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mercredi 27 février 2008

Quand Sarkozy interprète les textes fondateurs des religions

Ouest-France – 27/02/08 - Pierre TANGUY

« Dieu et Sarkozy » : Il n'y a pas un mot d'appel à la violence dans la Torah, la Bible et le Coran. C'est le chef de l'État qui l'affirme.

Après ses déclarations controversées de Riyad (« Dieu est dans le coeur de chaque homme »), de Saint-Jean-de-Latran, à Rome, autour de la « laïcité positive » et de la place éminente des religions dans la société, Nicolas Sarkozy persiste et signe dans un entretien avec des lecteurs du Parisien (lire l’entretien).

Il affirme, explicitant sa pensée sur les religions, que « tout doit être fait pour éviter la guerre des religions entre l'islam et l'Occident ». Le chef de l'État s'appuie, pour le dire, sur des interprétations pour le moins sujettes à caution. Et d'autant plus surprenantes que l'entretien en question a bien été relu par l'intéressé avant publication.

Que dit Nicolas Sarkozy ? Qu'il « n'y a pas un mot de la Torah, pas un mot de la Bible, pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine et l'extrémisme ». De quoi, effectivement, faire bondir tous ceux qui fréquentent, un tant soit peu, les textes fondateurs des religions monothéistes. On y trouve, en effet, une justification fréquente de la violence, notamment à partir de la notion de « Terre sainte » ou de « Terre promise ».

« À la hache »

Ainsi, dans la Bible, ne voit-on pas Josué organiser la conquête du pays de Canaan en supprimant des populations entières ou le roi David tuer des myriades de Philistins ? Au livre des Juges, (chapitre 21, verset 10), ne lit-on pas : « Allez et frappez du tranchant de l'épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants » ? Et que dire du Coran, où l'on voit un prophète chef de guerre en action, et où l'on peut lire, à la sourate 33 (verset 64), « qu'Allah maudit les incroyants et leur a préparé un brasier ».

Nicolas Sarkozy, pris dans son élan (citant successivement Torah, Bible et Coran), ne distingue pas, en outre, la particularité du message chrétien. Jésus-Christ, le « Dieu d'amour » du Nouveau Testament - deuxième partie de la Bible - refuse la loi juive du talion (« oeil pour oeil, dent pour dent ») et crée une vraie rupture. Pas un mot d'appel à la violence et à la haine dans l'Évangile. Bien au contraire. Ce qui n'a pas empêché l'Église catholique - notons-le - de confondre, dans son histoire, pouvoir politique et religieux, de mener des croisades ou de participer à des guerres de religion.

Le chef de l'État, lui, ne s'arrête pas à ces subtilités. Il évacue la violence des textes sacrés et ne sait pas distinguer les messages particuliers des monothéismes. Ce qu'on appelle parler des religions « à la hache ».

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60 millions de consommateurs. Mais aussi de salariés !

Mercredi 27 Février 2008 - Sylvain Lapoix – Marianne

L'enquête de l'UFC Que Choisir sur la hausse des prix permet au gouvernement de pointer le doigt en direction de bouc-émissaires, producteurs ou distributeurs, plutôt que d'envisager une action sur les salaires qui seule, peut faire face à la hausse des matières premières.

Les Français considèrent à une forte majorité de 81% que leur pouvoir d'achat a baissé au cours de l'année écoulée, selon un sondage Ifop publié mercredi 27 février 2008.

La proportion était de 65% en novembre dernier et de 59% en janvier 2007, précise l'Ifop dans cette enquête

l'article paru dans le numéro de mars du magazine 60 millions de consommateurs retrace la hausse des prix comme une véritable catastrophe naturelle. Et face à cette tornade qui balaye tous les autres sujets d'actualité sur son passage, le gouvernement mise sur le « coup de poing », violente métaphore du Premier ministre qui s'en va rejoindre les « chocs de croissance » et « chocs de confiance » du début du quinquennat. Détail significatif : on retrouve le terme de « choc d'offre », non pas dans la communication gouvernementale mais dans le communiqué de presse du secrétaire national de l'UMP en chargé du pouvoir d'achat.

Ce rapprochement est d'ailleurs révélateur d'une chose : la « riposte » que le gouvernement se propose de mettre en place est en cohérence avec la logique du « paquet pouvoir d'achat », cœur de la politique de relance du Président. Face aux problèmes des salaires, Sarkozy dit : « travaillez plus pour gagner plus » et renvoie dos à dos patrons et salariés. Face au problème de la hausse des prix des denrées alimentaires, Fillon répond : « négociez plus pour coûter moins » et renvoie dos à dos producteurs et distributeurs. Les deux logiques se rejoignant dans un même objectif : ne pas toucher aux salaires.

La grande distribution, symbole haï de la vie chère
Dans cette démarche de responsabilisation, les propositions du Premier ministre poursuivent une logique de recherche du coupable : le 10 mars est promis le premier rapport de « l'observatoire des prix et des marges », créé en novembre 2007 suite à une réunion entre Nicolas Sarkozy et les patrons de la grande distribution à l'Elysée. Si l'on en croit l'article qui ouvre le dossier de 60 millions de consommateurs, cette réunion n'a pas été une franche réussite sur la négociation des prix.

Oui, mais voilà : il faut faire une « enquête » ! Une autorité de la concurrence va venir renforcer les rangs des organismes de contrôle : ne laissez plus vos supermarchés en liberté, ce sont des dangers publics ! On verse dans le faits divers… à dessin. Il est étonnant en effet de voir cette condamnation unilatérale se fonde sur une enquête dont la légitimité est déjà remise en cause dans tous les titres de presse. L'argument est d'ailleurs loin d'être ridicule : ce dossier a été réalisé (pour des raisons pratiques) à partir des sites Internet des enseignes épinglées. Et puis qui, sinon les responsables politiques de ce pays, gauche et droite réunis, ont brisé, depuis vingt-cinq ans, tous les mécanismes de contrôle des prix autrefois en vigueur, au nom de la liberté du commerce ? Qui refuse tout encadrement des prix, tolérant à peine celui en vigueur dans la pharmacie ou le livre ?

A la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, on sert les dents. « La grande distribution, c'est le symbole de la baisse du pouvoir d'achat, y explique-t-on. Depuis que ce sujet a pris de l'ampleur, les hypermarchés et leurs pratiques sont devenus l'objet de tous les fantasmes. » Les théories des économistes divergent cependant sur la véritable raison de la hausse des prix, la grande distribution n'étant que le dernier intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Sur cette question, Fillon répond par l'assouplissement des conditions de négociations entre producteurs et distributeurs en poursuivant le processus entamé avec la loi Chatel votée en janvier 2008. Les patrons sont sains et saufs…

« Le temps de l'augmentation des salaires est arrivé ! »
…mais les employés pas vraiment ! Car le mouvement d'augmentation du prix des denrées alimentaires de base (principalement le blé et le lait), ainsi que celui du pétrole qui pèse sur le transport, n'est pas un épisode mais bien une tendance lourde au niveau mondial. Ainsi, comme le notait d'ailleurs l'enquête, si les chiffres chocs se concentraient sur quelques dizaines de « produits martyrs » ayant augmenté de plus de 10% en trois mois, il s'agissait de produit de marque ou d'enseigne fortement transformés, packagés et marketés. Autrement dit, le poids des matières premières dans leur prix demeurait minoritaire.
En outre, la désignation des producteurs ou - plus rarement - des distributeurs comme bouc-émissaires de l'inflation est une impasse : ces usines qui fabriquent des produits ou ces hypermarchés qui les commercialisent emploient des salariés. En exigeant d'eux qu'ils n'augmentent pas leurs prix on leur fournit d'excellents arguments pour continuer, dans l'industrie, à sous-payer les ouvriers ou à délocaliser et, dans la grande distribution, à maintenir les salaires souvent inférieurs à 1000 euros des caissières, comme l'ont rappelé les conflits récents dans ce secteur d'activité. Et Jean-Paul Fitoussi, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a raison de dire comme ce matin sur France Inter que la baisse des prix aggrave les inégalités sociales préexistantes. « Nous ne sommes plus dans les années 1970 où l'inflation était perçue comme une bonne chose car elle menait mécaniquement à une augmentation des salaires, développait-il. Cette inflation est structurelle et il est préférable de ne pas la combattre, et de conclure, le temps de l'augmentation des salaires est arrivé ! »
Voilà un bel appel, repris depuis le 20 février dernier par la Confédération européenne des syndicats, qui vient de lancer une campagne dans toute l'Union sur la question des salaires contre les patrons et les gouvernements qui utilisent « trop librement la baisse salariale comme seule variable d'ajustement. »

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santé : Le Conseil économique et social propose des mesures d'urgence pour la médecine du travail

La Tribune.fr - 26/02/08

Selon un rapport du Conseil économique et social (CES), la médecine du travail est dans une situation "critique" et nécessite "une réforme urgente" pour répondre aux nombreux enjeux liés à la santé des salariés.

Saisi en décembre par le Premier ministre, le CES a présenté mardi en séance plénière un projet d'avis sur "l'avenir de la médecine du travail", qui sera voté ce mercredi. "La capacité de la médecine du travail de répondre aux enjeux de la santé au travail pose question, dans un contexte où à côté de contraintes physiques persistantes, se développent d'autres risques liés à une intensification du travail comme les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les risques psycho-sociaux", indique le rapport.

Le développement de formes de travail atypiques (travail temporaire, travail à domicile) et le vieillissement de la population active renforcent la nécessité d'une médecine basée sur "la prévention" et "le maintien en activité", explique le rapporteur Christian Dellacherie.

Malgré plusieurs réformes entamées depuis 2000, la médecine du travail est encore trop centrée sur une logique d'obligation de visites médicales, au détriment d'un travail de terrain, analyse le CES, qui propose de remplacer la déclaration d'aptitude, délivrée systématiquement, par un avis d'inaptitude, uniquement pour les cas où la santé du salarié l'impose.

De plus, la question de l'indépendance du médecin du travail, payé par l'employeur, reste posée, certains médecins faisant part de leurs difficultés à relayer les problèmes des salariés et à faire évoluer l'organisation du travail. Le mode de financement, sous la tutelle des employeurs et parfois controversé, doit être réformé, selon le CES, qui suggère de confier la gouvernance de la santé au travail à la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM), accompagnée de Comités régionaux de préventions des risques professionnels. Pour le CES, le financement doit rester assis sur les cotisations des employeurs, mais déconnecté du nombre de visites effectués par le médecin.

Le Conseil souhaite une définition, par la loi, des services de santé au travail, qui doivent "veiller à la préservation de la santé des salariés tout au long de leur parcours professionnel". Le CES propose aussi que le médecin du travail ait un "devoir de saisine" en cas de risques avérés, et que ses préconisations fassent l'objet d'une réponse écrite de l'employeur.

Pour améliorer la traçabilité des risques professionnels et les contacts entre médecine du travail et médecine de ville, le CES souhaite que soit mis en place au sein du dossier médical personnel (DMP) un volet "risques professionnels", auquel pourraient avoir accès les médecins du travail.

Enfin, face à la "crise démographique" que traverse la médecine du travail, le CES suggère d'augmenter le nombre de places au concours de l'internat, actuellement limité à soixante par an, et d'améliorer la mauvaise image dont souffre la profession. Les trois quarts des 6.500 médecins du travail sont âgés de plus de cinquante ans, et 1.700 départs en retraite sont prévus dans les cinq ans.

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Démocratie simplifiée par Serge Halimi

Le monde diplomatique Mars 2008

Le 1er janvier 2009, quelques-uns des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne risquent d’être dotés d’institutions rejetées par leur peuple. Le traité de Lisbonne, signé en décembre dernier par les chefs d’Etat ou de gouvernement, devrait alors être ratifié par tous les pays membres de l’Union. La Hongrie, Malte, la Slovénie, la Roumanie et la France l’ont déjà fait.

M. Nicolas Sarkozy avait pourtant déclaré : « Etre un Européen conséquent et un homme politique responsable, c’est ne pas faire après le “non” français à la Constitution européenne comme s’il ne s’était rien passé ! Les Français nous ont adressé un message : je veux en tenir compte. » C’était en juin 2006…

Son élection à la présidence lui ayant apparemment tenu lieu de blanc-seing pour annuler l’expression de la volonté populaire en matière européenne, il vient d’obtenir que plus des trois quarts des parlementaires français adoptent un texte quasiment identique à celui que 54,68 % des électeurs avaient repoussé le 29 mai 2005. Le Parti socialiste aurait pu imposer un autre référendum. Il s’y était engagé ; il y a renoncé

Quelques semaines avant les élections européennes de 2004, M. Anthony Blair, soucieux de couper l’herbe sous le pied des eurosceptiques, nombreux au Royaume-Uni, avait promis de soumettre au suffrage universel la loi fondamentale de l’Union. Le successeur qu’il a choisi, M. Gordon Brown, a préféré confier au Parlement britannique le soin de ratifier le traité de Lisbonne (1).

En juin 2005, les citoyens néerlandais rejetaient le traité constitutionnel européen par 62 % des voix. Pour ne pas risquer de les consulter à nouveau, puisqu’ils ne répondent pas toujours comme il convient, c’est au Parlement qu’il reviendra bientôt, là encore, de ratifier le texte agréé en décembre dernier par le Conseil européen.

Au Portugal, enfin, le Parti socialiste avait proclamé lors des élections législatives de février 2005 qu’il soumettrait le projet constitutionnel de l’époque au vote populaire. Le premier ministre José Sócrates a fait machine arrière en prétextant – comme M. Sarkozy, comme M. Brown, comme les socialistes néerlandais – que « les circonstances ont complètement changé. C’est un traité différent ». N’est-il pas « simplifié » (2) ?

Une telle désinvolture laisse songeur quand, en France, M. Valéry Giscard d’Estaing concède sans effort que « dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet de traité constitutionnel [mort en 2005], les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils (3) ». « Il n’y a pas de différence substantielle », a également observé la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, pourtant dominée par le Parti travailliste. Bref, seuls les Irlandais auront droit, en mai ou en juin, à un référendum...

En 1983, François Mitterrand se déclarait « partagé entre deux ambitions, celle de la construction de l’Europe et celle de la justice sociale (4) ». Serait-ce désormais la démocratie qui fait obstacle à la première de ces ambitions ? Est-il indifférent que les parlementaires ayant contredit la décision du suffrage universel appartiennent de plus en plus aux classes sociales privilégiées, alors que le « non », en France comme aux Pays-Bas, l’a emporté haut la main dans l’électorat populaire ?

Agrégé de droit public, l’ancien ministre Jack Lang a peut-être répondu à toutes ces questions. Il a estimé qu’il était inutile de « s’empoigner sur des dispositions juridiques que pas même les spécialistes ne comprennent. Et puis, vous savez, un traité, ce n’est qu’un traité ».

1) Cette ratification est intervenue à la Chambre des communes, le 21 janvier 2008, par 362 voix contre 224. La Chambre des lords doit encore se prononcer.

2) Dans son allocution radiotélévisée du 10 février dernier, M. Sarkozy a employé cinq fois cet adjectif. Le texte compte pourtant 287 pages, 356 modifications aux traités antérieurs, plus 13 protocoles, 65 déclarations et une annexe. Lire Bernard Cassen, « Résurrection de la “Constitution” européenne », Le Monde diplomatique, décembre 2007.

3) Valéry Giscard d’Estaing, « La boîte à outils du traité de Lisbonne », Le Monde, 27 octobre 2007.

4) Cité par Jacques Attali, Verbatim 1, Fayard, Paris, 1993, p. 399.

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Rétention, piège à c...

Placide - http://www.leplacide.com/

sarkozy_justice

La France a pour devise Liberté Égalité Fraternité le fait d'avoir omis "Justice" est-ce volontaire ?

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Rama Yade en rajoute une couche avec le communautarisme

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Ce qu’il en coûte d’insulter le Président

Libération mardi 26 février 2008

Depuis 2004, au moins trois personnes ont fait un séjour derrière les barreaux après avoir injurié Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. «L’injure à ministre» n’est pas passible de prison ferme. Mais les juges disposent d’autres motifs (rébellion, injures racistes, etc.) pour condamner à la prison. Rappel des faits.

-31 janvier 2004, au forum des Halles à Paris. Un manifestant lui lance : «Retourne en Chine, espèce de Hongrois !» Verdict : un mois ferme.

- 9 février 2005, à Strasbourg. Un homme de 21 ans aurait crié : «Sarkozy, va niquer ta mère !» L’accusé nie les faits, le tribunal correctionnel de Strasbourg le condamne à un mois ferme.

- 1er novembre 2006, à Aubagne. Un homme de 19 ans a été condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir insulté des policiers et adressé un «Je nique Sarko le fils de pute !» 

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LOI ANTITABAC : Tapage des fumeurs : menace sur les bars

Raphaël Domenach - mercredi 27 février 2008 - Le Parisien

Les habitants, à Paris notamment, commencent à porter plainte contre les nuisances sonores des fumeurs cantonnés tard dans la rue. Les PV pour tapage nocturne pleuvent, les patrons craignent des fermetures.

«FUMEZ en silence, les voisins dorment. » Malgré trois affiches avec ce même slogan placardé sur la devanture du bar Truc Mush - dans le quartier parisien de la Bastille - les clients qui sortent se griller une cigarette s'alpaguent, rigolent... Bref, ils ne répriment pas leurs éclats de voix.

Au grand dam de Ludwig Pellissier, le patron de l'établissement, qui les interpelle : « C'est à cause de vous qu'on a des problèmes avec le voisinage ! S'il vous plaît, faites moins de bruit ! » S'il commence à être excédé, c'est que la pression s'accentue sur ses épaules et sur celles de tous les patrons de bar et restaurant. Les premiers procès-verbaux ont été délivrés et des menaces de fermetures d'établissements planent...

« C'est impossible de dormir »
« Les gérants d'établissement sont responsables des clients qui fument devant leur établissement », rappelle la préfecture de police. Les patrons de bar l'ont bien compris... « Depuis le 2 janvier et l'entrée en vigueur du décret antitabac interdisant de fumer dans les établissements accueillant du public, la police passe tous les jours devant notre bar et nous a apostrophés une dizaine de fois, assure Me Françoise Simon, copropriétaire et avocate du bar la Mécanique ondulatoire. Nous avons même récolté un PV le 26 janvier et une convocation au tribunal de police à cause du bruit de nos clients à l'extérieur. » Il faut dire que ce soir-là, ils étaient environ 200, selon le gérant, à papoter et à fumer dans la ruelle. « Et c'est vrai qu'avec un ou deux verres dans le nez, on ne fait plus attention et on parle fort », reconnaît aisément Marina Declaray, 23 ans, étudiante en design, un verre de mojito à la main après avoir savouré sa cigarette à l'extérieur.

« Je n'en peux plus, souffle Denis Dubail, 55 ans, qui vit juste au-dessus. J'habite ici depuis des années et je ne me suis jamais plaint du bruit mais depuis le passage du décret, c'est l'horreur ! Je vais déménager. » Même son de cloche chez Mosen Haji, 36 ans et père de trois enfants. « Il y a souvent plus de monde dehors que dans les bars. C'est impossible de dormir, surtout le week-end. Il y a trois fois plus de bruit qu'avant le décret alors que Bastille a toujours été un quartier festif. Aujourd'hui, c'est l'enfer ! » Avec l'augmentation de la fréquentation des ruelles, les bagarres sont « plus fréquentes », assurent également les voisins et les tenanciers de bar.

Aujourd'hui, les patrons de bar prennent peur. « Jeudi dernier, un agent des forces de l'ordre est venu nous menacer de fermer l'établissement administrativement si la situation ne s'améliorait pas, affirme Jean-Christophe Brisard, 36 ans, l'un des associés de la Mécanique ondulatoire. Il veut que nous fassions la police dehors mais nous avons déjà mis des panneaux partout. Notre vigile calme les gens... Nous sommes dans l'oeil du cyclone. » Le Truc Mush, juste en face, a reçu la même mise en garde, le même soir et... le même PV le mois dernier. « Mon premier PV alors que je tiens cet établissement depuis trois ans », souffle Ludwig Pelissier.

Dimanche, à 17 heures, le bar Truc Mush organise une journée portes ouvertes pour engager le dialogue avec les voisins et présenter les solutions qu'il compte proposer : une bâche pour clôturer un espace fumeur extérieur et limiter le bruit ainsi que l'installation de cendriers à l'extérieur. Il a invité les forces de l'ordre et distribué des tracts d'information dans les boîtes aux lettres du quartier. Pas sûr que cela suffise...

chat 01B

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Pour 51% de maires, la pauvreté s'est aggravée dans leur commune

mardi 26 février 2008 - Le Parisien

Augmentation de l'exclusion, précarisation de l'emploi : un sondage à paraître dans "La Croix" révèle le pessimisme des maires.

Une majorité de maires (51%) pensent que la situation de la pauvreté, dans leur commune, s'est aggravée, et qu'il y a plus d'exclus qu'avant, révèle une enquête Sofres-Secours Catholique à paraître mercredi dans "La Croix".

Selon l'enquête, 51% des maires interrogés estiment que la situation de la pauvreté dans leur commune s'est aggravée. Le pourcentage est de 48% dans les villes de moins de 2.000 habitants pour atteindre 80% dans les communes de plus de 5.000 habitants.


Par ailleurs, l'enquête révèle que 31% des Français ont le sentiment que, dans leur commune, les personnes en situation de pauvreté sont nombreuses. 11% des maires sont de cet avis alors qu'ils n'étaient que 5% en 2001. Aujourd'hui, 43 % des maires estiment que la situation des personnes en emploi précaire s'est dégradée dans leur commune. Ils n'étaient que 10 % en 2001. Une évolution semblable est perceptible chez les femmes seules avec enfants.

En ce qui concerne le logement, 81 % des maires se disent favorables à la construction de logements sociaux dans leur commune et 85 % à la construction de centres d'hébergement. En outre, 78 % des maires et 74 % des Français sont favorables à la préemption de terrains pour construire des logements sociaux. Enfin, 79 % des Français et 62 % des maires seraient d'accord pour réquisitionner des logements vides afin d'y loger des personnes sans abri, alors qu'ils étaient minoritaires en 1995.

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Les CNE seront tous requalifiés en CDI, selon Les Echos

REUTERS : mardi 26 février 2008 - Gérard Bon

PARIS - Le Contrat nouvelles embauches sera définitivement supprimé dans quelques semaines et les CNE seront tous requalifiés en contrats à durée indéterminée (CDI), selon l'édition de mercredi des Echos.

Le CNE a permis un million de recrutements depuis août 2005, souligne le journal.

Le texte "portant modernisation du marché du travail" prévoit que les centaines de milliers de salariés employés en CNE voient leur contrat requalifié en CDI "classique" dès la promulgation de la loi.

Selon Les Echos, le gouvernement a décidé de "frapper fort" en imposant une mesure touchant tous les contrats en cours après la condamnation du CNE par les prud'hommes et par le Bureau international du travail (BIT).

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait indiqué en janvier que la réforme du contrat de travail entraînerait la disparition du CNE.

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