfants, en garde deux et se désespère. « Cela augmente régulièrement. Même ici. Avant, je bouclais le mois avec 400 € de courses, maintenant c'est entre 500 et 600, en prenant les promos. »

600 €.
Séverine et Pascal confirment le chiffre. Ils habitent à 10 km. Cinq bouches à nourrir, dont des ados. Le chariot, rempli à ras bord, est impressionnant. « Nous faisons un gros ravitaillement tous les quinze jours », précise Séverine, aide-soignante. Pascal, chauffeur routier, a été licencié en 2005. Depuis, il enchaîne les contrats. Un mois qu'il pointe de nouveau aux Assedic.

« Alimentation, carburant, chauffage... tout flambe et on rame. Les grandes surfaces sont devenues inabordables. Il faut venir ici pour continuer à manger équilibré avec des fruits et légumes. Nous rognons sur les sorties. Le cinéma, c'est seulement une fois de temps en temps. Les vacances ont été réduites de quinze jours à une semaine », détaille Séverine.

Dans cette famille, tout le monde a été invité à s'adapter. Les goûters ont changé. « Nous avons abandonné les gâteaux pour revenir au pain-beurre. Nous expliquons la situation aux enfants. On leur fait comprendre qu'il y a plus malheureux que nous. »

Direction le Destock de Rezé. Un petit poucet face à l'hypermarché Leclerc de la zone Atout-Sud. C'est une caverne d'Ali-baba bien rangée. Dans les rayons, des livres, des jouets, de l'épicerie ou des produits de nettoyage ou de toilette. On y trouve aussi des frigos, des cuisinières, des meubles et une station de musculation. Des marchandises sauvées de sinistres ou objet de litiges avec des transporteurs. Le tout est proposé au minimum 30 % moins cher que dans les circuits de distribution classique.

Michèle, 56 ans, ancienne VRP, en invalidité, vient par nécessité. Elle touche 320 € par mois, son compagnon autour de 2 000 €. De quoi s'en tirer a priori. Sauf qu'un des enfants fait des études à l'étranger. « C'est devenu très très serré. En quatre mois, les prix ont carrément explosé » Elle fréquente régulièrement le Destock accompagnée de sa fille, qu'il faut aussi aider. Jennifer attend un bébé et est au chômage. « On s'habille pendant les soldes. Dans les hypers, on saute sur les produits remboursés et nous faisons le circuit des magasins discount. On a même découvert Emmaüs. L'autre jour, j'ai trouvé un siège bébé à 8 €. Je l'ai déhoussé et refait », lâche fièrement Michèle.

Dans cette famille, comme dans d'autres, la course au moins cher est devenue une obsession. « Quand je travaillais, je dépensais sans trop regarder. Là, je tiens carrément un carnet. J'ai des repères. Le prix des produits de base ici et là », explique Jennifer, en mettant un paquet de biscuits dans son panier. « Ils sont à 70 centimes. C'est 2,50 € ailleurs... » Tout à l'heure, mère et fille prendront le tram et le bus pour aller dans un autre discount. « La voiture, on ne peut plus... »

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César et Brutus

Un point de Vue de Jean-François Kahn – Tribune du Nouvel Obs - 03/03/08 – extraits

Après les municipales, les notables de l'UMP pourraient bien, comme dans la Rome antique, se retourner contre celui à qui ils feront porter la responsabilité de leur défaite.

Ca va mal finir ? Interrogation paradoxale. Car la plus triste fin serait que ça ne finisse pas. En réalité, comment cela va finir, qui l'ignore ? Cela finit toujours de la même façon : par l'assassinat de petit César par petit Brutus. Exit de Gaulle quand Pompidou fit don de sa personne aux beaux quartiers. Exit Giscard quand Chirac, l'assassin de Chaban, entreprit de lui savonner d'abord la planche d'entrée, ensuite la planche de sortie. Puis effondrement de grand-papa Chirac sous les coups de son fils préféré devenu à son tour chouchou des beaux quartiers. Or les beaux quartiers en pincent pour François. Consternés, car on a de la tenue dans les beaux quartiers, par les «mômeries» d'un Sarkozy qui - c'est dire s'il file un mauvais coton - en arrive à dénoncer devant des individus en bleu de travail "le capitalisme voyou".

Voilà comment ça va finir : Par une "fillonnade" qui fera office d'"impeachment" à la française. Le scénario est écrit. Il faut dire qu'il est écrit depuis plus de deux mille ans. Après une Berezina municipale, les députés UMP éclopés joueront le rôle des sénateurs romains lors des ides de mars. Ils feront savoir, précisément, que ça risque de mal finir ? Non pas que le roi est nu, mais au contraire qu'à ce rythme il va, et eux aussi par la même occasion, enfiler veste sur veste, et même des blousons fourrés. Ils ajouteront que même si on revêt la pourpre de César Bonaparte il faut faire au moins semblant de s'en affubler au nom de la République. Qu'une boulette par jour ça finit par devenir indigeste dans le couscous de fin de mois.

En fonction de quoi, poussé par ses troupes, François demandera audience à l'Elysée, exigera par SMS que Carla Bruni n'assiste pas à l'entretien, et là déclarera en substance au président d'encore la République, non pas : "Casse-toi pauvre con !" - ce qui n'est pas du tout le genre du rigide "sarthrien" -, mais : "Si tu continues comme ça, mon Président chéri, je me casse moi !" C'est-à-dire : "Ou bien vous me laissez gouverner et vous vous consacrez à l'inauguration des chrysanthèmes et des monuments à Guy Môquet, ou bien je vous présente ma démission et je rentre dans l'opposition avec la majorité du groupe parlementaire UMP."

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Représentativité et financement des syndicats : de gros désaccords

Dernières Nouvelles d’Alsace – 03/03/08

L'examen jeudi du premier projet d'accord du Medef sur la représentativité et le financement des syndicats a été l'occasion de mettre en évidence nombre de désaccords entre les syndicats et le patronat, mais aussi entre organisations de salariés. A l'issue de cette sixième réunion, plusieurs responsables syndicaux se sont étonnés de « la méthode » utilisée par le Medef. Selon eux, la « véritable » négociation qui était supposée commencer jeudi a consisté en « un tour de table où chacun a exprimé son point de vue sur ce projet patronal », mais « sans avoir de retour » de la délégation patronale.

Ajouter le critère de l'audience

Sur le fond, le projet du Medef prévoit de supprimer la présomption irréfragable (qui n'est plus à prouver) de représentativité dont bénéficient la CGT, la CFDT, la CFTC, FO et la CFE-CGC, et d'ajouter aux critères actuels de représentativité celui de l'audience. Le Medef propose que cette audience soit calculée à partir des résultats des élections professionnelles, ce dont ne veulent ni la CFTC ni FO.
Il préconise aussi que les scores de chaque organisation soient calculés en pourcentage du nombre d'inscrits et non des exprimés, ce que refusent les cinq confédérations. Elles contestent aussi unanimement la proposition du Medef que ces élections se déroulent en un seul tour (contre deux actuellement), et soient ouvertes à des personnes non syndiquées (aujourd'hui elle peuvent seulement se présenter au second tour).
La question la plus épineuse est celle du seuil des suffrages obtenus à partir duquel une organisation serait jugée représentative. Le Medef n'a pas avancé de chiffre et pourrait préciser sa pensée le 20 mars.

syndicats

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Le taux de marge des supermarchés et hypermarchés en France est trop élevé parce que l’Etat a organisé l’absence de concurrence

Libération lundi 3 mars 2008 - Philippe Martin est professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.

Le gouvernement a presque repris pour argent comptant les chiffres d’une enquête de 60 Millions de consommateurs qui se révèle assez hasardeuse. Le Parti socialiste n’est pas en reste puisqu’il soutient, sans rire et sur la base de la même enquête, que «l’inflation sur les produits alimentaires a dépassé les 45 %». Selon l’Insee, le chiffre est en fait de 8,8 % en un an, ce qui est déjà beaucoup mais pas suffisamment spectaculaire.

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L’accusation principale est que producteurs et distributeurs profitent de l’inflation des coûts pour augmenter leurs marges. En l’occurrence, cela a peu de chance d’être le cas. Les économistes ont en effet observé que lorsque les coûts de production augmentent, les marges baissent, c’est-à-dire que les vendeurs ne répercutent pas complètement l’augmentation de coût sur les prix. Bien sûr, il s’agit d’une moyenne, et on trouvera toujours des exemples de distributeurs qui augmentent leur prix au-delà de l’augmentation de leurs coûts. Si les producteurs et les distributeurs ne répercutent pas complètement les augmentations de coûts sur les prix à la consommation, ce n’est pas du fait d’une quelconque compassion pour les consommateurs. Non, c’est simplement de la stratégie, car c’est dans leur intérêt que la demande ne baisse pas trop. D’ailleurs, le mouvement symétrique existe : lorsque les coûts baissent, les distributeurs ne répercutent pas totalement cette baisse sur les prix pour le consommateur, et dans ce cas les marges augmentent.

Ne nous trompons pas de cible : le taux de marge des supermarchés et hypermarchés en France est trop élevé parce que l’Etat a organisé l’absence de concurrence dans ce secteur. Le niveau des prix pour les consommateurs est trop élevé de ce fait.

Le gouvernement ne peut donc rien faire ? Prenons un exemple où il pourrait agir mais refuse de le faire, celui du lait : selon les chiffres de l’Insee publiés vendredi dernier, les prix du lait à la production ont augmenté de plus de 20 % en un an et les prix à la consommation sur les produits laitiers ont augmenté de 8,7 %. Certes le lait n’est qu’un des ingrédients des produits laitiers, mais l’augmentation des prix pour les consommateurs s’explique très largement par l’augmentation des prix de la matière première. Une loi économique assez simple veut que lorsque l’offre augmente, le prix diminue : or l’Union européenne contrôle l’offre de lait puisque la production est régie par des quotas.

Le gouvernement français a-t-il demandé une augmentation des quotas de production qui permettrait de faire baisser les prix ou du moins ralentir la hausse ? Pas du tout, il a été en pointe pour refuser une augmentation modeste de 2 % des quotas et fera tout pour la retarder dans les prochains mois : les consommateurs apprécieront le grand écart entre les paroles et les actes. Comme pour le nuage de Tchernobyl, on nous expliquera certainement que les lois simples de l’offre et de la demande s’arrêtent aux frontières de la France.

Les prix des produits agricoles en Europe sont plus élevés que dans le reste du monde du fait de l’absurdité de la politique agricole commune. Les prix des produits alimentaires dans les grandes surfaces sont en France supérieurs à ce qu’ils sont dans les autres pays européens du fait de l’absurdité des lois Raffarin et Galland qui ont organisé le pouvoir de monopole de la grande distribution. S’attaquer à ces deux problèmes est plus urgent au moment où les prix alimentaires augmentent, mais cela supposerait de faire face à des lobbies mieux organisés que les consommateurs.

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Cali ne cale pas ! Le chanteur motivé ne déroge pas à ses engagements avec un nouvel album aiguisé et volontaire.

GILLES RENAULT - Libération - lundi 3 mars 2008

Cali, l’Espoir (Virgin). Tournée française à partir du 11 mars (Zénith de Paris les 14, 15 et 16 mars).

«Il pouvait maintenant à sa guise égorger la liberté/La mainmise sur tout, le grand marionnettiste/Des journaux des télés… Résistance résistance résistance… Tu peux pleurer mon fils, oui mais pleurer pleurer de fierté/Nous allons revenir bien plus forts/Bien plus forts que jamais.»

Cali a écrit la chanson Résistance le soir même du second tour de l’élection présidentielle, «devant TF1 qui diffusait ces images du Fouquet’s si insultantes pour ceux qui n’ont rien dans leur assiette».

Dix mois plus tard, sa pugnacité demeure intacte : «Je suis comme tout le monde, je dis que j’en ai marre. Sauf que j’ai la possibilité de le faire avec un micro. Mais du coup, je veux que chaque chanson soit le fruit d’une vraie réflexion. La notion d’engagement demeure pour moi essentielle, même si mon fil conducteur reste l’amour.»

Prosélyte. Jusqu’en août 2003, il n’était encore que Bruno Caliciuri, auteur-compositeur-interprète catalan, passé par la scène pop locale et les groupes de bal, admirateur des Waterboys et U2, comme de Ferré et Miossec. Un garçon du terroir, qui n’aura effectivement besoin que de deux disques, consolidés par des tournées incandescentes, pour devenir une notabilité du circuit tricolore. C’est quand le bonheur ou Elle m’a dit, hymnes à l’amour vache, tournent partout en bouclent ; les filles apprécient, les garçons qui les accompagnent aussi. La machine est lancée. Au seuil élancé de la quarantaine, Cali plaît.

Sorti le 4 février, l’Espoir, son troisième CD, garde la ligne. Huit photos illustrent la livraison. Toutes le montrent le visage fermé, bien que la chanson titre démarre ainsi : «L’espoir est dans la rue/La victoire au bout de la fleur.» Comme un Chant du partisan, qui donnerait le la. Encarté PS à la veille du dernier scrutin présidentiel, Cali y a cru, perpétuant le militantisme atavique de son père disparu quand il n’avait que 22 ans, et de ses grands-pères, l’un ancien résistant et membre des Brigades internationales, l’autre lui racontant«comment, un jour, il avait mis la main sur la gueule à un type dans un meeting du Parti communiste».

Le prosélyte a vibré au fameux meeting de Ségolène Royal à Charléty ; parrainé une opération pour inciter les jeunes à aller voter , «adoré discuter avec Marie-George Buffet», pointé les limites de la politique d’ouverture («s’asseoir à côté de Brice Hortefeux, c’est pas possible»), vilipendé le traitement réservé aux sans-papiers. Et, donc, repris sa plume, aiguisée.

Aujourd’hui, Cali tient à circonscrire la dimension politique de l’Espoir - «trois chansons sur quatorze». N’empêche, du Droit des pères à Pas la guerre ou Je ne te reconnais plus, le ton n’est pas hilare. Réalisé avec Mathias Malzieu (Dionysos) et Scott Colburn (producteur d’Arcade Fire), le disque propose «rock» en mot-clé, dans une acception «spontanée et instinctive» du terme.

«Allez, feu». Sur scène, on devine la tournure que devraient prendre les événements. Depuis la mi-février, Cali astique studieusement à Paris son attirail, en prévision d’une campagne qui débutera le 11 mars et durera (dans un premier temps) jusqu’aux festivals d’été. Perdus au milieu des entrepôts de banlieue dans un studio de Pantin, ils se retrouvent à sept, chaque jour, de 15 heures à minuit. Jouant en cercle, ils échangent les points de vue, tant techniques que sensitifs.

Au milieu des branchements et des zakouskis posés sur une table, on cherche «des placements», «des couleurs». Un gros son, parfois «héroïque»,émerge déjà par endroits. Souvent, pour démarrer, Cali dit : «Allez, feu», machinalement. «Ma famille est loin, avait-il précisé, à l’heure du déjeuner. J’adore la scène, mais encore faut-il que j’aie une bonne raison de quitter la maison. Or là, tout en sachant que ça ne changera pas la face du monde, j’ai le sentiment de prendre un risque énorme, qui me procure un mélange de doute et d’excitation.»

cali

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HONNêTETé

Libération 29 Février 2008

Plus de 90 % des têtes de listes aux municipales dans les villes de plus de 100 000 habitants sont favorables à ce que « tout élu condamné pour corruption par une décision judiciaire définitive ne se représente plus à l’avenir ».

Tel est l’un des résultats du questionnaire sur l’intégrité et la transparence adressé par l’ONG Transparence-International ( France ) aux têtes de liste se présentant dans les 38 villes françaises de plus de 100 000 habitants.

( vvv.transparence-France.org )

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